17 juillet 2017
Titulaire d'un baccalauréat international du United World College of the Atlantic, au pays de Galles, au Royaume-Uni, d'un baccalauréat en génie électrique de l'Université McGill et d'une maîtrise en sciences appliquées (génie informatique) de l'Université de Toronto, détentrice d'une licence de pilote professionnel avec qualification sur hydravion, parfaitement bilingue en plus de converser en espagnol, en italien, en russe et en allemand, pianiste qui s'est notamment produite avec l'Orchestre symphonique de Montréal, le Piacere Vocale de Bâle, en Suisse, et avec le Tafelmusik Baroque Orchestra Choir à Toronto. Telles sont en bref quelques qualifications qui ornent le curriculum vitae de Julie Payette qui deviendra la 29ième gouverneure générale du Canada.
Or, comment une Québécoise aussi intelligente, issue du monde scientifique, détentrice de diplômes en génie électrique et informatique, la deuxième Canadienne à voyager dans l'espace et la première à visiter la Station spatiale internationale et à y travailler, peut-elle accepter un poste somme toute symbolique, à savoir représentante de la Reine au Canada?
J’avoue que je n’arrive pas à répondre à une telle question. Pourtant, à 53 ans, avec un CV aussi bien garni, Julie Payette aurait pu se trouver un poste important dans une foule de sphères d’activités et jouer un rôle majeur dans la société. J’espère sincèrement qu’elle saura apporter une réponse à ma question…Pour l’instant, je demeure pour le moins perplexe et déçu!
Le Soleil 17 juillet 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
12 juillet 2017
Tels sont les deux qualificatifs utilisés le plus fréquemment par les quelque 5 millions des lecteurs du réputé magazine Travel + Leisure qui, pour une deuxième année consécutive, classe la capitale nationale comme la meilleure destination au Canada.
Aux yeux du directeur de l’Office du tourisme de Québec, André Roy, «ce sont des vrais touristes qui viennent découvrir la destination et qui prennent le temps de remplir les sondages. Ça vaut des milliers et des milliers de dollars parce que les autres touristes se disent “ces gens-là, ils sont crédibles”».
Parmi les raisons énoncées par les touristes, on mentionne notamment la beauté du Vieux-Québec, de la Chute Montmorency, du Parc national de la Jacques-Cartier et du Château Frontenac. On indique même qu’il ne faut pas se surprendre d’y manger aussi bien qu’à Paris, et que la poutine à elle seule vaut la peine de faire le voyage.
En tant que citoyen natif de la ville de Québec, je me réjouis de cette réputation qui rejaillit sur la capitale nationale qui conserve depuis des décennies ses lettres de noblesse aux yeux des nombreux touristes qui envahissent ses sites tout au cours de l’année…Chapeau à Québec, ville « magnifique » et « charmante »!
quebechebdo 12 juillet 2017
Le Devoir 14 juillet 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
11 juillet 2017
Dans une entrevue exclusive accordée au journal Bild, le plus important quotidien d’Allemagne, le premier ministre Justin Trudeau y est allé d’un cliché pour le moins dénigreur envers les Canadiens francophones en déclarant que « nous avons assez de sang français et latin en nous pour être moins organisés [que d’autres peuples] ».
À mes yeux, il y a quelque chose de mesquin dans cette assertion qui fait ressortir le côté anti-« french Canadian » de Justin Trudeau et qui fait paraître les Franco-Canadiens comme des girouettes incapables de « s’organiser », compte tenu de leur tempérament latin bouillant et, disons-le, chargé d’émotions qui, selon la version de Trudeau, les empêche de tenir un argumentaire rationnel. Une condescendance qui nous rappelle le style cavalier du paternel dans certaines de ses déclarations sur les Québécois.
Pourtant, si on porte attention à la façon « désorganisée » utilisée par le « liberal government » pour piloter certains dossiers, force est de constater que le « calme anglophone » n’apporte pas toujours de résultats satisfaisants, ne serait-ce que la courbe de la mort qui rappelle la tragédie de Lac Mégantic et qui est toujours en attente de la construction d’une voie de contournement…quatre ans plus tard !
quebechebdo 11 juillet 2017
cyberpresse.ca 12 juillet 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
10 juillet 2017
Les Français qui ont assisté au spectacle de Céline Dion à Bordeaux récemment se souviendront longtemps de la performance de la diva québécoise. Vêtue d’une combinaison ajustée de couleur chair et ornée de paillettes noires, l’artiste internationale a offert une danse lascive sur la chanson Le Ballet écrite par Jean-Jacques Goldman.
Il n’en fallait pas davantage pour que les « serpents de sacristie » laissent jaillir leur venin sur la petite fille de Charlemagne qui avait conquis le monde en interprétant La colombe, tout de blanc vêtue, à l’occasion de la visite de Jean-Paul II au stade Olympique de Montréal en 1984.
Eh oui, les temps ont bien changé…mais surtout depuis le départ de René Angelil qui, à mon avis, contrôlait toute la carrière de sa « protégée, y compris les vêtements qu’elle devait porter. Un départ qui a ouvert la voie à une « nouvelle Céline ». Mais au fait, Céline a-t-elle vraiment changé ou est-elle devenue plutôt ce qu’elle était réellement? Une femme de 49 ans avec un corps attirant, riche et célèbre…et surtout, majeure et vaccinée.
J’ai l’impression que notre diva nationale n’a pas fini de nous surprendre…Aussi bien se faire à cette idée!
quebechebdo 10 juillet 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
6 juillet 2017
Le 6 juillet 2013, 47 personnes ont perdu la vie à Lac-Mégantic lors du déraillement d’un train qui transportait des produits dangereux. Quatre ans plus tard, les convois continuent à circuler librement sur la voie ferrée en empruntant la « courbe de la mort », une situation scandaleuse qui maintient les Méganticois sur un qui-vive perpétuel.
« Après le drame, on nous a promis une sécurité ferroviaire. Le ministre des Transports du Canada, Marc Garneau, nous a dit qu’il en faisait sa priorité lorsqu’il a été élu en 2015. Malheureusement, je n’ai pas le sentiment d’être en sécurité, au contraire, je crois qu’on vit encore à côté de la courbe de la mort », confie Robert Bellefleur, un résident de Lac-Mégantic.
Il y a quelque chose de méprisable dans l’attitude laxiste du gouvernement fédéral à l’endroit des payeurs de taxes de Lac-Mégantic pris en otages par une bureaucratie éhontée qui tergiverse encore, quatre ans plus tard, sur la faisabilité d’une voie de contournement.
Et, pendant ce temps, au cabinet du ministre Garneau, on assure être « fermement engagé à améliorer la sécurité ferroviaire », mais on répète qu’au sujet de la voie de contournement, « l’étude de faisabilité suit son cours », une réponse laconique qui respire à plein nez une attitude désinvolte et méprisante. Pour la mauvaise gestion de ce dossier prioritaire, je vous accorde la note zéro, M. Garneau !
quebechebdo 6 juillet 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
5 juillet 2017
La saga opposant Omar Khadr au gouvernement canadien semble tirer à sa fin. En effet, le gouvernement Trudeau s’apprêterait à lui offrir ses excuses en plus d’une indemnité de 10,5 millions de dollars. Une indemnité qui a suscité un tollé de protestations sur les médias sociaux, certains internautes qualifiant cette somme de scandaleuse.
En 2002, alors qu’il n’avait que 15 ans, Omar Khadr a été capturé par les États-Unis en Afghanistan et accusé d’avoir jeté une grenade qui a tué un soldat américain. Il a ensuite passé 2920 jours à la prison américaine de Guantanamo, où il a été torturé, battu et placé en isolement. À l’époque, ni le gouvernement libéral ni celui des conservateurs n’étaient intervenus pour venir en aide à Omar Khadr, en vertu des conventions internationales sur les enfants-soldats. Finalement, en 2010, M. Khadr a accepté de plaider coupable à cinq accusations de crime de guerre devant une commission militaire, afin de pouvoir quitter Guantanamo et revenir au Canada.
Aux dires de Me Dennis Edney, avocat d’Omar Khadr, « C’est un dossier où le Canada a violé les droits d’un de ses citoyens, qui était mineur au moment où il a été arrêté en Afghanistan […] On ne lui a jamais accordé le statut de mineur qu’on aurait dû lui accorder en vertu des obligations internationales du Canada. »
En ce qui a trait à Maher Arar, qui a reçu en 2007 plus de 10 millions de dollars d’Ottawa pour avoir été, cinq ans plus tôt, expulsé en Syrie, où il a été torturé, « les esprits bornés qui se plaignent de l'indemnisation d'Omar Khadr réclameraient 1 milliard de dollars si une fraction de ce qui lui est arrivé leur arrivait à eux », a-t-il déclaré sur Twitter.
Et si c’était vous qui aviez subi un tel traitement, accepteriez-vous l’indemnité?
quebechebdo 5 juillet 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
4 juillet 2017
«Il n'y aura probablement plus de grandes salles de nouvelles comme celle que j'ai connue, mais la société aura toujours besoin des journalistes pour savoir ce qui se passe autour d'eux et dans le monde, car leur travail consiste à chercher la vérité» Telle est la perception énoncée par l’ex-journaliste Florian Sauvageau lors de la cérémonie où il a été reçu officier de l’Ordre national du Québec en juin dernier.
À une époque où le journalisme est souvent bombardé de critiques acerbes sur son rôle dans la société, il est rafraichissant et réconfortant d’entendre de la bouche d’un journaliste dans l’âme comme M. Sauvageau une défense et illustration de la carrière journalistique, principalement à une période où l’émergence des médias sociaux balaie « du revers de la main » toute forme de développement des idées au profit d’une dilapidation effrénée de bribes de mots faisant acte d’informations.
En terminant, je retiens cette réflexion de Florian Sauvageau eu égard à l’avenir du journalisme : «La société aura toujours besoin des journalistes pour distinguer l'essentiel de l'accessoire afin que les citoyens puissent prendre des décisions éclairées dans l'exercice de leur rôle dans la démocratie.» Tel est et devrait être l’axe principal autour duquel gravite toute la dynamique du journalisme d’aujourd’hui.
quebechebdo 4 juillet 2017
Le Devoir 5 juillet 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
3 juillet 2017
L’arrivée en grandes pompes de Pierre Karl Péladeau à titre de chef du Parti québécois et son départ précipité a suscité, à mon avis, une onde de choc dévastatrice auprès des partisans de l’indépendance du Québec qui avaient cru à un nouvel élan du mouvement souverainiste devant le poing levé de PKP. Or, cet espoir « retrouvé » s’est vite changé en feu de paille.
Par ailleurs, le report d’un référendum sur l’indépendance du Québec en 2022 par le nouveau chef du PQ, Jean-François Lisée, n’a fait qu’ajouter à la morosité des troupes souverainistes « pures et dures », les péquistes convaincus de la première heure.
Néanmoins, on pourrait espérer que les jeunes pourraient prendre la relève, ce qui, manifestement n’est pas le cas, si on se fie aux derniers sondages qui démontrent hors de tout doute que la question nationale ne fait pas partie des priorités de notre jeunesse québécoise.
Conséquemment, le PQ est-il voué à la disparition? La question qui tue…et sur laquelle il convient de se pencher sérieusement. En bref, à quoi s’attendre d’un parti qui a relégué dans le placard son option fondamentale pour offrir en contrepartie à ses partisans l’image d’un « bon gouvernement provincial »?
À mes yeux, le PQ est devenu un parti moribond qui cherche à reprendre sa place sur l’échiquier politique du Québec, une stratégie « provincialiste » qui lui enlève toute sa raison d’être, à savoir conduire les Québécois sur la voie de leur indépendance.
quebechebdo 3 juillet 2017
vigile.net tribune libre 3 juillet 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
30 juin 2017
Depuis que le monde est monde, l’homme a toujours occupé l’avant-scène à tel point que le substantif «homme» en est arrivé à désigner l’humanité entière, tous sexes confondus. Depuis Adam jusqu’à Bouddha en passant par Jésus et Mahomet, l’homme a incarné la lumière, le jour, le dieu, le sauveur. Le monde contemporain a perpétué cette croyance. Ainsi Neil Armstrong a été le premier homme à mettre le pied sur la Lune. Bien avant lui, Charles Lindbergh a traversé l’Atlantique en avion et Christophe Colomb a découvert l’Amérique. La rubrique des noms propres, dans les dictionnaires, regorge de personnages masculins.
Il a fallu attendre au 20ième siècle pour accorder le droit de vote aux femmes! Encore aujourd’hui, certaines civilisations accordent bien peu d’importance aux femmes. Ici en Amérique, le mouvement féministe allait contribuer à placer la femme à l’avant-plan de l’actualité. Des femmes osaient dire tout haut ce que plusieurs pensaient depuis des siècles : «Messieurs, nous faisons partie nous aussi de la société au même titre que vous!»
Voilà! L’idée était lancée! Dorénavant, les femmes étaient «égales» aux hommes! Partant de ce principe d’égalité, les femmes se mirent à agir «comme les hommes», «égalité» étant spontanément associée à «similarité»! Peu à peu, la femme gravit les échelons sociaux et fut appelée à gérer des postes de première ligne «à la manière des hommes». Au lieu de mettre à profit leurs différences par rapport aux hommes, «complémentarité» qui aurait été beaucoup plus bénéfique pour la société, le féminisme n’a fait que déplacer le problème! En bout de ligne, quoique dirigée en partie par des femmes, la société est restée la même. La société conçue par des hommes avait privilégié la compétition entre eux. Une société dirigée par des hommes et des femmes en arriva petit à petit à favoriser la compétition, cette fois entre hommes et femmes.
Face à tous ces bouleversements qui ont conduit à des débats malheureusement souvent stériles, il m’apparaît que l’heure est venue où la compétition hommes-femmes et ce, dans toutes les sphères de la société, particulièrement sur le marché du travail, cède sa place à une saine complémentarité mettant en lumière les qualités particulières des deux sexes et contribuant enfin à des relations plus harmonieuses entre les hommes et les femmes!
quebechebdo 30 juin 2017
vigile.net tribune libre 30 juin 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »
29 juin 2017
Au cours des dix dernières années, l’augmentation des inscriptions des élèves faibles à un cours de mise à niveau en français au moment de leur admission au Cégep a atteint le chiffre astronomique de 50 %. Une statistique inquiétante qui laisse libre cours à diverses interprétations de la part d’intervenants du milieu de l’éducation.
Toutefois, parmi celles-ci, je retiens l’analyse de Patrick Moreau, professeur de français au collègue Ahunstic et auteur de l’ouvrage Pourquoi nos enfants sortent-ils de l’école ignorants ? : « Une des causes est l’absence de l’enseignement systématique de la grammaire et de l’orthographe au secondaire. Et comme les fautes n’empêchent pas les élèves de passer d’une année à l’autre, je crois que psychologiquement, c’est tout à fait destructeur. »
En tant qu’ex-enseignant en français au secondaire, j’ai été à plusieurs occasions littéralement catapulté dans toutes sortes de réformes et de nouveaux programmes. Or, j’ai pu constater à regret l’empiètement progressif des nouvelles approches pédagogiques dites modernes au détriment de l’enseignement traditionnel de la grammaire et de la syntaxe françaises.
Cependant, au risque d’être considéré comme un « délinquant », j’ai toujours gardé le cap sur les notions syntaxiques et grammaticales de base du français, pour la plus grande joie des parents qui m’ont toujours appuyé dans cette approche pédagogique.
À mon avis, tant et aussi longtemps que l’enseignement du français au secondaire persistera à tergiverser dans des méandres alambiqués, nous continuerons à tenter tant bien que mal de rescaper les élèves via des sessions de mise à niveau.
quebechebdo 29 juin 2017
vigile.net tribune libre 13 juillet 2017
Publié sous Chroniques | Aucun commentaire »