4 octobre 2017
Sur plusieurs plans, notamment en politique, les événements ont tendance à nous rappeler que l’histoire se répète. C’est actuellement le cas pour le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, qui refuse de condamner la répression exercée par les policiers de la garde civile envoyés par Madrid pour empêcher les Catalans d'exercer leur droit de vote lors du référendum du 1er octobre, alléguant que c'est la norme dans les relations internationales que les États ne s'ingèrent pas dans les affaires internes d'un autre État.
Devant une telle prise de position de Justin Trudeau, comment ne pas nous rappeler les discours enflammés de Pierre Elliot Trudeau au moment du référendum de 1980 lorsqu’il avait promis d’accorder au Québec son caractère distinct si le non l’emportait. On connaît la suite…Sous l’égide de Pierre Elliot Trudeau, toutes les provinces, sauf le Québec, ont consenti au rapatriement unilatéral de la Constitution en 1982.
Dans un tel contexte, il ne faut pas se surprendre si le fils de l’autre se montre si réticent à la séparation de la Catalogne du gouvernement central de Madrid. «Évidemment, nous condamnons toute violence, nous appelons à la paix et à la stabilité», a déclaré Justin Trudeau lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec ses homologues provinciaux et territoriaux.
L’utilisation du mot « stabilité » est, à mes yeux, extrêmement révélateur, à savoir que Justin Trudeau, sur les traces de son père, prônera toujours la présence d’un gouvernement central fort…à Ottawa aussi bien qu’à Madrid!
vigile.net tribune libre 4 octobre 2017
Le Soleil 8 octobre 2017 "Trudeau fils et la Catalogne"
Le Journal de Québec 9 octobre 2017
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2 octobre 2017
À chaque fois que j'ouvre la page d'accueil de Vigile, mes yeux se tournent inévitablement vers cette réflexion de Sénèque, philosophe de l'école stoïcienne, dramaturge et homme d'État romain du 1er siècle: "Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur".
Une réflexion qui m'interpelle inéluctablement eu égard au long et pénible cheminement du Québec vers son indépendance. En effet, à deux occasions au cours des trente-sept dernières années, les Québécoises et les Québécois ont été consultés sur l’avenir du Québec en tant que pays par voie référendaire et, à chaque occasion, ils ont dit non.
À chaque occasion, le gouvernement fédéral, via Trudeau et Chrétien, est venu clamer à haute voix son « attachement » au Québec. Et, à chaque occasion, il a brandi le spectre de la peur comme étendard. Cette peur viscérale vécue par une grande majorité de Québécois depuis des décennies.
Cette même peur contagieuse véhiculée depuis des décennies par les ténors du Parti québécois qui, à l’exception de Jacques Parizeau, ont choisi la piste des méandres pour reléguer dans le placard le référendum sous prétexte que le temps n’était pas propice à un tel exercice démocratique.
Si je reprends la réflexion de Sénèque en l’adaptant au contexte du Québec, plus le report du référendum constitue la toile de fond de la stratégie indépendantiste, plus la peur envahit l’électorat québécois.
vigile.net tribune libre le 1er octobre 2017
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28 septembre 2017
De mon temps, lorsque nous entrions dans une église et que nous passions devant l’autel, nous faisions la génuflexion en guise de respect. Aujourd’hui, lors de la traditionnelle interprétation de l’hymne national américain au début des matchs, plusieurs joueurs de la ligne nationale de football (LNF) mettent un genou à terre en signe de contestation.
Comme les temps changent…même la sémantique en perd son latin!
quebechebdo 28 septembre 2017
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26 septembre 2017
Nul doute que l’arrivée de Donald J Trump à titre de président des États-Unis a contribué à l’escalade de l’extrême droite, notamment en Europe et en Amérique du Nord. Une mouvance inspirée particulièrement par la politique anti-immigration du président américain.
Toutefois, sans vouloir donner ma bénédiction sans condition à ces mouvements et au-delà de ce phénomène, émerge, à mes yeux, un mécanisme de défense visant à protéger les us et coutumes des terres d’accueil largement ouvertes aux immigrants.
L’être humain étant naturellement porté à protéger ses acquis, il n’en fallait pas davantage pour que le bouclier anti-immigration soit brandi avec vigueur par ceux qui se sont auto-proclamés les défenseurs de leurs droits, notamment leur culture et leur langue.
En ce sens, je crois que, tant et aussi longtemps que certains dirigeants politiques se montreront favorables à l’entrée massive des immigrants, ils rencontreront sur leur chemin des groupes radicaux d’extrême droite… Une réaction qui devrait s’atténuer en partie le jour où ces dirigeants établiront des règles plus strictes visant à resserrer leurs critères en matière d’immigration.
quebechebdo 26 septembre 2017
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26 septembre 2017
On ne peut reprocher à François Legault de manquer d’ambition. En effet, lors d'un discours au Congrès de la relève à Granby, le Chef de la Coalition avenir Québec a ni plus ni moins invité les jeunes caquistes à prendre part à une nouvelle Révolution tranquille au Québec.
Toutefois, M. Legault semble oublier un fait très important, à savoir, que dans les années ’60, le premier ministre libéral, Jean Lesage, était entouré de l’ « équipe du tonnerre », notamment de messieurs Lapalme, Lévesque, Gérin-Lajoie, Arsenault, Castonguay et bien d’autres. Une équipe de grande envergure dont M. Legault, de toute évidence, ne dispose aucunement aujourd’hui.
En plus, faut-il le rappeler, le Québec des années ’60 sortaient de « la grande noirceur » des années de l’Union nationale et de son chef, Maurice Duplessis, un contexte où l’effervescence des projets était mûre pour éclater, alors qu’aujourd’hui la classe politique subit une démobilisation de l’électorat eu égard aux affaires publiques.
Conséquemment, François Legault, même s’il profite d’un vent favorable actuellement dans les sondages, devrait se concentrer davantage sur ses chances de prendre le pouvoir au lieu de divaguer dans l’utopie rocambolesque.
Le Journal de Québec 26 septembre 2017
vigile.net tribune libre 27 septembre 2017
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25 septembre 2017
Décidément, les électeurs du comté de Louis-Hébert éprouvent des difficultés avec les candidats qui se présentent dans leur comté. En effet, après les départs précipités des candidats libéral et caquiste, Éric Tétrault et Normand Sauvageau, pour des motifs de harcèlement en milieu de travail, c’est maintenant au tour de la candidate de la CAQ, Geneviève Guilbault, dont l’accouchement est prévu pour décembre, d’alléguer que certaines questions circulent à son sujet, notamment sur la durée de son congé de maternité.
Une « petite politique » de bas étage qui prouve jusqu’à quel point la présence des femmes en politique, au moment où tous les partis plaident en faveur d'une plus grande participation de leur part, a encore un bon bout de chemin à parcourir pour être traitée sur des critères faisant appel à leur compétence et leur expertise.
Or, même si Mme Guilbault, l’ancienne porte-parole du Bureau du coroner, a bien tenu à rassurer les électeurs que c’est son conjoint qui assumera la majorité du congé parental, certaines allusions, si « subtiles » soient-elles, me laissent perplexe eu égard aux bonnes intentions de la classe politique de faire de la politique autrement…
quebechebdo 25 septembre 2017
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24 septembre 2017
Nul doute que le vote de confiance de 92,8 % de Jean-François Lisée auprès des militants du Parti québécois (PQ) lui aura procuré un souffle nouveau à un an des élections au Québec. Or, quoique le chef puisse maintenant ressentir le calme après la tempête, notamment le rejet de son projet de convergence lors du congrès de Québec solidaire (QS), il devra tenter de convaincre les indécis que la houle sur laquelle surfait le PQ depuis des années est maintenant chose du passé… un défi colossal !
De plus, force est de constater que le PQ ne représente plus la seule solution alternative au Parti libéral du Québec (PLQ), la Coalition avenir Québec (CAQ) et QS incarnant maintenant des pistes de solutions attirantes pour l’électorat québécois.
Toutefois, à mes yeux, le PQ de Jean-François Lisée, en reportant le projet d’indépendance du Québec en 2002, navigue peut-être dans des eaux plus calmes mais risque de projeter l’image d’un « bon gouvernement » attirant avec lui les indépendantistes modérés tout en délaissant les séparatistes durs pour qui l’objectif ultime du PQ est toujours de faire du Québec un pays… et cela depuis plus de quarante ans !
vigile.net tribune libre 24 septembre 2017
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22 septembre 2017
Le gouvernement Couillard, un an avant le scrutin général de 2018, annonce en grandes pompes qu’il offrira un deuxième bain par semaine aux personnes hébergées en CHSLD, arguant qu’il puise dans ses surplus budgétaires pour financer la mesure, lesquels surplus ont été réalisés à coup de coupures drastiques dans le système de santé.
Par ailleurs, au même moment, on apprend que les médecins omnipraticiens toucheront des hausses de 3,9 % cette année, de 4,7 % en 2018-2019 et de 1,4 % en 2019-2020. En plus des 10 % sur trois ans, les médecins recevront deux montants forfaitaires au cours des trois prochaines années. En moyenne, chaque médecin recevra un chèque de 25 000 $ en 2017, en plus d'un autre chèque de 14 900 $ en 2019. Et toute cette manne dans un contexte où la rémunération moyenne d'un médecin de famille s'élève à 280 000 $ par année.
Un constat sans équivoque émane de ces deux mesures : l’instauration d’un deuxième bain par semaine pour les bénéficiaires en CHSLD vient tout simplement rétablir la « normalité » d’une saine hygiène corporelle pour toute personne humaine, « un pois dans la soupe » des augmentations faramineuses des salaires et des montants forfaitaires accordés aux médecins de famille…
quebechebdo 22 septembre 2017
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20 septembre 2017
En 2016, seulement 53 % des candidats à l’enseignement ont réussi l'examen de français obligatoire pour accéder à la profession lors du premier essai. Toutefois, compte tenu qu’ils peuvent reprendre cette épreuve aussi souvent qu'ils le veulent tant qu'ils n'ont pas réussi, 96 % des candidats y parviennent…après quatre essais!
Or, comme mesure de « redressement », l'Association des doyens, doyennes et directeurs, directrices pour l'étude et la recherche en éducation au Québec (ADEREQ) propose de limiter le processus de sélection à quatre tentatives de telle sorte que le candidat ne pourrait tenter sa chance indéfiniment…Une mesure « drastique », vous ne trouvez pas?
Gageons que si on permettait aux élèves de cinquième secondaire de reprendre leur examen du ministère en français quatre fois, le taux de diplomation grimperait en flèche, ce qui serait tout à fait normal, mais probablement qualifié par les enseignants de mesure laxiste.
En bref, tant et aussi longtemps que les efforts de redressement liés à la connaissance de notre langue ne seront pas concentrés en amont, à savoir dès la première secondaire, nous assisterons à ces aberrations anti-pédagogiques qui placent devant les élèves des nouveaux professeurs inaptes à communiquer des connaissances qu’ils ne maîtrisent tout simplement pas.
quebechebdo 20 septembre 2017
vigile.net tribune libre 21 septembre 2017
Le Devoir 23 septembre 2017
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18 septembre 2017
Un mouvement semble se créer dans la région de Québec relativement à l’abandon des travaux scolaires à la maison. Aux yeux de la directrice de l’école primaire Saint-Malo dans le quartier Saint-Sauveur à Québec, Suzanne St-Arnaud, « la recherche démontre qu’au primaire, les devoirs n’ont pas une incidence réelle sur la réussite scolaire ».
En réalité, ce n’est pas d’hier que le requiem pour les devoirs est amorcé, l’ayant moi-même vécu à l’époque où j’étais enseignant au secondaire, à savoir entre les années ’70 et le début des années 2000. À cette époque, nombreux étaient les parents qui alléguaient leur incapacité à venir en aide à leurs enfants compte tenu des changements apportés aux approches pédagogiques des diverses matières scolaires… Un argumentaire qui m’est apparu tout à fait fondé !
À partir de ce moment, j’ai adapté mon approche en ce sens en réalisant en classe ce qu’il était convenu d’appeler les devoirs à la maison tout en les substituant par des exercices de lecture et d’écriture, une démarche beaucoup plus profitable pour les élèves et plus contrôlable par les parents.
En bref, plutôt que de noircir mécaniquement des cahiers d’activités à la maison par rapport auxquels les parents sont complètement déphasés, force est de constater que ces activités pédagogiques rencontrent nettement davantage leurs objectifs d’apprentissage en présence de l’enseignant.
quebechebdo 18 septembre 2017
vigile.net tribune libre 18 septembre 2017
Le Devoir 20 septembre 2017
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