Trudeau n’est pas sorti du bois…

9 avril 2019

Si les libéraux de Justin Trudeau croyaient être enfin libérés du poids qui pesait sur eux eu égard à l’affaire SNC-Lavalin en expulsant Jody Wilson-Raybould et Jane Philpott du caucus, j’ai bien l’impression qu’ils devront réviser leur stratégie et s’apprêter à recevoir de nouvelles révélations de la part des deux « moutons noirs ».

À ce sujet, l’enregistrement audio fourni par Jodi Wilson-Raybould au comité permanent de la justice et des droits de la personne se révèle fort révélateur. On y apprend, entre autres, que le greffier du Conseil privé, Michael Wernick, a plaidé auprès de l’ex-ministre de la Justice que le premier ministre voulait pouvoir dire qu'il avait «tenté par tous les moyens légaux possibles de tuer le problème» de SNC-Lavalin «dans l'oeuf», et qu’il voulait comprendre pourquoi on refusait de recourir à un effort de réparation et comptait «parvenir à ses fins d'une façon ou d'une autre».

«Je suis convaincue à 100% que je n'ai rien fait d'inapproprié», a-t-elle affirmé au fil de cette discussion, alors que le plus haut fonctionnaire du gouvernement revenait à la charge.
«Non, bien sûr, mais peut-être que vous le seriez moins si vous décidiez d'appliquer l'un ou l'autre des outils prévus par la loi… Je crois qu'il veut que le gouvernement fasse tout en son pouvoir pour éviter la perte de 9000 emplois… et d'une entreprise canadienne de renom», lui a répondu M. Wernick.
«Oui, bon… encore une fois, je suis convaincue de ma décision, et ma position n'a pas changé à l'égard de SNC. On parle ici du principe constitutionnel de l'indépendance judiciaire. Michael, je dois dire que cette conversation, et les précédentes que j'ai eues avec le premier ministre et bien d'autres à ce sujet, est absolument inappropriée et que cela constitue de l'ingérence politique», a-t-elle répliqué.

Depuis lors, les « deux alliées dans la tempête » ont multiplié les sorties publiques après avoir été mises à la porte de la famille libérale. Et rien n’indique qu’elles ont fini de déballer leur sac en public.
« Je ne serais pas surpris de les voir se lancer dans une tournée médiatique, de passer à la télé, pour parler de leur expérience, soutient l’expert en gestion de crise. Comme elles ne sont plus membres du parti, elles ont une marge de manœuvre plus importante. » affirme le politologue de l’Université Laval, Thierry Giasson.

Par ailleurs, le gouvernement Trudeau répète à qui veut l’entendre qu’il respecte l’indépendance de l’actuel ministre de la Justice, David Lametti. Or, ce dernier entend chaque jour ses collègues libéraux vanter sur toutes les tribunes les mérites d’une entente à l’amiable avec SNC-Lavalin pour « sauver 9000 emplois ».

« Si ce n’est pas de la pression, je ne sais pas ce que c’est, dit M. Giasson. Les libéraux n’ont vraiment pas conscience de ce qu’ils disent. »

vigile.net tribune libre 8 avril 2019

Catherine Dorion: la métamorphose

7 avril 2019

Je me souviens d’un temps pas si lointain où je lisais avec un plaisir toujours renouvelé les billets de Catherine Dorion sur cette tribune libre. L’indépendantiste convaincu avait le don de trouver les formulations colorées pour nous décrire ou ses élans souverainistes ou ses frustrations eu égard au fédéralisme.

À cet effet, je vous propose un extrait du discours prononcé par Catherine Dorion à l'occasion du 50ème du RIN le 10/09/10, et publié sur cette tribune le 18 septembre 2010 sous le titre Avancer malgré le trac.

« …Mais en même temps je me dis : « aye, wo ». En 1960 l’avenir de l’humanité n’était pas en meilleure posture, on répétait partout que ce qui nous attendait au prochain tournant c’était l’hécatombe nucléaire. Et puis en 1960 les indépendantistes québécois étaient au plus quelques centaines; aux élections de 1966 ils n’étaient même pas 10%! On envie les membres du RIN parce qu’alors tout était à faire, mais justement : tout était à faire. À nous il ne reste que le dernier mille à faire et dans un sens c’est nous qui sommes les plus chanceux, parce qu’avec un peu de courage et un peu d’intelligence on pourra profiter de ce que d’autres ont mis tant d’efforts à préparer sans jamais, pour beaucoup d’entre eux, pouvoir y goûter. On dit tout le temps que les baby-boomers ont tout pris – mais avec tout le poids de leur génération ils ont aussi semé quelque chose de grand pour nous et c’est à nous d’en faire la récolte. 10% en 1960, 40% en 1980, 50% en 1995 où deux millions trois cent mille personnes ont dit « OUI JE VEUX LE QUÉBEC POUR PAYS ». Juste le nombre de ceux qui ont voté OUI c’est plus que le nombre d’habitants d’une bonne cinquantaine de pays dans le monde. Mais comme il nous faut la majorité on a quoi, 1% à aller chercher? En 1960 c’était 90% qu’il fallait aller chercher!… »

Depuis lors, les temps ont bien changé comme en fait foi la position « multiculturaliste » de Québec solidaire sur la laïcité et pour lequel la députée de Taschereau, Catherine Dorion, milite activement. Où sont passées les valeurs identitaires de celle qui vouait une admiration sans bornes aux membres du RIN pour leur engagement dans la promotion de l’indépendance du Québec? Pourquoi endosse-t-elle aujourd’hui une position mondialiste au détriment de notre propre identité en tant que nation? Où sont passées les grandes envolées oratoires de Catherine Dorion sur sa soif de l’indépendance du Québec?

« OUI JE VEUX LE QUÉBEC POUR PAYS »… Si on demandait aujourd’hui à Catherine Dorion de nous définir quel pays elle souhaite pour le Québec, quelle serait sa réponse? À quel « oui » nous inviterait-elle à adhérer?   

vigile.net tribune libre 5 avril 2019  

Place à la majorité!

7 avril 2019

En campagne électorale la Coalition avenir Québec (CAQ) s’est engagée à proposer un projet de loi sur la laïcité de l’État qui s’appuie sur l’interdiction du port de signes religieux chez les employés de l’État en ligne d’autorité, y compris les enseignants.

Or, il s’avère que le projet de loi 21, une fois présenté par un gouvernement qui a obtenu une majorité des suffrages de la part de l’électorat québécois, donne l’impression qu’il émane de nulle part et qu’il suscite des contestations telles de la part de certains groupes qu’ils semblent sortir d’une autre planète. Et pourtant, le gouvernement Legault ne fait que réaliser une promesse électorale, une démarche que bien des gouvernements antérieurs laissaient dans le placard, une fois élus.

Par ailleurs, le dernier sondage révèle clairement qu’une grande majorité des Québécois sont en faveur du projet de loi tel que présenté. J’en déduis donc que les contestations proviennent d’une minorité de citoyens. Or, dans une démocratie qui se respecte, il est de circonstance que la règle de la majorité (1) l’emporte sur la minorité et que cette dernière se rallie autour de la majorité.

Alors, pourquoi en serait-il autrement en ce qui concerne le projet de loi sur la laïcité de l’État québécois? Pourquoi les travailleurs de l’État en fonction d’autorité ne s’abstiendraient-ils pas de porter des signes religieux ostentatoires qui vont à l’encontre d’une laïcité dont l’objectif premier est de séparer la religion de l’État?

Information complémentaire (1)
« La règle de la majorité est définie comme  (…) une sorte de convention de guerre, laquelle a pour objet, premièrement, de borner la lutte au domaine de l'intelligence et des passions en excluant toutes voies de fait ; secondement, d'obtenir la soumission volontaire des vaincus du scrutin qui doit décider comme ferait ailleurs la force, et par là d'affirmer et de conserver le fait social (…)Issu de l'impossibilité pratique de la paix complète et de la société pure, ce droit est une convention qui fonde la paix possible et la société possible, vise à les affermir, et même à les étendre, en se prêtant à la manifestation de l'unanimité dans la mesure où elle tend à se produire. » 

Charles Renouvier, philosophe français (1815-1903)

vigile.net tribune libre 5 avril 2019

Aide médicale à mourir…vous dites?

7 avril 2019

Selon le Rapport sur la situation des soins de fin de vie au Québec, depuis la mise en place de l’aide médicale à mourir (AMM) au Québec en 2015, 34 % des demandes ont été écartées entre le 10 décembre 2015 et le 31 mars 2018, soit 830 requêtes sur 2462.

De plus, 400 autres personnes admissibles sont décédées avant de recevoir l’aide médicale à mourir ou sont devenues inaptes à consentir avant de pouvoir en bénéficier. Ce sont donc 16 % des demandes qui sont demeurées lettre morte, même si la personne répondait aux critères. Un constat qui m’interroge sur la lourdeur de l’appareil administratif sous-jacent. La Commission relève que seulement 350 médecins de la province ont administré l’AMM en 2017-2018, soit 1,7 % des médecins du Québec. Près du double serait nécessaire pour répondre à la demande, selon le président de la Commission sur les soins de fin de vie.

Le gouvernement a le devoir de pallier impérativement ces lacunes qui entravent malencontreusement le processus de l’aide médicale à mourir. C’est une question de respect envers ces personnes qui ne formulent qu’un vœu, mourir dans la dignité!

Le Soleil le 8 avril 2019

Une motion tout à fait légitime

7 avril 2019

La motion déposée à l’Assemblée nationale par la députée indépendante Catherine Fournier eu égard au retrait du Salon bleu de tous les signes et symboles religieux revêt, à mes yeux, un caractère tout à fait légitime dans le contexte d’un projet de loi sur la laïcité de l’État québécois.

« Je ne vois pas pourquoi des symboles de la religion anglicane auraient davantage leur place que des symboles de la religion catholique », argue Catherine Fournier, faisant allusion et aux signes de la monarchie britannique associés à l'Église anglicane et au crucifix.

Je suis d’avis que cette motion devrait être soulevée lors des consultations prévues sur le projet de loi 21… C’est une question de gros bon sens qui ne peut être évitée!

quebechebdo 7 avril 2019
Le Soleil 9 avril 2019
 

Et l’évitement fiscal, M. Trudeau?

6 avril 2019

En campagne électorale, Justin Trudeau s'est engagé à lutter contre ceux qui utilisent les paradis fiscaux pour éviter de payer des impôts. Or, à la fin de son mandat, le gouvernement n’a fourni, jusqu’à maintenant, que des données fiscales générales, ce qui fait dire au directeur parlementaire du budget, Yves Giroux, qu’« il est très difficile de résoudre un problème que vous ne pouvez pas quantifier», une somme estimée par M. Giroux à plusieurs milliards de dollars.

Par ailleurs, l'Agence du revenu du Canada (ARC) a identifié près de 900 personnes et sociétés canadiennes dans les «Panama Papers» et cinq enquêtes criminelles sont en cours, mais aucune accusation n'a encore été portée jusqu'à maintenant. L'agence a aussi fourni de nouveaux détails sur l'état d'avancement de son enquête au sujet de la fuite d'informations provenant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca. Les documents répertorient des centaines de milliards de dollars provenant du monde entier et protégés dans des paradis fiscaux. Aux dires de certains experts, ces chiffres n’illustrent que la pointe l’iceberg…

De son côté, Yves Giroux a demandé au ministre des Finances, Bill Morneau, en janvier, de proposer une modification législative permettant au Directeur parlementaire du budget d’avoir accès à des données fiscales plus détaillées pour l’étude sur l’écart fiscal… Pour l’instant, c’est le silence radio!

quebechebdo 6 avril 2019
 

Promesse faite, promesse tenue

5 avril 2019

Lors du dernier scrutin provincial tenu le 1er octobre 2018, la Coalition avenir Québec (CAQ) a fait élire 74 députés et récolté 37,42 % des suffrages exprimés à la suite d’une campagne pendant laquelle François Legault s’est engagé, notamment, à présenter un projet de loi sur la laïcité de l’État québécois dans les premiers mois du mandat de son gouvernement.

Par ailleurs, un sondage Léger réalisé en décembre 2018 révélait que 61 % des Québécois jugeaient « inacceptable » le port de signes religieux chez les enseignants. Or, il s’avère que certaines associations syndicales et certaines commissions scolaires ont déjà manifesté leur intention de contester la future loi, voire de ne pas la respecter. Pire encore, le Robin des bois de la défense des droits de la personne, Me Julius Gray, est même allé jusqu`à affirmer que, dans certains cas, la désobéissance civile était un droit!

Et pourtant, le gouvernement actuel suit à la lettre son plan de campagne eu égard aux engagements qu’il a pris pendant la campagne électorale, ce que, il faut bien l’admettre, a rarement été le lot des gouvernements précédents pour qui les promesses s’envolaient en fumée.

Or, fort d’un gouvernement majoritaire issu d’engagements pris par la CAQ lors de sa campagne électorale, je ne peux qu’applaudir au projet de loi 21 qui mettra fin à plus de dix ans de tergiversations qui ont fait suite au rapport Bouchard-Taylor et à la Charte des valeurs du gouvernement Marois.

En ce qui a trait à la clause dérogatoire intégrée dans le projet de loi, je suis d’avis qu’elle représente un rempart nécessaire eu égard à de possibles poursuites judiciaires que certains farouches opposants seraient tentés d’utiliser pour bloquer le projet de loi.

Enfin, compte tenu des irritants que soulèvent le projet de loi 21, François Legault et Simon Jolin-Barrette auront tout avantage à user de tact et de patience sur un dossier aussi émotif, à défaut de quoi la laïcité du Québec risque de tourner en une foire d’empoigne stérile qui pourrait faire avorter un projet de loi pourtant si nécessaire dans une démocratie moderne. 

vigile.net tribune libre le 3 avril 2019
 

Le projet de loi 21 au banc des accusés

5 avril 2019

Sans grande surprise, le dépôt du projet de loi 21 sur la laïcité de l’État suscite une levée de boucliers, notamment auprès de plusieurs organismes de défense des droits de la personne et de la communauté musulmane qui réclament le retrait du projet de loi, tandis qu'une commission scolaire, la English Montreal School Board, a déjà annoncé qu'elle n'appliquerait pas la future loi.

Sous-jacente à une réaction aussi vive s’ensuit toute une série de questions portant sur les mécanismes que le gouvernement entend utiliser pour s’assurer que la future loi sera respectée, et, en corollaire, les sanctions prévues à ceux qui refuseront de la respecter.

À cet effet, je suis d’avis que la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, s’est aventurée sur un terrain « glissant » en affirmant en mêlée de presse que la police pourrait débarquer dans une commission scolaire, par exemple, pour la forcer à appliquer la future loi 21, obligeant d'éventuelles enseignantes contrevenantes à enlever leur hijab.

À mon avis, de telles questions sont nettement prématurées et laissent place à un dérapage du projet de loi alors qu’il vient tout juste d’être présenté à la population qui doit prendre le temps nécessaire pour « digérer » toutes ses composantes avant de porter un jugement objectif.

De son côté, le ministre Jolin-Barrette s'est montré confiant de voir tous les citoyens et tous les organismes publics se conformer à la nouvelle législation tout en refusant d'envisager les moyens éventuellement utilisés pour la faire appliquer au besoin… Autrement dit, on traversera le pont quand on sera parvenu à la rivière!

vigile.net tribune libre 3 avril 2019
quebechebdo 3 avril 2019 (version abrégée)
 

Wilson-Raybould refait surface

3 avril 2019

Un autre chat vient de sortir du sac de l’ex-ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould. Cette fois-ci, elle a présenté au comité de la justice de la Chambre des communes un enregistrement d’une conversation avec l'ancien greffier du Conseil privé, Michael Wernick, dans laquelle elle dit qu'il lui a fait des menaces voilées au sujet des procédures criminelles contre la firme de génie montréalaise SNC-Lavalin.

Dans l'enregistrement datant du 19 décembre 2018, on peut entendre Mme Wilson-Raybould dire qu'elle est «certaine à 100 % qu'elle ne fait rien d'inapproprié». Elle ajoute que cette campagne visant à la convaincre est «entièrement inappropriée» et représente de «l'ingérence politique». L'ancienne ministre dit également à plusieurs reprises qu'elle est «mal à l'aise» d'avoir cette conversation. M. Wernick lui répond en disant que le premier ministre ne lui demande pas de faire quoi que ce soit d'inapproprié, et qu'il est «très décidé» sur ce sujet. «J’ai peur qu’il y ait un conflit, parce qu’il est très ferme à ce sujet… Je l’ai vu il y a quelques heures, et c’est quelque chose de très important pour lui».

Michael Wernick a nié avoir menacé Mme Wilson-Raybould ou avoir exercé des pressions indues sur elle. Au moment où il a comparu pour la deuxième fois devant un comité, le 6 mars, M. Wernick semble avoir appris que sa conversation du 19 décembre avait été enregistrée. Lorsqu'il répondait à des questions sur ses souvenirs au sujet de cette conversation, il a déclaré: «Je ne portais pas d'enregistreur, je n'enregistrais pas la conversation et ne prenais pas de notes improvisées ».

L’opposition, bien sûr, n’a pas tardé à réagir à ces nouvelles révélations. Quant au bureau du premier ministre Trudeau, c’est le silence complet, Enfin, pour ce qui est de Jody Wilson-Raybould, elle a déclaré qu’elle n’avait plus rien à ajouter sur le sujet… Suite au prochain épisode?

vigile.net tribune libre 1er avril 2019 

Une saga qui ne veut pas mourir

3 avril 2019

Je n’ai jamais compris les motifs qui justifiaient que Jody Wilson-Raybould et Jane Philpott aient fait le choix de demeurer au sein du caucus du Parti libéral du Canada après leurs déclarations clamant l’ingérence de la garde rapprochée de Justin Trudeau, y compris lui-même, dans l’affaire SNC-Lavalin. À mon sens, la congruence aurait dû les amener à démissionner du caucus libéral et à siéger comme indépendantes.

Il ne faut donc pas s’étonner que la grogne règne chez de nombreux militants libéraux québécois qui ne croient pas que les ex-ministres Jody Wilson-Raybould et Jane Philpott, au coeur de l'affaire SNC-Lavalin, devraient rester au sein du caucus de Justin Trudeau, mais qu’elles soient plutôt expulsées du caucus. « Qu’elles parlent ou qu’elles jouent en équipe », lance une militante qui soutient du même souffle que les deux ex-ministres doivent « dire ce qu’elles ont à dire ou se taire ». Une autre voix libérale explique que des militants considèrent les deux ex-ministres comme des « traîtres ». Le fait qu’elles restent au sein du caucus dérange plusieurs militants.

L’affaire SNC-Lavalin domine les discussions politiques fédérales depuis déjà sept semaines. Quel lapin le chef conservateur Andrew Scheer peut-il sortir de son sac? Quelles sorties médiatiques les deux ex-ministres nous réservent-elles? Sommes-nous confrontés à une saga qui ne veut pas mourir?.

vigile.net tribune libre 1er avril 2019..