1 avril 2018
En ce jour de résurrection marquant la fête de Pâques, j'ai pensé vous offrir ce petit poème qui raconte l'éclosion de l'oeuvre dans la tête du poète à la manière des bourgeons qui s'apprêtent à fêter l'arrivée du printemps…
Éclosion
Les yeux rivés sur la page blanche
Prête à recevoir l’encre du crayon
Ma main se libère de son bâillon
Et revêt son habit du dimanche
Métaphores, ellipses et comparaisons
S’intègrent tout doucement dans mes vers
Agençant harmonieusement en paires
Des mots rimés comme saison et maison
J’écris, je biffe et recommence
Au rythme d’une lente gestation
Mes idées se terrent en incubation
Attendant qu’émerge la semence
Le texte germe petit à petit
Enrichi par des mots mis en marge
À la manière de riches bagages
Lui insufflant une forme de vie
Je m’arrête quelques instants, je relis
Partant de l’alpha jusqu’à l’oméga
Je change quelques mots ici et là
Enfin ma main a rejoint mon esprit
Parcelles de vie; Henri Marineau, octobre 2009
vigile.net tribune libre 1er avril 2018
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1 avril 2018
C’est maintenant confirmé, l’ex-chroniqueur politique de La Presse, propriété de Power Corporation appartenant à la famille Desmarais, Vincent Marissal, se présente sous la bannière de Québec solidaire (QS) dans la circonscription de Rosement contre Jean-François Lisée lors des prochaines élections générales d’octobre 2018.
De deux choses l’une : ou bien Vincent Marissal a trouvé son chemin de Damas et s’est converti à la cause souverainiste, ou bien QS n’est pas un parti souverainiste mais plutôt un parti social-démocrate qui opterait pour « la souveraineté si nécessaire » tel que déjà exprimé par Amir Khadir.
Quoi qu’il en soit, la candidature de Marissal risque de brouiller les cartes en divisant le vote souverainiste et en permettant au candidat du Parti libéral du Québec de se faufiler et de ravir le comté à Jean-François Lisée, ce qui aurait un effet désastreux pour la Parti québécois (PQ).
Dans toute cette histoire, il m’apparaît évédent que QS n’a pas oublié le refus du PQ de se joindre à lui dans son onvitation à la convergence et qu’il est bien décidé à lui mettre des bâtons dans les roues coûte que coûte…une stratégie bassement électoraliste qui risque de jouer contre lui et, par ricochet, contre Vincent Marissal, dans l’hypothèse où ce dernier obtenait un pourcentage de votes négligeable…Enfin, les jeux sont faits, place à la démocratie!
vigile.net tribune libre 31 mars 2018
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29 mars 2018
En écrivant ce billet, je n’ai pas du tout l’intention de jouer au psychologue, là n’est pas mon sujet. En lisant et relisant la lettre qu’Alexandre Bissonnette a lue au juge et aux membres des familles des victimes, j’ai d’abord été interpelé par ces mots porteurs d’un profond regret : « J'ai honte. Honte de ce que j'ai fait ».
Autre élément révélateur de son état d’esprit, Bissonnette nous révèle aussi les tiraillements qu’il a vécus les jours précédant la tuerie : « C'est comme si je me battais avec un démon qui a fini par m'avoir et qui a fini par gagner », un cri d’alarme réfléchi qui ne fait, à mes yeux, aucunement quelque référence à l’idée de circonstances atténuantes.
Toutefois, au-delà des aveux de culpabilité d’Alexandre Bissonnette et du repentir exprimé, je retiens surtout ces mots qui constituent sans aucun doute un baume sur la plaie des victimes, y compris ses parents : « J'aimerais pouvoir demander pardon pour tout le mal que je vous ai fait, je sais que mon geste est impardonnable ».
Enfin, nous retiendrons des événements entourant la tuerie à la grande mosquée de Québec en janvier 2017 toute l’horreur et toutes les souffrances atroces qui les ont entourés. Néanmoins, j’ose espérer que le repentir d’Alexandre Bissonnette tirera le voile sur cette terrible tragédie et permettra aux victimes de continuer d’assumer leur deuil en toute intimité…
quebechebdo 29 mars 2018
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28 mars 2018
Aux dires de la plupart des analystes de la tribune parlementaire, le budget du ministre des Finances Carlos Leitão contient tous les ingrédients pour être qualifié d’électoraliste. Le ministre aura beau « patiner », alléguant que la croissance de l’économie québécoise a été plus importante que prévue, force est de constater que le « hasard » fait trop bien les choses pour qu’on lui prête quelque crédibilité.
Dans les faits, il m’apparaît évident que les dernières années de « vache maigre » imposées aux contribuables québécois ont contribué grandement à dégager la marge de manœuvre nécessaire pour permettre au gouvernement Couillard de distribuer des « cadeaux » dans toutes les sphères de la société québécoise et cela, à quelque six mois des élections au Québec.
Une manœuvre électoraliste à peine voilée dans l’intention inavouée de contrer les affres du vent de changement qui souffle sur le Québec après une quinzaine d’années de régime libéral, entrecoupé par le court passage du gouvernement Marois.
Si vous ajoutez à ce constat la descente en chute libre des intentions de vote pour la PLQ lors du dernier sondage et, parallèlement, la montée de la CAQ qui, de surcroît, se présente comme « l’équipe du changement », je serais fort étonné que les Québécois aient oublié les coupes drastiques du gouvernement Couillard et que ce « budget de la survie » du ministre des Finances ne passe le test de la crédibilité auprès de l’électorat québécois…
vigile.net tribune libre 28 mars 2018
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26 mars 2018
C’est en ces termes plutôt discordants, voire antithétiques, que le président de la France s’est exprimé lors de la visite du premier ministre du Québec Philippe Couillard à Paris, tout en ajoutant du même souffle qu’il ne faisait pas partie des « défenseurs grincheux » de la langue française.
Et, dans un élan pléthorique de tournures lexicales pour le moins alambiquées, Emmanuel Macron, dans le but d’apporter des précisions sur sa position eu égard au parler anglais, allègue que « cela renforce la francophonie de montrer que ce n’est pas une langue enclavée, mais une langue qui s’inscrit dans le plurilinguisme ».
Avec un tel raisonnement, on est en droit de se demander si le président français n’est pas en train d’oublier qu’il est le « digne » représentant de la république française qui, il faut bien l’admettre, est en train de sombrer pernicieusement dans l’anglicisation perfide. Une situation qui ne risque pas d’être redressée par le président actuel avec des révélations aussi accablantes.
À mes yeux, tout plurilinguiste qu’il soit, Emmanuel Macron se doit de placer la langue officielle de la république française au tableau d’honneur de ses allocutions publiques en France et sur la scène internationale, à défaut de quoi le français perdra petit à petit ses lettres de noblesse séculaires.
vigile.net actualité/langue française 26 mars 2018
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26 mars 2018
On ne compte plus les congédiements de postes haut placés effectués par le président Donald Trump. Le dernier en liste étant son conseiller à la sécurité nationale. Le général H. R. McMaster. Il est à se demander si ce jeu de chaise musicale n’est pas un leurre pour éloigner les rumeurs de scandales qui gravitent autour du président.
En effet, pendant que les yeux des médias sont attirés par les limogeages en série de Trump, passent sous le radar les allégations de harcèlements sexuels dont il fait l’objet sans coup férir.
À observer Donald J. Trump jongler avec ses principaux conseillers, on a l’impression qu’il les manipule comme des pions sur un échiquier devant lequel il est le seul à jouer. De cette façon, il est sûr de gagner la bataille…Reste à savoir s’il sortira vainqueur de la guerre!
Le Journal de Québec le 26 mars 2018
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25 mars 2018
J’ai toujours voué une admiration sans borne pour le discours mobilisateur et les convictions profondes de la militante indépendantiste, Catherine Dorion, du temps où elle agissait comme bougie d’allumage au sein d’Option nationale.
Mais voilà que, pour des raisons qui me sont inconnues, Mme Dorion a décidé de suivre le troupeau dirigé par Sol Zanetti et de briguer la circonscription de Taschereau pour Québec solidaire (QS) lors du scrutin d’octobre 2018…Un revirement qui dépasse carrément mon entendement.
En effet, comment une militante aussi souverainiste peut-elle s’enrôler dans un parti qui n’a toujours parlé d’indépendance que du bout des lèvres? Un parti dont le doyen, Amir Khadir, a déclaré un jour « l’indépendance si nécessaire mais pas nécessairement l’indépendance »…Vraiment pas de quoi faire vibrer la corde souverainiste!
Catherine Dorion est une inclassable, un électron libre. En prenant la décision de se joindre à QS, je ne peux qu’exprimer ma profonde déception tout en espérant qu’elle saura conserver tout au moins son militantisme débordant eu égard à la cause souverainiste du Québec!
quebechebo 25 mars 2018
vigile.net tribune libre le 25 mars 2018
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22 mars 2018
En vertu du principe de la neutralité envers l’interlocuteur, les employés de Service Canada doivent désormais vérifier comment ce dernier souhaite qu’on s’adresse à lui avant d’utiliser « madame » ou « monsieur ». De plus, les concepts de « père » et « mère » disparaîtront des documents officiels pour être substitués par le mot « parents ». La raison évoquée? Les termes « père » et « mère » peuvent parfois comporter des problématiques pour les familles homosexuelles ou les familles dont l’un des parents va subir une transformation.
Une neutralité à outrance qui érige en principe les cas exceptionnels au détriment de la très grande majorité des couples constitués d’un père et d’une mère. En bref, l’exception devient la règle. Dorénavant, l’enfant n’aura plus de père ni de mère, il aura des « parents », et tant pis pour la distinction…
Au moment où le gouvernement Trudeau subit une baisse substantielle en termes de satisfaction des Canadiens dans le dernier sondage, Service Canada ne trouve rien de mieux à faire que de divaguer dans une guéguerre de mots qui n’aboutira à rien d’autre qu’à l’accouchement d’un « œuf de mouche »!
Le Soleil 23 mars 2017
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22 mars 2018
Dans la foulée de la « prime réunion », la « prime d’assiduité », le « forfait jaquette » apparaît maintenant dans ce sombre portrait la « prime pour les patients âgés de plus de 85 ans » que touchent les médecins gériatres, dont la profession, faut-il le rappeler, est de soigner les personnes âgées. Une prime qui s’est chiffrée pour l’année 2016-2017 à 935 199 $ à même les poches des contribuables.
De l’avis du président de l’Association des médecins gériatres du Québec, le Dr Serge Brazeau, la création du supplément pour voir des patients âgés vise à reconnaître le fait qu’il est souvent plus complexe et plus long de traiter les gens qui ont au moins 85 ans, ajoutant, du même souffle que d’autres suppléments existent spécialement pour des cas lourds, notamment lorsque le patient prend de nombreux médicaments ou qu’il souffre de quatre maladies et plus.
Devant un argumentaire aussi aberrant, je me demande sérieusement si les médecins spécialistes ne sont pas emportés dans la tourmente de la « primomanie », une maladie contagieuse qui ne cesse de proliférer au sein de cette sacrosainte équipe qui s’octroie sans coup férir des privilèges éhontés, voire scandaleux.
Le Journal de Québec 22 mars 2018
vigile.net tribune libre 24 mars 2018
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21 mars 2018
C’est maintenant confirmé, la chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, se soumettra à un vote de confiance auprès des 20 000 membres du Bloc lors du Conseil national du parti du 29 avril à Drummondville. Après des semaines de tempête et plusieurs appels à quitter la direction du Bloc, Mme Ouellet a décidé de jouer son va-tout et d’utiliser la voie démocratique, une démarche difficilement critiquable à mes yeux.
Parlant de « démocratie », la chef du Bloc s’est fixé comme objectif minimal pour demeurer en poste 50% d’appuis + 1 vote, un résultat qui, selon certains analystes, aurait pour effet de remettre sa légitimité en cause et de ramener le parti « à la case départ ». Qu’à cela ne tienne, Martine Ouellet est catégorique; elle invitera les supporters qui l’ont appuyée à la suivre sur les grandes orientations du parti qui auront été décidées à l’occasion du même référendum sur une deuxième question à cet effet.
De l’avis de Jacques Beauchemin, professeur au département de sociologie de l'UQAM, qui a suivi de près la crise au Bloc au cours des dernières semaines, « ça ne serait pas assez élevé pour reconduire sa légitimité en tant que chef… on ne peut pas partir à la guerre avec un soutien de ses membres aussi faible que celui-là. »
Martine Ouellet est perçue comme une « battante » et une souverainiste incontestée…Reste à savoir si, dans l’hypothèse où elle reçoit une faible majorité, elle parviendra à coup de détermination (ou d’entêtement!) à réunifier un parti écorché vivement par les pénibles événements des dernières semaines.
Le Soleil 21 mars 2018
Le Devoir 21 mars 2018 "Ouellet joue son va-tout"
vigile.net tribune libre 21 mars 2018
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