Paul Gérin-Lajoie, la passion pour l’éducation

27 juin 2018

Nonobstant le rôle dominant joué par Paul Gérin-Lajoie eu égard aux relations internationales du Québec où il a agi comme précurseur dans ce champ de compétences, il m’apparaît que le père de la création du ministère de l’Éducation aura été l'un des plus grands artisans des transformations apportées au système d'éducation québécois.

À une époque où plus de la moitié des adultes du Québec ne sont pas allés plus loin que la sixième année à l'école, il entreprend d'élargir et, surtout, de démocratiser l'enseignement sut tout le territoire du Québec. Pour ce faire, il crée la commission Parent dont le but est d'établir un véritable ministère de l'Éducation et de rapatrier le plus rapidement possible toutes les responsabilités en matière d'enseignement.

Non seulement aura-t-il permis à plusieurs générations de jeunes québécoises et québécois de fréquenter l’école gratuitement jusqu’à la fin de leurs études secondaires, mais il aura aussi facilité à plusieurs d’entre eux l’atteinte des Cégeps et des Universités grâce à l’instauration d’un système de prêts et bourses.

Paul Gérin-Lajoie était profondément imprégné d’une passion viscérale pour l’éducation qu’il a rapidement adoptée comme cheval de bataille dès son entrée en poste à titre de premier ministre de l’Éducation.

Aujourd’hui, on ne peut aborder l’éducation au Québec sans référer à lui et, à ce titre, ce grand Québécois aura contribué grandement à l’éducation de centaines de milliers de Québécois qui lui doivent respect et reconnaissance.

Merci à vous, M. Gérin-Lajoie!

vigile.net tribune libre 26 juin 2018

Fatale lucidité

25 juin 2018

« Nous sommes loin, très loin, du temps où le projet de souveraineté du Québec galvanisait les foules et emportait l’adhésion sans réserve de la vaste majorité des intellectuels… ce temps-là, qu’on se le dise, ne reviendra plus ». Une assertion lapidaire à laquelle l’éminent philosophe Serge Cantin, dans l’édition de poche de La souveraineté dans l’impasse (PUL, 2018), confronte les souverainistes québécois. Serge Cantin, qui se dit « profondément souverainiste », en appelle à la lucidité. Le ressort politique du peuple québécois, croit-il, s’est brisé avec la défaite référendaire de 1995, rendant impossible, dans un horizon raisonnable, un référendum gagnant.

Une lucidité qui n’est pas sans nous rappeler le manifeste Pour un Québec lucide publié en 2005 et signé par douze personnalités, dont Lucien Bouchard, lequel manifeste avait soulevé une farouche opposition, notamment de la part de la gauche québécoise.

Et de poursuivre M. Cantin, « Voilà pourquoi je crains que notre rêve ne soit devenu un obstacle et qu’il ne favorise, sans même que l’on s’en rende compte, le maintien au pouvoir de nos adversaires les plus résolus. Peut-être, dans ces circonstances, nous faut-il apprendre à vivre dans le pays réel et abandonner le pays rêvé, car le risque est grand que la poursuite acharnée de notre rêve ne nous rende tout simplement impotents, c’est-à-dire inaptes à nous déplacer dans l’espace bien réel de notre vie politique, à savoir le Canada ».

Or, dans son amer discours de démission, Martine Ouellet a déclaré, en dénonçant les velléitaires de la cause, que le principal obstacle à la réalisation de l’indépendance du Québec provenait de l’intérieur du mouvement souverainiste, un argumentaire repris par François Gendron lors de l’annonce de son retrait de la vie politique.

Dès lors que la sacrosainte lucidité jette le voile sur l’indispensable rêve qui nourrit les convictions nécessaires à la réalisation de la cause, je préfère croire en la force de mes convictions plutôt que de me replier servilement derrière la fatale lucidité… Encore faut-il que notre rêve nous habite encore!

quebechebdo 25 juin 2018
vigile.net tribune libre 25 juin 2018

150 ans ou 25 ans?

21 juin 2018

Aux yeux du procureur de la Couronne, Me Thomas Jacques, le crime d’Alexandre Bissonnette restera un des plus haineux de l’histoire canadienne. Quarante-six personnes ont été ciblées en raison de leur confession religieuse. « Elles ne faisaient qu’exercer leur liberté de religion, un droit garanti par notre Charte ».

Eu égard à la plaidoirie du procureur de la Couronne, une question me titille les méninges : le procureur aurait-il invoqué le droit des victimes d’exercer leur liberté de religion si le drame s’était déroulé dans une église catholique où des fidèles assistaient à une cérémonie religieuse?

Aux yeux du procureur, il m’apparaît évident que le simple fait de faire allusion à ce droit « garanti par la Charte » devient un motif aggravant dont il faut tenir compte dans la sentence infligée à Bissonnette, à savoir un cumul de 150 ans pour les six meurtres dont le tueur est accusé… En termes clairs, une condamnation à mort en prison.

En réalité, dans l’hypothèse où on substitue le fait que les victimes ont été tuées au moment de leurs prières à une discussion dans la rue par exemple, le procureur aurait-il réclamé la même sentence ou aurait-il opté pour une sentence de 25 ans?

En bref, je suis d'avis que la sentence d'Alexandre Bissonnette doit être traitée en faisant abstraction de la religion des victimes qui se voient, dans le cas du cumul des meurtres, placées sans raison dans une classe à part. Sinon, on devrait traiter le cas de Bissonnette comme un acte de terrorisme et là, ce serait une toute autre affaire!

vigile.net tribune libre 20 juin 2018 

Le début d’un temps nouveau

19 juin 2018

1970…Le 29 avril, le Parti québécois participe pour la première fois aux élections générales et fait élire sept députés. Octobre de la même année, le Québec est en crise suite aux enlèvements de James Richard Cross et de Pierre Laporte par le FLQ. Toujours en 1970, Renée Claude interprète pour la première fois la chanson « Le début d’un temps nouveau », sur des paroles et une musique de Stéphane Venne.

À cette époque, le peuple québécois vit une effervescence patriotique qui bouscule les règles établies depuis des siècles…Il y a de cela près de cinquante ans et nous en sommes toujours là, à tourner en rond! C’est Victor Hugo qui disait : « Il y a une chose plus forte que toutes les armées du monde, c’est une idée dont le temps est venu. » Alors, quand allons-nous enfin pouvoir proclamer que « le temps est venu » pour le Québec d’accéder à son indépendance? Une question toujours sans réponse. Une énigme qui nous place devant la quadrature du cercle comme si nous étions condamnés à la fatalité de la dépendance à un pays qui n’est même pas le nôtre! Aberrant, non?

Ce qui m’amène à une autre question : Le peuple québécois se complairait-il dans cette soumission aveugle au Canada, dans ce colonialisme qui semble l’avoir stigmatisé à tout jamais? J’avoue que là aussi, la réponse n’est pas aussi claire que deux et deux font quatre. Pourtant, il y a eu un moment de notre histoire où nous sommes venus bien prêts de répondre à ces questions, à savoir le 30 octobre 1995, lors du second référendum. N’eût été, comme a déclaré ce soir-là Jacques Parizeau, de « l’argent et du vote ethnique » [phrase lapidaire qui a conduit à sa démission], les Québécois auraient franchi un grand pas vers leur indépendance compte tenu que l’écart entre le « oui » et le « non » n’était que de quelque 55 000 voix.

Vingt-trois ans plus tard, nous en sommes encore à piétiner autour de sempiternelles tergiversations au lieu de nous poser [et surtout de nous faire poser] la vraie question : sommes-nous pour ou contre l’indépendance du Québec? À mon sens, cette question nous révélera une fois pour toutes si « le temps est venu »…

vigile.net tribune libre 17 juin 2018

La parole à François Gendron

18 juin 2018

Au terme d'une carrière politique d'une durée exceptionnelle, étirée sur 42 ans sans interruption, le député de 73 ans, François Gendron, élu pour la première fois en 1976 avec l'équipe de René Lévesque, porte un jugement très sévère sur le Parti québécois (PQ), un parti créé avec l'objectif de faire du Québec un pays, mais qui s'est montré inapte à faire la démonstration aux citoyens du bien-fondé de son option.

Dans un long entretien accordé à La Presse canadienne, le député d’Abitibi-Ouest, doyen de l’Assemblée nationale, n’y va pas de main morte avec l’inertie du PQ eu égard à la promotion de l’indépendance du Québec, s'étonnant notamment du fait que le PQ n'a produit aucun document «substantiel» décrivant les avantages de l'accession du Québec au statut de pays depuis l'échec référendaire d'octobre 1995.

M. Gendron n’est pas tendre non plus envers ceux et celles qui fomentent à répétition des querelles internes à l’intérieur d’un mouvement souverainiste imprégné de morosité. À cet effet, questionné à savoir s'il partage le constat de l'ex-chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, qui soutenait, au moment de sa démission, que le mouvement souverainiste était « malade », le député d’Abitibi-Ouest n'a que de bons mots pour la députée de Vachon, une femme « de conviction », « authentique », qui « porte la cause » souverainiste.

Enfin, aux yeux de François Gendron, il faut reprendre le bâton du pèlerin et clamer clairement et ouvertement aux citoyens ce qu'ils ont à gagner à transformer le Québec en pays. Il faut ranger dans le placard les méandres tortueux des stratégies partisanes et revenir à la base du militantisme politique, à savoir « Sortir, Parler, Convaincre ».

Toutefois, le hic dans l'argumentaire de M. Gendron, c'est que, pendant toutes ces années, il a siégé à l'Assemblée nationale à titre de député du même parti politique qu'il critique vertement… On est en droit de se demander pourquoi il a assisté à cette inertie du PQ eu égard à la promotion de l'indépendance du Québec sans riposte de sa part!  

Vigile.net tribune libre 18 juin 2018
Le Devoir 19 juin 2018 (version abrégée)

L’épine au pied de la CAQ

17 juin 2018

La Coalition avenir Québec (CAQ) qui, jusqu’à maintenant, montrait patte blanche dans la pré-campagne électorale, vient de se voir entachée par une révélation fort compromettante, à savoir que le président du parti, Stéphane Le Bouyonnec, doit quitter ses fonctions à la tête d’une entreprise reconnue pour ses prêts consentis à des taux usuraires dépassant les 35 pour cent, la norme québécoise, allant ainsi à l’encontre de modifications unanimes récentes à la Loi sur la protection des consommateurs qui interdisent clairement l’imposition de frais par-dessus un taux d’intérêt maximal de 35 % par an.
« Mon implication dans cette entreprise n’est plus compatible avec mon rôle de président de la CAQ et de candidat à la prochaine élection au Québec », écrit M. Le Bouyonnec dans son communiqué, sans dire pourquoi ou en quoi cette implication semblait acceptable la veille, mais qu’elle ne l’était plus le lendemain En termes clairs, si la situation de M. Le Bouyonnec n’avait pas été dénoncée, le président de la CAQ et candidat dans La Prairie aux prochaines élections aurait continué de vaquer à ces « occupations » pour le moins scandaleuses sans coup férir.
Quant à François Legault, le retrait de son poste de président du conseil d’administration de Techbanx et le fait que M. Le Bouyonnec se départisse de la totalité de ses actions dans l’entreprise constituent à ses yeux une attitude « responsable » qui l’incite à le maintenir dans ses fonctions et à titre de candidat.
À mon avis, François Legault aurait dû immédiatement congédier son président de parti et éviter qu’il devienne une épine au pied de la CAQ qui risque de ralentir l’élan du parti révélé dans le dernier sondage. Un autre incident du même acabit pourrait être désastreux pour un parti qui se targue d’incarner le changement eu égard, notamment, à l’intégrité de ses membres.

vigile.net tribune libre 15 juin 2018
 

Dans l’ombre de Martine Ouellet

14 juin 2018

La candidate déclarée du Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Jean-Lesage, à Québec, Nathaly Dufour, retire sa candidature, alléguant que la haute direction du parti lui reproche ses « accointances » avec l’indépendantiste Martine Ouellet.

Le directeur général du PQ, Alain Lupien, lui a fait comprendre récemment que sa candidature n’était plus désirée, dû au fait qu’elle soit attachée politique de la députée indépendante Martine Ouellet, et peut-être aussi que, lors de la dernière course à la direction du PQ, elle soit passée du camp de Véronique Hivon à celui de Mme Ouellet, tous des éléments qui étaient pourtant connus lorsque le parti lui a fait rencontrer l’exécutif de l’association péquiste de Jean-Lesage en avril.

Conséquemment, que s’est-il donc passé entretemps pour que Mme Dufour soit devenue tout à coup un élément « indésirable » au sein du PQ? Ne serait-ce pas la dernière saga qui a mis en cause Martine Ouellet et le Bloc québécois? Aux yeux du PQ de Jean-François Lisée, Nathaly Dufour ne souffrirait-elle pas du « syndrome » Martine Ouellet, à savoir cette propension à afficher ouvertement ses convictions indépendantistes?

Quoi qu’il en soit, il semble que Mme Dufour ne fasse plus partie des « cartons » du PQ, une situation pour le moins « inquiétante » qui projette, encore une fois, l’image d’un PQ « étapiste » à outrance et qui réclame des Québécois un mandat de bon gouvernement provincial pour les quatre prochaines années! En attendant, le dernier sondage accorde un maigre 19 % d'intentions de vote au PQ, un score qui risque de le placer sur la voie de la disparition à titre de parti politique à l'Assemblée nationale avec seulement cinq élus.

vigile.net tribune libre 13 juin 2018

Ça sent la soupe chaude!

11 juin 2018

Le départ de Laurent Lessard à titre de candidat du Parti libéral du Québec (PLQ) devient le 17ième député du PLQ à ne pas se représenter au scrutin du 1er octobre 2018. Une liste qui n’en finit plus de s’allonger et qui témoigne, à mes yeux, que ça sent la soupe chaude dans les officines du gouvernement Couillard.

Le premier ministre aura beau arguer que son parti pourra ainsi compter sur « l’équipe la plus renouvelée », il n’en demeure pas moins que ces nombreux départs ne sont pas étrangers aux derniers sondages qui accordent très peu de chances au PLQ de reprendre le pouvoir, la CAQ bénéficiant d’une avance assez confortable des intentions de vote des Québécois.

Quant aux candidats vedettes dont M. Couillard a maintes fois fait allusion lors de points de presse, ils se font toujours attendre à tel point qu’on est enclin à se demander si le PLQ n’est pas devenu un parti usé par ses quinze dernières années de pouvoir au cours desquelles il a dû faire face à de nombreuses allégations de corruptions et de collusions sans compter les dernières années d’austérité qui ont ébranlé les infrastructures des services gouvernementaux, notamment en santé et en éducation.

Enfin, Philippe Couillard devrait se demander si son leadership n’est pas remis en question suite à ces nombreux départs qu’il n’a pas su garder dans la bergerie libérale! Au rythme où vont les départs du PLQ, le chef du parti va se retrouver avec une équipe de pee-wee autour de lui!

En termes clairs, Couillard aura beau faire l’indifférent face aux départs de plusieurs de ses ouailles, force est d’admettre la descente du PLQ non seulement à cause du désaveu de l’électorat mais aussi du flegme glacial légendaire du « bon docteur Couillard » qui obstrue tout effort de communication entre lui et ses députés et ministres.

vigile.net tribune libre 10 juin 2018
Le Journal de Québec 14 juin 2018
 

Le G-7 a-t-il encore un sens?

10 juin 2018

Groupe de discussion fondé en 1975 à l’initiative de Valéry Giscard d’Estaing, le G-7 traite principalement des questions économiques. Or, il s’avère que les quatre pays européens (France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie) et le Canada reprochent aux Etats-Unis des mesures économiques, à savoir les nouveaux tarifs douaniers sur l’aluminium et l’acier qui les visent, une décision qui a été perçue comme une déclaration de guerre commerciale.

Si vous ajoutez à cet irritant le retrait américain de l’accord de Paris ainsi que de celui sur le nucléaire iranien, le transfert de l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem et les intentions de Donald Trump de se dissocier de l’ALENA, une question essentielle doit être posée : le G-7 a-t-il encore un sens d’autant plus qu’un retrait des États-Unis du G-7 serait catastrophique puisqu’à eux seuls, ils pèsent autant que le PIB des six autres États membres.

Le gouvernement de Justin Trudeau a dépensé, pour organiser le Sommet du G-7 au Manoir Richelieu de La Malbaie, la coquette somme de 600 millions $, à laquelle s’ajoutent plusieurs autres dizaines de millions de dollars de la part des villes impliquées dans les activités entourant le Sommet, lesquelles sommes sont remboursées par le Fédéral. C’est sans compter les dépenses allouées à la sécurité, soit 400 millions, dont, entre autres, 259 millions par la Gendarmerie royale du Canada, 99 millions par la Sécurité publique, 35 millions par l’entremise de la Défense nationale. C’est le prix à payer pour recevoir chez soi les sept chefs d’État du G-7 et leurs délégations de 3200 personnes, 3000 journalistes, les 16 pays africains invités et leurs délégations de 12 000 personnes.

Des chiffres pour le moins faramineux dans la perspective où les États-Unis de Donald Trump sont engagés dans une voie à sens unique qui les isole hermétiquement des six autres États membres d’un G-7 disloqué et extrêmement affaibli.

viigile.net tribune libre 8 juin 2018
Le Devoir 13 juin 2018 (version abrégée)
 

Martine Ouellet, la victime

8 juin 2018

Très nombreux ont été les commentaires venus de toutes parts condamnant les attaques personnelles de Martine Ouellet contre ceux qui l’ont dénigré dans la saga qu’elle a livrée contre ses détracteurs lors de la conférence de presse qui annonçait son retrait de la chefferie du Bloc québécois. Et, ces mêmes commentaires étaient généralement accompagnés d’allégations de victimisation dont faisait preuve Martine Ouellet en ne faisant mention d’aucun tort de sa part dans toute cette histoire.

Parlons d’abord des attaques personnelles de Mme Ouellet, notamment contre Gilles Duceppe et Mario Beaulieu. En ce qui concerne l’ex-chef du Bloc québécois, devenu la belle-mère officielle du parti, s’est-t-il caché derrière les rideaux pour pourfendre à bras raccourcis la chef du Bloc sur toutes les tribunes qui lui ont été offertes? Bien sûr que non…Et pourtant, je n’ai entendu aucune critique de la part des médias à ce sujet.

Quant à Mario Beaulieu, le putschiste qui a fomenté le désaveu de la chef du Bloc, celle-là même qu’il a appuyée comme futur chef au congrès d’investiture à la chefferie du parti, s’est-il caché derrière les rideaux pour clamer haut et fort son choix clairement avoué de voter contre le leadership de Martine Ouellet? Bien sûr que non!

Conséquemment, quelqu’un peut-il me dire pourquoi Martine Ouellet se serait vider le cœur en catimini contre ces deux personnages? Pourquoi ce qui est toléré pour certains ne le serait pas pour Mme Ouellet? 

Enfin, concernant le fait qu’elle ne s’attribue aucun tort dans l’épopée qui a conduit à son désaveu, je dois admettre qu’un brin d’humilité aurait pu ressortir des propos de Martine Ouellet… quoique, à cet effet, avez-vous déjà entendu Gilles Duceppe, perçu comme un politicien rigoureux et strict, avouer un tantinet de tort durant toute sa carrière politique?

vigile.net tribune libre 7 juin 2018