12 octobre 2018
Dans un contexte où le marché laitier canadien s’apprête à s’ouvrir bien malgré lui aux produits laitiers américains suite à la dernière entente contenue dans l’Accord États-Unis Mexique Canada (AEUMC), les producteurs de lait québécois, dans une publicité vidéo qui ne manque pas d’humour, vantent le lait québécois à leur façon.
Ainsi, la publicité nous présente des vaches qui louent le lait québécois et des consommateurs qui répondent aux inquiétudes de leurs concitoyens sur un ton humoristique, l’humour ayant souvent pour effet d’attirer l’attention de l’auditeur davantage qu’une publicité sérieuse… Les humoristes en connaissent quelque chose!
En bout de ligne, je suis d’avis qu’une telle approche humoristique contribuera à engager un dialogue avec les consommateurs, entendre leurs préoccupations via les services sociaux, et ainsi créer la communication essentielle entre les producteurs laitiers et les consommateurs québécois…
Le Journal de Québec 12 octobre 2018
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11 octobre 2018
~Du 11 au 14 octobre 1968, 957 délégués représentant toutes les régions du Québec se rassemblent à l'Université Laval et au Petit Colisée de Québec pour fonder un nouveau parti politique.
Élu à la présidence, René Lévesque prononce un discours au terme de ces assises de fondation. Le président commente le choix du nom de Parti québécois, un beau nom, mais chargé d'une « écrasante responsabilité », qu'il faudra porter avec dignité et travailler à mériter…
Un demi-siècle plus tard, le Parti québécois vit une difficile période d’amertume et de grisaille à la suite de sa déconfiture du 1er octobre 2018, faisant élire un piètre 9 députés.
De son côté, le chef intérimaire désigné du parti, le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, affirme que « nous ne renoncerons pas au rêve de jeunesse du Parti québécois » tout en ajoutant du même souffle que « nous avons beaucoup de choses à passer en revue mais que l’histoire se poursuit ».
Cinquante ans après sa fondation, le PQ vit la période la plus creuse de son histoire. Certains analystes prévoient même sa disparition à court terme. De plus, de toute évidence, les 18-34 ans n’étaient pas au rendez-vous le jour du scrutin.
Le PQ peut-il redresser l’échine et retrouver son dynamisme? La réponse appartient à ses dirigeants qui se doivent de remobiliser les quelques 80 000 membres du parti en mettant sur pied des consultations populaires auprès d’eux dans le but d’écouter leurs commentaires et de les intégrer, si nécessaire, dans une plate-forme renouvelée.
C’est René Lévesque qui disait que la durée de vie d’un parti devrait s’échelonner sur une période d’une génération, de deux tout au plus…Le PQ en est-il rendu là?
vigile.net tribune libre 10 octobre 2018
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11 octobre 2018
La séance d’assermentation de Brett Kavanaugh à titre de juge de la Cour suprême des États-Unis d’Amérique a pris des allures de tragédie loufoque lorsque le président Trump a présenté ses excuses à Brett Kavanaugh et à sa famille pour « les terribles souffrances » qu'ils ont « été forcés d'endurer » suite à une « campagne de destruction personnelle » menée par les dénigreurs de son candidat désigné.
Un véritable show de boucane orchestré par le maître incontesté des envolées oratoires théâtrales, le président des États-Unis, Donal J. Trump. Et toute cette comédie malgré le témoignage on ne peut plus crédible de Christine Blasey Ford, déboutée de façon cavalière par une enquête expéditive du FBI qualifiée d’« investigation historique » par M. Trump.
Enfin, pour clore le show de façon élégante, M. Kavanaugh a décrit le processus comme « conflictuel et émotif », mais il assure ne pas entretenir d'amertume. Et, signe prémonitoire, les quatre employées qui sont appelées à travailler pour monsieur le juge sont des femmes… Des tensions à l’horizon? Qui sait?
Le Journal de Québec 11 octobre 2018
vigile.net tribune libre le 11 octobre 2018
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9 octobre 2018
Commençons par cet extrait d’entrevue d’Éric Zemmour, polémiste, écrivain, essayiste et journaliste politique français : « Je rappelle que seul le pouvoir politique est élu par le peuple. En dominant le politique, les juges de hautes instances, telle la Cour suprême, s’imposent au peuple, et donc foulent aux pieds la démocratie. » Un argumentaire percutant qui met en lumière l’influence énorme du judiciaire sur le politique et, par ricochet sur la démocratie, voire sur le peuple.
Pour illustrer une telle assertion, nous allons partir d’un cas hypothétique : supposons que le nouveau gouvernement caquiste, fort d’une majorité de Québécois, décide d’invoquer la clause dérogatoire pour protéger les producteurs laitiers du Québec contre les mesures imposées par l’ALENA, eu égard à la gestion de l’offre qui est soumise à rude épreuve dans le texte final de l’Accord de libre échange tripartite entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Dans un tel cas, il est fort plausible que le gouvernement fédéral référera la cause à la Cour suprême du Canada qui tranchera fort probablement en faveur de la Charte des droits et libertés pour faire valoir, par exemple, les droits reconnus de l’Ontario sur l’industrie automobile à l’intérieur de l’ALENA.
Et le Québec s’en retournera bredouille, les juges s’étant dressés comme des fossoyeurs de la démocratie eu égard à la demande légitime de dérogation du Québec.
vigile.net tribune libre 8 octobre 2018
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7 octobre 2018
On peut dire que les relations fédérales-provinciales débutent ardument entre le premier ministre désigné du Québec François Legault et le premier ministre du Canada Justin Trudeau dans l’épineux dossier des signes religieux, le premier voulant défendre le port de signes religieux pour tous les employés de l’État en ligne d’autorité, y compris les enseignants, le second évoquant la charte des droits et libertés comme obstacle aux velléités de François Legault.
À cet argument de Justin Trudeau, M. Legault évoque la possibilité d’utiliser la clause dérogatoire, ce à quoi M. Trudeau lui répond que cette clause ne doit être utilisée qu’à des fins exceptionnelles.
Et, pour ajouter un peu d’huile sur le feu, des rumeurs circulent à l’effet que M. Legault envisage de prendre des mesures pour aller à l’encontre de l’ALENA eu égard aux accrocs envers la gestion de l’offre qui pénalisent les producteurs laitiers du Québec.
La grande question est maintenant de savoir jusqu’où iront les ambitions nationalistes de François Legault. Pour l’instant, du moins, il semble qu’il ait l’intention de se tenir debout pour défendre ses idées… C’est à suivre!
vigile.net tribune libre 6 octobre 2018
Le Journal de Québec 9 octobre 2018 "Le nationalisme de Legault'
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6 octobre 2018
Dans quelques jours, la consommation de cannabis deviendra légale au Canada, un engagement qu’avait pris Justin Trudeau lors de la dernière campagne électorale fédérale, l’objectif étant d’exercer un meilleur contrôle sur son utilisation, particulièrement auprès des adolescents.
Toutefois, sommes-nous bien informés sur les effets potentiels nocifs de l’utilisation du cannabis? À cet effet, une petite recherche sur le sujet m’a conduit à des constats plutôt inquiétants. À titre d’exemples, sur le long terme, apparaissent progressivement des difficultés de concentration, des problèmes scolaires, une baisse de la motivation ainsi qu’un isolement social, des troubles psychiques tels que l’anxiété, l’état de dépression, la psychose cannabique, voire la schizophrénie ou la paranoïa chez des sujets prédisposés.
Comme l’application de la loi fédérale relève des provinces, certaines d’entre elles s’apprêtent déjà à limiter au maximum l’accès au cannabis, l’inquiétude les guidant dans une telle démarche.
À mon avis, la légalisation du cannabis ratera sa cible eu égard au contrôle sur son utilisation en plus de contribuer à l’émergence de séquelles psychologiques graves qui mettent sérieusement en danger la santé des utilisateurs… En termes clairs, une loi suicidaire!
quebechebdo 6 octobre 2018
Le Journal de Québec 10 octobre 2018
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6 octobre 2018
Nonobstant la première occasion où le Parti québécois s’est présenté dans la course lors des élections de 1970 où il a remporté 7 sièges, sa contreperformance du 1er octobre 2018 constitue sa pire déconfiture avec un maigre 9 candidats élus et 17 % du suffrage populaire.
À mes yeux, cette débâcle suscite de nombreuses questions parmi lesquelles nous pouvons nous demander si le PQ peut se relever de cette cuisante défaite. Si oui, par quels moyens?
Dans un premier temps, je suis d’avis que les péquistes doivent entreprendre dès maintenant une sérieuse réflexion sur les motifs plausibles qui les ont conduits à un si piètre résultat. Lors de cette élection, il apparaît évident que l’électorat québécois cherchait le changement. Alors, pourquoi les Québécois n’ont-ils pas opté pour le PQ? En réalité, le PQ incarne-t-il le changement? Poser la question, c’est y répondre…
À mon avis, le PQ se relèvera de cette défaite seulement et si seulement les militants retournent sur le terrain à la rencontre du « vrai monde » et se mettent à écouter ce qu’il a à dire eu égard à sa perception du PQ, notamment les 18-34 ans pour qui le Parti québécois est pratiquement inconnu.
Près de 50 ans plus tard, le parti glorieux de René Lévesque est « dans les câbles »… À lui de descendre de l’« arène politique » et de rejoindre le « plancher des vaches »!
vigile.net tribune libre 5 octobre 2018
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4 octobre 2018
Si on analyse le phénomène des récentes vagues en politique canadienne et québécoise, à savoir la vague adéquiste en 2007, la vague orange du Nouveau parti démocratique en 2011 et la vague caquiste en 2018, une constante demeure présente, l’électorat s’est prononcé pour un changement de gouvernement.
Les Québécois sont ainsi faits qu’ils sont impitoyables envers un gouvernement qui ne répond plus à leurs aspirations. La vague caquiste qui a déferlé sur le Québec le 1er octobre 2018 ne fait pas exception à cette « règle ».
Les experts auront beau échafaudé toutes sortes d’hypothèses plus « savantes » les unes que les autres pour tenter de trouver quelque explication sur la débâcle des « vieux » partis, le Parti libéral du Québec et le Parti québécois, l’électorat québécois a jeté son dévolu sur les deux partis qui n’avaient jamais occupé le pouvoir, la Coalition avenir Québec et Québec solidaire.
En termes clairs, les Québécois avaient soif d’un vent de changement et ils l’ont manifesté clairement dans l’isoloir… Vox populi, vox dei!
vigile.net tribune libre 3 octobre 2018
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3 octobre 2018
Partons de l’hypothèse que l’indépendance du Québec aurait fait partie des débats au cours de la dernière campagne électorale. Il est fort à parier que la dynamique de la campagne aurait pris une toute autre tournure, la polarisation entre le fédéralisme et l’indépendance aurait certes accaparé une bonne partie des échanges entre les chefs de partis.
Or, le PQ de Jean-François Lisée a décidé de placer son option fondamentale en veilleuse jusqu’en 2022, concentrant ses énergies à défendre les intérêts des Québécois à l’intérieur d’un parti provincialiste soumis à l’intransigeance d’un gouvernement fédéral centralisateur.
Résultat? C’est la débâcle complète, un maigre neuf députés élus… Si Jean-François Lisée espérait obtenir le pouvoir en mettant en veilleuse l’indépendance du Québec, force est de constater que sa stratégie est un fiasco monumental…
En conséquence, je suis d’avis que le PQ sans l’indépendance, c’est un parti sans âme qui perd toute la raison d’être de sa création…Un convoi de wagons sans locomotive, un parti dépouillé de son projet de société, à savoir accompagner le Québec à son indépendance!
Le Journal de Québec 3 octobre 2018
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30 septembre 2018
Ayant toujours cru que Québec solidaire (QS) utilisait à outrance la démagogie comme approche auprès de l’électorat québécois, j’ai voulu connaître la définition qu’en donnait Wikipédia pour valider mes convictions. En voici donc un extrait :
« La démagogie est une notion politique et rhétorique désignant l'état politique dans lequel les dirigeants mènent le peuple en le manipulant pour s'attirer ses faveurs, notamment en utilisant un discours flatteur ou appelant aux passions.
Le discours du démagogue sort du champ du rationnel pour s'adresser aux pulsions, aux frustrations du peuple, à ses craintes. En outre, il recourt à la satisfaction immédiate des attentes, ou des souhaits les plus flagrants du public ciblé, sans recherche de l'intérêt général mais dans le but de s'attirer personnellement la sympathie, et de gagner des soutiens.
L'argumentation démagogique doit être simple, voire simpliste, afin de pouvoir être comprise et reprise par le public auquel elle est adressée. Elle fait fréquemment appel à la facilité, voire à la paresse intellectuelle, en proposant des analyses et des solutions qui semblent évidentes. »
Force est de constater que les similitudes entre la définition de Wikipédia et les pratiques de QS sont pour le moins frappantes. Je vous laisse le soin de juger par vous-mêmes…
vigile.net trinune libre 29 septembre 2018
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