QS, la « gauche caviar »

28 septembre 2018

À titre d’exemple de contradiction dans les propositions de Québec solidaire (QS), Gilles Duceppe, lors d'une entrevue téléphonique accordée à La Presse canadienne, s’exprime en ces termes : « QS prend position pour la lutte contre les gaz à effet de serre et contre le pétrole, alors que Mme Massé, sur sa page Facebook, elle est en quatre roues et elle a un gros bycik à gaz. Il y a toujours bien une limite… QS, c'est la gauche caviar, la gauche pétard! »

Gilles Duceppe n’y va pas de main morte non plus en qualifiant Manon Massé de « souverainiste à temps partiel », alléguant comme argumentaire que, durant la campagne fédérale de 2011, « le NPD et QS étaient main dans la main dans la plupart de comtés»,  encore étonné de constater que lors des élections fédérales, les solidaires semblaient oublier «qu'ils étaient souverainistes ».

Enfin, M. Duceppe tombe à bras raccourcis sur la piètre qualité du français de Manon Massé en donnant quelques exemples d'expressions fautives employées selon lui par la députée solidaire et qui lui écorchent les oreilles: « Ça l'a beaucoup d'importance» (au lieu de «cela a»), «les travaillleurs social» (au lieu de sociaux), et « les vingt "zemployés"». Quand on aspire à diriger le Québec, « me semble-t-il qu'on devrait mieux parler que cela », insiste Gilles Duceppe.

La sortie de Gilles Duceppe n’est certes pas sans lien avec la vague sur laquelle surfe QS à quelques jours des élections et qui est en train de menacer le PQ eu égard aux intentions de vote des Québécois. Toutefois, force est de constater que ses commentaires touchent la cible à bien des égards!

vigile.net tribune libre 27 septembre 2018

L’anglais de Manon

28 septembre 2018

La co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Manon Massé, aura beau invoquer les difficultés qu’elle éprouve avec sa « langue de Shakespeare toute mélangée », on ne peut imaginer qu’elle puisse mélanger les mots « marxist » et « marxiste ».

Dans une entrevue accordée à CBC, Mme Massé n’a pas rejeté les étiquettes que certains adversaires tentent de coller au parti de gauche. Elle a expliqué que son parti souhaite une révolution en matière de changements climatiques. « Si vous appelé ça être socialistes, bien sûr que nous le sommes. S’ils appellent ça du marxisme? Pio, ça l’est », a-t-elle affirmé…en anglais.

Or, è l’occasion d’un point de presse à Rouyn-Noranda, Mme Massé a précisé que ce qu’elle souhaitait exprimer à CBC, c’est que les étiquettes n’étaient pas importantes pour elle. Dans le même ordre d’idée, rappelons qu’en début de campagne, Mme Massé avait plaidé ses défis avec la langue de Shakespeare après avoir déclaré que l’anglais « is an officiale lingage in Quebec ». Avouons que la traduction française ne demande pas un cours de traduction 101.

Finalement, dans tout cet « imbroglio », Mme Massé s’est engagée à continuer à améliorer son anglais. Pourtant, si je me fie aux exemples pré-cités, je n’en vois aucunement la nécessité…la traduction littérale ne prête à aucune confusion!

vigile.net tribune libre 26 septembre 2018
Le Devoir 28 septembre 2018

QS et les médias

25 septembre 2018

Depuis quelques jours, le chef du PQ, Jean-François Lisée, martèle sans relâche que QS bénéficie d’un « passe-droit » eu égard aux médias qui sont avares de critiques envers le parti de Manon Massé alors que son parti est suivi de « 15 journalistes tous les jours qui nous posent des questions ». De là, affirme Jean-François Lisée, l’iniquité sur la façon de traiter chacun des partis.

« Il y avait un genre de tabou qui faisait en sorte que personne ne critiquait Québec solidaire, j’ai brisé ce tabou », s’est targué Jean-François Lisée. D’où la sortie de M. Lisée au début du dernier débat sur le « véritable chef » de QS qui, de toute évidence, a créé un froid dans le studio de TVA compte tenu que cette question était complètement hors d’ordre, le sujet devant porter sur la santé. Depuis lors, le chef du PQ en a rajouté en attaquant QS sur son « manque de transparence » dans son cadre financier.

Il faudrait être aveugle pour ne pas deviner les intentions partisanes de M. Lisée dans toute cette saga contre QS qui, selon le dernier sondage, talonne de plus en plus le PQ relativement aux intentions de vote. Par ailleurs, je suis d’avis que les médias sont plutôt discrets sur les sujets « compromettants » abordés auprès de Manon Massé qui dispose d’une table bien montée pour avoir tout l’espace nécessaire pour présenter son « menu » électoral.

Il faut reconnaître que Jean-François Lisée a parfois des attitudes qui frisent la provocation. Toutefois, même si le temps a été long avant de mettre à jour la « vie facile » offerte à QS par les différents médias, force est de constater que, depuis cette sortie contre ce « passe-droit », Manon Massé a dû s’expliquer à quelques reprises sur des propositions plutôt nébuleuses…Bienvenue dans le club, Mme Massé!

vigile.net tribune libre 25 septembre 2018

Legault, le tricheur

25 septembre 2018

Après avoir falsifié…avec le sourire la lecture de la carte que lui a présentée Dany Turcotte à l’émission Tout le monde en parle, les commentaires ont fusé sur les médias sociaux, condamnant la tromperie du chef de la CAQ.

À titre d’exemple, je vous propose celui-ci : « Dans un moment où la partisanerie n’a pas sa place, François Legault démontre à nouveau son incapacité au-dessus des débats partisans. Trafiquer la lecture de sa carte à TLMEP pour ne pas complimenter un adversaire est indigne d’un candidat au poste de PM.

Comme l’a souligné fort à propos le fou du roi, une telle attitude de la part de M. Legault démontre un « trait de caractère » pour le moins peu enviable.

Le Journal de Québec 25 septembre 2018
 

Lisée rate la cible

23 septembre 2018

Si Jean-François Lisée tentait de déstabiliser Manon Massé en lui demandant qui était le «vrai chef de Québec solidaire», je suis d’avis qu’il a complètement raté la cible en plus d’être rappelé à l’ordre par le modérateur, le sujet de cette partie du débat devant porter sur la santé.

Jusqu’à maintenant, le chef du PQ menait une bonne campagne et avait bien performé dans les deux précédents débats. Or, sur les ondes de TVA, sans aucune raison, il a sorti de sa manche cette question pour le moins saugrenue à Mme Massé qui venait de je ne sais où et qui n’avait aucune pertinence.

Perçu comme un homme intelligent et pragmatique, Jean-François Lisée vient d’ébranler «sérieusement» les appuis qu’il avait réussi à obtenir depuis le début de la campagne… Un coup dur pour sa crédibilité à moins de deux semaines du scrutin!

Le Soleil 24 septembre 2018

Si j’avais su…

23 septembre 2018

En début de campagne, Jean-François Lisée avait refusé de répondre à une question d’un journaliste concernant une annonce de Québec solidaire pour financer ses promesses électorales. « J’aimerais répondre à des questions sérieuses », avait-il rétorqué au journaliste.

Aujourd’hui, à la veille de la clôture de la campagne électorale, le chef du PQ a changé son discours : « L’essentiel du travail de QS est d’enlever des circonscriptions au PQ, cela dit quelque chose sur leur sens du bien commun…Puisque c’est la réalité, arrêtons de donner à QS une partie gratuite. Arrêtons de faire comme si c’était un parti marginal, à 6 %, qui ne fait pas partie du débat public. »

Trop tard, diront certains, peut-être! Erreur stratégique, diront d’autres, peut-être aussi…Quoi qu’il en soit, le « mal » est fait, le PQ est talonné par QS dans le dernier sondage. QS surfe sur sa vague pendant que le PQ stagne autour de 20 % des intentions de vote depuis le début de la campagne.

La vie en général, et la politique en particulier, ne souffrent pas de « si j’avais su… ». Les regrets n’ont pas leur place dans le monde cruel et implacable de la politique où l’erreur n’est pas permise…Aujourd’hui, Jean-François Lisée l’apprend à ses dépens!

quebechebdo 23 septembre 2018
vigile.net tribune libre 23 septembre 2018

 

Les catastrophes climatiques à nos portes

22 septembre 2018

En regardant les images apocalyptiques déferler sur mon petit écran dans la région de Gatineau, je n’ai pu m’empêcher de réaliser à quel point les catastrophes climatiques frappent désormais à nos portes avec une force dévastatrice.

De voir les toitures et les balcons des édifices pousser par le vent et s’envoler en pièces dans les airs telles des morceaux de carton m’a littéralement cloué à mon fauteuil, le regard éberlué de quelqu’un qui assisterait à la projection d’un film… Et pourtant, ces scènes horribles se déroulaient chez nous au Québec.

Inondations, sécheresses, canicules à répétition, tornades, ne cessent de se reproduire à un rythme infernal. La nature se déchaine avec une force herculéenne contre laquelle nous sommes impuissants. Les témoignages de victimes en panique nous saisissent d’effroi.

Et, pendant ce temps, les partis politiques y vont de leurs engagements électoraux eu égard aux changements climatiques, chacun d’eux y mettant toute sa conviction pour prendre les moyens pour réduire les GES de 20 % d’ici 2020…et nous n’en sommes qu’à 8 % de réduction en 2018!

Le temps n’est plus aux solutions à la pièce. C’est maintenant que la protection de l’environnement doit devenir un projet de société impliquant la participation de toute la population et de tous les paliers de gouvernements…C’est une question de survie!

quebechebdo 22 septembre 2018 
vigile.net tribune libre 22 septembre 2018

Les gains auprès d’Ottawa

21 septembre 2018

François Legault l’a répété à maintes occasions depuis le début de la campagne électorale, il est possible d’aller chercher des gains auprès d’Ottawa pour autant qu’on fasse preuve de diplomatie.

Or lors du dernier débat qui s’est tenu sur la chaîne de TVA, M. Legault, lors d’un échange avec Jean-François Lisée, a mentionné trois dossiers sur lesquels le gouvernement du Québec a obtenu des gains.

Mal lui en prit lorsque M, Lisée lui répliqua que les trois gains auxquels M. Legault faisait allusion avaient été obtenus sous un gouvernement péquiste, tout en alléguant que le fédéral, devant un gouvernement du PQ, montre davantage d’ouverture à cause de la peur qu’il ressent devant la « hantise » de l’indépendance.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’exemple de collaboration Ottawa/Québec de M. Legault n’a pas contribué à accroître sa crédibilité en matière de connaissance de ses dossiers! 

vigile.net tribune libre 21 septembre 2018
 

Crédibilité

21 septembre 2018

Partant de la prémisse qui veut que les Québécois souhaitent un changement de gouvernement, la crédibilité des chefs des autres partis sera, à mon avis, un facteur déterminant lorsqu’arrivera le choix de l’urne le 1er octobre.

À cet effet, le meneur actuel dans les sondages, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a perdu des plumes au cours de la dernière semaine, notamment en raison de son embarras eu égard aux critères régissant l’immigration au Québec, le dernier sondage dénotant d’ailleurs une baisse de 3 % dans les intentions de vote.

En ce qui a trait à la co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Manon Massé, même si elle mène une bonne campagne, particulièrement au chapitre de l’environnement, personne ne s’attend à ce qu’elle forme le prochain gouvernement.

Ne reste que le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, qui a obtenu la meilleure note au chapitre de la qualité de campagne lors du dernier sondage. Aux yeux de M. Lisée, le vent est en train de tourner en sa faveur. Une fin de campagne électrisante est à prévoir compte tenu, entre autres, de la volatilité du vote (40 % d’indécis) …Le compte à rebours est amorcé!

vigile.net tribune libre 21 septembre 2018

 

Lisée calme et confiant

19 septembre 2018

C’est un Jean-François Lisée calme et confiant qui s’est présenté devant Anne-Marie Dussault dans le cadre de l’émission 24/60 du 18 septembre. Convaincu que la crédibilité de François Legault s’effrite de jour en jour eu égard, entre autres, à ses dernières bourdes en matière d’immigration, le chef du PQ est d’avis que M. Legault ne représente plus l’alternative à Philippe Couillard et que les électeurs vont se tourner vers le PQ.

Aux yeux de Jean-François Lisée, l’enjeu prioritaire de la campagne électorale actuelle, c’est le changement de gouvernement souhaité par une majorité de Québécoises et de Québécois. Et même si son parti stagne autour des 20 % dans les intentions de vote, M.  Lisée argue qu’il subsiste encore quelque 40 % d’indécis, un pourcentage pour le moins imposant à une dizaine de jours du scrutin.

Jean-François Lisée est un politicien aguerri doté d’une intelligence extrêmement pragmatique, un atout inestimable pour présenter clairement les propositions de son parti qui auront l’heur, croit-il, de faire pencher la balance en faveur de son parti lorsqu’arrivera la question de l’urne le jour du vote.

Pour terminer, je laisse la parole à Jean-François Lisée : « Ça peut se passer très vite!  Deux semaines suffisent pour qu’à partir du moment où le PQ devient l’alternative crédible aux libéraux, il y ait un déplacement de l’opinion qui nous fasse gagner l’élection… Le vote de la CAQ n’est pas un vote très solide, c’est un vote un peu par dépit… C’est la crédibilité d'un éventuel remplaçant de Philippe Couillard qui sera l’enjeu clé du scrutin… Qui est sérieux pour la suite des choses? »

vigile.net tribune libre 19 septembre 2018