La poule aux oeufs d’or

12 février 2018

Depuis des décennies, la saga entre l’école publique et l’école privée refait surface lorsque le réseau public éprouve certaines difficultés, notamment au chapitre des subventions qu’il reçoit du ministère de l’Éducation (MEQ). En fait, l’équation est facile, coupons les subsides au réseau privé, et profitons de cette manne pour investir dans le réseau public.

C’est l’argumentaire de Québec solidaire (QS) qui allègue que la moitié des parents qui envoient leurs enfants à l’école privée subventionnée vont continuer de faire ce choix le jour où le gouvernement cessera de couvrir 40% des frais de scolarité, et que le MEQ réalisera ainsi des économies de 100 M$.

Malheureusement, dans la réalité, le principe des vases communicants ne s’applique pas aussi harmonieusement. La raison en est très simple : QS croit-il sérieusement que 50 % des parents continueront d’envoyer leurs enfants dans des écoles privées non-subventionnées au coût estimé à 18 000 $ par année, le coût actuel d’une école privée non-subventionnée? La réponse me semble évidente…

L’argumentaire de QS me rappelle l’histoire de celui dont la poule pondait tous les jours un œuf d’or, et qui l’ouvrit pensant découvrir un trésor pour finalement constater qu’elle était semblable à toutes les autres poules. Et La Fontaine de terminer ainsi sa fable : « Belle leçon pour les gens chiches : Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus Qui du soir au matin sont pauvres devenus Pour vouloir trop tôt être riches ?

vigile.net tribune libre 12 février 2018
 

Le cours ECR au banc des accusés

11 février 2018

Le cours Éthique et culture religieuse (ECR), qui a remplacé en 2008 l’enseignement religieux confessionnel et l’enseignement moral, en est à sa dixième année, et depuis son instauration, les critiques n’ont cessé de fuser de toutes parts, notamment eu égard à l’endoctrinement de masse qu’il suscite en soumettant les jeunes Québécois à une propagande nettement multiculturaliste.

De là à caricaturer le « vrai monde » comme étant corrompu par le racisme, la xénophobie, l’intolérance et autres tares du même genre, il n’y a qu’un pas…et il est vite franchi. D’où la perte progressive et sournoise, voire le rejet, de son identité à ses valeurs traditionnelles.

L’école québécoise est devenue une succursale où les élèves sont utilisés à des fins partisanes d’une idéologie. Est-ce vraiment le rôle de l’école? La réponse est non. Conséquemment, après dix ans d’assimilation pernicieuse aux « bienfaits » du multiculturalisme « canadian », il est plus que temps que le cours d’ECR soit carrément aboli dans sa présentation actuelle et qu’un véritable cours d’Éthique et culture religieuse soit instauré dans les meilleurs délais!

quebechebdo 11 février 2018
 

#MoiAussi, la suite…

9 février 2018

Lors de l’émission 24/60 du 8 février présentée sur RDI, un panel de quatre femmes issues de milieux professionnels différents se sont exprimées sur les suites qu’elles prévoyaient au mouvement #MoiAussi. Quoique les opinions fussent différentes, les quatre panélistes s’entendaient sur le fait que le déferlement de dénonciations à connotations sexuelles a contribué à créer un climat davantage favorable à des relations hommes-femmes plus harmonieuses.

Toutefois, comme ces dénonciations ont pour la plupart emprunté la voie des médias sociaux, force est d’admettre que les présumés agresseurs demeurent des « condamnés » sur la place publique tout en bénéficiant de la présomption d’innocence puisqu’aucune accusation criminelle ne pèse actuellement contre eux, bien qu’ils se soient vus attaqués vigoureusement dans leurs réputations personnelle et professionnelle.

Ceci étant dit, à mes yeux, les véritables effets de #MoiAussi se feront sentir dès lors que la société, notamment les parents, agiront proactivement sur leurs adolescents concernant l’importance du respect qu’ils doivent entretenir dans leurs relations avec les filles…Une démarche en amont essentielle sans quoi le sentiment de domination des hommes persistera à faire ses ravages destructeurs et pernicieux…

quebechebdo 9 février 2018
Le Journal de Québec 12 février 2018 
 

Trudeau, l’islamophile

9 février 2018

Wikipédia définit l'islamophilie comme étant "un néologisme pour décrire un engouement pour les valeurs de l'islam, généralement associé à une admiration de la civilisation islamique". Dans ce contexte, force est de constater que Justin Trudeau, eu égard aux nombreuses manifestations pro-islam auxquelles il a assisté, et à la kyrielle de ses déclarations faisant l’éloge de l’islam, répond parfaitement à la définition de l’islamophilie.

Pas étonnant qu’il déploie autant d’énergie à combattre l’islamophobie, sa dernière bataille ayant trait au premier anniversaire de la commémoration de l’attentat de la grande mosquée de Québec le 29 janvier dernier où il est revenu hanter les Québécois sur l’examen de conscience qu’ils devraient faire relativement à leur aversion vis-à-vis le mot "islamophobie".

Or, les Québécois, en général, ne souffrent pas d’islamophobie, mais ils demeurent conscients que les nombreux attentats perpétrés par les djihadistes musulmans à travers le monde depuis des années sont des actes démoniaques qu’il faut à tout prix dénoncer sans réserve.

Quant à vous, M. Trudeau, à mon sens, votre propension viscérale envers le multiculturalisme vous conduit tout droit à un phénomène d’inclusion à outrance qui fait fi de la réalité au profit d’un culte sans borne et sans nuance pour l’islamophilie.

vigile.net tribune libre 9 fevrier 2018

Lettre ouverte à Jean-François Lisée

6 février 2018

Monsieur Lisée,

Par cette lettre, mon intention est de faire amende honorable eu égard au tiède leadership que vous avez exercé depuis votre arrivée à la chefferie du Parti québécois (PQ), notamment au chapitre de l’indépendance du Québec que vous avez reporté en 2022, pour autant que vous remportiez le scrutin de 2018. À cet effet, mon opinion n’a pas changé. Je demeure convaincu qu’à force d’attendre les conditions gagnantes, la « cause » perdra davantage de son élan.

Toutefois, force est de constater que, depuis quelques semaines, particulièrement depuis les résultats inquiétants du dernier sondage, vous avez eu le courage de rester debout dans la tempête, réussissant non seulement à l’apaiser, mais aussi à en ressortir plus fort. Et, pour y arriver, deux éléments me semblent ressortir nettement.

D’abord, pour la première fois depuis des lunes, vous avez su déposer sur la table un programme clair et articulé qui répond aux priorités des Québécois, notamment l’assistance aux jeunes familles grâce au prolongement des congés de paternité, l’ajout de maisons de famille, des mesures de conciliation travail-famille et un retour au tarif unique dans les CPE.

Ensuite, dans le contexte des départs annoncés au sein du caucus, vous avez la clairvoyance de faire appel à la jeune génération au sein de votre caucus, notamment par la nomination de Véronique Hivon à titre de vice-chef du PQ, une sage décision qui apportera du sang neuf à un poste stratégique.

Enfin, M. Lisée, je tiens à vous exprimer toute mon admiration pour l’habileté avec laquelle vous avez repris les rênes du parti tout en souhaitant ardemment que vous meniez le navire amiral à bon port en octobre 2018.

vigile.net tribune libre 6 février 2018

Une sage décision

4 février 2018

Avec la nomination de Véronique Hivon à titre de vice-chef du Parti québécois (PQ), sommes-nous en train d’assister à la reprise du tandem Bouchard-Parizeau mis sur pied en plein milieu de la campagne référendaire de 1995 par Jacques Parizeau, sentant qu’il avait besoin d’un personnage charismatique pour ajouter plus de mordant au « oui ».

Si tel est le cas, force est d’admettre que la décision de Jean-François Lisée a dû lui demander beaucoup d’humilité, et qu’elle dénote à quel point le chef du PQ désire à tout prix exercer une remontée dans les sondages en choisissant une candidate dont le charisme est incontestable en plus de se situer nettement en faveur de la social-démocratie

L’arrivée de l’auteure de la Loi concernant les soins de fin de vie, Véronique Hivon, aux côtés de M. Lisée, redonne, à mon sens, un regain d’énergie bénéfique et opportun à ses troupes, déjà ébranlées par les résultats du dernier sondage qui les classe troisièmes eu égard aux intentions de vote. Le charisme et la détermination reconnus de la députée de Joliette redonneront certes du panache à un leadership qui tarde à récolter les fruits de ses efforts pour remonter dans les sondages. … Somme toute, une sage décision de la part de Jean-François Lisée.

vigile.net tribune libre 3 février 2018
 

Un attitude désinvolte

4 février 2018

Alors que deux médecins de formation, soit Mm Couillard et Barrette, respectivement premier ministre et ministre de la Santé, sont à bout de solutions et que les infirmiers et infirmières sont à bout de souffle, nos éminents médecins ne trouvent rien de mieux à faire que de lancer un appel au personnel aux soins des malades pour qu’il trouve des solutions aux problèmes de surcharge de travail sur les étages des hôpitaux, une attitude désinvolte, voire irresponsable.

En fait, les services de santé font face à un cul-de-sac : les budgets pour l’embauche d’infirmiers et infirmières sont disponibles mais les candidats ne répondent pas de peur de se faire imposer une tâche surhumaine en plus d’heures supplémentaires « obligatoires ». De son côté, le personnel en place se dirige vers du temps partiel qui lui permet d’accomplir du temps supplémentaire « non obligatoire » en plus d’une tâche moins lourde. 

Pourtant, il m’apparaît que le problème serait en grande partie résolu si le ministre Barrette éliminait les heures supplémentaires obligatoires des offres d’emploi pour les substituer par du temps supplémentaire facultatif, une solution moins coercitive qui aurait, à mon sens, l’heur de trouver davantage preneurs. 

vigile.net tribune libre 3 février 2017
​Le Journal de Québec 5 février 2018

Terminée la lune de miel?

28 janvier 2018

Malgré sa promesse ferme faite en campagne électorale, la nouvelle mairesse de Montréal, Valérie Plante, a déposé un budget qui prévoit pour 2018 des augmentations de taxes dépassant l’inflation, imposant aux Montréalais des hausses moyennes de 3,3 %. Une décision qui a soulevé un tollé de contestations tant dans l’opposition à l’hôtel de ville qu’auprès de l’ensemble des maires des villes de banlieue.

De son côté, la mairesse demeure inflexible et répète qu'elle a respecté sa promesse de ne pas augmenter les taxes au-delà de l’inflation., tout en concédant qu’elle aurait dû informer la population montréalaise que la Ville avait l’intention d’augmenter la taxe de l’eau, gelée depuis 2013, au cours de sa campagne électorale. « La taxe de l’eau, au-delà de l’avoir mal expliquée – parce que j’entends le message des Montréalais –, j’aurais pu faire comme mon prédécesseur et refiler la facture dans les arrondissements et couper dans les services », lance Mme Plante.

Un argumentaire qui n’a pas l’heur de calmer le mécontentement populaire, notamment Pierre Pagé du groupe citoyen Montréal pour tous qui presse l’administration Plante-Dorais de reculer au sujet des hausses de taxes. « Ce n’est pas une question de chiffres, c’est une question de lien de confiance. On fait un appel pour que la mairesse n’endommage pas ce lien de confiance ».

Quoi qu’il en soit, la « lune de miel » entre l’exubérante Valérie Plante et ses supporters qui a débuté lors de sa victoire comme mairesse de Montréal « en a pris pour son rhume » avec ce premier budget… Reste à voir si le « lien de confiance » avec la population continuera de s’effriter davantage ou si le « sourire » de Valérie viendra à son secours en réussissant à exercer encore son charme!

vigile.net tribune libre 28 janvier 2018

La CAQ, la solution alternative

28 janvier 2018

À huit mois des élections, un nouveau sondage Léger-Le Devoir donne à la Coalition avenir Québec (CAQ) 39 % d’intentions de vote, une hausse de trois points par rapport à décembre 2017, et une avance de 11 % sur le Parti libéral du Québec (PLQ). De quoi réjouir François Legault qui, de surcroît, est désigné dans le sondage comme le meilleur premier ministre potentiel avec 31 %, Philippe Couillard obtenant pour sa part un score de 16 %.

À mon sens, la CAQ apparaît nettement comme le parti sur lequel les Québécois semblent vouloir jeter leur dévolu à titre de solution alternative au PLQ, usé par des années d’allégations de scandales eu égard à la collusion et la corruption, notamment dans le secteur de la construction. En termes clairs, les Québécois souhaitent un changement de gouvernement et, pour l’instant, il semble que la CAQ leur offre cette alternative.

Toutefois, le chemin pour parvenir au 1er octobre est encore très long, assez long pour que l’échiquier se transforme radicalement. À cet effet, au cours des prochains mois, il faudra surveiller le parcours du Parti québécois (PQ) dont le chef, Jean-François Lisée, depuis quelques semaines, place habilement les cartes sur la table en présentant aux Québécois un programme articulé qui pourrait susciter un regain de popularité dans un prochain sondage…Qui sait?

quebechebdo 28 janvier 2018  
Le Journal de Québec 31 janvier 2018 "La solution alternative"       

Le retour éventuel de PKP

25 janvier 2018

Autant j’étais emballé par l’arrivée de Pierre Karl Péladeau en politique au sein du Parti québécois (PQ), autant je demeure perplexe au sujet de la pertinence de son retour en scène. Autant le poing levé de PKP m’avait enthousiasmé, autant sa valse-hésitation quant à un éventuel retour suscite en moi des doutes sur sa ferveur.

Nonobstant le fait que son retrait ait été causé par des raisons familiales, le retour possible de PKP n’aura certes pas l’impact qu’il a suscité auprès des troupes indépendantistes au moment où il est devenu chef du PQ, une situation où il devra faire acte d’humilité en se soumettant au chef actuel, Jean-François Lisée, une position de second qui, avouons-le, n’est pas coutumière chez le maître de Québecor.

Du côté de Jean-François Lisée, malgré l’ouverture « diplomate » dont il a fait preuve devant les intentions de l’« enfant prodigue », je soupçonne une certaine appréhension de sa part devant la stature imposante de PKP qui risque de jeter de l’ombre sur l’aura du chef actuel, une situation inquiétante quand on connaît le style pompeux de M. Lisée.

Enfin, dans l’hypothèse où PKP confirme son retour, j’espère qu’il aura eu une rencontre préalable fructueuse avec Jean-François Lisée au cours de laquelle le chef aura mis clairement les cartes sur table concernant le rôle qu’il entend confier à PKP au sein de son équipe.

vigile.net tribune libre 25 janvier 2018