Il est où le PQ…?

25 juillet 2018

Nonobstant la campagne publicitaire syndicale anti-CAQ et anti-PLQ qui, par ricochet, favorise le PQ, on ne peut pas dire que le parti de Jean-François Lisée fait la une des manchettes par les temps qui courent, à moins que ce ne soit les journées de canicule qui maintiennent le chef dans une léthargie chronique.

En effet, pendant que Mm Couillard et Legault font les coqs dans leur cantine à hot-dogs tout en distribuant des poignées de mains à leurs admirateurs, vêtus de leur complet de politicien par des journées de 30 degrés, aucun signe de vie ne transpire de la bourgade péquiste.

À ce sujet, la dernière sortie de M. Lisée dont j’ai souvenance réfère à la dernière année où les Bleus de l’équipe de soccer de France avaient remporté la victoire tout comme le PQ lors de la même année, ce qui a fait prédire au chef du PQ que le même scénario se répèterait cette année… Avouons que la comparaison n’a rien pour fouetter les ardeurs des souverainistes!

Même si la campagne électorale officielle n’est pas encore amorcée, il m’apparaîtrait opportun, voire essentielle, que Jean-François Lisée et sa troupe rendent visite aux amateurs québécois des terrasses pour tout au moins donner signe de vie et tenter de remonter tant bien que mal la longue pente qui les maintient loin en troisième position lors des derniers sondages… En attendant, on ne peut que se demander il est où le PQ? 

vigile.net tribune libre 25 juillet 2018

 

À la maison, Harper

23 juillet 2018

Depuis quelque temps, l’ex-premier ministre canadien Stephen Harper refait surface dans les médias. Ainsi en est-il, par exemple, de sa rencontre à la Maison-Blanche, en juillet, avec le conseiller économique Larry Kudlow, sans en avoir avisé le bureau du premier ministre.

Récemment, il a affirmé que Justin Trudeau voulait tirer des bénéfices politiques en tenant tête aux Américains dans les négociations sur l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Stephen Harper a fait son temps. Qu’il se retire à la maison et laisse les élus faire le leur. Le temps des belles-mères est révolu!

Le Devoir 23 juillet 2018
 

Trump, la déstabilisation comme mécanisme de contrôle

19 juillet 2018

Ce n’est pas la première fois que le président américain, Donald J. Trump, dit une chose et son contraire en l’espace de 24 heures. Cette fois-ci, le supposé lapsus du président tiendrait à une mauvaise utilisation d’une double négation eu égard à l’intervention de la Russie dans les dernières élections présidentielles. En réalité, au lieu de dire « Je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas la Russie » (I don't see any reason why it wouldn't be Russia), il avait plutôt dit « Je ne vois pas pourquoi ce serait la Russie » (I don't see any reason why it would be Russia).

Et voilà, le tour est joué! Encore une fois, M. Trump profite d’une situation déstabilisante pour appuyer Poutine la veille et le démolir le lendemain. Ainsi, la controverse perverse lui donne raison devant les agences de renseignement américaines et, de surcroît, devant Vladimir Poutine qui pourra toujours invoquer la supposée fausse déclaration de Trump.

À mon point de vue, Donald Trump utilise sciemment la controverse comme mécanisme de contrôle de la situation en ce sens qu’en agissant de la sorte, il est le seul à connaître les chemins que prendront ses déclarations, l’imprévisible tenant lieu d’effet surprise auprès des médias qui sont pour le moins continuellement devant l’incertitude.

En bref, nous avons l’impression de jouer au jeu du chat incarné par les médias avec la souris Trump qui se moque du chat en entrant dans un trou pour ressortir d’un autre trou, une course folle dont seule la souris connaît le parcours!

vigile.net tribune libre 17 juillet 2018
 

Appropriation culturelle (prise 2)

18 juillet 2018

Décidément, il semble que tout ce que touche Robert Lepage par les temps qui courent a pour effet d’irriter certaines sensibilités eu égard à l’appropriation culturelle dont ils se disent  « victimes ».  En effet, après la controverse suscitée par le spectacle SLAV et qui a contribué à son annulation, ce sont maintenant les autochtones qui s’érigent en défenseurs de l’appropriation culturelle dans la production Kanata de Robert Lepage, présentée à Paris à partir de décembre.

L’argumentaire des autochtones est le même que ceux des Noirs en ce qui a trait à SLAV, à savoir le manque de comédiens autochtones dans Kanata dénoncé, dans une lettre ouverte, par une vingtaine de signataires qui se disent « saturés d’entendre les autres raconter notre histoire », tout en ajoutant que « ce n’est pas dans nos mentalités et dans notre façon de voir le monde. Ce que nous voulons, c’est que nos talents soient reconnus, qu’ils soient célébrés aujourd’hui et dans le futur ».

En réaction à l’annulation de SLAV, Robert Lepage avait dénoncé un « coup porté à la liberté d’expression artistique ». Cette nouvelle attaque contre une autre de ses productions risque, à coup sûr, de recevoir le même argumentaire, à tel point qu’il est à se demander si un créateur a encore la liberté de choisir lui-même les artistes qui feront partie de la distribution de « son spectacle ».

Même si certains membres de Premières Nations ont été consultés par les promoteurs de cette « histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones », il apparaît évident que le « traité de paix » restera lettre morte au nom de la sacrosainte appropriation culturelle contre laquelle je m'objecte haut et fort lorsqu'elle devient le mot de passe qui ouvre toutes grandes les portes d'une mainmise anti-productive sur la liberté d'expression. 

En dernière heure, nous apprenons que Robert Lepage et la femme de théâtre Ariane Mnouchkine ont invité les opposants à la production Kanata à une rencontre de dialogue… C'est à suivre!  

vigile.net tribune libre 16 juillet 2018 

La naufrage du Brexit?

15 juillet 2018

Les démissions à une journée d’intervalle de David Davis, ex-secrétaire d’État britannique chargé de négocier la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), et de Boris Johnson, désormais ex-chef de la diplomatie britannique, a jeté du plomb dans l’aile eu égard à l’engagement de Theresa May d'honorer le résultat du référendum de juin 2016.

Dans sa lettre de démission, Boris Johnson n’y va pas avec le dos de la cuillère arguant que « nous nous dirigeons vraiment vers le statut de colonie de l’UE » et que « le rêve est en train de mourir, étouffé par l'inutile manque de confiance [du Royaume-Uni] en ses propres forces ».

Un argumentaire qui tranche nettement avec la position de Teresa May qui plaide la volonté de Londres de maintenir une relation commerciale privilégiée avec l’UE malgré le Brexit, un plan qui prévoit notamment la mise en place d’une nouvelle zone de libre-échange avec l'UE.

Dans toute cette saga, fragilisée par les dissensions internes, Teresa May tente désespérément de sauver la chèvre et le chou, si bien que le retrait du Royaume-Uni de l’UE, le déclic qui avait été enclenché par le vote majoritaire des britanniques en faveur du Brexit, est en train de s’effriter à tel point que nous sommes en droit de nous demander si nous n’assistons pas au naufrage du Brexit!

Ici au Québec, qu’on le veuille ou non, les souverainistes ressentent un élan de sympathie pour les défenseurs du Brexit qui ne font qu’aspirer à un Royaume-Uni autonome. Et, à mes yeux, pour y parvenir, Teresa May se doit de profiter d’un référendum gagnant (un atout que ne possède pas encore le Québec) et de ne ménager aucun effort pour mener son pays à une complète indépendance!  

vigile.net tribune libre 11 juillet 2018  
Le Soleil 16 juillet 2018                                                                                                                                                     

Lisée vs Marissal, le choc des titans

11 juillet 2018

Selon certaines rumeurs, le combat s’annonce serré dans Rosemont entre Jean-François Lisée, le chef du Parti Québécois (PQ), et Vincent Marissal, bien connu à la grandeur de la province pour ses articles et ses multiples apparitions à la télévision en tant qu'analyste politique, pour Québec solidaire (QS).

De toute évidence, Marissal n'a rien à perdre et Lisée, lui, tout à gagner. Avec les déboires récents du Parti québécois et la certaine impopularité de son chef, Rosemont pourrait sans nul doute avoir un nouveau député le 2 octobre au matin. Un scénario catastrophique pour le PQ qui verrait s’écrouler une des dernières cartes qu’il lui reste, à savoir la présence de son chef à l’Assemblée nationale.

Nonobstant l’expérience de Lisée sur la scène politique, il ne faudrait surtout pas sous-estimer l’intelligence et la lucidité de Marissal qui peut désarçonner son adversaire en un éclair sans que ce dernier ne voie venir le coup. Par ailleurs, l'entrée en scène titubante de l'ex-journaliste de la Presse, propriété de Power Corporation du temps où il a œuvré pour ce quotidien, eu égard, notamment, à ses "convictions" souverainistes, laisse à Jean-François Lisée une marge de manoeuvre qu'il exploitera surement lors de ses débats contre son adversaire.

En bref, ce choc des titans ne manquera pas d’offrir aux électeurs de Rosemont une performance digne d’orateurs chevronnés pour qui les Rosemontois auront certes une oreille fort attentive!

vigile.net tribune libre 10 juillet 2018

Le devoir de mémoire

10 juillet 2018

Selon Wikipédia, le devoir de mémoire est une expression qui désigne une obligation morale de se souvenir d'un événement historique tragique et de ses victimes afin de faire en sorte qu'un événement de ce type ne se reproduise pas. Lors des célébrations ayant souligné le cinquième anniversaire de la tragédie de Lac-Mégantic, nombreux ont été les commentaires faisant allusion au devoir de mémoire.

Toutefois, je ne crois pas que ces commentaires, en général, intégraient la notion « de faire en sorte qu'un événement de ce type ne se reproduise pas » alors que, dans les faits, il m’apparaît essentiel que cette section de la définition du devoir de mémoire joue son rôle pour éviter qu’un tel rituel ne fasse appel qu’au souvenir des victimes, quoique essentiel dans le processus de guérison des proches ayant perdu un être cher.

À cet effet, il est primordial de se souvenir que, jusqu’à aujourd’hui, aucun responsable n’a été reconnu coupable de quelque négligence reliée à ce drame catastrophique et ce, même si des soupçons crédibles pèsent sur les dirigeants de la compagnie ferroviaire Montreal Maine & Atlantic (MMA).

Une situation inacceptable qui devra bien, un jour, ressortir de l’ombre et faire en sorte qu’un véritable devoir de mémoire soit enfin révélé au grand jour et tourner la page sur ce volet caché de la tragédie de Lac-Mégantic qui a causé la mort de 47 personnes!

Position des partis sur la sécurité ferroviaire 

Québec solidaire
La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, réclame d’abord et avant tout une commission d’enquête publique sur la tragédie.
« Comment ça se fait qu’il n’y a jamais eu d’enquête publique là-dessus? Il y a quelque chose d’incompréhensible là-dedans. C’est des vies humaines, mais au-delà de cela, c’est tout un village qui est stressé, qui n’a pas vu ses demandes comblées avant tout dernièrement. Il faut remettre en question nos anciennes pratiques et une enquête publique nous aiderait à le faire », a indiqué Manon Massé.

Coalition avenir Québec
Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, souhaite de son côté la construction imminente de la voie de contournement.
« Je pense que ça va être difficile de tourner la page sur ce drame tant que la voie de contournement ne sera pas réalisée. Il est plus que temps que les deux ministres s’entendent et avec l’accord de la mairesse actuelle pour être certain que la population soit rassurée », a insisté François Legault.

Parti québécois
Jean-François Lisée du Parti québécois veut plutôt attirer l’attention sur les trains à la dérive. En 2017, 44 incidents semblables ont été répertoriés au Bureau de la sécurité des transports, un sommet depuis 10 ans.
« Je suis renversé d’apprendre que cinq ans après un évènement qui a été causé par l’absence de freins automatiques lorsqu’un train se déplace de façon involontaire, il n’y a toujours pas de mécanisme pour empêcher ça et que le nombre de mouvements involontaires de trains augmente d’année en année », a pour sa part fait valoir Jean-François Lisée.

Parti libéral
Le dernier et non le moindre, le ministre des Transports du Québec, André Fortin, a justifié son refus de modifier le tracé de la voie de contournement.
« Ce qu’on veut dans le projet qui est mené par le gouvernement fédéral, c’est de s’assurer qu’on a le tracé le plus sécuritaire possible. Le tracé qui a été sélectionné par le gouvernement fédéral et pour lequel on s’inscrit financièrement est le tracé où on peut le mieux assurer la sécurité tant des utilisateurs du train que des gens du voisinage. C’est le tracé qui va être privilégié et auquel on est venu après plusieurs années d’études », a conclu le ministre.

vigile.net tribune libre 9 juillet 2018

L’appropriation culturelle, un concept tendancieux

9 juillet 2018

Le tollé de contestations ayant conduit à l’annulation de la pièce SLAV de Robert Lepage et Betty Bonifassi, dans le cadre du Festival international de Jazz de Montréal (FIJM) révèle, à mes yeux, un imbroglio nocif et anti-performant provenant d’une société malade d’inconfort eu égard au désaccord suscité par une frange de la société.

Une frange de la société qui évoque le concept de l’appropriation culturelle comme argument massue pour justifier sa demande d’annulation de SLAV, des Blancs n’étant pas légitimés pour jouer le rôle de Noirs. Un concept tendancieux qui, poussé à l’extrême, écorche au passage la nécessaire liberté d’expression.

Pourtant, une telle décision draconienne de la part du FIJM aurait pu être évitée si les pourfendeurs de la pièce avaient manifesté un minimum de souplesse et engendré le dialogue avec les créateurs du spectacle. Mais non, ces mêmes contestataires ont rapidement monté aux barricades, tuant ainsi dans l’œuf toute forme de dialogue avec Robert Lepage et Betty Bonifassi.

En réalité, nous assistons à une guérilla assassine qui piétine sans vergogne la liberté d’expression, un concept vital à la survie de toute forme artistique, un concept qui souffre difficilement toute forme de censure, si « justifiée » qu’elle soit présentée à titre d’argumentaire.

En fin de compte, la leçon de cette saga nous aura permis de constater que nous vivons aujourd’hui dans un monde où personne n’ose défendre une position soumise à la contestation de peur de déplaire ou de devoir affronter la tempête médiatique pour faire valoir ses idées!

vigile.net tribune libre 6 juillet 2018
 

Bonne fête Québec

2 juillet 2018

La francophonie est bien vivante en Amérique! Les 33 millions de personnes qui y parlent le français le prouvent. Ainsi, le Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique rassemble sur une même plateforme les attraits touristiques, géographiques et historiques de villes phares de la francophonie de notre grand continent, notamment la Ville de Québec.

À l’aube de son 410ième anniversaire, Québec occupe une place privilégiée à titre de seule ville en Amérique du Nord dont toutes les fortifications sont pratiquement intactes. Considérée comme le berceau de la civilisation française en Amérique, Québec abrite une culture francophone de façon continue depuis le 17e siècle. Un accent d’Amérique qui permet à la capitale de se distinguer. Fondée le juillet 1608 au pied du cap Diamant par Samuel de Champlain, Québec a su conserver les principales caractéristiques de son paysage et de son passé. À titre d’exemple, on ne peut passer sous silence le Vieux-Québec, inscrit en 1985 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Lieu privilégié de préservation de la langue et de la culture, la Bibliothèque de Québec compte 24 bibliothèques réparties sur l’ensemble du territoire de la ville. Espace de découvertes pour tous, ce réseau confirme Québec dans son rôle de capitale littéraire avec ses activités et événements rassembleurs. Porte d’entrée sur le savoir, l’information et la vie culturelle d’ici et d’ailleurs, la Bibliothèque de Québec fait partie du mode de vie des citoyens de toutes générations.

Foyer de création et source d’inspiration, Québec compte une multitude d’artistes ravis de mettre leur talent à profit dans un environnement stimulant. Arts visuels, médiatiques et littéraires, théâtre, danse, musique, la culture s’incarne de diverses manières, toutes plus riches les unes que les autres… Bonne fête Québec!

vigile.net tribune libre 2 juillet 2018
 

Bettman au panthéon du hockey!

28 juin 2018

Un des premiers responsables du déclenchement de trois lock-outs, dont l’un a mené, en 2004-2005, à l’annulation d’une saison de hockey complète, responsable de l’interdiction aux joueurs de la LNH de participer au dernier tournoi olympique, tuant de la sorte tout l’engouement international pour un tel tournoi, persistant à maintenir qu’il n’existe aucun lien entre les coups à la tête et de graves maladies dégénératives du cerveau alors que la communauté scientifique s’entend sur l’existence d’un lien de causalité, le commissaire de la LNH, Gary Bettman, vient d’être intronisé au panthéon du hockey.

Or, la tradition veut qu’on attende généralement qu’un athlète ou une personnalité sportive ait mis un terme à sa carrière depuis un certain nombre d’années avant de lui ouvrir les portes d’un panthéon, le passage du temps permettant d’évaluer plus clairement et plus objectivement la place occupée par la personnalité dans l’histoire de son sport.

Dans le cas de Gary Bettman, le seul « exploit » qu’on pourrait lui concéder relève du fait que, depuis son arrivée aux commandes il y a 25 ans, les revenus de la LNH sont passés d’un peu plus de 400 millions de dollars à quelque 4,5 milliards… Un bilan financier certes reluisant mais qui ne constitue pas, à mes yeux, un argument raisonnable pour admettre Gary Bettman au panthéon du hockey… En réalité, nous assistons à une farce monumentale digne des plus grands vaudevilles!

quebechebdo 28 juin 2018
Le Soleil 29 juin 2018