1 septembre 2017
Ce n’est pas la première fois que l’idée refait surface et, à chaque occasion, je ne peux que sourciller devant le non-sens d’une telle proposition. Cette fois-ci, c’est au tour de l’Institut économique de Montréal de proposer l’instauration d’« indicateurs de performance » pour évaluer les enseignants.
« Des salaires plus élevés versés aux professeurs qui ont un impact positif important sur la performance de leurs élèves attireront vers l'enseignement des candidats dynamiques et créeront de l'émulation. Des salaires plus faibles pour ceux qui réussissent moins bien pourront les inciter à aller faire autre chose », écrivent Germain Belzile, chercheur associé senior, et Alexandre Moreau, analyste en politiques publiques, dans leur note économique. Foutaise!
À mon sens, il faut être complètement déconnecté du contexte particulier de l’acte pédagogique eu égard aux différents groupes d’élèves dont les enseignants sont responsables. En effet, comment peut-on comparer la « performance » d’un enseignant évoluant dans un milieu défavorisé où se retrouvent plusieurs élèves en difficultés d’apprentissage avec un autre responsable d’un groupe d’élèves doués et ne présentant aucun problème sérieux de comportement?
En termes clairs, il m’apparaît inadmissible, voire inapproprié, d’évaluer la « compétence » d’un enseignant sur la seule performance académique de ses élèves. À titre d’exemple, l’élève éprouvant des difficultés d’apprentissage et qui réussit à remonter ses notes de 40 % à 60 % au cours de son année scolaire le doit en grande partie aux initiatives pédagogiques de son enseignant qui a réussi un tel exploit…Un « indicateur de performance » qui passerait sous le radar si la proposition des « experts » devenait réalité!
quebechebdo 1er septembre 2017
vigile.net tribune libre 2 septembre 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
31 août 2017
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la dernière déclaration du chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, eu égard à l’utilisation des « invités de Justin Trudeau » pour désigner les demandeurs d’asile, monopolise les réactions de l’ensemble des partis politiques de la scène provinciale, en particulier Québec solidaire (QS) et la Coalition avenir Québec (CAQ).
Or, si on regarde froidement l’argumentaire du chef péquiste, force est de constater que les mots qu’il utilise n’ont rien de mesquin et qu’ils dépeignent la situation telle qu’elle est, à savoir qu’ils vont dans la continuité du « Welcome to Canada » de Justin Trudeau. En réalité, le « problème » de Jean-François Lisée réside dans le fait qu’il n’est pas le champion de la « langue de bois » et qu’il dit souvent tout haut ce que plusieurs pensent tout bas.
Quant à la facture à payer entourant les frais reliés aux demandeurs d’asile, il va de soi qu’elle doit être assumée par l’hôte, à savoir le gouvernement canadien. À ce sujet, on ne peut qu’acquiescer à la demande de Jean-François Lisée… C’est une simple question de « gros bon sens ».
Enfin, il m’apparaît évident que la CAQ et QS usent de démagogie dans cette affaire qui, en réalité, a toutes les allures d’une tempête dans un verre d’eau!
quebechebdo 31 août 2017
Le Devoir 2 septembre 2017
vigile.net tribune libre 6 septembre 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
29 août 2017
Personne n’est contre la vertu…Ainsi en est-il de l’idée d’ouvrir les portes du Cégep aux étudiants ayant complété un diplôme d’études professionnelles (DEP), ce qui est impossible dans l’état actuel des critères d’admission au Cégep. Pour ce faire, il faudrait d’abord que ces étudiants terminent leur diplôme d’études secondaires (DES).
Toutefois, là où le bât blesse réside dans le fait que les étudiants qui ont opté pour un DEP n’ont pas du tout les mêmes intérêts que ceux qui se sont orientés vers un diplôme d’études collégiales (DEC), les premiers ayant des vues vers des carrières orienté vers des compétences manuelles, les seconds ayant choisi le DEC comme tremplin pour des études universitaires.
À titre d’exemples de problèmes reliés à cette idée, je suis perplexe au sujet des difficultés des étudiants possédant un DEP eu égard aux cours de littérature et de philosophie obligatoires dans le cursus du DEC, lesquels cours causent déjà beaucoup de difficultés aux étudiants inscrits en formation générale.
À mon sens, la création du DEP incarne une solution idéale pour les jeunes qui visent le milieu du travail dans un temps limité sans passer par un curriculum qui ne leur est aucunement nécessaire…En conséquence, la prudence est de rigueur avant de mettre en branle tout un mécanisme de consultation qui risque d’aboutir à un cul-de sac malencontreux.
vigile.net tribune libre 29 août 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
29 août 2017
Certaines « mauvaises langues » prétendent, à tort ou à raison, que la vague d’immigrants qui déferlent sur le Québec, sont du « bonbon » pour les forces fédéralistes eu égard aux futurs votes de ces nouveaux immigrants « canadiens » qui pencheront nécessairement vers un parti fédéraliste.
À mon avis, on ne peut pas leur donner complètement tort compte tenu qu’il serait fort surprenant que ces nouveaux canadiens expriment leur suffrage contre leur pays d’accueil, le Canada, à l’intérieur duquel se trouve le Québec.
« Welcome to Canada » clame Justin Trudeau, une invitation appuyée par Philippe Couillard qui ne s’y objecte nullement même si un nombre imposant de ces immigrants se verront refuser leur statut de réfugiés légaux compte tenu qu’ils ne répondent pas aux normes du ministère de l’Immigration canadienne.
Les raisons humanitaires « officielles » de Mm Trudeau et Couillard leur donnent « bonne presse »…Soit! Or, le revers de la médaille cache-t-il des raisons beaucoup moins officielles? C’est un pensez-y bien!
quebechebdo 29 août 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
25 août 2017
La saga lancée par le maire de Québec Régis Labeaume contre la classe politique eu égard à la montée de l’extrême droite qui serait entretenue par cette dernière a suscité des réactions de part et d’autre.
Or, si on analyse froidement les arguments du maire de Québec, force est de constater qu’ils véhiculent des éléments de vérités difficilement contestables. À titre d’exemples, je m’arrêterai sur le fait qu’ « on est très imprudent. Ce n’est pas d’être racistes de se questionner sur la pertinence d’accepter que, dans l’espace public, les visages soient cachés. C’est pas raciste, c’est juste très pertinent ».
Le maire avance l’idée que le refus de débattre de ces enjeux sert les intérêts de groupes identitaires associés à l’extrême droite et que les premières personnes à faire les frais de cet « aveuglement » sont les citoyens de confession musulmane. « Il y a un gros danger actuellement de se déconnecter de la population et de ne pas voir qu’un discours d’extrême droite est une espèce de refuge idéologique pour beaucoup de monde. Du monde qui n’ont pas tous des doctorats. Du monde bien ordinaire. Du monde écœuré. Alors, refuser de faire ces débats-là, c’est une très grande erreur ».
Des arguments qui méritent tout au moins qu’on s’y arrête…Et si Régis Labeaume avait raison, tout au moins en partie !
quebechebdo 25 août 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
24 août 2017
En joignant les couleurs d'Équipe Coderre dans le district Saint-Sulpice de l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville pour le scrutin de novembre prochain, Hadrien Parizeau, le petit-fils de Jacques Parizeau et l'ex-président de l'association péquiste de la circonscription de Crémazie, commet à mes yeux une erreur stratégique monumentale.
Le jeune Parizeau aura beau invoquer toutes les raisons qui justifient son choix, notamment que « Denis Coderre a un leadership qui [lui] plaît [et qu’] il fait avancer Montréal », il n’en demeure pas moins que tout le monde connaît l’allégeance politique libérale fédérale du maire de Montréal.
Encore heureux que Jacques Parizeau ne soit plus de ce monde car il aurait énormément de difficulté à retenir sa frustration de voir son petit-fils s’acoquiner avec un maire omniprésent pour qui le sens de la démocratie, si cher à M. Parizeau, n’est manifestement pas sa « tasse de thé ».
Mais, comme on dit souvent, il faut que jeunesse se passe…espérons que, dans le cas d’Hadrien Parizeau, son escapade avec Équipe Coderre sera de courte durée et qu’il retrouvera le sentier emprunté par son illustre grand-père!
vigile.net tribune libre 24 août 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
24 août 2017
Elle ne laissait personne indifférent. Son franc parler était devenu, avec ses années de vie politique municipale, ses lettres de noblesse. Son décès subit le 24 août 2007 a créé un choc brutal dans tout le Québec.
Dix ans plus tard, ses proches réclament que sa mémoire soit honorée comme elle le mérite après avoir dirigé d’une main de fer les destinées de l’ancienne ville de Ste-Foy entre 1985 et 2001 avant d’être élue à la mairie de la nouvelle grande ville de Québec en 2005.
Parmi ses nombreuses réalisations, Andrée Boucher n’a jamais lâché dans ses efforts pour contribuer à l’ouverture du Parc de la Plage-Jacques-Cartier, incontestablement son legs le plus remarquable. Il serait donc tout à fait approprié que cet espace récréatif soit baptisé du nom de Parc Andrée-Boucher, une marque de reconnaissance tout à fait légitime!
quebechebdo 24 août 2017
Le Soleil 5 septembre 2017 "La mairesse à la plage"
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
21 août 2017
Qu’y-a-t-il de commun entre une immigration débridée et une anti-immigration à outrance? La réponse est simple, les deux concepts tournent autour du mot « extrémisme ». Et qui dit extrémisme dit forcément déséquilibre systémique.
Les derniers affrontements entre les suprémacistes blancs et les pro-immigration alimentent, à mon sens, une violence surchauffée qui conduit inévitablement à un cul-de-sac. L’homme est ainsi fait que ses convictions, peu importe leur orientation, le conduisent inéluctablement dans un monde où les extrêmes ont force de loi.
Or, tout système politique devrait converger vers un équilibre rationnel où toute forme d’émotivité ne vient contrecarrer des solutions sensées aux problèmes suscités par les divergences d’opinion.
Peut-être aurions-nous avantage à nous inspirer de cette réflexion de Milan Kundera : « Les extrêmes marquent la frontière au-delà de laquelle la vie prend fin, et la passion de l'extrémisme, en art comme en politique, est désir déguisé de mort. »…En d’autres termes, l’équilibre devrait constituer la pierre d’assise de jaillira la lumière !
vigile.net tribune libre 21 août 2017
quebechebdo 21 août 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
21 août 2017
Paris, Bruxelles, Nice, Berlin, Londres, Barcelone…jusqu’où iront ces attentats en escalade en Europe sur des terres chéries par les touristes de toutes provenances? Jusqu’à quand serons-nous les témoins impuissants de ces spectacles apocalyptiques où des corps humains innocents sont catapultés dans les airs telles des statues de porcelaine ou tués à bout portant tels de vulgaires criminels?
Où s’arrêteront ces tueries barbares qui envahissent notre petit écran à un rythme qui outrepasse toute forme d’entendement? Des innocentes victimes dont le seul « crime » était d’être là au mauvais moment, un destin tragique soumis à l’impuissance des forces policières qui, pourtant, ne cessent d’augmenter à chaque carnage.
C’est Logan Pearsall Smith, essayiste et critique littéraire américain, qui disait : « Ceux qui ont recours à la violence deviennent sourds au langage de la raison et aveugles aux réalités qui témoignent de sa nuisance. » Peut-être qu’un jour notre monde moderne et supposément civilisé aura la sagesse d’entamer une démarche de rapprochement auprès de ceux qui sont devenus « sourds au langage de la raison »…Qui sait ?
vigile.net tribune libre 21 août 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
15 août 2017
En tout « bon » politicien qu’il semble être, le candidat à la direction du Nouveau Parti démocratique (NPD) Jagmeet Singh s’en est assez bien tiré lors de sa première entrevue accordée en français sur le plateau de l’émission 24/60 sur les ondes de RDI.
J’en ai pour preuve le fait qu’il a réussi tant bien que mal à éviter le piège des signes religieux ostentatoires qu’il porte, à savoir turban et kirpan, en ramenant continuellement les valeurs progressistes qu’il défend et en affirmant qu’il « partage les mêmes valeurs que les Québécois ». « Je porte un turban et j’ai des cheveux longs, a-t-il dit. [...] C’est quelque chose de normal, pour moi. […] Oui, j’ai des signes religieux, mais ce qui est plus important que ça, c’est quelles sont mes valeurs. Des valeurs progressistes, sociales-démocratiques. Je veux lutter pour la justice sociale. »
Et, pour ajouter davantage de poids à ses arguments, M. Singh y est allé d’un sophisme pour le moins évasif en déclarant que certains de ses adversaires politiques ont des positions « inquiétantes » même s'ils ne portent pas de signes religieux ostentatoires.
Enfin, sur la question du port du niqab lors des cérémonies de prestation du serment de citoyenneté, laquelle avait beaucoup nui à la campagne du NPD à l’occasion des dernières élections fédérales, Jagmeet Singh persiste à défendre la position qu’avait adoptée son chef de l’époque, Thomas Mulcair.
Quoi qu’il en soit, l’énigmatique M. Singh ne laisse personne indifférent jusqu’à maintenant…Reste à voir ce que l’avenir lui réserve!
Le Soleil (version internet) 15 août 2017
vigile.net tribune libre 16 août 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »