21 septembre 2018
Partant de la prémisse qui veut que les Québécois souhaitent un changement de gouvernement, la crédibilité des chefs des autres partis sera, à mon avis, un facteur déterminant lorsqu’arrivera le choix de l’urne le 1er octobre.
À cet effet, le meneur actuel dans les sondages, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a perdu des plumes au cours de la dernière semaine, notamment en raison de son embarras eu égard aux critères régissant l’immigration au Québec, le dernier sondage dénotant d’ailleurs une baisse de 3 % dans les intentions de vote.
En ce qui a trait à la co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Manon Massé, même si elle mène une bonne campagne, particulièrement au chapitre de l’environnement, personne ne s’attend à ce qu’elle forme le prochain gouvernement.
Ne reste que le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, qui a obtenu la meilleure note au chapitre de la qualité de campagne lors du dernier sondage. Aux yeux de M. Lisée, le vent est en train de tourner en sa faveur. Une fin de campagne électrisante est à prévoir compte tenu, entre autres, de la volatilité du vote (40 % d’indécis) …Le compte à rebours est amorcé!
vigile.net tribune libre 21 septembre 2018
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19 septembre 2018
C’est un Jean-François Lisée calme et confiant qui s’est présenté devant Anne-Marie Dussault dans le cadre de l’émission 24/60 du 18 septembre. Convaincu que la crédibilité de François Legault s’effrite de jour en jour eu égard, entre autres, à ses dernières bourdes en matière d’immigration, le chef du PQ est d’avis que M. Legault ne représente plus l’alternative à Philippe Couillard et que les électeurs vont se tourner vers le PQ.
Aux yeux de Jean-François Lisée, l’enjeu prioritaire de la campagne électorale actuelle, c’est le changement de gouvernement souhaité par une majorité de Québécoises et de Québécois. Et même si son parti stagne autour des 20 % dans les intentions de vote, M. Lisée argue qu’il subsiste encore quelque 40 % d’indécis, un pourcentage pour le moins imposant à une dizaine de jours du scrutin.
Jean-François Lisée est un politicien aguerri doté d’une intelligence extrêmement pragmatique, un atout inestimable pour présenter clairement les propositions de son parti qui auront l’heur, croit-il, de faire pencher la balance en faveur de son parti lorsqu’arrivera la question de l’urne le jour du vote.
Pour terminer, je laisse la parole à Jean-François Lisée : « Ça peut se passer très vite! Deux semaines suffisent pour qu’à partir du moment où le PQ devient l’alternative crédible aux libéraux, il y ait un déplacement de l’opinion qui nous fasse gagner l’élection… Le vote de la CAQ n’est pas un vote très solide, c’est un vote un peu par dépit… C’est la crédibilité d'un éventuel remplaçant de Philippe Couillard qui sera l’enjeu clé du scrutin… Qui est sérieux pour la suite des choses? »
vigile.net tribune libre 19 septembre 2018
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18 septembre 2018
Comme il fallait s’y attendre, le Quebec debate 2018 a donné lieu à une attaque en règle contre François Legault, notamment sur les deux bourdes du chef de la CAQ en fin de semaine sur les procédures inhérentes à la citoyenneté canadienne.
Par ailleurs, un autre sujet s’est invité dans le débat, à savoir le « bonjour, hi » dans les commerces qui a soulevé toute une saga au cours de l’été et qui a finalement été réglé par une motion adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale en faveur d’une dominance pour le simple « bonjour ».
Or, au cours du débat sur la question, Philippe Couillard y est allé d’une réplique plutôt laconique en affirmant que « Nous voulons aussi dire que cet incident est survenu. C’est derrière nous. Regardons en avant. » La réplique de Jean-François Lisée n’a pas tardé : « Les libéraux sont hypocrites. Ils votent la motion pour leur électorat francophone, et ensuite en ont honte et disent le contraire à leur électorat anglophone. »
Lors du point de presse, le chef du PLQ a eu beau emprunter tous les méandres imaginables pour se sortir de l’impasse, le flux de questions des journalistes autant anglophones que francophones l’ont littéralement cantonné dans un cul de sac inextricable… pris dans son propre piège du double discours!
vigile.net tribune libre 17 septembre 2018
Le Journal de Québec 19 septembre 2018 "Bonjour, hii"
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18 septembre 2018
On aura beau échafauder toutes sortes d’hypothèses sur la question de l‘urne lors de la journée du scrutin le 1er octobre, cette campagne comme toutes les précédentes aboutira dans l’isoloir au choix entre changer ou pas de gouvernement.
Selon les derniers sondages, il semble que les Québécoises et les Québécois ont fait le choix, jusqu’à maintenant, de changer la donne en élisant un gouvernement caquiste. En réalité, le pilote d’avion changerait mais le vol garderait la même direction, à savoir la route de la provincialisation croissante du Québec dans un environnement fédéraliste centralisateur omniprésent.
À titre d’exemple, il m’apparaît évident que les nouveaux pouvoirs qu’a l’intention de demander François Legault au fédéral en matière d’immigration, recevront une fin de non-recevoir catégorique de la part de Justin Trudeau, la relève de son père qui a toujours considéré les provinces comme des entités subalternes sous le joug du gouvernement central.
En termes clairs, en votant pour la Coalition avenir Québec (CAQ), les électeurs du Québec se prononceraient contre le gouvernement libéral sortant, un vote « stratégique » par la négative…Rien pour incarner le « vrai » changement!
En réalité, pour employer une expression bien connue chez nous, les Québécois s'apprêteraient à changer "quatre trente sous pour une piastre"…à moins que le vent tourne en faveur du parti qui incarne le véritable changement, le Parti québécois!
vigile.net tribune libre 16 septembre 2018
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14 septembre 2018
En passant sous le radar le décès de Lise Payette, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) vient d’entacher profondément les lettres de noblesse que lui avait conférées avec détermination et conviction Mme Thérèse Casgrain lors de sa fondation en 1966.
Au chapitre de la mission de la FFQ, il est écrit : « La Fédération des femmes du Québec est une organisation féministe autonome qui travaille à la transformation et à l’élimination des rapports sociaux de sexe et des rapports de domination dans toutes les sphères de la vie, en vue de favoriser le développement de la pleine autonomie de toutes les femmes et la reconnaissance véritable de l’ensemble de leur contribution à la société. »
Or, aujourd’hui dirigée par une transgenre, Gabrielle Bouchard, la FFQ a fait des femmes marginales sa priorité absolue, à tel point qu’une femme « ordinaire » se retrouve remisée dans le tiroir aux oubliettes, tel du menu fretin.
Lise Payette a œuvré toute sa vie d’adulte pour la défense et la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes du Québec. Le fait d’avoir omis de signaler sa contribution exceptionnelle à l’émancipation des femmes, à l’occasion de son décès, bafoue bassement la mémoire de ses fondatrices… Un mépris scandaleux envers une grande dame du Québec!
vigile.net tribune libre 13 septembre 2018
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11 septembre 2018
J’ai écouté avec beaucoup d’attention l’entrevue accordée à Anne-Marie Dussault par MM. Claude Béland et Claude Castonguay portant sur la campagne électorale actuelle lors de l’émission 24/60 du 10 septembre.
Et j’ai été emballé par les la justesse des interventions des deux participants, particulièrement par celles de M. Castonguay dont la lucidité ne manque aucunement d’allant. Parmi les commentaires de l’ex-ministre libéral, une remarque a retenu particulièrement mon attention.
Je veux parler de l’absence de « vision » des chefs de partis durant cette campagne. Aux dires de M. Castonguay, la ribambelle de promesses lancées par les chefs sur une variété de sujets hétéroclites présente aux électeurs une mosaïque sans lien ni vision globale du projet de société que visent à implanter au Québec les chefs en présence.
Conséquemment, il n’est donc pas surprenant qu’au tiers de la campagne, 44 % des électeurs sont encore indécis sur le choix du parti qu’ils choisiront dans l’urne, un chiffre pour le moins révélateur de l’imbroglio qui se dégage jusqu’à maintenant de la présente campagne.
Enfin, il est à parier que le candidat qui réussira à élever le débat au-dessus des priorités quotidiennes pour appeler les Québécois à le suivre dans sa vision du Québec 2018, réussira à gagner à sa cause un fort pourcentage d’indécis.
vigile.net tribune libre 11 septembre 2018
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10 septembre 2018
Alors que les deux premières semaines ont donné lieu à des attaques en règle entre la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ), depuis quelques jours, la scène s’est déplacée du côté du Parti québécois (PQ) qui, de toute évidence, est contraint de se défendre contre la CAQ de François Legault qui se positionne nettement comme le grand défenseur de l’identité nationale, un fief réservé au PQ depuis plusieurs décennies.
Et, pour en ajouter davantage, François Legault accentue les interventions sur la priorité à défendre la survie de la langue française, un
domaine privilégié par le PQ depuis sa fondation.
En termes clairs, je suis d’avis que la CAQ commence à sentir la soupe chaude et que, pour s’attirer le maximum de visibilité médiatique, M. Legault tire sur tout ce qui bouge, notamment sur les domaines traditionnellement dévolus au PQ pour lesquels le chef, Jean-François Lisée, démontre un aplomb remarquable.
En bref, il appert que la lutte initiale entre le PLQ et la CAQ vient de se voir imposer un troisième joueur, à savoir le PQ, et que le dernier segment de la campagne pourrait bien nous réserver des surprises si Jean-François Lisée persiste à garder le cap sur les valeurs sociales-démocrates du PQ, notamment la défense des intérêts du Québec, un des fers de lance de ce parti depuis sa création.
vigile,.net tribune libre 9 septembre 2018
Le Devoir 10 septembre 2018 "La CAQ chez le PQ"
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9 septembre 2018
Gilles Pelletier rêvait, dans sa jeunesse, de voguer sur les mers. Ce n’est pas par hasard que le scénariste Guy Dufresne lui a confié le rôle du capitaine Aubert dans le téléroman Cap aux sorciers, un rôle qu’il incarnait admirablement bien.
Pour Jean-François Lisée, « Gilles Pelletier fut notre grand capitaine : sur les planches et à l’écran. Avec nous, il voguait vers l’indépendance et appelait tous les matelots à faire le voyage. » Gilles
Toutefois, c’est sur scène qu’il excellait le plus. « Moi, je suis un acteur de scène. [C’est là qu’est] le plus grand plaisir peut-être, mais aussi les plus grandes peurs », raconte-t-il notamment dans une entrevue.
L’intensité de son regard perçant pouvait en un éclair occuper toute la scène. Sa voix de stentor envahissait l’espace. Les spectateurs vibraient au rythme des émotions du maître de la scène qu’incarnait Gilles Pelletier.
Le capitaine est parti pour son dernier voyage après nous avoir laissé un coffre aux trésors d’une grande richesse, le souvenir d’un homme de théâtre hors norme!
vigile.net tribune libre 7 septembre 2018
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8 septembre 2018
S’il est un enjeu majeur qui jette de l’ombre sur le système d’éducation québécoise, c’est bien le taux de décrochage scolaire qui est devenu, avec les années, un boulet aux pieds des ministres de l’Éducation.
À cet effet, une étude de l’Institut du Québec révèle qu’entre 2004 et 2014, l’écart s’est creusé entre le Québec et les autres provinces, le Québec se situant en queue de peloton avec 64 % de diplomation en 2015, un écart encore plus significatif chez les garçons qui réussissent à obtenir leur diplôme d’études secondaires en cinq ans dans une proportion alarmante de 57 %.
À mon avis, l’école doit retrouver ses lettres de noblesse, à savoir un milieu d’éducation animé par une équipe de professionnels compétents et heureux dans ce qu’ils font. D’où l’importance de mettre l’accent sur la formation des enseignants qui, trop souvent, escamote l’art de la didactique, essentielle à la capacité de communiquer les connaissances.
On aura beau tenter toutes sortes d’expériences ludiques autour de l’acte pédagogique, on se frappera continuellement au désarroi d’élèves en difficulté d’apprentissage qu’on devra tôt ou tard prendre en mains et accompagner sur les sentiers de la connaissance et, pour y arriver, l’enseignant doit disposer de toutes les ressources humaines disponibles, notamment les orthopédagogues, les psychologues et les travailleurs sociaux.
Les années de vache maigre des Libéraux ont fait un tort incommensurable au système de l’éducation, en particulier aux élèves en difficultés d’apprentissage. Il n’est donc pas surprenant que ces élèves abandonnent l’école avant la fin de leurs études secondaires… Un coup de barre majeur s’impose pour le plus grand épanouissement personnel de notre jeunesse québécoise!
vigile.net tribune libre 6 septembre 2018
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8 septembre 2018
Au début de la campagne électorale, le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, s’est engagé à parler de l’indépendance du Québec « tous les jours » au cours de la campagne, « parce qu’il y a une série de problèmes qu’on a présentement qui sont dus au fait que nous ne sommes pas indépendants ».
À moins que les allusions de M. Lisée eu égard à l’indépendance du Québec ne soient littéralement passées sous le radar, à ma connaissance, je n’ai encore entendu ni lu aucune référence du chef du PQ à la souveraineté du Québec, et pourtant, nous sommes déjà au tiers de la campagne…
Elle est où, l’indépendance, M. Lisée ?
Le Devoir 8 septembre 2018
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