Le PQ peut-il se relever?

6 octobre 2018

Nonobstant la première occasion où le Parti québécois s’est présenté dans la course lors des élections de 1970 où il a remporté 7 sièges, sa contreperformance du 1er octobre 2018 constitue sa pire déconfiture avec un maigre 9 candidats élus et 17 % du suffrage populaire.

À mes yeux, cette débâcle suscite de nombreuses questions parmi lesquelles nous pouvons nous demander si le PQ peut se relever de cette cuisante défaite. Si oui, par quels moyens?

Dans un premier temps, je suis d’avis que les péquistes doivent entreprendre dès maintenant une sérieuse réflexion sur les motifs plausibles qui les ont conduits à un si piètre résultat. Lors de cette élection, il apparaît évident que l’électorat québécois cherchait le changement. Alors, pourquoi les Québécois n’ont-ils pas opté pour le PQ? En réalité, le PQ incarne-t-il le changement? Poser la question, c’est y répondre…

À mon avis, le PQ se relèvera de cette défaite seulement et si seulement les militants retournent sur le terrain à la rencontre du « vrai monde » et se mettent à écouter ce qu’il a à dire eu égard à sa perception du PQ, notamment les 18-34 ans pour qui le Parti québécois est pratiquement inconnu.

Près de 50 ans plus tard, le parti glorieux de René Lévesque est « dans les câbles »… À lui de descendre de l’« arène politique » et de rejoindre le « plancher des vaches »!

vigile.net tribune libre 5 octobre 2018 

Le vagues en politique

4 octobre 2018

Si on analyse le phénomène des récentes vagues en politique canadienne et québécoise, à savoir la vague adéquiste en 2007, la vague orange du Nouveau parti démocratique en 2011 et la vague caquiste en 2018, une constante demeure présente, l’électorat s’est prononcé pour un changement de gouvernement.

Les Québécois sont ainsi faits qu’ils sont impitoyables envers un gouvernement qui ne répond plus à leurs aspirations. La vague caquiste qui a déferlé sur le Québec le 1er octobre 2018 ne fait pas exception à cette « règle ».

Les experts auront beau échafaudé toutes sortes d’hypothèses plus « savantes » les unes que les autres pour tenter de trouver quelque explication sur la débâcle des « vieux » partis, le Parti libéral du Québec et le Parti québécois, l’électorat québécois a jeté son dévolu sur les deux partis qui n’avaient jamais occupé le pouvoir, la Coalition avenir Québec et Québec solidaire.

En termes clairs, les Québécois avaient soif d’un vent de changement et ils l’ont manifesté clairement dans l’isoloir… Vox populi, vox dei! 

vigile.net tribune libre 3 octobre 2018

 

Le PQ sans l’indépendance

3 octobre 2018

Partons de l’hypothèse que l’indépendance du Québec aurait fait partie des débats au cours de la dernière campagne électorale. Il est fort à parier que la dynamique de la campagne aurait pris une toute autre tournure, la polarisation entre le fédéralisme et l’indépendance aurait certes accaparé une bonne partie des échanges entre les chefs de partis.

Or, le PQ de Jean-François Lisée a décidé de placer son option fondamentale en veilleuse jusqu’en 2022, concentrant ses énergies à défendre les intérêts des Québécois à l’intérieur d’un parti provincialiste soumis à l’intransigeance d’un gouvernement fédéral centralisateur.  

Résultat? C’est la débâcle complète, un maigre neuf députés élus… Si Jean-François Lisée espérait obtenir le pouvoir en mettant en veilleuse l’indépendance du Québec, force est de constater que sa stratégie est un fiasco monumental…

En conséquence, je suis d’avis que le PQ sans l’indépendance, c’est un parti sans âme qui perd toute la raison d’être de sa création…Un convoi de wagons sans locomotive, un parti dépouillé de son projet de société, à savoir accompagner le Québec à son indépendance!

Le Journal de Québec 3 octobre 2018

La démagogie de Québec solidaire

30 septembre 2018

Ayant toujours cru que Québec solidaire (QS) utilisait à outrance la démagogie comme approche auprès de l’électorat québécois, j’ai voulu connaître la définition qu’en donnait Wikipédia pour valider mes convictions. En voici donc un extrait :

« La démagogie est une notion politique et rhétorique désignant l'état politique dans lequel les dirigeants mènent le peuple en le manipulant pour s'attirer ses faveurs, notamment en utilisant un discours flatteur ou appelant aux passions. 

Le discours du démagogue sort du champ du rationnel pour s'adresser aux pulsions, aux frustrations du peuple, à ses craintes. En outre, il recourt à la satisfaction immédiate des attentes, ou des souhaits les plus flagrants du public ciblé, sans recherche de l'intérêt général mais dans le but de s'attirer personnellement la sympathie, et de gagner des soutiens. 

L'argumentation démagogique doit être simple, voire simpliste, afin de pouvoir être comprise et reprise par le public auquel elle est adressée. Elle fait fréquemment appel à la facilité, voire à la paresse intellectuelle, en proposant des analyses et des solutions qui semblent évidentes. »

Force est de constater que les similitudes entre la définition de Wikipédia et les pratiques de QS sont pour le moins frappantes.  Je vous laisse le soin de juger par vous-mêmes…

vigile.net trinune libre 29 septembre 2018

 

Aux urnes, citoyens!

30 septembre 2018

Selon les deux derniers sondages, tout porte à croire que le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, dirigera le prochain gouvernement qui devrait être minoritaire… Voilà pour les sondages!

Or, nonobstant les électeurs qui ont déjà voté par anticipation, ce n’est qu’en fin de soirée lundi que nous connaîtrons vraiment le choix des Québécoises et des Québécois. D’ici là, le sort de cette élection 2018 est entre les mains des citoyens du Québec qui se sont prévalus ou se prévaudront de leur droit de vote.

Nous avons vécu une campagne électorale en dents de scie au cours de laquelle le calme et la tempête se sont succédé régulièrement, ballottée entre la valse des promesses électorales à coups de milliards $ et les attaques personnelles parfois cyniques qui ont donné lieu à des combats de coqs acharnés entre les chefs de partis.

Pour employer une expression populaire, si la tendance se maintient, nous assisterons à deux luttes, la première entre la CAQ et le PLQ, et la deuxième mettant aux prises le PQ et QS.

Il appartient maintenant aux électeurs québécois de se prévaloir de leur droit de vote en se présentant aux urnes en grand nombre et de faire connaître démocratiquement leur choix, seuls avec leur conscience dans l’isoloir, le verdict final leur appartient…

quebechebdo 30 septembre 2018
vigile.net tribune libre 30 septembre 2018
 

Attaques stériles

29 septembre 2018

Depuis quelques jours, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, s’acharne sur sa cible de prédilection, à savoir la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé. Toute cette saga, faut-il le rappeler, a pris naissance lors de l’ouverture du deuxième débat des chefs lorsque le chef du PQ a demandé à Mme Massé des éclaircissements sur les rouages de la gouvernance chez QS, et toute cette mise en scène alors que le sujet du débat devait porter sur la santé. C’était suffisant pour que Pierre Bruneau rappelle à l’ordre M Lisée.

Depuis lors, il ne s’est pas passé un jour de campagne sans que le chef du PQ n’attaque Manon Massé… une véritable guérilla à sens unique, Mme Massé ayant eu la sagesse de demeurer à l’écart de ces attaques personnelles.

Conséquences? Le dernier sondage indique que QS surfe sur une montée tandis que le PQ stagne depuis le début de la campagne, à tel point que l’écart entre les deux partis ne cessent de diminuer.

La morale de cette histoire : ce n’est pas en rabaissant les autres que vous allez vous remonter auprès de vos commettants, M. Lisée!

NDLR
En ce qui a trait au pamphlet de Gilles Duceppe, il ne vient qu’accorder des armes de plus à QS qui y voit une vengeance personnelle de l’ex-chef du Bloc québécois eu égard à l’appui accordé au NPD lors de l’élection fédérale de 2011 qui a contribué, en partie, à la débâcle de Bloc… La même morale peut s’appliquer à vous, M. Duceppe! 

vigile.net tribune libre 27 septembre 2018

QS, la « gauche caviar »

28 septembre 2018

À titre d’exemple de contradiction dans les propositions de Québec solidaire (QS), Gilles Duceppe, lors d'une entrevue téléphonique accordée à La Presse canadienne, s’exprime en ces termes : « QS prend position pour la lutte contre les gaz à effet de serre et contre le pétrole, alors que Mme Massé, sur sa page Facebook, elle est en quatre roues et elle a un gros bycik à gaz. Il y a toujours bien une limite… QS, c'est la gauche caviar, la gauche pétard! »

Gilles Duceppe n’y va pas de main morte non plus en qualifiant Manon Massé de « souverainiste à temps partiel », alléguant comme argumentaire que, durant la campagne fédérale de 2011, « le NPD et QS étaient main dans la main dans la plupart de comtés»,  encore étonné de constater que lors des élections fédérales, les solidaires semblaient oublier «qu'ils étaient souverainistes ».

Enfin, M. Duceppe tombe à bras raccourcis sur la piètre qualité du français de Manon Massé en donnant quelques exemples d'expressions fautives employées selon lui par la députée solidaire et qui lui écorchent les oreilles: « Ça l'a beaucoup d'importance» (au lieu de «cela a»), «les travaillleurs social» (au lieu de sociaux), et « les vingt "zemployés"». Quand on aspire à diriger le Québec, « me semble-t-il qu'on devrait mieux parler que cela », insiste Gilles Duceppe.

La sortie de Gilles Duceppe n’est certes pas sans lien avec la vague sur laquelle surfe QS à quelques jours des élections et qui est en train de menacer le PQ eu égard aux intentions de vote des Québécois. Toutefois, force est de constater que ses commentaires touchent la cible à bien des égards!

vigile.net tribune libre 27 septembre 2018

L’anglais de Manon

28 septembre 2018

La co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Manon Massé, aura beau invoquer les difficultés qu’elle éprouve avec sa « langue de Shakespeare toute mélangée », on ne peut imaginer qu’elle puisse mélanger les mots « marxist » et « marxiste ».

Dans une entrevue accordée à CBC, Mme Massé n’a pas rejeté les étiquettes que certains adversaires tentent de coller au parti de gauche. Elle a expliqué que son parti souhaite une révolution en matière de changements climatiques. « Si vous appelé ça être socialistes, bien sûr que nous le sommes. S’ils appellent ça du marxisme? Pio, ça l’est », a-t-elle affirmé…en anglais.

Or, è l’occasion d’un point de presse à Rouyn-Noranda, Mme Massé a précisé que ce qu’elle souhaitait exprimer à CBC, c’est que les étiquettes n’étaient pas importantes pour elle. Dans le même ordre d’idée, rappelons qu’en début de campagne, Mme Massé avait plaidé ses défis avec la langue de Shakespeare après avoir déclaré que l’anglais « is an officiale lingage in Quebec ». Avouons que la traduction française ne demande pas un cours de traduction 101.

Finalement, dans tout cet « imbroglio », Mme Massé s’est engagée à continuer à améliorer son anglais. Pourtant, si je me fie aux exemples pré-cités, je n’en vois aucunement la nécessité…la traduction littérale ne prête à aucune confusion!

vigile.net tribune libre 26 septembre 2018
Le Devoir 28 septembre 2018

QS et les médias

25 septembre 2018

Depuis quelques jours, le chef du PQ, Jean-François Lisée, martèle sans relâche que QS bénéficie d’un « passe-droit » eu égard aux médias qui sont avares de critiques envers le parti de Manon Massé alors que son parti est suivi de « 15 journalistes tous les jours qui nous posent des questions ». De là, affirme Jean-François Lisée, l’iniquité sur la façon de traiter chacun des partis.

« Il y avait un genre de tabou qui faisait en sorte que personne ne critiquait Québec solidaire, j’ai brisé ce tabou », s’est targué Jean-François Lisée. D’où la sortie de M. Lisée au début du dernier débat sur le « véritable chef » de QS qui, de toute évidence, a créé un froid dans le studio de TVA compte tenu que cette question était complètement hors d’ordre, le sujet devant porter sur la santé. Depuis lors, le chef du PQ en a rajouté en attaquant QS sur son « manque de transparence » dans son cadre financier.

Il faudrait être aveugle pour ne pas deviner les intentions partisanes de M. Lisée dans toute cette saga contre QS qui, selon le dernier sondage, talonne de plus en plus le PQ relativement aux intentions de vote. Par ailleurs, je suis d’avis que les médias sont plutôt discrets sur les sujets « compromettants » abordés auprès de Manon Massé qui dispose d’une table bien montée pour avoir tout l’espace nécessaire pour présenter son « menu » électoral.

Il faut reconnaître que Jean-François Lisée a parfois des attitudes qui frisent la provocation. Toutefois, même si le temps a été long avant de mettre à jour la « vie facile » offerte à QS par les différents médias, force est de constater que, depuis cette sortie contre ce « passe-droit », Manon Massé a dû s’expliquer à quelques reprises sur des propositions plutôt nébuleuses…Bienvenue dans le club, Mme Massé!

vigile.net tribune libre 25 septembre 2018

Legault, le tricheur

25 septembre 2018

Après avoir falsifié…avec le sourire la lecture de la carte que lui a présentée Dany Turcotte à l’émission Tout le monde en parle, les commentaires ont fusé sur les médias sociaux, condamnant la tromperie du chef de la CAQ.

À titre d’exemple, je vous propose celui-ci : « Dans un moment où la partisanerie n’a pas sa place, François Legault démontre à nouveau son incapacité au-dessus des débats partisans. Trafiquer la lecture de sa carte à TLMEP pour ne pas complimenter un adversaire est indigne d’un candidat au poste de PM.

Comme l’a souligné fort à propos le fou du roi, une telle attitude de la part de M. Legault démontre un « trait de caractère » pour le moins peu enviable.

Le Journal de Québec 25 septembre 2018