26 octobre 2017
Au moment où un mouvement de société est enclenché eu égard aux dénonciations concernant les inconduites et agressions sexuelles au Québec, notamment dans les domaines des arts et de la culture, l’implantation d’un cours d’éducation à la sexualité revêt, à mes yeux, une importance d’autant plus prioritaire.
Or, il s’avère que le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a affirmé qu’il veut imposer l'obligation aux écoles d'intégrer des « notions d'éducation sexuelle » à l’intérieur des cours réguliers, un saupoudrage de notions éparses offertes aux élèves par un professeur de français, de mathématiques ou d’autres disciplines…Foutaise!
Pourtant, les cours de formation personnelle et sociale qui contenaient divers modules, dont celui de l’éducation à la sexualité, offerts par des enseignants dont l’expertise reflétait le contenu de ces cours, ont été abolis dans les années 2000.
En réaction à l’attitude laxiste de Sébastien Proulx, je retiens la déclaration judicieuse de la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, Josée Scalabrini : « Quand le monde des affaires s'est uni et qu'on a décidé qu'on voulait un cours d'éducation économique, en six mois, ça s'est fait, un an? Ça fait sept ans qu'on piétine sur le cours d'éducation à la sexualité. Est-ce qu'on pourrait être sérieux et faire les choses correctement? »
Le Devoir 26 octobre 2017
vigile.net tribune libre 26 octobre 2017
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23 octobre 2017
En ces temps où l’école subit toutes sortes de bouleversements autant aux niveaux des approches pédagogiques que de la clientèle de jeunes qu’elle accueille, en ces temps où les enseignantes et les enseignants semblent à bout de souffle, ne serait-il pas opportun de mettre à profit un message d’espoir légué par Saint-Exupéry dans son Petit Prince?
Dans le sillon de la relation qui s’établit petit à petit entre le Renard et le Petit Prince, l’équipe-école est invitée à créer des liens avec les jeunes dans l’espoir de les apprivoiser. Alors seulement, le principe des vases communicants ouvrira la porte à la transmission des connaissances qui, ne l’oublions pas, demeure l’objectif premier de l’école.
En prenant du temps pour les jeunes, en s’informant de leur vécu avant de les bombarder, dès le son de la cloche, de règles d’accord ou d’équations algébriques, peut-être arrivera-t-on à capter leur attention, à susciter leur intérêt, à les accrocher et qui sait…à diminuer le décrochage simplement parce qu’ils se seront sentis importants pour ce qu’ils sont, soit des êtres humains à part entière et non pas exclusivement des élèves.
Et le Renard de consoler le Petit Prince, désolé devant le spectacle de milliers de roses semblables à la sienne : « Ta rose est unique au monde…C’est le temps que tu prends pour ta rose qui fait qu’elle est si importante! »
vigile.net tribune libre 23 octobre 2017
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20 octobre 2017
Le déferlement des dénonciations pour inconduites ou agressions sexuelles envers des personnalités publiques, notamment dans le monde artistique et culturel, ne cessent de s’accroître de jour en jour, si bien que nous assistons à un phénomène comparé par la ministre de la Condition féminine Hélène David à un « ouragan social ».
Dans la foulée de l’affaire Weinstein, des hommes et des femmes osent aujourd’hui franchir les barricades pour se libérer du joug de la peur, un joug dévastateur qui les maintenait sous l’emprise d’un prédateur dont l’aura avait envahi les coulisses du pouvoir.
Toutefois, dans toute cette saga entourant les inconduites et agressions sexuelles qui sont affichées à la une des médias, un phénomène sournois risque de nous éloigner des souffrances de la victime pour nous laisser emporter par une propension des prédateurs à se substituer à la victime, à savoir la victimisation de l’agresseur.
Ainsi, à titre d’argument de défense avons-nous pu lire sur les déclarations des agresseurs des remarques telles « je m’excuse, je ne savais pas que mes gestes ou mes paroles allaient causer un tel dommage… ». Et c’est ainsi que la déresponsabilisation de l’agresseur atténue l’impact de ses gestes ou paroles qui risquent d’être banalisées avec le temps… En conséquence, je m’insurge contre la victimisation et plaide haut et fort pour les véritables victimes!
vigile.net tribune libre 20 octobre 2017
quebechebdo 22 octobre 2017
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20 octobre 2017
Dans la foulée de l’affaire Weinstein, le mouvement de dénonciation créé par l’actrice américaine Alyssa Milano eu égard au harcèlement sexuel dont ont été victimes plusieurs femmes a rencontré un formidable écho via le site Twitter officiel de l’actrice en utilisant le « hashtag » « #Me Too ».
Ici, au Québec, la présidente de l'Union des artistes (UDA), Sophie Prégent, dit ne pas être au courant de cas de viols dans le milieu québécois, tout en précisant qu’« il y a plein de choses dont j'ai entendu parler, comme du harcèlement, de l'intimidation. Ça n'irait probablement pas jusqu'au viol, mais on peut présumer que certains producteurs ont peut-être abusé de leur pouvoir ».
Toujours au Québec, certains cas de harcèlement de la part de personnages publics ont fait la une des médias au cours des dernières années et ont contribué grandement à libérer la parole des femmes victimes de harcèlement et d’agression sexuelles, les deux derniers en liste étant Éric Salvail et Gilbert Rozon.
Dans ces circonstances, je ne peux qu’abonder en faveur de ces initiatives telle « #Moi Aussi » qui représentent un premier pas vers la dénonciation de ces prédateurs qui doivent répondre de leurs actes devant l’appareil judiciaire pour le plus grand bien d’une société prônant l’égalité hommes-femmes.
vigile.net tribune libre 19 octobre 2017
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18 octobre 2017
Sans surprise, le débat entre les trois candidats à la mairie de Québec a été mobilisé par les solution proposées par Anne Guérette, Jean-François Gosselin et Régis Labeaume en relation avec le troisième lien dont l’objectif ultime est de décongestionner la circulation routière dans la Capitale nationale. Un thème qui a presque éclipsé ceux de l’économie et de la main-d’œuvre, du patrimoine et de la qualité de vie.
À mon sens, compte tenu que chacune des propositions des trois candidats mérite d’être étudiée à fond, une table de concertation sur laquelle siègeraient des participants des trois formations politiques aurait avantage à être créée après le scrutin du 5 novembre, peu importe celui ou celle qui occupera le siège de maire ou de mairesse.
À mes yeux, force est de constater qu’il devient prioritaire que le noeud gordien créé par le « lien de la discorde » se dénoue une fois pour toutes et que la partisanerie de clocher soit reléguée dans le placard pour le plus grand bien des contribuables de la Capitale nationale.
quebechebdo 18 octobre 2017
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16 octobre 2017
Alors que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), en collaboration avec le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) s’apprête à mener une consultation sur la discrimination systémique et le racisme, le premier ministre Philippe Couillard, lors de son remaniement ministériel, a créé un secrétariat spécialement consacré aux intérêts des anglophones sous la responsabilité de Kathleen Weil.
En d’autres mots, pendant que les franco-québécois se verront passés au hachoir de la discrimination systémique et du racisme, les anglophones bénéficieront d’un secrétariat mandaté pour voir à ce que leurs droits ne soient pas bafoués. Pendant que les médias mettront le focus sur le « supposé » racisme des Québécois, les anglophones pourront continuer de s’implanter au Québec avec toute la latitude octroyée généreusement par le gouvernement libéral.
Une situation empreinte d’une distorsion stratégique de la part du gouvernement Couillard pour qui l’électorat anglophone représente une grande partie de sa clientèle régulière alors qu’il peine à percer chez les francophones, notamment dans les régions du Québec…Jusqu’à quand les Québécois seront-ils considérés comme les dindons de la farce sur leur propre territoire?
vigile.net tribune libre 16 octobre 2017
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12 octobre 2017
À mes yeux, il m’apparaît évident que la déconfiture du Parti libéral du Québec (PLQ) lors de l’élection partielle dans le comté de Louis-Hébert a contribué grandement au remaniement ministériel du premier ministre Philippe Couillard.
Or, lorsque nous jetons un coup d’œil sur les ministres qui sont ou restés en poste ou mutés à un autre ministère et que nous y ajoutons les cinq nouveaux ministres (excluant le retour de Robert Poëti), force est de constater que le conseil des ministres a conservé son vieux visage tout en y ajoutant une légère cure de rajeunissement aux allures « cosmétiques » visant à séduire l’électorat québécois en vue du scrutin de 2018.
De plus, considérant le fait que les nouveaux ministres ont très peu de temps avant le printemps prochain pour créer leur marque au sein du conseil des ministres, le « nouveau visage » du cabinet risque d’être supplanté par la vieille garde qui aura vite repris son allure de vieux parti partisan trainant avec lui les séquelles de l’ère Charest.
À mon point de vue, une fois la lune de miel des nouveaux arrivants passée, le portrait de famille du PLQ reprendra ses couleurs d’un parti marqué par le règne des coupures budgétaires résultant des « vraies affaires » qu’il a imposé à l’électorat québécois en début de mandat, un constat encore frais dans la tête des Québécois.
quebechebdo 12 octobre 2017
vigile.net tribune libre 13 octobre 2017
Le Journal de Québec 18 octobre 2017 "Saveur électorale"
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9 octobre 2017
Une récente étude de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) révèle que près de 40 % des élèves du secondaire étudient au privé ou dans des écoles publiques à programmes ou projets particuliers qui imposent des critères sélection, un constat que l’organisme qualifie de « ségrégation scolaire » qui aurait un impact négatif sur l’ensemble des élèves. « Les pratiques « d’écrémage » basées sur une forme ou l’autre de sélection (le rendement scolaire, le comportement, les coûts, etc.) tendent à réduire la mixité sociale à l’intérieur même des classes au profit d’une plus grande homogénéité », allègue l’IRIS.
J’apporterais une nuance dans ces conclusions qui tendent à prouver l’inefficacité de l’école « à deux vitesses ». À mon sens, il est faux de prétendre que les écoles privées ou les écoles publiques à programmes ou projets particuliers qui imposent des critères sélection n’ont pas leur place dans notre système d’éducation puisqu’elles permettent à des jeunes d’étudier dans des écoles qui les motivent à atteindre leur plein potentiel…ce qui en soi est un avantage certain.
Toutefois, là où le bât blesse avec acuité, c’est au niveau des classes dites « régulières » où l’hétérogénéité joue en défaveur des élèves qui y sont inscrits, compte tenu des ressources humaines défaillantes reliées aux coupures drastiques du gouvernement Couillard dès le début de son mandat.
En termes clairs, il est primordial d’outiller les écoles « régulières » des services d’orthopédagogues et de travailleurs sociaux indispensables, grâce auxquels les enseignants pourront œuvrer dans un climat davantage propice à l’acquisition des connaissances de leurs élèves.
quebechebdo 9 octobre 2017
vigile.net tribune libre 10 octobre 2017
Le Soleil 12 octobre 2017
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7 octobre 2017
D’entrée de jeu, bien que les intentions de fusion entre Québec solidaire (QS) et Option nationale (ON) sont porteuses d’une stratégie positive pour l’évolution du mouvement indépendantiste au Québec, il m’apparaît évident que le nouveau parti « unifié » ne prendra pas le pouvoir lors des élections de 2018.
Par ailleurs, actuellement, il n’est écrit nulle part dans le programme de QS que l’assemblée constituante qui sera chargée de faire l’ébauche d’une Constitution québécoise devra nécessairement être celle d’une République québécoise, une condition sine qua non aux yeux du chef d’ON Sol Zanetti.
Or, rappelons-nous qu’en mai 2016 les délégués de QS, dont faisait partie Manon Massé, s’étaient entendus pour donner carte blanche à l’assemblée constituante dont le mandat serait d’élaborer la Constitution d’un Québec-pays ou d’un Québec-province… Un bémol important pour le chef d’ON.
Si on ajoute à ces discordances la phrase devenue célèbre d’Amir Khadir, à savoir « l’indépendance si nécessaire mais pas nécessairement l’indépendance », le mariage de raison entre QS et ON est loin d’être consommé!
vigile.net tribune libre 7 octobre 2017
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5 octobre 2017
Au-delà de toute considération partisane, la victoire de la candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ) Geneviève Guilbault représente avant tout une avancée importante du mouvement féministe en politique.
En effet, au cours de cette courte campagne, certaines voix plus ou moins discrètes se sont fait entendre eu égard au fait que la candidate caquiste était enceinte et que, de ce fait, elle ne pourrait pas vaquer « normalement » à ses responsabilités de députée.
Cette victoire est d’autant plus remarquable que la circonscription de Louis-Hébert était considérée comme un château fort du Parti libéral du Québec, Sam Hamad y ayant remporté les cinq scrutins précédents.
Sans être un partisan de la CAQ, je me réjouis de cette victoire de Mme Guilbault qui a réussi à obtenir 51 % des voix, un résultat qui risque de donner certes des ailes à la CAQ, mais qui surtout contribue grandement au mouvement d’égalité hommes-femmes en politique.
Le Devoir 5 octobre 2017
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