Un sang-froid à toute épreuve

14 avril 2018

Je n’ai aucune information sur l’identité de la personne qui a répondu à l’appel au 911 logé par Alexandre Bissonnette le soir de l’attentat à la Grande Mosquée de Québec.

Toutefois, après avoir écouté attentivement leur conversation, souvent entrecoupée par de lourds silences, je ne peux qu’admirer son sang-froid à toute épreuve, notamment lors des épisodes à glacer le sang où Bissonnette menaçait de s’enlever la vie à l’aide d’une arme qui se trouvait sur le siège arrière de sa voiture, sans oublier les moments de panique où Bissonnette a avisé son interlocuteur qu’il désirait mettre un terme à leur conversation, ce dernier réussissant habilement à garder contact jusqu’à l’arrivée des policiers.

Qui que vous soyez, monsieur, je tiens à vous féliciter pour le tact et le calme que vous avez manifestés ce soir-là devant un jeune homme désemparé qui venait tout juste de commettre une tuerie odieuse…Et surtout, demeurez en ligne, c’est un métier que vous honorez à n’en pas douter!

quebechebdo 14 avril 2018

Les tentacules de l’islam

13 avril 2018

On ne compte plus les accommodements raisonnables consentis aux islamistes depuis des décennies par les gouvernements antérieurs, le dernier en liste suscitant un énième vif débat à l’Assemblée nationale.

Je veux parler de cette étudiante en techniques policières, Sondos Lamrhari, qui a l’intention bien arrêtée de conserver son hijab lorsqu’elle sera reçue officiellement policière au Service de police de la ville de Montréal (SPVM), une intention qui va à l’encontre d’une des recommandations du Rapport Bouchard-Taylor eu égard à l’interdiction de porter des signes religieux pour les agents de la paix lorsqu’ils sont en fonction.

Or, avec la bénédiction du premier ministre Couillard et de la ministre de la Justice Stéphanie Vallée, Sondos sera accueillie dans le corps de police de la SPVM à la fin de ses études, compte tenu que la loi 62 sur la neutralité religieuse permet le port de signes religieux pour autant que le visage soit découvert.

À mes yeux, les tentacules de l’islam prennent des proportions démesurées. Jusqu’où ira cet envahissement littéralement inconciliable avec la laïcité de l’État? Toute sympathique que soit Sondos Lamrhari, elle devrait retirer son hijab lorsqu’elle deviendra policière…ou s’enrôler chez la GRC, là où le voile est permis.

quebechebdo 13 avril 2018
​vigile.net tribune libre 13 avril 2018 (version modifiée)
 

Nous avons besoin d’un Bloc uni et fort à Ottawa

10 avril 2018

Au risque de me faire servir le même argument, à savoir que l’indépendance du Québec va se faire au Québec et non à Ottawa, il m’apparaît important, voire essentiel, que la crise que vit actuellement notre cousin à Ottawa, le Bloc québécois, se dénoue dans les règles de l’art.

Et, pour y arriver, le Bloc a besoin de tous ses éléments, y compris les démissionnaires qui ne gagneront rien en empruntant « le salut dans la fuite », une stratégie perdante qui ne fait que reporter les problèmes sans réellement y faire face. À cet effet, je tiens à vous citer un extrait fort révélateur d’un billet écrit par un auteur inconnu dans le Huffington Post de Québec du 9 avril 2018 sous le titre "Ne soyons pas des démissionnaires" :

« Avec tout le brouhaha des dernières semaines, la perception de légitimité quant aux décisions prises antérieurement sur le rôle du Bloc Québécois et sur le leadership de la chef a été ébranlée. Voilà pourquoi la consultation référendaire auprès des membres est devenue nécessaire. J'invite donc mes amis démissionnaires à réintégrer leur parti, à participer au processus démocratique et à se rallier à la décision que prendront l'ensemble des membres. Parce que les membres sont la source de la légitimité, c'est et ce sera toujours à eux de décider. »

Par ailleurs, compte tenu qu’une des causes majeures de dispute au sein de l’équipe des députés bloquistes tourne autour du rôle que doit jouer le Bloc à Ottawa, l’article 1 du programme est on ne peut plus clair : « le Bloc québécois doit être dans ses actions quotidiennes, le promoteur de l'option indépendantiste en utilisant chaque tribune et chaque occasion pour démontrer la nécessité de l'indépendance du Québec ». Ce qui n’empêche pas, par ailleurs, de défendre les intérêts du Québec lorsque les dossiers le commandent.

En bref, en ces temps orageux où le sacrosaint multiculturalisme à outrance de Justin Trudeau est en train de gangréner les us et coutumes des Québécois, notamment au chapitre de la laïcité, attaquée de toutes parts par l’émergence des signes religieux, il faut se donner un Bloc uni et fort à Ottawa en reléguant les querelles intestines dans le placard et en donnant la parole aux membres, à savoir le cœur et l’âme du parti. 

vigile.net tribuner libre 10 avril 2018

Une chanson prémonitoire

10 avril 2018

Je ne sais pas quelle mouche a piqué Sophie Durocher depuis la sortie en salle de La Bolduc, mais c’est le deuxième billet qu’elle signe dans Le Journal empreint d’une certaine acrimonie qui me laisse perplexe.

Cette fois-ci, quoique le sujet n’ait pas rapport directement au film, Mme Durocher dénonce une chanson interprétée par la Bolduc datant des années ’30 intitulée L’ouvrage aux Canadiens, dont voici le refrain : « C’est à Montréal qu’y a des sans-travail / C’t’effrayant d’voir ça les gensses qui travaillent pas / C’est pas raisonnable quand il y a de l’ouvrage / Qu’ça soit les étrangers qui soient engagés. [...] ».

À titre d’argumentaire, Sophie Durocher qualifie ces propos de « réquisitoire anti-immigrés », de « xénophobes qu’on associe avec des groupuscules fascistes ou des partis politiques d’extrême droite ».

Or, quant à moi, je retiens des paroles de cette chanson qu’elles reflètent une réalité bien d’aujourd’hui et, qu’en ce sens, cette chanson prend des airs prémonitoires eu égard aux problèmes actuels suscités par les immigrants en relation avec leur intégration, notamment sur le plan de la langue et de notre culture.

quebechebdo 10 avril 2018
vigile.net tribune libre 13 avril 2018
 

Patrick Roy comme DG du CH

10 avril 2018

Depuis plusieurs mois, rien ne va plus chez le Canadien, du rendement sur la patinoire et derrière le banc en passant par le recrutement, les communications et le développement des joueurs.  À mon point de vue, Geoff Molson attend la fin de la saison régulière pour annoncer de grands changements à commencer par le directeur général Marc Bergevin pour qui l’heure du départ va bientôt sonner.

Or, il semble que le nom de Patrick Roy ait déjà envahi les corridors du Centre Bell et les bureaux des hautes instances du CH. À 52 ans, l’ex-gardien de buts étoile du Tricolore est prêt à faire le grand saut, ayant déjà fait ses armes auprès des Remparts de Québec de la Ligue de Hockey Junior Majeur du Québec (LHJMQ à titre d’instructeur et de directeur général.

Nonobstant son caractère bouillant notoire, ce qui, en passant, peut devenir une qualité pour insuffler au CH le désir de vaincre, Patrick Roy est un gagnant, et il n’hésitera pas à congédier ceux qui se trainent les pieds peu importe le niveau où ils évoluent au sein de l’organisation.

Le CH est à plat, la flamme est éteinte, il a besoin d’une bougie d’allumage, et Patrick Roy est l’homme tout désigné pour rallumer l’espoir chez les partisans du Bleu Blanc Rouge…

Le Journal de Québec 10 avril 2018
 

Le cumul des peines…pour ou contre?

8 avril 2018

Aux dires des avocats de l’aide juridique de Québec représentant Alexandre Bissonnette, Me Charles-Olivier Gosselin et Me Jean-Claude Gingras, la possibilité d'imposer jusqu'à 150 ans de prison à leur client, soit 25 ans par meurtre, équivaudrait à « une peine de mort par incarcération ». En conséquence, ils réclament que la disposition du Code criminel qui permet d'additionner le temps à passer en prison avant de faire une demande de libération conditionnelle soit déclarée inconstitutionnelle.

À titre d’information, avant que le gouvernement conservateur de Stephen Harper ne change la Loi en 2011 pour permettre de cumuler le temps à passer en prison avant de demander une libération conditionnelle, dans le cas de meurtres multiples, cette période de temps ne pouvait excéder 25 ans depuis l'abolition de la peine de mort au Canada en 1976.

Tout profane que je sois en matière de droit criminel, j’imagine que la peine imposée en pareil cas doit être proportionnelle à l’acte posé, à savoir le meurtre de 6 personnes. Toutefois, si on avait appliqué le principe du cumul des peines à Marc Lépine, le meurtrier de 14 jeunes filles de l’École polytechnique le 6 décembre 1989, dans l’hypothèse où il n’aurait pas mis fin à ses jours, sa peine aurait été de 350 ans.

Bien que sensible au nombre de victimes, je demeure perplexe sur les effets du cumul des peines, notamment sur le fait qu’il contrevient à l'article 12 de la Charte qui protège les Canadiens contre « les peines cruelles et inusitées », tel que le soulignent les avocats de la défense qui ajoutent que la perspective des peines consécutives pour leur client « évacuerait complètement ses perspectives de réhabilitation et de réinsertion sociale ».

Conséquemment, je serais d’avis qu’une peine à perpétuité avec une possibilité de libération conditionnelle après 25 ans serait juste et équitable dan le cas de meurtres multiples comme il était coutume avant 2011.

vigile.net tribune libre 7 avril 2018
 

QS à l’assaut du PQ

8 avril 2018

La dernière « recrue » à joindre les rangs de Québec solidaire (QS), à savoir Vincent Marissal, ex-journaliste à La Presse, un quotidien anti-souverainiste notoire, semble avoir rencontré son chemin de Damas, lui qui a pourtant passé une grande partie de sa carrière journalistique à déblatérer contre le Parti québécois (PQ). Une conversion inattendue qui cache, à mes yeux, une intention inavouée de se lancer à l’assaut du PQ par l'intermédiaire de QS.

Toutefois, j’ose espérer que les anecdotes compromettantes auxquelles ses adversaires le confronteront au cours de la campagne électorale contribueront à faire tomber le masque du « bon souverainiste » pour faire ressortir au grand jour le vrai visage du fédéraliste fondamentalement viscéral.

Mais lâ où le bât blesse avec le plus d’acuité, c’est que chaque comté ravi au PQ par QS représente du bonbon pour le Parti libéral du Québec (PLQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) qui n’aspirent qu’à assister à la déconfiture du PQ …En bref, de la politicaillerie de fond de ruelle!

quebechebdo 8 avril 2017
​Le Devoir 9 avril 2018 "Québec solidaire à l'assaut du Parti québécois"
 

La Bolduc, fidèle à son époque

7 avril 2018

En lisant le billet de Sophie Durocher du 6 avril du Journal de Québec eu égard au film québécois La Bolduc, j’avoue avoir ressenti un certain malaise devant quelques arguments qui me semblent pour le moins inadéquats.

D’entrée de jeu, le fait de comparer la Bolduc à des personnages « plus grands que nature » tels Maurice Richard et Louis Cyr tient de la pure fiction, Mme Bolduc ayant fait carrière sur la scène en tant qu’artiste évoluant dans les années ’40 alors que les deux autres personnages possédaient, chacun à sa façon, un pouvoir d’attraction hors de l’ordinaire qui rayonne encore aujourd’hui.

Autre point de vue qui m’a dérangé, cet argumentaire à l’effet que « c’est vraiment le cinéma de grand-papa », faisant allusion à la scène où la Bolduc pousse « de gros soupirs devant sa robe de mariée » pour exprimer sa déception devant sa vie de couple. Une réaction tout à fait « normale » pour une époque où le mariage revêtait un caractère sacré.

Enfin, j’ai beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi Mme Durocher consacre un long paragraphe sur ce qu’elle qualifie de « cinéma traditionnel » en affirmant que « c’est réalisé comme si depuis 20 ans on n’avait pas évolué dans notre façon de raconter des histoires », tout en comparant du même souffle La Bolduc à « la moindre série télé (qui) nous épate avec ses prouesses de réalisation, quand les salles de cinéma sont remplies de jeunes réalisateurs qui réinventent l’écriture dramatique ». Pourtant, à mes yeux, la réalisation et le scénario respectent en tout point une Bolduc fidèle à son époque pour le plus grand bien de sa crédibilité… La Bolduc, un film à voir avec un regard historique.

quebechebdo 7 avril 2018
vigile.net tribune libre 13 avril 2018

« Faut qu’a parte »

7 avril 2018

« Si on revient à la crise actuelle, une lettre remarquable signée par le comédien Denis Trudel et 23 présidents de circonscriptions du Bloc Québécois font paraître une lettre au Devoir qui demande aux protagonistes de la crise de faire des gestes d’apaisement et de revenir à la base du processus politique à savoir la médiation et le compromis comme outils de résolution de la crise. Peu après cette lettre, Gilles Duceppe et Pierre Paquette répliquent en défendant leur bilan du passé et réclament eux aussi avec l’ensemble des chroniqueurs politiques, le départ de Martine Ouellet.

En chœur, les 7 démissionnaires du bloc qui auraient semble-t-il vécu l’enfer et sans égard à l’enfer que Martine Ouellet vit de son côté ne proposent toujours qu’une seule solution : « Faut qu’a parte. » C’est d’ailleurs l’ensemble de leur discours répété en litanie : « Faut qu’a parte. » Eux qui dénoncent l’incantation indépendantiste reprennent ce « faut qu’a parte » à qui mieux mieux. »

Extrait de « Pourquoi Martine Ouellet ne doit pas démissionner » de René Boulanger paru sur cette tribune le 5 avril 2018

Un extrait, on ne peut plus clair, qui fait appel à des « gestes d’apaisement…de médiation et de compromis » dans le but de dénouer la crise qui sévit au Bloc québécois, un appel débouté du revers de la main par Gilles Duceppe et Pierre Paquette qui persiste à réclamer la démission de Martine Ouellet.

Or, l’argument « marteau » des sept démissionnaires « qui auraient semble-t-il vécu l’enfer » se résume ad nauseam à ces mots laconiques « Faut qu’a parte ». Mais en réalité, pourquoi faut-il que Martine Ouellet quitte son poste de cheffe du Bloc? Nonobstant sa forte personnalité qui doit irriter parfois certaines susceptibilités, son seul « péché » semble résider dans le fait qu’elle veuille profiter de toutes les tribunes qui lui sont offertes pour parler de l’indépendance du Québec…Tout un impair, n’est-ce pas? Imaginez, la cheffe d’un parti indépendantiste sur la scène fédérale qui ose marteler ses convictions souverainistes aux oreilles des députés fédéraux…Quelle cacophonie!

À ceci, j’ajouterais que l’argumentaire des anti-Ouellet allègue que le Bloc doit d’abord défendre les intérêts du Québec à Ottawa. À cet effet, pensez-vous sérieusement qu’une personne aussi souverainiste que Mme Ouellet ne se lèverait pas aux Communes pour plaider en faveur des intérêts du Québec? Posez la question, c’est y répondre.

Conséquemment, je rejoins de plein gré la pensée de M. Boulanger tout en ajoutant que les « grenouilleurs » ne gagneront rien en prônant le salut dans la fuite et qu’ils auraient avantage à cultiver l’art du compromis pour le plus grand bien du parti, voire de sa survie!  

vigile.net tribune libre 6 avril 2018

 

À six mois des élections

3 avril 2018

Si la tendance manifestée par les Québécois lors des derniers sondages se maintient, la Coalition avenir Québec (CAQ) formerait un gouvernement minoritaire, voire faiblement majoritaire. Toutefois, il serait prudent de mettre un bémol à ce constat qui survient à six mois des élections!

C’est long six mois en politique, et bien des éléments peuvent causer des revirements d’ici là. Mentionnons, entre autres, le « grand déblocage » du Parti québécois (PQ), ou le dernier budget-bonbons du Parti libéral du Québec (PLQ).

Quant à la CAQ, elle navigue paisiblement, sans faire de vagues, sur son erre d’aller, une stratégie qui risque de la rattraper lorsque la mer deviendra plus houleuse au fur et à mesure où les navires s’approcheront du port.

Néanmoins, un fait me semble sûr, bien malin celui ou celle qui peut prévoir avec certitude qui touchera le port le premier. D’ici là, une course électorale enlevante nous attend. À nous d’écouter attentivement les programmes de chacun des partis et d’opter pour le parti qui « semble » placer l’intérêt et le bien-être des citoyens en tête de ses priorités.

Le Journal de Québec 3 avril 2018
​vigile.net tribune libre 4 avril 2018 (version modifiée)