Restauration du patrimoine culturel à caractère religieux

5 août 2019

Tel que promis en campagne électorale, la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault investit une somme de 20 millions de dollars pour la restauration du patrimoine culturel à caractère religieux au Québec, notamment 69 bâtiments, deux orgues, quatre biens mobiliers, ainsi qu’un ensemble d’oeuvres d’art qui seront restaurés à partir de ce montant duquel une enveloppe de 5 millions servira à la requalification des lieux de culte dans le but de préserver leur valeur patrimoniale.

Depuis 2011, les Québécois ont assisté impuissants à la démolition de 40 bâtiments à vocation religieuse chaque année, une situation touchant particulièrement des églises désertées par les paroissiens et que les fabriques sont financièrement incapables de rénover compte tenu des sommes astronomiques qu’un tel investissement nécessite.

Je ne peux qu’applaudir à une telle initiative de la part du gouvernement caquiste. En effet, bien que le Québec soit devenu un État laïc depuis l’adoption de la Loi 21 sur la laïcité, il m’apparaît fort pertinent de conserver ces édifices pour la plupart centenaires faisant partie du patrimoine des Québécois qui sont restés très attachés à leur église paroissiale qui demeure pour eux le seul endroit de recueillement de prédilection.

Les églises paroissiales représentent un fleuron patrimonial et culturel qui fait partie de la mémoire collective des Québécois et, à ce titre, elles doivent être conservées en mémoire d’un passé qui a marqué des générations de Québécois.

quebechebdo 5 août 2019
vigile.net tribune libre 5 août 2019

Gillam, une population tenue sous pression

5 août 2019

 

Depuis le 23 juillet, la petite municipalité de Gillam, située à mille kilomètres au nord de Winnipeg, assiste à la scène d’une chasse à l’homme ininterrompue pour tenter de retrouver Kam McLeod, 19 ans, et Bryer Schmegelsky, 18 ans. Tous deux sont accusés d’un triple meurtre et considérés « armés et dangereux », avertit la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui appelle la population à ne surtout pas les approcher et à barricader leurs portes.

Dans toute cette saga qui dure maintenant depuis plus de dix jours, les médias ont concentré leur énergie à couvrir les pistes empruntées par les Forces armées canadiennes et la GRC pout tenter de mettre la main au collet des deux fugitifs.

Toutefois, très peu de reportages sur les dommages collatéraux subits par la « paisible » population de Gillam qui soudain, est devenue la scène d’une chasse à l’homme où des militaires arpentent les rues, armés jusqu’aux dents jour et nuit, sans compter la présence de nombreux médias qui ont été appelés à couvrir les événements au quotidien.

Bien sûr, ça ne fait pas très « sensationnaliste » d’aborder le haut degré de stress que vivent les quelque 1265 personnes selon le dernier recensement de 2016. De son côté, le maire de Gillam indique que la Ville envisage des services de santé mentale pour soutenir les résidents lorsque la chasse à l’homme sera terminée… J’espère aussi que les deux paliers de gouvernements verront à mobiliser les ressources humaines et matérielles nécessaires au soutien de cette population tenue sous pression depuis si longtemps.

quebechebdo 4 août 2019

Elle est où la sécurité?

31 juillet 2019

Après les 2,9 millions de membres chez Desjardins qui ont vu leurs renseignements personnels littéralement pillés, c’est maintenant au tour de 6 millions de clients canadiens de Capital One de subir le même sort.

Le 30 juillet, Geneviève Asselin recevait, sur le plateau de l’émission 24/60, le ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale Éric Caire. À mon grand étonnement, j’ai appris que 80 % des données personnelles des contribuables Québécois seront transférées dans des entreprises privées, le gouvernement n’ayant pas les infrastructures nécessaires pour conserver ces informations.

Quand on en est rendu à confier notre « portefeuille » à des étrangers, alléguant qu’il sera davantage en sécurité qu’entre nos mains, il y a un sérieux problème de sécurité de la part de notre gouvernement.

À la suite de cette entrevue avec M. Caire, un expert en la matière est venu ajouter au cynisme en alléguant qu’il était très dispendieux de se procurer les infrastructures nécessaires à la conservation de ces données personnelles et que le gouvernement avait probablement opté pour la solution la moins onéreuse.

Dans notre monde super technologique, Desjardins et Capital One n’ont pas pu empêcher les fraudeurs d’accomplir leur larcin. Par ailleurs, notre gouvernement s’apprête à léguer nos renseignements personnels au privé… Devant un portrait aussi peu reluisant, on est en droit de se demander elle est où la sécurité?

quebechebdo 31 juillet 2019
vigile,net tribune libre 4 août 2019

Le jour du dépassement

31 juillet 2019

Selon Wikipédia, le jour du dépassement correspond à la date de l’année calculée par l’ONG américaine Global Footprint Network à partir de laquelle l’humanité est supposée avoir consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an. Passée cette date, l’humanité puiserait donc de manière irréversible dans les réserves non renouvelables (à échelle de temps humaine) de la Terre. En 2019, l'ONG a estimé cette date au 29 juillet.

Or, à ce propos, lors de l’émission 24/60 du 29 juillet sur RDI, l’invité de Geneviève Asselin y est allé d’un bémol important sur la validité de ce jour du dépassement. En effet, selon lui, il est faux de déclarer que l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la planète peut regénérer en un an et qu’en conséquence, à compter de cette date, le monde vit à crédit écologiquement.

Toujours selon cet expert, l’ONG erre dans son argumentaire en mixant plusieurs produits de consommation dans ses calculs, notamment la nourriture et le pétrole, pour arriver à fixer le jour du dépassement annuel. À cet effet, si l’on exclut les produits de la terre des calculs de l’ONG, nous constatons qu’ils se développent à un rythme normal et que la pénurie, dans ce secteur de l’économie, est un mythe.

Autrement dit, il faut relativiser cette notion de « jour de dépassement » autour duquel gravite tout un amalgame de produits de consommation hétéroclites qui n’ont aucun rapport entre eux…

Le Devoir 31 juillet 2019
vigile.net tribune libre 4 août 2019

Maxime Bernier et le multiculturalisme

30 juillet 2019

On connaît tous le culte inébranlable que voue le premier ministre Justin Trudeau pour le multiculturalisme canadien, héritage, soit dit en passant, que lui a légué son père Pierre Elliot Trudeau du temps de ses années passées à titre de premier ministre du Canada.

Or, de son côté, le chef du Parti populaire du Canada (PPC), Maxime Bernier, quoique reconnaissant qu’il n’est pas contre la diversité qui définit l’identité de ce pays, se prononce plutôt contre la quête incessante de plus de diversité, encore et toujours.

Dans une série de gazouillis, Maxime Bernier n’est pas tendre envers le multiculturalisme à la Trudeau : « Le multiculturalisme extrême et le culte de la diversité de Trudeau vont nous diviser en petites tribus qui ont de moins en moins en commun…La balkanisation culturelle amène la méfiance, les conflits sociaux et potentiellement la violence, comme on le voit partout… Accueillir des gens qui rejettent les valeurs fondamentales de l'Occident que sont la liberté, l'égalité, la tolérance et l'ouverture ne nous rend pas plus forts au Canada…Il est temps de renverser cette tendance avant que la situation ne se détériore davantage ».

« Mais pourquoi promouvoir toujours plus de diversité? Si tout et n'importe quoi est canadien, que signifie être Canadien? », lance M. Bernier. « Pourquoi ne pas mettre l'accent sur nos traditions culturelles, ce que nous avons en commun qui nous différencie des autres cultures et sociétés? », s’interroge-t-il. Il conclut que « ce qui est diversifié à l'infini n'a plus d'identité propre et cesse d'exister ».

Des propos qui, à mon sens, portent à réfléchir sur une forme de multiculturalisme « extrême » qui ne peut qu’annihiler sournoisement notre propre identité qui risque d’être emportée dans le tourbillon des cultures étrangères. Comme disait l’autre, « la modération a bien meilleur goût »… Il en va de même pour le multiculturalisme!

En passant, je suis prêt à parier que plusieurs Québécois sont du même avis que Maxime Bernier mais qu’ils n’osent pas l’admettre oralement de peur d’être rabroués par les fervents défenseurs du multiculturalisme…

vigile.net "Multiculturalisme" 30 juillet 2019

Tous « sur le pont »

25 juillet 2019

Même si l’on sait pertinemment que le Parti vert du Canada ne prendra pas le pouvoir en octobre prochain, il faut reconnaître que l’appel de son chef Elizabeth May à inviter « tout le monde sur le pont » a quelque chose de mobilisant à l’endroit de tous les citoyens du pays.

À mon avis, il faudrait carrément se mettre la tête dans le sable aujourd’hui pour ne pas constater que l’urgence climatique est devenue un incontournable, les inondations et les feux de forêt de plus en plus fréquents et sévères au Canada en faisant foi.

Parlant des preuves scientifiques accumulées depuis des années sur les écueils des changements climatiques, la cheffe des Verts, lors de son allocution au congrès de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), a rappelé aux participants que «… L'atmosphère ne négocie pas avec l'humanité. On ne peut pas argumenter avec la physique. On se retrouve dans la situation actuelle parce que pendant des décennies, nous avons ignoré les avertissements des scientifiques ».

Et, d’ajouter la députée fédérale de la circonscription de Saanich-Gulf Islands en Colombie-Britannique, « Quand je cherche du leadership sur la planète, je ne le trouve pas parmi les élus comme moi. Je le trouve chez une jeune étudiante de 16 ans à Stockholm. Greta Thunberg est la meneuse d'un mouvement formé par nos enfants qui nous forcent à reconnaître honteusement qu'on leur a volé leur avenir ».

vigile.net tribune libre 25 juillet 2019
 

Un accommodement déraisonnable

25 juillet 2019

La Cour fédérale a ordonné au Directeur général des élections (DGE) d'examiner la possibilité de déplacer la date du scrutin fédéral prévu le 21 octobre. La raison?  Une candidate conservatrice de confession juive, Chani Aryeh-Bain, fait valoir que la date du 21 octobre coïncide cette année avec la fête biblique Chemini Atseret, pendant laquelle les juifs orthodoxes n’ont pas le droit de travailler. Conséquemment, la candidate de la région de Toronto s'est plainte qu'il lui sera ainsi impossible d'inviter les électeurs à aller voter le jour des élections. 

Incroyable, non? Une personne demande de reporter d’une semaine la date du scrutin pour des raisons religieuses et les électeurs d’un pays tout entier devraient se plier à cet accommodement « déraisonnable » si on considère que ces pratiquants de la religion juive peuvent très bien aller voter par anticipation ou directement aux bureaux d’Élections Canada dans chaque circonscription, et ce, durant toute la durée de la campagne électorale.

J’ose espérer que le gouvernement maintiendra la date du 21 octobre pour la tenue du vote, d’autant plus que les services de toute une armée de scrutateurs ont déjà été mobilisés sans compter la location des emplacements nécessaires aux centaines de bureaux de scrutin…

quebechebdo 25 juillet 2019  

La mission de Greta Thunberg

24 juillet 2019

On ne compte plus les apparitions publiques depuis quelques mois de l’adolescente militante suédoise de 16 ans Greta Thunberg qui s’est donné comme mission de lutter contre le réchauffement climatique.

Cette fois-ci, c’est à Paris à l’Assemblée nationale qu’elle a participé à un débat organisé par un collectif pour le climat « Accélérons » au cours duquel elle a dû répondre par l'ironie aux attaques mettant en cause sa légitimité à incarner le combat contre le réchauffement de la planète.  

« Vous n'êtes pas obligés de nous écouter, nous ne sommes que des enfants après tout. Mais vous devez écouter la science. C'est tout ce que nous demandons: unissez-vous derrière la science », a-t-elle déclaré, renvoyant ainsi au dernier rapport alarmant du  Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Je suis émerveillé par le nombre croissant de milliers de jeunes à travers le monde qui prennent le flambeau de la défense et de la protection de notre planète dans le sillon de Greta Thunberg.

À cet effet, j’aimerais vous ramener aux temps du groupe Harmonium et à sa chanson Un musicien parmi tant d’autres dans laquelle une invitation est adressée aux adultes : « On a mis quelqu'un au monde / On devrait peut-être l'écouter »…

quebechebdo 24 juillet 2019
vigile.net tribune libre 25 juillet 2019
Le Soleil 29 juillet 2019

Le retour de Gerald Butts

23 juillet 2019

On se souviendra qu’il y a à peine cinq mois, le secrétaire principal de Justin Trudeau, Gerald Butts, quittait ses fonctions pour ne pas nuire à son fidèle ami Justin à la suite de son rôle controversé dans l’affaire SNC-Lavalin.

Or, aujourd’hui, malgré les doutes qui pèsent toujours sur lui eu égard à son ingérence auprès de Jody Wilson-Raibould, Gerald Butts refait surface dans la campagne électorale du PLC de 2019. Il n’en fallait pas davantage pour que les partis d’opposition ne saisissent la balle au bond criant haut et fort leur indignation face au retour de Gerald Butts.

Quant à Justin Trudeau, en faisant appel à celui qui a joué un rôle marquant dans la campagne électorale de 2015, notamment en contribuant à mousser la popularité de son fidèle ami, le faisant passer de troisième dans les sondages au début de la campagne à la victoire au soir du scrutin, force est de constater qu’il joue un jeu dangereux dans le fait que Gerald Butts peut devenir un poids lourd à supporter devant les attaques des partis d’opposition qui ne manqueront pas les occasions de référer à l’affaire SNC-Lavalin.

Quoi qu’il en soit, nous ne connaîtrons que le 21 octobre l’effet Gerald Butts sur l’issue de la campagne électorale du PLC. En attendant, le fin stratège qu’incarne Gerald Butts est surement déjà en processus de réflexion sur la stratégie qu’il entend adopter pour contribuer à faire réélire Justin Trudeau. Toutefois, il ne pourra évoquer le changement comme il l’a fait en 2015 comme atout en faveur du PLC. Or, je suis prêt à parier que l’environnement deviendra la pierre angulaire de Gerald Butts… Une histoire à suivre!

quebechebdo 23 juillet 2019
vigile.net tribune libre 25 juillet 2019

 

La balance du pouvoir au Parti vert?

22 juillet 2019

Sur la scène provinciale, en Colombie-Britannique, les trois sièges que détiennent les verts permettent au NPD de John Horgan de gouverner. Au Nouveau-Brunswick, le gouvernement minoritaire conservateur peut se tourner vers les verts pour obtenir du soutien à l'occasion d'un vote crucial. À l'Île-du-Prince-Édouard, les verts forment même l'opposition officielle depuis les élections du printemps dernier. Il s'agit du meilleur résultat électoral jamais obtenu par les écologistes canadiens. Sans oublier que le Parti vert a réussi en mai à faire élire un des siens, Paul Manly, lors d'une élection complémentaire fédérale dans la circonscription de Nanaimo-Ladysmith, en Colombie-Britannique.

À trois mois du scrutin fédéral du 21 octobre, la cheffe du Parti vert, Elizabeth May, ne vise pas moins que la balance du pouvoir dans un gouvernement minoritaire sur lequel sa formation politique pourra exercer une certaine influence dans les dossiers portant sur les changements climatiques. Un scénario fort plausible d’autant plus que les Néo-démocrates de Jagmeet Singh n’arrivent pas à se sortir de la dernière position dans les derniers sondages.

Selon Nik Nanos, fondateur de la firme Nanos Research, le scénario rêvé pour Mme May et les verts est que les Canadiens ne croient pas à l'élection d'un gouvernement majoritaire et qu'ils souhaitent davantage d'écologistes à la Chambre des communes…Le scrutin du 21 octobre risque de causer certaines surprises et, parmi celles-là, pourquoi pas la balance du pouvoir au Parti vert?

quebechebdo 22 juillet 2019
vigile.net tribune libre 25 juillet 2019