18 octobre 2017
Sans surprise, le débat entre les trois candidats à la mairie de Québec a été mobilisé par les solution proposées par Anne Guérette, Jean-François Gosselin et Régis Labeaume en relation avec le troisième lien dont l’objectif ultime est de décongestionner la circulation routière dans la Capitale nationale. Un thème qui a presque éclipsé ceux de l’économie et de la main-d’œuvre, du patrimoine et de la qualité de vie.
À mon sens, compte tenu que chacune des propositions des trois candidats mérite d’être étudiée à fond, une table de concertation sur laquelle siègeraient des participants des trois formations politiques aurait avantage à être créée après le scrutin du 5 novembre, peu importe celui ou celle qui occupera le siège de maire ou de mairesse.
À mes yeux, force est de constater qu’il devient prioritaire que le noeud gordien créé par le « lien de la discorde » se dénoue une fois pour toutes et que la partisanerie de clocher soit reléguée dans le placard pour le plus grand bien des contribuables de la Capitale nationale.
quebechebdo 18 octobre 2017
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16 octobre 2017
Alors que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), en collaboration avec le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) s’apprête à mener une consultation sur la discrimination systémique et le racisme, le premier ministre Philippe Couillard, lors de son remaniement ministériel, a créé un secrétariat spécialement consacré aux intérêts des anglophones sous la responsabilité de Kathleen Weil.
En d’autres mots, pendant que les franco-québécois se verront passés au hachoir de la discrimination systémique et du racisme, les anglophones bénéficieront d’un secrétariat mandaté pour voir à ce que leurs droits ne soient pas bafoués. Pendant que les médias mettront le focus sur le « supposé » racisme des Québécois, les anglophones pourront continuer de s’implanter au Québec avec toute la latitude octroyée généreusement par le gouvernement libéral.
Une situation empreinte d’une distorsion stratégique de la part du gouvernement Couillard pour qui l’électorat anglophone représente une grande partie de sa clientèle régulière alors qu’il peine à percer chez les francophones, notamment dans les régions du Québec…Jusqu’à quand les Québécois seront-ils considérés comme les dindons de la farce sur leur propre territoire?
vigile.net tribune libre 16 octobre 2017
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12 octobre 2017
À mes yeux, il m’apparaît évident que la déconfiture du Parti libéral du Québec (PLQ) lors de l’élection partielle dans le comté de Louis-Hébert a contribué grandement au remaniement ministériel du premier ministre Philippe Couillard.
Or, lorsque nous jetons un coup d’œil sur les ministres qui sont ou restés en poste ou mutés à un autre ministère et que nous y ajoutons les cinq nouveaux ministres (excluant le retour de Robert Poëti), force est de constater que le conseil des ministres a conservé son vieux visage tout en y ajoutant une légère cure de rajeunissement aux allures « cosmétiques » visant à séduire l’électorat québécois en vue du scrutin de 2018.
De plus, considérant le fait que les nouveaux ministres ont très peu de temps avant le printemps prochain pour créer leur marque au sein du conseil des ministres, le « nouveau visage » du cabinet risque d’être supplanté par la vieille garde qui aura vite repris son allure de vieux parti partisan trainant avec lui les séquelles de l’ère Charest.
À mon point de vue, une fois la lune de miel des nouveaux arrivants passée, le portrait de famille du PLQ reprendra ses couleurs d’un parti marqué par le règne des coupures budgétaires résultant des « vraies affaires » qu’il a imposé à l’électorat québécois en début de mandat, un constat encore frais dans la tête des Québécois.
quebechebdo 12 octobre 2017
vigile.net tribune libre 13 octobre 2017
Le Journal de Québec 18 octobre 2017 "Saveur électorale"
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9 octobre 2017
Une récente étude de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) révèle que près de 40 % des élèves du secondaire étudient au privé ou dans des écoles publiques à programmes ou projets particuliers qui imposent des critères sélection, un constat que l’organisme qualifie de « ségrégation scolaire » qui aurait un impact négatif sur l’ensemble des élèves. « Les pratiques « d’écrémage » basées sur une forme ou l’autre de sélection (le rendement scolaire, le comportement, les coûts, etc.) tendent à réduire la mixité sociale à l’intérieur même des classes au profit d’une plus grande homogénéité », allègue l’IRIS.
J’apporterais une nuance dans ces conclusions qui tendent à prouver l’inefficacité de l’école « à deux vitesses ». À mon sens, il est faux de prétendre que les écoles privées ou les écoles publiques à programmes ou projets particuliers qui imposent des critères sélection n’ont pas leur place dans notre système d’éducation puisqu’elles permettent à des jeunes d’étudier dans des écoles qui les motivent à atteindre leur plein potentiel…ce qui en soi est un avantage certain.
Toutefois, là où le bât blesse avec acuité, c’est au niveau des classes dites « régulières » où l’hétérogénéité joue en défaveur des élèves qui y sont inscrits, compte tenu des ressources humaines défaillantes reliées aux coupures drastiques du gouvernement Couillard dès le début de son mandat.
En termes clairs, il est primordial d’outiller les écoles « régulières » des services d’orthopédagogues et de travailleurs sociaux indispensables, grâce auxquels les enseignants pourront œuvrer dans un climat davantage propice à l’acquisition des connaissances de leurs élèves.
quebechebdo 9 octobre 2017
vigile.net tribune libre 10 octobre 2017
Le Soleil 12 octobre 2017
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7 octobre 2017
D’entrée de jeu, bien que les intentions de fusion entre Québec solidaire (QS) et Option nationale (ON) sont porteuses d’une stratégie positive pour l’évolution du mouvement indépendantiste au Québec, il m’apparaît évident que le nouveau parti « unifié » ne prendra pas le pouvoir lors des élections de 2018.
Par ailleurs, actuellement, il n’est écrit nulle part dans le programme de QS que l’assemblée constituante qui sera chargée de faire l’ébauche d’une Constitution québécoise devra nécessairement être celle d’une République québécoise, une condition sine qua non aux yeux du chef d’ON Sol Zanetti.
Or, rappelons-nous qu’en mai 2016 les délégués de QS, dont faisait partie Manon Massé, s’étaient entendus pour donner carte blanche à l’assemblée constituante dont le mandat serait d’élaborer la Constitution d’un Québec-pays ou d’un Québec-province… Un bémol important pour le chef d’ON.
Si on ajoute à ces discordances la phrase devenue célèbre d’Amir Khadir, à savoir « l’indépendance si nécessaire mais pas nécessairement l’indépendance », le mariage de raison entre QS et ON est loin d’être consommé!
vigile.net tribune libre 7 octobre 2017
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5 octobre 2017
Au-delà de toute considération partisane, la victoire de la candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ) Geneviève Guilbault représente avant tout une avancée importante du mouvement féministe en politique.
En effet, au cours de cette courte campagne, certaines voix plus ou moins discrètes se sont fait entendre eu égard au fait que la candidate caquiste était enceinte et que, de ce fait, elle ne pourrait pas vaquer « normalement » à ses responsabilités de députée.
Cette victoire est d’autant plus remarquable que la circonscription de Louis-Hébert était considérée comme un château fort du Parti libéral du Québec, Sam Hamad y ayant remporté les cinq scrutins précédents.
Sans être un partisan de la CAQ, je me réjouis de cette victoire de Mme Guilbault qui a réussi à obtenir 51 % des voix, un résultat qui risque de donner certes des ailes à la CAQ, mais qui surtout contribue grandement au mouvement d’égalité hommes-femmes en politique.
Le Devoir 5 octobre 2017
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4 octobre 2017
Sur plusieurs plans, notamment en politique, les événements ont tendance à nous rappeler que l’histoire se répète. C’est actuellement le cas pour le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, qui refuse de condamner la répression exercée par les policiers de la garde civile envoyés par Madrid pour empêcher les Catalans d'exercer leur droit de vote lors du référendum du 1er octobre, alléguant que c'est la norme dans les relations internationales que les États ne s'ingèrent pas dans les affaires internes d'un autre État.
Devant une telle prise de position de Justin Trudeau, comment ne pas nous rappeler les discours enflammés de Pierre Elliot Trudeau au moment du référendum de 1980 lorsqu’il avait promis d’accorder au Québec son caractère distinct si le non l’emportait. On connaît la suite…Sous l’égide de Pierre Elliot Trudeau, toutes les provinces, sauf le Québec, ont consenti au rapatriement unilatéral de la Constitution en 1982.
Dans un tel contexte, il ne faut pas se surprendre si le fils de l’autre se montre si réticent à la séparation de la Catalogne du gouvernement central de Madrid. «Évidemment, nous condamnons toute violence, nous appelons à la paix et à la stabilité», a déclaré Justin Trudeau lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec ses homologues provinciaux et territoriaux.
L’utilisation du mot « stabilité » est, à mes yeux, extrêmement révélateur, à savoir que Justin Trudeau, sur les traces de son père, prônera toujours la présence d’un gouvernement central fort…à Ottawa aussi bien qu’à Madrid!
vigile.net tribune libre 4 octobre 2017
Le Soleil 8 octobre 2017 "Trudeau fils et la Catalogne"
Le Journal de Québec 9 octobre 2017
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2 octobre 2017
À chaque fois que j'ouvre la page d'accueil de Vigile, mes yeux se tournent inévitablement vers cette réflexion de Sénèque, philosophe de l'école stoïcienne, dramaturge et homme d'État romain du 1er siècle: "Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur".
Une réflexion qui m'interpelle inéluctablement eu égard au long et pénible cheminement du Québec vers son indépendance. En effet, à deux occasions au cours des trente-sept dernières années, les Québécoises et les Québécois ont été consultés sur l’avenir du Québec en tant que pays par voie référendaire et, à chaque occasion, ils ont dit non.
À chaque occasion, le gouvernement fédéral, via Trudeau et Chrétien, est venu clamer à haute voix son « attachement » au Québec. Et, à chaque occasion, il a brandi le spectre de la peur comme étendard. Cette peur viscérale vécue par une grande majorité de Québécois depuis des décennies.
Cette même peur contagieuse véhiculée depuis des décennies par les ténors du Parti québécois qui, à l’exception de Jacques Parizeau, ont choisi la piste des méandres pour reléguer dans le placard le référendum sous prétexte que le temps n’était pas propice à un tel exercice démocratique.
Si je reprends la réflexion de Sénèque en l’adaptant au contexte du Québec, plus le report du référendum constitue la toile de fond de la stratégie indépendantiste, plus la peur envahit l’électorat québécois.
vigile.net tribune libre le 1er octobre 2017
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28 septembre 2017
De mon temps, lorsque nous entrions dans une église et que nous passions devant l’autel, nous faisions la génuflexion en guise de respect. Aujourd’hui, lors de la traditionnelle interprétation de l’hymne national américain au début des matchs, plusieurs joueurs de la ligne nationale de football (LNF) mettent un genou à terre en signe de contestation.
Comme les temps changent…même la sémantique en perd son latin!
quebechebdo 28 septembre 2017
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26 septembre 2017
Nul doute que l’arrivée de Donald J Trump à titre de président des États-Unis a contribué à l’escalade de l’extrême droite, notamment en Europe et en Amérique du Nord. Une mouvance inspirée particulièrement par la politique anti-immigration du président américain.
Toutefois, sans vouloir donner ma bénédiction sans condition à ces mouvements et au-delà de ce phénomène, émerge, à mes yeux, un mécanisme de défense visant à protéger les us et coutumes des terres d’accueil largement ouvertes aux immigrants.
L’être humain étant naturellement porté à protéger ses acquis, il n’en fallait pas davantage pour que le bouclier anti-immigration soit brandi avec vigueur par ceux qui se sont auto-proclamés les défenseurs de leurs droits, notamment leur culture et leur langue.
En ce sens, je crois que, tant et aussi longtemps que certains dirigeants politiques se montreront favorables à l’entrée massive des immigrants, ils rencontreront sur leur chemin des groupes radicaux d’extrême droite… Une réaction qui devrait s’atténuer en partie le jour où ces dirigeants établiront des règles plus strictes visant à resserrer leurs critères en matière d’immigration.
quebechebdo 26 septembre 2017
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