14 février 2019
Dans une lettre ouverte envoyée aux médias, les parents d’Alexandre Bissonnette, Manon Marchand et Raymond Bissonnette, jugent la sentence de leur fils « très sévère ».
« Avant de permettre les peines consécutives [au Canada], les condamnés aux crimes graves pouvaient garder un mince espoir de faire une demande de libération conditionnelle après 25 ans. Cette lueur d’espoir leur permettait de continuer d’avoir envie de vivre et de se réhabiliter », écrivent Mme Marchand et M. Bissonnette.
À mon sens, les médias ont beaucoup couvert les douleurs des victimes musulmanes de la tuerie de la grande mosquée de Québec. Or, force est de constater que les douleurs atroces qu’ont vécues et que vivent encore aujourd’hui les parents de Bissonnette sont plutôt passées sous le radar.
Je ne sais pas si la défense ira en appel de la sentence du juge François Huot. Par contre, si c’était le cas, il m’apparaîtrait de circonstance, tel que le souhaitent les parents du condamné, que, malgré les gestes qu’il a posés et pour lesquels il a reconnu sa culpabilité, Alexandre Bissonnette ait aussi droit à une chance de se rattraper…
vigile.net tribune libre 12 février 2019
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14 février 2019
J’ai suivi avec beaucoup d’attention l’évolution du dossier SNC-Lavalin et je remarque que chaque jour qui passe écrit un nouveau chapitre, le dernier en liste étant la démission de l'ancienne ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould, devenue ministre des Anciens combattants lors d'un remaniement du cabinet Trudeau au début janvier.
Depuis le début de cette histoire à rebondissements imprévus, bien des questions sont demeurées sans réponses, notamment la ou les raison(s) de la démission « surprise » de Mme Wilson-Raybould. Toutefois, ce qui me chicote le plus, c’est pourquoi la ministre n’est pas allée rencontrer Justin Trudeau pour lui faire part d’anomalies dans le développement de l’affaire SNC-Lavalin?
Je risque une réponse qui se confirmera ou pas dans les prochains jours: à mon avis, Jody Wilson-Raybould n’est pas allée frapper à la porte de son patron parce qu’elle savait des choses qui laissaient croire que le bureau du premier ministre était impliqué dans cette affaire.
L’ex-ministre de la Justice consulte actuellement un ancien juge de la Cour suprême pour connaître ses droits eu égard aux révélations qu’elle peut divulguer au grand jour. Peut-être en apprendrons-nous davantage lorsqu’elle saura ce qu’elle peut révéler. Une histoire à suivre…
vigile.net tribune libre 12 février 2019
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12 février 2019
Bien que sensible à la douleur de la communauté musulmane relativement à l’attentat de la mosquée de Québec en janvier 2017, je demeure perplexe sur ses réactions qui ont suivi la sentence infligée à Alexandre Bissonnette.
À cet effet, l’ancien et l’actuel président du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ), Mm Labidi et Benabdallah, eu égard à la condamnation à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle de l’accusé avant 40 ans, ont déclaré que « l’objectif de dissuasion n’est pas atteint », et que « ça pourrait encourager d’autres personnes à faire des tueries de masse dans la société ».
À mes yeux, de tels propos démontrent à quel point, dans des circonstances aussi traumatisantes, une tragédie d’une telle ampleur peut faire en sorte que l’émotion exerce une prédominance sur la raison.
vigile.net tribune libre 12 février 2019
quebechebdo 12 février 2019
Le Devoir 14 février 2019 "Quand l'émotion l'emporte sur la raison"
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11 février 2019
On efface tout et on recommence… Tels sont, à peu de choses près, le sens de la décision du ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, eu égard aux 18 000 dossiers d’immigration encore en attente dans le cadre du Programme régulier des travailleurs qualifiés qui s’en vont directement à la déchiqueteuse, une mesure qui concerne quelque 50 000 personnes. Une décision qui, en passant, vient à l’encontre des paroles de François Legault qui alléguait encore récemment que ces dossiers seraient traités selon les règles actuelles.
Et tout ce branle-bas de combat pour le moins cavalier, voire inhumain, dans le seul but d’accélérer le dépôt du projet de loi sur l’immigration. Nonobstant les critiques acerbes des partis de l’opposition ayant trait à une telle mesure draconienne, force est de constater l’absence totale d’empathie, voire la froideur de la part du ministre pour ces immigrants qui ont dépensé tant et argent pour compléter leur demande d’immigration et qui attendaient, pour plusieurs, depuis 2005, l’étude leur dossier.
À mes yeux, le gouvernement Legault vient d’entacher sérieusement le côté humain qu’il s’était efforcé de laisser paraître auprès des citoyens depuis le début de son mandat, une qualité qui s’intégrait harmonieusement dans une politique d’écoute de la population. Or, en détruisant ces dossiers tels de vieux papiers devenus inutiles, le ministre Jolin-Barrette a fait le choix de la procédure administrative au détriment de ces milliers de demandeurs d’asile au Québec!
vigile.net tribune libre 7 février 2019
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11 février 2019
À peine 24 heures après son entrée en fonction à titre de ministre de la Condition féminine, Isabelle Charest, y est allée d’une déclaration pour le moins percutante à l’effet que le port obligatoire d’un vêtement dicté par une religion s’identifie à un signe d’oppression. Par contre, Mme Charest a tenu à spécifier qu’elle respecte les personnes qui font le choix de porter tel vêtement.
« Pour les femmes qui doivent le porter, qui se font dicter par la religion si elles doivent porter le voile, pour moi, c’est un signe d’oppression. Maintenant, je sais qu’il y a des femmes qui choisissent de le porter. C’est leur choix et je le respecte pleinement. Pour moi, la liberté de choix, c’est primordial. Alors si elles choisissent de porter le voile, je respecte pleinement leur choix », a déclaré Mme Charest.
Il n’en fallait pas davantage pour que les partis d’opposition n’accusent la ministre de jeter le feu aux poudres dans un débat déjà chaud, accusant la nouvelle ministre d’utiliser des propos maladroits sur un enjeu qui divise, à leurs yeux, la population.
À mon sens, la ministre de la Condition féminine s’est montrée transparente eu égard à sa perception des femmes soumises au port obligatoire du hijab, une position qui reflète la perception d’une majorité de Québécois, tout en respectant le choix de celles qui le portent librement…Une attitude à la fois franche et respectueuse difficilement contestable!
vigile.net tribune libre 6 février 2019
Le Devoir 8 février 2019 "Sous le signe de la transparence" (version abrégée)
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11 février 2019
Le couperet est finalement tombé. Malgré les demandes répétées des partis d'opposition, le fonctionnaire du ministère de l'Agriculture (MAPAQ) et lanceur d'alerte Louis Robert, congédié en janvier, ne sera pas réintégré dans ses fonctions, tel que décidé par François Legault, lequel affirme sa confiance envers le sous-ministre qui a pris la décision de limoger Louis Robert.
Rappelons les faits. Expert adulé dans le secteur des grains, Louis Robert a dénoncé l'ingérence du secteur privé dans les recherches effectuées sur l'usage des pesticides en agriculture par le Centre de recherche sur les grains (CÉROM), financé par l'État québécois. Il a été limogé le 24 janvier pour avoir transmis un document confidentiel à un journaliste, ainsi que pour avoir contrevenu à ses obligations de discrétion, selon la lettre de congédiement rendue publique.
En réalité, devant la sourde oreille de son employeur eu égard à ses révélations d'ingérence du secteur privé dans les recherches effectuées sur l'usage des pesticides par le CÉROM, le lanceur d’alerte s’est retourné vers les médias dans l’intention, tel que son rôle le demande, de protéger les agriculteurs.
Depuis des jours, les partis d'opposition soutiennent que M. Robert a été victime de représailles pour avoir tenté de défendre les intérêts du public en dénonçant l'ingérence du secteur privé dans la recherche gouvernementale. Son seul crime «a été de vouloir protéger le public québécois des influences indues de l'entreprise privée», a fait valoir Pascal Bérubé, le chef intérimaire du PQ.
En conséquence, il m’apparaîtrait juste et équitable que Louis Robert soit réintégré dans ses fonctions tant que la Protectrice du citoyen n’aura pas déposé son rapport
vigile.net tribune libre 6 février 2019
quebechebdo 10 février 2019 "Le bouc émissaire" (version abrégée).
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9 février 2019
S’il est un parti qui s’est évertué pendant des années d’opposition à l’Assemblée nationale à dénoncer vertement les nominations partisanes, c’est bien la CAQ. Or, François Legault vient de rompre avec son engagement électoral en confirmant la nomination d’une adjointe au cabinet du premier ministre, Catherine Loubier, au poste de Déléguée générale du Québec à New York.
Nonobstant la compétence indéniable de Mme Loubier qui a œuvré au provincial et au fédéral dans diverses fonctions, je dois reconnaître que le premier ministre a carrément commis un bris d’engagement flagrant eu égard aux nominations partisanes, un impair regrettable qui risque de le poursuivre encore longtemps autant devant les médias que les partis d’opposition en chambre.
La CAQ s’est présentée à l’électorat comme un parti guidé par l’absence de partisanerie…Eh bien, son chef vient de ternir considérablement cette image d’éthique professionnelle qu’il brandissait fièrement depuis longtemps tel un leitmotiv!
vigile.net tribune libre 7 février 2019
quebechebdo 9 février 2019
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7 février 2019
L’imbroglio suscité par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, eu égard au congédiement du lanceur d’alerte, Louis Robert, dans des circonstances nébuleuses, a eu l’heur d’alimenter les critiques de l’opposition, notamment en raison de la « clémence » du premier ministre envers son ministre comparativement à son empressement à destituer MarieChantal Chassé de son poste de ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.
Il n’en fallait pas davantage pour que les partis d’opposition demandent au premier ministre de juger de la conduite du ministre André Lamontagne avec la même sévérité qu’il a jugé celle de MarieChantal Chassé,
Si l’on prend pour acquis que M. Lamontagne s’est excusé de s’être fourvoyé dans les termes qu’il a utilisés pour décrire les événements entourant le congédiement de Louis Robert, et qu’il a demandé l’opinion de la Protectrice du citoyen pour faire la lumière sur cette affaire, je serais porté à laisser « la chance au coureur », pour autant que cette histoire se termine par le rengagement de M. Robert qui n’a fait que son devoir.
Enfin, en ce qui a trait à Mme Chassé, il était devenu évident qu’elle éprouvait de sérieux problèmes de communication avec les médias, un handicap majeur qui aurait gravement porter atteinte à son rôle d’information à la population eu égard aux dossiers dont elle était responsable, notamment le dossier « chaud » de l’Environnement.
vigile.net tribune libre 5 février 2019
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6 février 2019
Deux éléments attirent mon attention eu égard au congédiement de la mairesse suppléante de Gatineau, Nathalie Lemieux.
En premier lieu, son intervention à l’effet que la communauté musulmane ne s’intègre pas à la société québécoise. À cet effet, on ne peut le nier, la réalité donne raison à Mme Lemieux dans la mesure où la communauté musulmane, une fois installée au Québec, continue de vivre selon ses us et coutumes, alléguant la sempiternelle inclusion si chère à Justin Trudeau, une inclusion qui, il faut bien l’admettre, est tout à fait à sens unique.
En second lieu, je ne peux que donner raison à la conseillère municipale de Gatineau au sujet de son adhésion à la décision de François Legault de ne pas tenir de journée contre l’islamophobie considérant qu’une telle Journée ne viendrait qu’amplifier démesurément l’islamophobie au Québec en lui dédiant une Journée spéciale annuelle au calendrier.
En bref, Nathalie Lemieux a probablement dit à voix haute ce que plusieurs pensent tout bas, et cela, au risque de choquer le politically correct… Ce qu’il ne faut pas faire quand on occupe un poste en ligne d’autorité dans notre Québec que l’on qualifie d’inclusif!
vigile.net tribune libre 4 février 2019
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5 février 2019
Selon une étude, le pourcentage d’enfants québécois de 10 à 12 ans ayant un Trouble déficitaire d'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) traité par un médicament psychotrope, tel le Ritalin, est de 13,97 %, alors que dans le reste du Canada, il est de 5,08 %. Dans la catégorie des jeunes de 13 à 17 ans, le taux est passé de 3,4 % à 9,9 % entre 2006 et 2015, soit l’équivalent d’un jeune sur dix.
À mes yeux, les intervenants d’aujourd’hui, parents comme éducateurs, sont devenus intolérants à la turbulence chez certains enfants qu’ils identifient trop rapidement avec un TDAH au lieu de travailler en amont avec certains spécialistes, tels des psychoéducateurs, sur les causes de l’anxiété de ces jeunes.
Or, comme le Ritalin est devenu la solution la plus rapide, les jeunes sont gavés de médicaments qui, en réalité, ne font que surseoir à leurs problèmes d’attention. Dans ces circonstances, ne serait-il pas temps de porter un regard critique sur la génération Ritalin, et de s’asseoir avec nos jeunes pour tenter de découvrir les origines de leur turbulence et de leur manque d’attention?
À cet effet, vous me permettrez de risquer deux éléments de réponses, à savoir la dépendance aux écrans d’ordinateurs et le manque d’activités physiques…
vigile.net tribune libre le 4 février 2019
Le Devoir 5 février 2019 "TDAH et Ritalin, une équation prématurée?" (version modifiée)
Le Soleil 7 février "TDAH = Ritalin?" (version modifiée)
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