Bon courage, M. Labeaume!

15 mars 2019

Qu’on l’aime ou non, le maire de Québec, Régis Labeaume, ne laisse personne indifférent. Toutefois, l’annonce faisant état que le maire de la Capitale nationale est atteint d’un cancer de la prostate fait l’unanimité eu égard à la sympathie que les gens éprouvent à son endroit.

Dans ces circonstances pénibles à vivre, les Québécoises et Québécois se sont toujours montrés solidaires peu importe les liens qu’ils entretiennent avec la personne atteinte d’une grave maladie.

C’est dans cet esprit, M. Labeaume, qu’au nom des citoyens de Québec, je me permets de vous souhaiter bon courage…Nul doute que votre tempérament de batailleur saura relever le défi et vous permettre de revenir en forme à l’Hôtel de ville!

quebechebdo 15 mars 2019
 

Le piège du « référendisme »

13 mars 2019

Tel est le titre du blogue de Steve E. Fortin du Huffington Post en date du 11 mai 2016 à l’occasion du lancement de la campagne à la chefferie du Parti québécois (PQ) de Véronique Hivon.

Sur sa position concernant un éventuel référendum, Steve E. Fortin lui a demandé si elle faisait partie des « pressés » ou des « mous ». « Chaque fois qu'on va me parler de référendum, je vais vous parler de souveraineté, a répondu Mme Hivon. Je pense qu'il est temps qu'on parle du projet et pas de mécanique et de dates sur le calendrier. »

D’entrée de jeu, je dois vous avouer bien humblement que je me suis toujours considéré comme un « pressé », encore davantage depuis que j’ai atteint le septième étage. De plus, j’ai toujours considéré, comme des milliers d’autres militants, que le référendum sur la souveraineté du Québec demeurait le passage obligé pour atteindre notre objectif.
Pour employer un terme qui fait de plus en plus de houle dans le discours souverainiste, je suis un « référendiste ».

Or, dans le but d’en connaître davantage sur le « référendisme », j’ai lu divers articles sur le sujet jusqu’à ce que je tombe sur le blogue de Steve E. Fiset dont le titre accrocheur, « Le piège du référendisme », a attiré particulièrement mon attention. Les réflexions qui suivent émanent donc de ce texte.

Premier constat :
Les militants souverainistes doivent ouvrir leur horizon à d’autres voies que le référendum pour accéder au Québec pays.    
« Il est plus que temps que les indépendantistes, et notamment le PQ, cesse de se laisser prendre au piège du «référendisme». Le Parti québécois est un parti qui prône l'indépendance et qui prendra tous les moyens démocratiques pour la réaliser le plus rapidement possible. Point à la ligne. »

Deuxième constat :
« Bien entendu, le plus grand partisan du « référendisme » au Québec demeure le Parti libéral qui gagne ses élections sans même avoir besoin de présenter un programme politique à la population, ce qu'il s'est bien gardé de faire en 2014 avec le résultat désastreux qu'on connait. Philippe Couillard n'a eu qu'à marteler sans cesse que le PQ allait déclencher un référendum afin de foutre le bordel dans les troupes péquistes et polariser l'électeur autour de cette question. » En termes clairs, le moyen devient le pire ennemi de la cause.

Troisième constat :
« Les adversaires du PQ, ses détracteurs parmi le mouvement indépendantiste, profitent eux aussi du « référendisme » afin de tenter de grappiller des appuis au PQ ou pour se dédouaner parfois de participer au renouvellement du parti Québécois. C'est précisément ce que j'ai pensé de la réaction, par exemple du chef d'Option nationale Sol Zanetti suite au lancement de la campagne de Véronique Hivon. La course n'est même pas commencée, les programmes des candidats ne sont pas encore connus, mais qu'à cela ne tienne! Zanetti n'en avait que pour l'engagement à réaliser l'indépendance dans un premier mandat! » Le piège du « référendisme », obstruer toute forme de renouvellement du Parti québécois.

En conclusion, à la lecture de ce blogue, je retiens surtout qu’en tant que souverainiste « pressé » de la première heure, toutes mes énergies ont été concentrées, depuis quelque 50 ans, sur l’urgence d’un référendum, sans prendre conscience que, pendant ce temps, la défense et la promotion de la cause étaient littéralement reléguées sur les tablettes. Semble-t-il qu’on apprend à tout âge… En bien, c’est fait!

vigile.net tribune libre 12 mars 2019

Priorité sur la cause avant le parti

13 mars 2019

En faisant le saut en politique en 2016 sous la bannière du Parti québécois (PQ) dans le comté de Marie-Victorin, Catherine Fournier s’engageait à faire la promotion de l’indépendance du Québec

Or, « La vérité, c’est que le Parti Québécois a cessé d’attirer et de se renouveler. Trop de Québécois ne l’écoutent plus. À force de perdre, le Parti Québécois est devenu perdant… « Il ne sert à rien de vouloir désespérément sauver le tronc ou les branches d’un arbre en train de dépérir, a-t-elle illustré. L’important, c’est d’en sauver les racines » , a-t-elle déclaré lors de la conférence de presse annonçant qu’elle quittait le PQ.

Quant aux rumeurs qui l'envoient avec Jean-Martin Aussant pour la création d'un nouveau parti souverainiste, Catherine Fournier ne croit pas qu'un nouveau parti politique soit la solution pour regrouper les forces. "Il faut arrêter de voir le projet souverainiste sous l'ornière des partis politiques actuels (…) Il faut revenir à la base pour retrouver le consensus avant de savoir comment on va le porter sur la scène politique québécoise."

En d’autres termes, la nouvelle députée souverainiste indépendante de 26 ans mettra la priorité sur la cause avant le parti en s’attardant aux thèmes qui polarisent l’intérêt des Québécois. Aux yeux de Catherine Fournier, « le mouvement souverainiste s'est fragmenté à coup de luttes intestines, de stratégies électorales mal avisées et de trop nombreux changements de cap. » En conséquence, elle lance un appel au rassemblement des forces, sans préciser pour l’instant la forme que cela pourrait prendre.

En 2017, Catherine Fournier publiait « L’audace d’agir », un appel aux jeunes de sa génération, les milléniaux, dans lequel elle souhaitait qu’ils s’impliquent dans la vie sociale et politique pour faire face aux défis actuels, tels la préservation de l’environnement, l’amélioration du vivre ensemble et l’adaptation aux mutations économiques… C’est déjà un bon départ pour les réflexions d’un éventuel nouveau parti!

vigile.net tribune libre 11 mars 2019
 

L’article 745.51 du Code criminel

13 mars 2019

Décidément, l’article 745.51 du Code criminel semble porter tout au moins à interprétation dépendamment de la lecture qu’en font les avocats de la couronne et ceux de la défense dans l’affaire Alexandre Bissonnette.

En effet, pour les premiers, appuyés du directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), le juge Huot, qui a réécrit l’article 745.51 du Code criminel pour pouvoir imposer une peine consécutive autrement que par bonds de 25 ans, aurait dû appliquer le cumul « conformément à l’article 745.51 » et ainsi condamner Bissonnette à deux périodes d’inéligibilité à la libération conditionnelle, pour un total de 50 ans.

Quant aux seconds, ils soutiennent que le juge aurait dû déclarer l’article 745.51 inconstitutionnel et demande à la Cour d’appel de statuer en ce sens, et de prononcer une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

D’un côté, la Couronne juge insuffisante la peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 40 ans, de l’autre, la défense juge la peine « illégale, manifestement déraisonnable et non indiquée. »

De quel côté penchera la balance de la justice? Il appartient maintenant à la Cour d’appel de statuer sur le sort de l’article 745.51 du Code criminel.

quebechebdo 13 mars 2019

C’est pas d’ma faute!

11 mars 2019

Cinq mois à peine après son cuisant échec aux élections du 1er octobre 2018, l’ex-chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, publie un livre à chaud sur les événements de la campagne électorale qui lui paraissent marquants.

Or, alors que le lecteur aurait dû s’attendre à ce qu’il prenne, tout au moins en partie, la responsabilité de son échec électoral en lançant dès les premières pages qu’il est « bien l’homme qui a conduit le grand parti de René Lévesque à la plus grave défaite de son histoire », il demeure sur sa faim eu égard aux erreurs que le chef du PQ aurait pu commettre.

À preuve, sa question à Manon Massé sur les vrais décideurs chez Québec solidaire (QS), lors du Face-à-Face Québec 2018 –TVA, a freiné, selon Lisée, l’élan de QS et permis au PQ de faire élire 10 députés. Par ailleurs, on apprend que sa stratégie visait l’échec de sa tentative de rapprochement avec QS, plusieurs mois avant les élections, qu’il attribue au Comité de coordination du parti, qu’il qualifie de « Politburo ».

Les médias constituent la deuxième bête noire du PQ en le qualifiant trop souvent, selon Lisée, de parti à l’agonie, un constat qui le conduit à parler des médias comme « d’un puissant poison qui nous coupe les ailes ». « Le narratif compulsif du déclin et de la mort du PQ est un des plus puissants qui soient », écrit-il.

En bref, le titre du livre de Jean-François Lisée est fort révélateur, à savoir Qui veut la peau du parti québécois? En termes à peine voilés, Lisée cherche des "coupables", et il n'en fait aucunement parti … En fait, le livre de Jean-François Lisée aurait pu tout aussi bien s’intituler C’est pas d’ma faute!!!

vigile.net tribune libre 9 mars 2019
Le Soleil 12 mars 2019 "Jean-François Lisée: c'est pas d'ma faute"

Le constat de Justin

9 mars 2019

Les attentes étaient élevées eu égard à la première réplique officielle de Justin Trudeau sur sa version de ce qu’il est maintenant convenu d’appeler l’affaire SNC-Lavalin, le premier ministre s’étant contenté jusque-là de courtes déclarations lancées en vrac à quelques occasions.

Or, hormis quelques références aux réalisations de son gouvernement depuis le début de son mandat qui, en passant, n’avaient aucun lien avec le sujet en cause, nous avons assisté à un copier/coller du témoignage de Gérald Butts devant le comité de la justice de la Chambre des communes, notamment l’importance, aux yeux du premier ministre, de tout faire pour sauver les 9 000 emplois liés à la survie de SNC-Lavalin.

Toutefois, il faut reconnaître l’intention avouée de Justin Trudeau d’apporter son constat personnel sur la raison principale qui a conduit à un tel conflit entre Jody-Wilson-Raybould et sa garde rapprochée, y compris lui, constat qu’il a qualifié d’ « érosion de confiance ».

À mon sens, il aurait été pertinent, voire souhaitable, que le premier ministre pousse sa réflexion plus à fond, à savoir sur le pourquoi de cette « érosion de confiance ». En ce qui me concerne, l’acharnement, voire le harcèlement, envers l’ex-procureure générale pour l’inciter, pendant des mois, à revenir sur sa décision et à accepter un accord de réparation pour éviter une poursuite criminelle à SNC-Lavalin, a contribué fortement à créer un sentiment de méfiance de la part de Mme Wilson-Raybould, d’où l « érosion de confiance » entre les parties concernées. En bref, un effritement de la confiance émanant d’un acharnement outrancier!

vigile.net tribune libre 8 mars 2019

Hommage émouvant à Renée Claude

8 mars 2019

Une nouvelle version de la chanson Tu trouveras la paix, écrite par Stéphane Venne en 1971, a été lancée vendredi le 8 mars afin de rendre hommage à la chanteuse Renée Claude, atteinte de la maladie d'Alzheimer.

Onze femmes fortes, de la musique et de l’amour : c’est ce que souhaitent offrir l’auteure et animatrice à ICI Musique Monique Giroux, et le président de GSI Musique, Nicolas Lemieux, qui sont à l’origine de ce lancement.

Une nouvelle version de la chanson Tu trouveras la paix, écrite par Stéphane Venne en 1971, a été lancée vendredi le 8 mars afin de rendre hommage à la chanteuse Renée Claude, atteinte de la maladie d'Alzheimer.

Onze femmes fortes, de la musique et de l’amour : c’est ce que souhaitent offrir l’auteure et animatrice à ICI Musique Monique Giroux, et le président de GSI Musique, Nicolas Lemieux, qui sont à l’origine de ce lancement.

https://youtu.be/ctwvvoX8BaM

 

Version originale de « Tu trouveras la paix » interprétée par Renée Claude en 1971

https://www.bing.com/videos/search?q=renee+claude+tu+trouveras+la+paix&&view=detail&mid=DA7CA9A8CCEC9BE6D190DA7CA9A8CCEC9BE6D190&&FORM=VRDGAR

 


vigile.net tribune libre 8 mars 2019

Démission de Jane Philpott

7 mars 2019

La démission-choc de la présidente du Conseil du trésor Jane Philpott, qui survient moins d’un mois après celle la ministre Jody Wilson-Raybould, vient ajouter de l’huile sur le feu dans l’épineux dossier SNC-Lavalin.

Par ailleurs, ce qui me frappe le plus dans les motifs qu’elles invoquent pour quitter leur poste de ministre, c’est qu’elles se rejoignent toutes les deux sur des questions reliées à l’intégrité du système de justice canadien, laquelle intégrité a été bafouée par le premier ministre et sa garde rapprochée à moultes occasions selon le témoignage de Mme Wilson-Raybould entériné par Mme Philpott.

Jane Philpott se dit « attristée » par son départ du Conseil du Trésor. « Mais je dois respecter mes valeurs fondamentales, mes responsabilités éthiques et mes obligations constitutionnelles », écrit-elle dans sa lettre de démission. « Il peut y avoir un coût à agir selon ses principes, mais le coût de leur abandon est plus grand ».

Les deux démissionnaires ont manifesté leur intention de demeurer au sein du Parti libéral du Canada à titre de députées, une décision liée à celle de Justin Trudeau qui doit maintenant statuer sur leur sort au sein du parti… Dans l’hypothèse où le premier ministre acquiesçait à les garder comme députées, il est fort à parier que Mmes Wilson-Raybould et Philpott mettront un accent particulier sur l’intégrité des dossiers qui seront traités par le gouvernement Trudeau.

vigile.net tribune libre 4 mars 2019
 

Témoignage de Gerald Butts

7 mars 2019

Si, dans l’entourage du premier ministre, le témoignage de son ex-conseiller devait apporter des munitions à Justin Trudeau dans l’affaire SNC-Lavalin, je suis d’avis que la déclaration de M. Butts n’aura réussi qu’à corroborer ce que le premier ministre répète ad nauseam depuis le début de cette saga, à savoir que tous les efforts des intervenants dans ce dossier, y compris le premier ministre, n’avaient qu’un objectif ultime, soit de sauver les emplois des 9000 travailleurs touchés par une éventuelle fermeture de SNC-Lavalin.

Autre élément souligné par M. Butts, le peu de temps alloué par Jody Wilson-Raybould pour arrêter sa décision, et son refus de demander un avis juridique sur la possibilité de négocier un accord de réparation pour SNC-Lavalin. À ce sujet, Gerald Butts devait, en toute conscience professionnelle, se conformer, sans plus d’insistance, à la décision de l’ex-procureure générale tout en acceptant qu’elle avait le dernier mot dans cette affaire.

Après avoir écouté attentivement le témoignage attendu de Gerald Butts, je ne vois aucun élément nouveau qui pourrait contredire ou infirmer quelque élément de celui de Jody Wilson-Raybould… En termes clairs, c’est le retour à la case départ, Mme Wilson-Raybould ayant effectivement été victime de pressions inappropriées de la part de la garde rapprochée de Justin Trudeau, et d’ingérence politique dans une affaire judiciaire. 

Enfin, deux questions soulèvent mon attention: dans son témoignage, Gerald Butts affirme avoir pris connaissance de la décision de Jody Wilson-Raybould seulement au moment de son témoignage. D'abord, comment est-ce possible que le bras droit du premier ministre puisse affirmer une telle révélation alors que le premier ministre était au courant dès le mois de septembre 2018? Ensuite, comment l'ex-conseiller principal du premier ministre peut-il établir un rapport de cause à effet entre le remaniement ministériel et les révélations de pressions inappropriées concernant le dossier SNC-Lavalin alors que l'ex-procureure générale a témoigné avoir subi des pressions dans les jours suivant sa réponse au premier ministre? Qui dit vrai?

vigile.net tribune libre 4 mars 2019
 

Adieu Laflaque !!

6 mars 2019

On a appris récemment que l’émission de dessin animé 3D ICI Laflaque, qui occupait le petit le petit écran le dimanche à 19h30 depuis 2004, disparaîtra de la scène cet automne sur ICI Radio-Canada Télé. Même si, avec les années, le cercle de personnages parodiés dans l’émission s’est agrandi, le génie de l’équipe du caricaturiste de La Presse Serge Chapleau ne s’est jamais démenti, une équipe qui savait se moquer de ses têtes de Turc sans jamais faire preuve de grivoiserie.

Avec le départ de Gérard D. Laflaque disparaît mon rendez-vous dominical avec l’humour. L’équipe de Serge Chapleau mérite sans l’ombre d’un doute un grand coup de chapeau pour avoir su, pendant toutes ces années, donner vie à une ribambelle de personnages publics caricaturés avec une habilité artistique sans pareil. Adieu Gérard, tes éditoriaux vont me manquer en bâtard!

Le Soleil 7 mars 2019