L’immigration au coeur du débat

27 juillet 2020

Rarement a-t-on vu une Anne-Marie Dussault aussi déstabilisée au cours d’une entrevue que celle accordée à Marine Le Pen le 24 mars 2016 sur les ondes de RDI dans le cadre de l’émission 24/60.

D’entrée de jeu, Anne-Marie Dussault attaque Marine Le Pen eu égard à la polémique soulevée par sa position anti-immigrationniste de la part de la frange communautariste canadienne et québécoise, brandissant l’étendard de la « terre d’accueil »… Il n’en fallait pas davantage pour que l’animatrice pique au vif son invitée en l’accusant de ne pas se mêler de ses affaires.

Une flammèche qui n’a pas tardé à mettre le feu aux poudres… 

Bon visionnement (durée : 32 :19) vigile.quebec tribune libre le 22 juillet 2020

https://www.bing.com/videos/search?q=entrevue+anne-marie+dussault+et+marine+le+pen&docid=608024157692233351&mid=7375CE5FAE09E6A303887375CE5FA

vigile.quebec tribune libre le 22 juillet 2020

Les dénonciations dans les médias sociaux

27 juillet 2020

Au début de cette flambée de dénonciations dans les médias sociaux eu égard au harcèlement sexuel, je dois vous avouer que mon opinion était partagée entre la reconnaissance de la pertinence de ce canal de communication préféré à la voie du processus judiciaire et la perplexité. Or, après avoir lu et entendu divers commentaires sur les raisons motivant ce type de dénonciations, je dois admettre que mon opinion a changé, notamment en ce qui a trait à l’ampleur du mouvement déclenché par un tel phénomène.

D’emblée, il faut bien l’admettre, force est de constater que les plaignantes émettent de sérieuses réserves sur l’efficacité du système judiciaire, qui, à leurs yeux, remet souvent en question l’importance, voire la véracité de leurs doléances. Ce n’est donc pas surprenant si les médias sociaux répondent à leur besoin d’exprimer toutes les émotions qu’elles ont été appelées à vivre et, pour certaines, qu’elles vivent encore après plusieurs années.

Je crois qu’au-delà de ces récits d’épisodes marquants de la vie de ces femmes, il s’avère essentiel d’y percevoir toute la douleur qui habite les victimes de harcèlement sexuel, mais aussi toute l’étendue de ce phénomène ravageur qui fait rage dans notre société dite « civilisée ».

Enfin, nonobstant les efforts entrepris par le système judiciaire depuis quelques années, il m’apparaît urgent que les divers intervenants fassent davantage preuve d’écoute envers ces femmes qui choisissent cette voie, à défaut de quoi le phénomène continuera de se propager…

vigile.quebec tribune libre 22 juillet 2020
Le Devoir 27 juillet 2020

La mémoire de Bill Morneau

24 juillet 2020

Chaque jour qui passe nous permet d’en apprendre davantage sur l’affaire UNIS, le dernier incident en liste touche le ministre des Finances Bill Morneau qui a accepté que l’organisme de charité WE CHARITY dépense plus de 40 000$ en frais de voyages humanitaires pour sa famille en 2017.

Et, comme par un fruit du hasard, le ministre des Finances, pourtant habitué à jongler avec des sommes astronomiques, notamment avec un déficit prévu de quelque 345 milliards $, affirme avoir découvert, « en révisant ses dossiers personnels » ces derniers jours, qu’il n’avait pas encore remboursé les dépenses encourues par l’organisme pour sa famille, à savoir la somme de 41 366 $ qu’il s’est empressé de rembourser quelques heures avant sa comparution devant le comité des finances, arguant, penaud, qu’il avait toujours eu l’intention de payer le plein coût de ces voyages et que c’était sa responsabilité de s’assurer que cela soit fait.

J’ose espérer que le ministre des Finances du gouvernement du Canada ne fait pas preuve trop souvent de blancs de mémoire de la sorte dans l’élaboration du budget du gouvernement car les Canadiens pourraient bien se réveiller un jour avec un déficit davantage faramineux!  

Le Devoir 24 juillet 2020
Le Soleil 25 juillet 2020 "Le blanc de mémoire de Bill Morneau"

Pour le retour de Maripier Morin

21 juillet 2020

La saga opposant Maripier Morin à Safia Nolin origine d’une sortie dans un bar à la suite d’un spectacle un samedi du mois de mai 2018. « On était entre amies, on faisait la fête, on lâchait notre fou. Le lendemain, Safia m'a envoyé une photo accompagnée d'un "lol" d'une marque que je lui aurais faite sur la cuisse. Ce n'est que quelques jours plus tard, lorsqu'elle m'a envoyé une nouvelle photo de la marque, que j'ai alors réalisé que j'avais eu un comportement répréhensible. Je m'en suis immédiatement excusée », écrivit alors Maripier sur Instagram.

Plus de deux ans plus tard, Safia Nolin ressort les événements de mai 2018 et accuse Maripier de harcèlement sexuel. Pourquoi avoir attendu deux ans pour transformer une « folie passagère » probablement causée par un léger excès de boisson en un geste de harcèlement sexuel? Nul ne le sait.

Toutefois, ce qui est connu, c’est que Maripier Morin a tout perdu ce qui gravitait autour de sa carrière. Absolument tout. Jeune, belle, intelligente, douée d’un talent artistique indéniable et d’animatrice charismatique, Maripier Morin se retrouve carrément sur le pavé pour ce que je qualifierais d’une « erreur de parcours. »

Par contre, mince consolation, une pétition ayant récolté jusqu’à maintenant plus de 28 000 signatures circule en ce moment, réclamant le retour de Maripier, pétition qui, je l’espère, contribuera à lui injecter toute l’énergie dont elle est capable pour rebondir devant le petit écran pour la plus grande joie de ses nombreux fans.

vigile.quebec tribune libre 20 juillet 2020

La troisième chute

20 juillet 2020

Après avoir été blâmé à deux occasions par le commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique depuis qu’il est en fonction à titre de premier ministre du Canada, à savoir son voyage sur l’île privée de l’Aga Khan et son ingérence dans le dossier SNC-Lavalin, Justin Trudeau se retrouve pour une troisième fois dans le pétrin.

Cette fois-ci, on apprend que la mère et le frère de Justin Trudeau, Margareth et Alexandre, ont perçu près de 300 000 $ en cachets reliés à des conférences qu’ils ont données en faveur de l’organisme caritatif We Charity qui a été choisi, sans appel d’offres, par le gouvernement libéral pour administrer un programme de bourses de 900 millions de dollars.

Une troisième chute qui nous laisse perplexes sur l’acuité de jugement indispensable à un politicien pour gérer les destinées d’un peuple en tant que premier ministre d’un pays. Quel sera le prochain faux pas de Justin Trudeau? Dans quel bourbier risque-t-il de placer les Canadiens dans l’hypothèse où il devait commettre quelque impair majeur au chapitre des relations internationales?

À court terme, je ne crois pas que ces « incidents de parcours » ne remettent en question son poste de premier ministre. Toutefois, je suis d’avis qu’ils risquent de ressurgir au cours de la prochaine campagne électorale et lors du jour du scrutin… et, à ce moment-là, ce sera à l’électorat canadien de faire connaître son verdict dans l’urne.


quebechebdo 20 juillet 2020
vigile.quebec tribune libre 20 juillet 2020

Et la présomption d’innocence?

17 juillet 2020

Devant l’avalanche de bris de contrats par les compagnies de disques envers des artistes qui ont été condamnés sur la place publique dans les médias sociaux par des dénonciateurs anonymes pour de présumés actes de violences sexuelles, on est en droit de se demander où est passé notre état de droit, notamment la présomption d’innocence…

Conséquemment, est-il justifié que les médias sociaux se transforment en tribunaux? Pour y répondre, je prendrai exemple sur les réactions du premier ministre François Legault et de la ministre de la Condition féminine Isabelle Charest eu égard à cette vague de dénonciations.

Alors que François Legault estime « normal », en 2020, de voir ces dénonciations se multiplier sur différentes plateformes tout en arguant qu’« une des façons pour communiquer rapidement et avoir de l’impact, ce sont les médias sociaux », Isabelle Charest incite les présumées victimes à se tourner vers les bonnes ressources pour pouvoir cheminer et avoir une certaine réparation, alléguant que les médias sociaux ne constituent pas la meilleure voie pour dénoncer des cas de violences sexuelles.

Nonobstant le fait que les dénonciations sont peut-être fondées, comment peut-on qualifier des compagnies de disques et autres maisons de production qui ont brusquement laissé tomber des artistes avec lesquels elles travaillaient depuis des années simplement parce que leur nom est apparu sur une liste anonyme ? Sans aucune preuve, sur la base d’une simple allégation ? C’est ce que je qualifierais de dangereuses substitutions d’une tribune sans balise et sans pouvoir en tribunal de justice, une démarche qui peut conduire de facto à un déferlement sans limite!

vigile.quebec tribune libre 15 juillet 2020

Les bars sur la sellette

17 juillet 2020

L’épisode du Mile Public House dans le Quartier Dix30 à Brossard le 30 juin dernier où une foule de jeunes agglutinés s’étaient rassemblés sans égard à la distanciation physique a eu l’heur de susciter des interrogations de la part du gouvernement Legault et de la santé publique sur la pertinence du déconfinement des bars. Suite à cette situation, Québec a resserré les règles pour les débits de boisson en exigeant que les bars ferment à une heure, qu’ils cessent de servir de la boisson à minuit., qu’il y ait au maximum 50% de la capacité et que le deux-mètres soient respectés.  

Or, François Legault étudie maintenant la possibilité de fermer à nouveau tous les bars du Québec, en raison de la hausse des nouveaux cas d’infection à la COVID-19. Du côté d’Horacio Arruda, cinq scénarios s’offrent à Québec. Soit de n’apporter aucun changement, de renforcer les mesures en place, de fermer des établissements ciblés, de fermer les établissements de régions données ou de tout simplement fermer l’ensemble des bars de la province.

À mon sens, un reconfinement de tous les bars de la province m’apparaîtrait une mesure coercitive démesurée dans un contexte où plusieurs tenanciers de bars se sont pliés au resserrement des règles imposées par le gouvernement. En conséquence, je suis d’avis que Québec renforce les mesures en place en envoyant des inspecteurs dans les bars de façon régulière pour un certain temps, et qu’il procède à la fermeture des bars tenus par des tenanciers récalcitrants…. C’est une simple question de justice sociale envers les « bons soldats » qui obéissent aux « ordres »!

quebechebdo 17 juillet 2020
Le Devoir 20 juillet 2020

Le port du masque auprès des enfants

14 juillet 2020

S’il y a un sujet qui fait jaser par les temps qui courent, c’est bien le port du masque qui, en passant, deviendra obligatoire d’ici quelques jours dans les transports en commun. Or cette directive s’applique déjà pour les éducatrices dans les Centres de la petite enfance (CPE).

À ce sujet, tous les professionnels connaissent les épisodes de crainte, plus ou moins fortes que connaissent la plupart des enfants entre 6 et 12 mois en présence d’inconnus, une situation qui nous permet de postuler qu’un masque qui réduit subitement le visage aux seuls yeux ne va pas faciliter la confiance.

Il importe donc de ne pas minimiser l'effet du port d'un masque qui transforme l'image du visage en le réduisant aux yeux. Or on sait que le sourire de l’adulte est déterminant pour l’accrochage du regard par le tout petit. D’autre part, le masque a aussi pour effet de figer en bonne partie le visage en plus de rendre inaudibles certains mots prononcés par l’éducatrice.

En bout de ligne, il m’apparaît incontestable que le port du masque fait problème, à savoir priver l’enfant des expressions faciales des adultes, ce qui fait clairement barrage à une communication qui s’avère essentielle pour les jeunes enfants accueillis hors de leur famille. Il ne devrait être utilisé que s’il existe réellement une nécessité sanitaire établie. Enfin, fort de ces considérations, je suis d’avis que le port du masque chez les éducatrices en CPE devrait être tout au moins facultatif.

vigile.quebec tribune libre 6 juillet 2020

Le référendum volé

14 juillet 2020

Un des moments charnières du mouvement souverainiste québécois, sinon le plus crucial, est très certainement le référendum de 1995. Une kyrielle de commentaires et d’analyses ont été écrits et dits lors des mois qui ont suivi cette amère défaite du « oui ».

Pour nous remettre dans le contexte fébrile de la période pré-référendaire et la situation déchirante et amère qu’ont dû vivre les partisans du « oui » à la suite de la « victoire » du « non », j’ai cru bon de vous faire entendre une entrevue réalisée par l’avocat et auteur Louis Demers avec le journaliste et essayiste québécois d'origine ontarienne, Robin Philpot, en février 2018.

Je vous invite à porter une attention particulière aux chapitres portant sur les « citoyens instantanés » et sur les « électeurs hors Québec », des stratégies retorses qui, ajoutées au fameux « love-in », ont carrément fait la différence entre le « oui » et le « non ». 

Bon visionnement…  (Durée : 39:55) 

https://louisdemers.com/portfolio/rencontre-avec-robin-philpot/
 

vigile.quebec tribune libre 6 juillet 2020
 

Les délinquants

7 juillet 2020

Pas facile de ne pas être délinquants lorsque l’atmosphère s’est réchauffée après quelques verres et que le party prend de l’ampleur…. Ce n’est pas long que la distanciation physique en prend pour son rhume! C’est précisément ce qui s’est passé au Mile Public House, ce resto-bar de Brossard qui s’est transformé en foyer de propagation le 30 juin.

Quoiqu’il soit confirmé que les jeunes n’éprouvent pas, en général, de complications sérieuses s’ils sont contaminés, je suis d’avis qu’un sérieux message de sensibilisation eu égard au fait qu’ils peuvent contaminer d’autres personnes à risque doit leur être adressé par la santé publique. C’est une simple question de solidarité sociale!

Aux yeux du nouveau ministre de la Santé, Christian Dubé, « il n’est pas question qu’une minorité de délinquants mettent à risque la santé ou la relance du Québec. » Quant au directeur national de santé publique, Horacio Arruda, il a martelé que « si les gens ne font pas ce qu’ils sont supposés faire… [il] sera le mauvais garçon. »

Les mesures coercitives, telles des amendes ou la fermeture du bar, doivent être utilisées en dernier essor. Toutefois, dans l’hypothèse où les avertissements incitatifs ne sont pas respectés, il m’apparaît opportun de donner « le grand coup » sans pénaliser les autres tenanciers de bars qui s’appliquent à faire respecter les consignes… Il en va de la justice envers « tous » les propriétaires de bars!

Le Soleil (version internet) 7 juillet 2020
quebechebdo 8 juillet 2020