La SAQ et la SQDC, des services essentiels?

24 mars 2020

Lors de son point de presse du 23 mars concernant la situation sur la propagation du coronavirus, le premier ministre François Legault a ordonné la fermeture de tous les services non-essentiels à compter du mercredi 25 mars à 00 :01 jusqu’au 13 avril.

Or, à mon grand étonnement, parmi la liste des services essentiels qui restent ouverts figurent la Société des alcools du Québec (SAQ) et la Société québécoise du cannabis (SQDC). Pourtant, dans les minutes qui ont suivi l’annonce du premier ministre, les clients se sont rués vers les succursales de la SAQ et la SQDC avant même de réaliser que les portes de ces deux services demeuraient ouvertes.

De son côté, le syndicat des employés de la SAQ est abasourdi par la décision du gouvernement. « Tout est fermé ! Il ne reste que les services essentiels, et la drogue et l’alcool ! Je trouve ça non seulement bizarre, mais incohérent. On ne peut pas se dire : c’est un service essentiel de boire et de se geler ! Ça ne fonctionne pas, ce n’est pas cohérent », a réagi la présidente Katia Lelièvre. 

Je ne peux que lui donner raison. En effet, pour quelle raison la consommation d’alcool et de cannabis au Québec serait-elle un « service essentiel »? À mon sens, je n’en trouve aucune à moins que les profits faramineux générés par la SAQ et la SQDC ne soient « essentiels » au gouvernement…

vigile.quebec 23 mars 2020
quebechebdo 24 mars 2020

Les influenceurs, une heureuse initiative

23 mars 2020

J’aurai 73 ans dans quelques semaines. Eu égard au coronavirus, je suis donc considéré comme une personne à risque. Je ne suis surement pas tellement différent des gens de ma génération de baby boomers, nous qui avons toujours été libres de faire ce que nous voulions, d’où la difficulté d’être astreints à nous plier à des consignes qui bousculent notre vie, particulièrement les personnes seules contraintes de demeurer à la maison.

Face à cette situation, dans le but de convaincre les personnes âgées du bien-fondé de ces directives, on a fait appel à des personnalités artistiques âgées de plus de 70 ans dont la carrière remarquable a surement marqué l’imaginaire des septuagénaires québécois, notamment les artistes Dominique Michel, Béatrice Picard et Michel Louvain, et l’ancien journaliste et chef d’antenne à Radio-Canada Bernard Derome, à titre d’influenceurs réputés et crédibles auprès des personnes âgées.

Une heureuse initiative qui devrait trouver une oreille attentive auprès des plus récalcitrants, notamment en les sécurisant et en les sensibilisant à l’importance de la solidarité envers tous leurs concitoyens.

vigile.quebec 22 mars 2020

Le roi du country s’est éteint

23 mars 2020

Qui, parmi les personnes d’un certain âge, n’a pas vibré au timbre particulier de la voix de Kenny Rogers interprétant The gambler sorti en 1978 et qui s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires ou à sa chanson Lady en 1980 qui est devenu un tube planétaire.  Plus de 60 de ses chansons ont atteint le top 40 des meilleures ventes aux États-Unis et 50 de ses albums se sont classés dans les meilleures ventes. Outre six « Country Music Awards », il a remporté à trois reprises un Grammy.

Je pourrais poursuivre encore la liste de récompenses auxquelles a eu droit Kenny Rogers. Toutefois, j’aimerais plutôt m’arrêter sur le charisme du chanteur country qui avait l’heur d’envoûter les foules par son sourire communicatif. Et que dire de la variété de rythme de ses chansons qui alternait de la ballade sentimentale au rythme endiablé du rock’n’roll en passant par le blues.  

Né en 1938 à Houston au Texas, il est mort samedi le 21 mars à Sandy Springs, en Géorgie à l’âge de 81 ans après une carrière phénoménale de plus de 60 ans. Très rares sont les chanteurs country, voire les chanteurs tout court, qui ont su conserver une telle popularité pendant une aussi longue période.

Salut à toi, Kenny, qui aura réussi à donner au country ses lettres de noblesse grâce à tes chansons qui, pour plusieurs, ont traversé la planète !

quebechebdo 23 mars 2020

Aux grands maux, les grands moyens

22 mars 2020

Au moment où les directives se resserrent concernant la lutte contre le coronavirus, on apprend que des personnes porteuses du virus ou ayant eu des contacts avec des individus porteurs du COVID-19 ou présentant des symptômes de la maladie se promènent librement dans les rues sans coup férir.

Pourtant, ailleurs dans le monde, notamment en Suisse, en Belgique, en France, en Italie, en Roumanie ou en Bulgarie, les contrevenants aux directives émanant de l’État sont sujets à recevoir des amendes allant jusqu’à 775$ canadiens ou des peines d’emprisonnement allant jusqu’à 15 ans.

Or, le Code civil du Québec stipule que « toute personne a le devoir de respecter les règles de conduite qui, suivant les circonstances, les usages ou la loi, s’imposent à elle, de manière à ne pas causer de préjudice à autrui ».

À mon avis, je considère inconcevable que l’insouciance de certains Québécois mettent en péril sans vergogne la santé des citoyens qui les côtoient au quotidien. En conséquence, je suis d’avis que le directeur national de la santé publique intervienne et fasse appliquer la loi contre ces récalcitrants qui font preuve d’une négligence éhontée… Aux grands maux, les grands moyens!

quebechebdo 22 mars 2020
vigile.quebec 22 mars 2020
Le Devoir 24 mars 2020

Parlons de chiffres…

21 mars 2020

En date du 20 mars, 263 071 cas de coronavirus avaient été confirmés dans le monde, 942 au Canada et 139 au Québec. Or, la population mondiale actuelle atteint 7,7 milliards, celle du Canada, 37,7 millions et celle du Québec, 8,4 millions.

Si nous convertissons ces statistiques en pourcentage, 0,00003 % de la population mondiale a contracté le COVID-19, comparativement à 0,00003 % au Canada et à 0,00002 % au Québec.

Quoique chaque décès causé par le coronavirus soit un drame à l’échelle humaine et que nous devions tous demeurer solidaires dans l’application des consignes pour vaincre ce virus, force est de constater que les pourcentages de cas confirmés par rapport aux populations totales est pour le moins infime.

Bien sûr, d’autres décès s’ajouteront à la liste actuelle, autant dans le monde qu’au Canada qu’au Québec. Et, à chaque occasion, les gouvernements augmenteront les mesures à prendre pour contrer cet « ennemi de l’humanité » tel que qualifié par le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

En relativisant les cas confirmés du COVID-19 par rapport aux population désignées, mon intention se veut un constat purement mathématique qui confirme hors de tout doute que notre planète est encore en contrôle de la situation et qu’elle se relèvera de cette pandémie plus solidaire que jamais!

quebechebdo 21 mars 2020

Au personnel de la santé: « Merci d’être là! »

20 mars 2020

Aujourd’hui, la planète est aux prises avec un virus d’une extrême contagiosité contre lequel la science médicale se bute depuis des mois. Tout le personnel de la santé est mis à contribution quotidiennement pour affronter cet « ennemi de l’humanité » tel que qualifié par le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Aujourd’hui plus que jamais, la société en général et, bien sûr, la société québécoise en particulier s’appuient sur l’expertise et le dévouement du personnel de la santé pour répondre aux cas de coronavirus qui augmentent à vitesse grand V à chaque jour.

Aujourd’hui, médecins, infirmiers et infirmières, préposé(e)s aux soins, ambulanciers et ambulancières incarnent l’épine dorsale du système de santé québécois. Comme le dit si souvent le premier ministre Legault, ils symbolisent nos « anges ».

Aujourd’hui, je tiens, au nom de toutes les Québécoises et de tous les Québécois à vous exprimer toute notre reconnaissance et notre gratitude pour votre professionnalisme qui, dans ces pénibles circonstances, se révèle d’une utilité des plus salutaires.

Enfin aujourd’hui plus que jamais, je veux que sachiez que vous exercez une « vocation » essentielle à la survie de notre société et, pour cela, je vous dis simplement : « Merci d’être là! »

quebechebdo 20 mars 2020

Le chemin Roxham, une passoire

19 mars 2020

Alors que le Canada ferme ses frontières à tout voyageur venant d’un autre pays, y compris les Américains, paradoxalement, les migrants en situation irrégulière souhaitant obtenir l’asile au Canada peuvent toujours traverser le chemin Roxham sans être forcés à un isolement, ce qui touche environ 60 à 80 personnes quotidiennement.

Pour l’instant, la vie suit son cours normal, des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sont toujours présents et installés dans une bâtisse blanche, en attendant l’arrivée de migrants en situation irrégulière, qu’ils transféreront au poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle où des agents des services frontaliers se chargeront par la suite du traitement des demandes d’asile.

Le chemin Roxham, qui est situé à la frontière canado-américaine, à moins d’une heure de Montréal, permet aux migrants qui le traversent de venir présenter une demande d’asile au Canada, une possibilité offerte dans le cadre de l’Entente sur les tiers pays riches.

À situation exceptionnelle, une mesure exceptionnelle, entend-on souvent de la bouche des dirigeants. Eh bien, je crois qu’il est temps, M. Trudeau, d’amender l’Entente sur les tiers pays riches temporairement et fermer cette passoire qu’est le chemin Roxham.

vigile.quebec 18 mars 2020

Dr Arruda, l’expertise au service de la population

19 mars 2020

Les médias ont beaucoup fait état du leadership du premier ministre François Legault dans la présente crise du coronavirus. Toutefois, à ses côtés, à chacune des conférences de presse quotidiennes, un homme au franc parler, serein, compétent et rigoureux, forme un tandem idéal. Cet homme, vous l’avez deviné, il s’agit du directeur national de santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda.

La COVID-19 n'est pas la première menace à laquelle le Dr Arruda est confronté. En effet, en 2009, en pleine crise du virus H1N1, il était le numéro deux de la direction générale de santé publique du Québec. Quatre ans plus tard, alors qu'il était devenu le numéro un, il figurait parmi les premiers experts dépêchés à Lac-Mégantic après l'explosion du train qui a fait 47 morts. Rapidement, le Dr Arruda a demandé l'évacuation d'une partie de la municipalité exposée au nuage de fumée toxique en plus de mettre sur place des mesures de surveillance de la santé de la population.

Dans l’incertitude, la population recherche des réponses à ses questions. Le Dr Arruda, en plus d’avoir complété un doctorat à l'Université de Sherbrooke en 1983, puis un certificat de spécialiste en santé communautaire et médecine préventive en 1988, a déjà vécu l'expérience d'une mise en place du réseau public pour contrecarrer une épidémie lors de la crise du virus HINI. Il est donc crédible aux yeux de la population.

Les gens qui l’ont côtoyé sur le plan professionnel parlent de lui comme de quelqu'un d’humble, naturel et qui dit les choses de façon simple. Enfin, le ton décontracté du Dr Arruda est un réel atout dans la crise actuelle. Quand on l'écoute, on voit qu'il met de l'intensité dans ces paroles, un atout pour communiquer toute l’importance de la situation à la population.quebechebdo 19 mars 2020

vigile.quebec tribune libre 18 mars 2020
quebechebdo 19 mars 2020

Le déclin de Justin Trudeau

17 mars 2020

J’aimerais apporter certains commentaires personnels sur le billet de Denise Bombardier publié dans Le Journal du 17 mars sous le titre Justin Trudeau doit partir. À prime abord, je partage entièrement l’opinion de Denis Bombardier eu égard aux changements de ton de ses allocutions et la mine déconfite qu’il présente derrière le micro depuis les dernières élections fédérales :

« Depuis qu’il s’est retrouvé à la tête d’un gouvernement minoritaire, le premier ministre semble perdu, en distance des événements comme pendant la crise autochtone et aujourd’hui face à cette pandémie. On le découvre presque déprimé, récitant sa leçon sans conviction. Décidément, le maître des apparences croule sous le poids de la dure réalité politique. »

Le regard éteint, il récite ses textes sans aucune conviction dans la voix tel un robot programmé d’avance sans laisser transparaître aucune forme d’émotion, donnant l’impression de ne pas saisir la gravité de la situation causée par la propagation exponentielle de la pandémie dans le pays qu’il est censé gouverner :

« Depuis le début de la crise, Justin Trudeau vit en suspension. Pire, il ne semble pas comprendre la gravité des secousses telluriques qui font planer sur les terriens ces courants morbides. Non seulement Justin Trudeau n’est pas l’homme de la situation, mais son impuissance à agir nous oblige à nous interroger sur son état personnel. » 

Et que dire du temps qu’il a pris pour enfin fermer les frontières du pays aux visiteurs étrangers, sauf aux Américains qui proviennent, pour la plupart des États de New-York et de Washington, là où les cas de coronavirus sont les plus nombreux :

« De combien de temps Justin Trudeau a-t-il besoin pour mettre le pays à l’abri du coronavirus qui s’installe définitivement aux États-Unis avec qui nous partageons une frontière toujours ouverte ? » 

À mes yeux, Justin Trudeau est dépassé par les événements. Son air dépité, son visage dévasté par l’ampleur de la propagation des cas de COVID-19 traduisent sans l’ombre d’un doute que quelque chose se prépare dans les officines du pouvoir. Lui montrera-t-on discrètement la porte de sortie? C’est à suivre… :

« Justin Trudeau devrait quitter son poste. Il est évident que c’est un homme qui aimait diriger un pays où tout allait bien, aux voies ensoleillées, comme il disait. 

C’est dans les périodes tragiques que se révèlent les grands personnages politiques qui écrivent l’Histoire. Depuis qu’il s’est retrouvé à la tête d’un gouvernement minoritaire, le premier ministre semble perdu, en distance des événements comme pendant la crise autochtone et aujourd’hui face à cette pandémie. On le découvre presque déprimé, récitant sa leçon sans conviction. Décidément, le maître des apparences croule sous le poids de la dure réalité politique. »

https://www.journaldequebec.com/2020/03/17/justin-trudeau-doit-partir

vigile.quebec tribune libre 17 mars 2020 

Aux personnes âgées cantonnées dans l’isolement

17 mars 2020

En cette période de crise humanitaire où les personnes âgées sont prises en otage par le coronavirus qui les contraint à l’isolement, j’ai cru pertinent de vous citer quelques extraits du monologue de Marc Favreau dit Sol intitulé Le crépuscule des vieux qu’il a écrit peu de temps avant sa mort :

« Des fois, j'ai hâte d'être un vieux. Ils sont bien, les vieux, on est bon pour eux, ils sont
bien. Ils ont personne qui les force à travailler; on veut pas qu'ils se fatiguent. Même que la plusssspart du temps, on les laisse pas finir leur ouvrage. On les stoppe, on les interruptionne, on les retraite fermée…

Et plus ils sont vieux, plus on est bon pour eux. On les laisse même plus marcher. On les roule. Et puis d'ailleurs, ils auraient même pas besoin de sortir du tout; ils ont personne qui les attendresse…

Ouille, oui l'hiver, ils sont bien. Ils sont drôlement bien isolés. Ils ont personne qui les dérange. Personne pour les empêcher de bercer leur ennuitouflé. Tranquillement, ils effeuillettent et revisionnent leur jeunesse rétroactive qu'ils oublient à mesure sur leur vieille malcommode…

Ils ont même pas besoin d'horloge non plus, pour entendre les aiguilles tricoter les secondes. Ils ont personne qui les empêche d'avoir l'oreillette en dedans, pour écouter leur coeur qui grelinde et qui frilotte, pour écouter leur corps se débattre tout seul. Ils ont personne qui… Ils ont personne… »

En ce temps d’extrême solitude à laquelle ils sont sévèrement confrontés, n’oublions pas nos personnes âgées!

quebechebdo 17 mars 2020
Le Soleil 18 mars 2020