Adieu Mme Chrétien!

14 septembre 2020

On dit souvent que derrière tout grand homme se trouve une grande dame. Eh bien, on peut affirmer qu’à côté de Jean Chrétien se tenait Aline Chrétien., qui s’est éteinte à l’âge de 84 ans, quelques jours seulement après leur 63ième anniversaire de mariage.   

De l’avis de son fidèle collaborateur Eddie Goldenberg, « le premier ministre Chrétien serait le premier à reconnaître que sans elle, il n’aurait jamais été premier ministre ». C’est dire toute l’influence que l’adolescente de 16 ans rencontrée un jour dans un autobus a exercé sur le destin du p’tit gars de Shawinigan qui n’était alors que de deux ans son aîné.

Aline Chrétien était beaucoup plus que l’épouse de Jean Chrétien, elle était aussi sa complice, sa confidente et sa conseillère dont l’ex-premier ministre demandait l’avis sur tout, voire même sur la meilleure date pour la tenue d’élections. Elle incarnait « une force tranquille », a partagé Denis Coderre qui vivait une relation privilégiée avec le couple Chrétien.

Adieu Madame Chrétien, on se souviendra de vous comme le « roc de Gibraltar » de Jean Chrétien dont la discrétion n’avait d’égale que votre fidélité sans borne et votre apport constant et efficace tout au cours de sa longue carrière de 40 ans en politique fédérale, et ce dans les bonnes comme dans les moins bonnes périodes de sa vie en politique active.

Le Soleil (version internet) 14 septembre 2020
quebechebdo 16 septembre 2020

Le coronavirus créé en laboratoire?

14 septembre 2020

La Dre Li-Meng Yan, virologue émérite de l'institut de Hong Kong et référente de l'OMS, se dit convaincue que le coronavirus aurait été fabriqué en laboratoire. Selon ses dires, l’éclosion alléguée dans un marché de Wuhan n’est qu’un écran de fumée. Le virus aurait été en réalité fabriqué par l’homme. 

La spécialiste dit avoir été forcée de fuir Hong Kong, et se cacherait dans un endroit secret, craignant pour sa vie. Selon ses dires, le gouvernement chinois aurait «retiré toutes les informations incriminantes» des bases de données gouvernementales.

« La séquence du génome est comme une empreinte digitale humaine, a-t-elle expliqué en entrevue. Et sur cette base, vous pouvez identifier ces choses. Je vais utiliser ces preuves pour dire aux gens pourquoi cela vient du laboratoire en Chine, pourquoi ce sont eux qui l'ont fait », a-t-elle déclaré.

La virologue travaillait dans une prestigieuse université de Hong Kong, l'un des principaux centres mondiaux de recherche sur les maladies infectieuses qui fait partie du réseau mondial d'épidémiologie de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

La Dre Yan affirme qu'elle a été l'un des premiers scientifiques à étudier le coronavirus. Dès le mois de décembre 2019, son superviseur à l'université lui a demandé d'examiner un groupe de cas de type SRAS, qui avait éclaté en Chine continentale. Grâce à ses contacts médicaux et scientifiques, elle prétend avoir constaté une dissimulation aux proportions gigantesques.

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a assuré avoir des «preuves immenses» que le virus a fuité d'un laboratoire de Wuhan (centre) – la ville où il a été repéré fin 2019. Il a toutefois ajouté: « Nous n'avons pas de certitude ». Le secrétaire d'État a assuré qu'il n'y avait aucune incohérence: « Nous n'avons pas de certitude, et il y a des preuves significatives que cela vient du laboratoire, ces déclarations sont toutes les deux vraies ».

vigile.quebec tribune libre 14 septembre 2020

Le PQ doit-il se saborder ou changer sa stratégie?

14 septembre 2020

Dernièrement, deux articles traitant du processus d’accès du Québec à son indépendance, l’un de Gilbert Paquette, l’autre de Frédéric Bastien, sont parus sur cette tribune. Aussi m’est-il apparu opportun d’en ressortir d’abord les composantes, et ensuite d’apporter mon opinion personnelle sur la stratégie la plus susceptible de nous conduire à notre statut de pays.

Afin de m’assurer de rendre fidèlement les arguments des deux auteurs, j’ai cru opportun d’utiliser, dans des condensés, les termes exacts que chacun d’eux a utilisés pour justifier sa position personnelle.

Saborder la Parti québécois et refonder le combat indépendantiste

Ancien député et ministre du PQ, Gilbert Paquette vient de publier un livre sous le titre Le sens du pays – Refonder le combat indépendantiste, lequel a subi une critique sévère de la part du chroniqueur du Journal, Réjean Parent.

« Selon lui, je discréditerais le projet indépendantiste en demandant que le Parti québécois laisse la place pour favoriser une véritable refondation de tous les indépendantistes désireux de reprendre la promotion de l’indépendance délaissée par le parti depuis 1995.

Dans ces entrevues, je résumais une analyse fouillée de l’histoire des 50 dernières années du mouvement indépendantiste, et des conclusions que j’en tire… L’élément déclencheur qui m’a incité à entreprendre ce travail s’est produit en 2016, lors de la course à la direction du PQ où les membres ont décidé de choisir Jean-François Lisée comme chef, appuyant ainsi son idée insoutenable de repousser l’indépendance à un hypothétique deuxième mandat. 

Il faut rappeler ici…qu’après avoir souligné qu’un gouvernement péquiste ne mettrait pas un sou d’argent public dans la promotion de l’indépendance, le nouveau chef du parti avait déclaré, textuellement: « L’engagement de tenir un référendum dans le premier mandat est suicidaire pour le Parti québécois; si on s’entête, nous serons le troisième parti au Québec en 2018. On se sera marginalisé. Ce sera très dur pour la suite. » Le résultat de l’élection d’octobre 2018 fut bien pire.

Je me suis demandé ce qui avait fait qu’un chef du Parti québécois en arrive à traiter de suicidaire et de marginalisant notre projet de pays (ce n’était pas la première fois), se faisant approuver par une majorité de membres. Serait-ce qu’on est à ce point enfoncé dans le rôle d’un parti provincial dont l’horizon se limite à gagner une élection et à défendre le Québec dans le cadre du régime canadien dont nous voulons nous libérer?…

Il faut recréer un véritable parti indépendantiste ET nationaliste, ce que le PQ a refusé d’être jusqu’à maintenant… En refusant, élection après élection, de faire la promotion de l’indépendance, le PQ a perdu trop de crédibilité aux yeux de trop de gens, y compris aux miens. J’en suis arrivé à la conclusion que la refondation que je souhaite ne pourra se faire à partir du Parti québécois. J’espère qu’on me donnera tort, car le temps presse. »

https://www.journaldemontreal.com/2020/09/11/il-faut-une-refondation-independantiste

Attaquer de plein front la constitution canadienne

Aux yeux de Frédéric Bastien, « l’appui à la souveraineté est intimement lié à la question constitutionnelle. À titre d’exemples, en 1964, le gouvernement Lesage a fait l’un des plus gros gains de pouvoir de notre histoire constitutionnelle avec la création de la Caisse de dépôt et placement. Deux ans plus tard, le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) obtenait 10% du vote aux élections. L’intensité de la question constitutionnelle dans les années 60 a aussi amené Daniel Johnson à parler d’égalité ou indépendance, tout comme elle a poussé René Lévesque à quitter le Parti libéral du Québec (PLQ) pour fonder le PQ.

Par ailleurs, selon un récent sondage réalisé par l’équipe de Frédéric Bastien, plus de 61% des Québécois souhaitent une nouvelle négociation pour que le Québec obtienne plus de pouvoirs, contre 22% qui ne le veulent pas. Cet appui monte à 80% chez les souverainistes. Même chez les fédéralistes, 54% des répondants veulent que le gouvernement québécois bouge en ce sens.

En 1976, Pierre Trudeau a menacé de rapatrier la Constitution sans les provinces. Cette menace était réelle, comme on l’a vu par la suite, et elle visait particulièrement le Québec. Pour contrer les fédéraux, Robert Bourassa a déclenché des élections et, contre toute attente, le Parti québécois a été porté au pouvoir. En 1981, notre parti a fait campagne sur la Constitution et nous avons obtenu la plus grosse victoire de notre histoire, avec presque 50% du vote populaire.

Un autre exemple intéressant s’est produit au tournant des années 80-90. En septembre 1989, le Parti québécois de Jacques Parizeau a mordu la poussière lors des élections. Neuf mois plus tard, avec l’échec de l’accord du lac Meech, la souveraineté a atteint des sommets inégalés. Cet événement a permis au PQ de prendre le pouvoir en 1994 et de tenir le référendum l’année suivante.

Or en vertu du renvoi sur la sécession datant de 1998, le Québec possède le pouvoir de forcer une négociation constitutionnelle. Tout ce dont le Québec a besoin c’est d’une majorité à l’Assemblée nationale qui voterait une motion demandant une modification de la Constitution, laquelle créerait une obligation faite à toutes les parties de venir à la table des négociations, selon la règle édictée par la Cour suprême. »

https://www.journaldemontreal.com/2020/09/09/souverainete-en-finir-avec-la-strategie-de-la-parlotte

Mon verdict

D’entrée de jeu, je dois donner raison à Gilbert Paquette sur le fait de « reprendre la promotion de l’indépendance délaissée par le parti depuis 1995 ». Toutefois, je ne crois pas qu’il faille saborder ce qu’il était convenu d’appeler « le vaisseau amiral » pour redonner à la souveraineté ses lettres de noblesse. En termes clairs, il m’apparaît oisif de réinventer la roue.

Par contre, parmi les quatre candidats qui se présentent à la direction du Parti québécois (PQ), seul l’historien Frédéric Bastien présente une approche originale qui, à mon avis, devrait placer le Québec sur la route de l’accession à son indépendance. La constitution canadienne de 1982 s’érige clairement comme le nerf de la guerre, l’ennemi à combattre par tous les moyens.… Alors, tous derrière Frédéric Bastien et place à l’action!

vigile.quebec tribune libre 13 septembre 2020

Le gouvernement en aide à Amazon

11 septembre 2020

En avril dernier, François Legault claironnait sur tous les toits que la relance de l’économie du Québec passait par l’achat local en mettant sur pied une nouvelle vitrine web des produits d’ici, « Le Panier Bleu ». 

Or, on apprend qu’Investissement Québec (IQ) multiplie en ce moment les efforts pour rapprocher les PME québécoises du géant américain controversé Amazon, une entreprise de commerce électronique américaine en ligne basée à Seattle. En effet, du 7 au 11 septembre, IQ invite les entreprises québécoises à participer à une « Rencontre virtuelle d’acheteurs Amazon Canada » pour « mieux comprendre les procédures d’achat de ce grand distributeur ». 

« Ça fait vraiment colonisé. C’est rare de voir le berger amener lui-même ses brebis chez le loup. C’est pas mal ça qu’est Amazon pour les commerçants et distributeurs du Québec… Je n’ai pas compris dans la description de tâches du ministre de l’Économie qu’il est rendu lobbyiste et facilitateur pour Amazon. Je ne sais pas ce que l’on fait là », déplore Vincent Marissal, député de Rosemont de Québec Solidaire (QS), porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’économie. 

Devant l’étalage d’un paradoxe aussi inconcevable mettant en compétition « Le Panier Bleu », une initiative visant la promotion et l’achat des produits québécois, et le géant Amazon, force est d’admettre que le « nationalisme » du gouvernement Legault est pour le moins fortement teinté du courant mondialiste! Qu’en pensez-vous, M. Legault?

vigile.quebec tribune libre 10 septembre 2020
Le Devoir 11 septembre 2020
Le Soleil (version internet) 13 septembre 2020

Fin abrupte pour une préposée aux bénéficiaires en formation

9 septembre 2020

Après avoir laissé son poste en CPE et répondu présente à l’appel pressant de François Legault pour suivre une formation accélérée comme préposée aux bénéficiaires pour aller prêter main-forte en CHSLD, Anny Portelance laisse tout tomber avant la fin de sa formation pratique, se disant « quasiment en choc post-traumatique de ce qu’[elle a vu] ».

À titre d’exemples, une préposée d'expérience lui a demandé de déplacer seule un résident paraplégique à l'aide d'un lève-personne. « La personne avait une trachéotomie, elle avait un gavage, elle avait une sonde urinaire… elle était branchée de partout! En plus de devoir mettre cette personne dans le lit et de lui faire sa toilette… C'est paniquant, tu ne peux pas assimiler tout ça en l'espace de cinq minutes »! Outre cet événement, Mme Portelance relate le fait que certains préposés ou infirmières placent la cloche d’appel hors de la portée des résidents « parce qu'ils ne veulent pas se faire achaler ».

Et, la cerise sur le sundae, comme Anny Portelance s’était engagée pour un an en CHSLD et qu’'elle n'a pas complété toute sa formation, la mère monoparentale doit maintenant remettre une partie de la bourse qu'elle a reçue du gouvernement, soit 6000$, ce qui fait craindre que certains autres stagiaires insatisfaits demeurent en poste parce qu'ils n'ont pas les moyens de remettre la bourse qu’ils ont reçue.

Bref, les « p’tites nouvelles » risquent d’avoir la vie dure si elles doivent vivre des situations aussi complexes et aussi inacceptables de la part du personnel en place…De quoi les décevoir eu égard au « Klondike » dont elles espéraient bénéficier!

vigile.quebec tribune libre 9 septembre 2020

Régis Labeaume et l’immigration massive

9 septembre 2020

C’est bien connu, le moins qu’on puisse dire c’est que le maire de Québec, Régis Labeaume, n’a pas la langue de bois. Il l’a encore démontré dans un entretien accordé à La Presse à la fin août sur un sujet pourtant brûlant d’actualité, à savoir l’immigration.

Régis Labeaume s’en prend d’abord à l’anglicisation de Montréal. De plus en plus, « le fossé entre Montréal et le reste du Québec se creuse » lance -t-il d’entrée de jeu. De plus en plus de Québécois ont l’impression en allant à Montréal de « débarquer sur une autre planète », ajoute-t-il. L’anglais, remarque Régis Labeaume, devient la norme à Montréal.

Mais le bouillant maire de la Capitale nationale ne s’arrête pas là. En effet, il lance une attaque en règle contre les conséquences politiques désastreuses de l’immigration massive. « C’est statistique : les francophones ne feront éventuellement plus la différence dans l’élection d’un gouvernement. On s’aligne tranquillement là-dessus », argue-t-il.

En termes clairs, aux yeux de Régis Labeaume, d’ici quelques élections, les francophones ne parviendront même plus à élire les gouvernements dans le seul État en Amérique du Nord où ils sont majoritaires. En bout de ligne, l’immigration massive aura pour conséquence la dépossession politique des Québécois francophones. 

Je ne peux que souscrire aux inquiétudes du maire de Québec qui ose dire tout haut ce que plusieurs Québécois pensent tout bas… Une invitation au gouvernement caquiste à réviser son seuil d’immigration à la baisse!

vigile.quebec tribune libre 9 septembre 2020

René Lévesque, le « coureur de jupons »

8 septembre 2020

«Ce qui se passe dans la chambre à coucher des citoyens, ça ne regarde pas l’État», dénonce Frédéric Bastien, candidat à la chefferie du PQ, en paraphrasant Pierre Elliott Trudeau, alors premier ministre du Canada. Eh bien, qu’à cela ne tienne, les fédéraux espionnaient René Lévesque et s’intéressaient particulièrement à sa vie sexuelle. Ils le suivaient carrément jusque dans sa chambre à coucher.

En effet, « de nouveaux extraits du dossier de surveillance monté sur René Lévesque révèlent que la GRC documentait les mœurs sexuelles du premier chef péquiste. Ces nouvelles révélations se trouvent dans une réponse à une demande d’accès de 78 pages remise à notre Bureau parlementaire par le candidat à la chefferie du PQ Frédéric Bastien. Obtenue à la suite d’une contestation de 13 ans, elle lui a été confiée par un citoyen qui souhaite demeurer anonyme.  Sur une des fiches, datée du 9 février 1972, un agent de la Gendarmerie royale du Canada note qu’une source indique que M. Lévesque « aurait certains problèmes d’ordre sexuel ». « Il aime les jupons. Et particulièrement lorsqu’ils sont jeunes. Ce qui met parfois le Parti dans une situation embarrassante, car LÉVESQUE, après une rencontre intéressante, disparaît pour quelques jours », affirme l’auteur dans son rapport. » 

Et pourtant, le fait d’« apprendre » que René Lévesque était un « coureur de jupons » n’est quand même pas la révélation du siècle, la « chose » était de notoriété publique. Quand on en est rendu à espionner littéralement la vie privée d’un politicien notoire tel que le premier chef et fondateur du PQ, on peut affirmer sans hésitation que « les couteaux volent bas » au pays du fédéral.

« En d’autres mots, pour Ottawa, tous les coups sont permis pour sauver l’unité canadienne. Cette leçon d’histoire rappelle le déséquilibre fondamental dans l’affrontement Canada-Québec. Pour les fédéraux, la démocratie n’est qu’un instrument parmi d’autres dans la lutte contre les indépendantistes. »

https://www.journaldemontreal.com/2020/09/04/une-sexualite-qui-interessait-la-grc

https://www.journaldequebec.com/2020/09/05/rene-levesque-espionne

vigile.quebec tribune libre 7 septembre 2020

Les écueils du télétravail et des cours en ligne

6 septembre 2020

La pandémie nous a contraints à changer plusieurs de nos comportements. Parmi ceux-ci, il s’en trouve deux qui me triturent les méninges depuis un certain temps. Je veux parler du télétravail et des cours en ligne ou de l’enseignement à distance.

En période de confinement, force est d’admettre que ces changements étaient devenus la voie à suivre pour assurer la suite des activités « normales ». Toutefois, j’arrive mal à comprendre les motifs qui justifient le prolongement de ces changements depuis le déconfinement pour autant que les mesures de sécurité puissent être respectées.

Avant la pandémie, la plupart des travailleurs se rendaient à leur travail quotidiennement, et les étudiants des Cégeps et des universités, à leur établissement scolaire respectif. La vie reprenait son cours à tous les matins, les travailleurs retrouvaient leurs confrères et consoeurs, et les élèves, leurs compagnons d’école et leurs professeurs.

Or, aujourd’hui, les villes ont perdu leur âme et les campus sont désertés. Le télétravail et les cours en ligne ont coupé les contacts entre les individus vivant des intérêts communs. La déshumanisation perfide s’est infiltrée dans la vie de tous les jours au détriment de la socialisation essentielle au développement de tout être humain.

Mais là où le bât blesse, à mon sens, avec le plus d’acuité, c’est que cette tendance montre certains signes qui laissent croire qu’elle va se perpétuer au-delà de la pandémie, une situation qui serait catastrophique pour l’évolution de notre société vers un monde où le contact humain incarne toujours, et je dirais même davantage aujourd’hui, le levain qui donne un sens à notre vie d’être humain.

quebechebdo 6 septembre 2020
vigile.quebec tribune libre 7 septembre 2020

Birks dans les bonnes grâces de Fitzgibbon

6 septembre 2020

Lancé dans les premières semaines de la crise sanitaire, le Programme d’action concertée temporaire pour les entreprises (PACTE) vise l’aide aux entreprises qui étaient financièrement en santé avant la crise et « dont les liquidités sont affectées par les répercussions de la COVID-19 », peut-on lire sur le site d’Investissement Québec. Or, le groupe Birks de Montréal, à qui le PACTE, par l’entremise du ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon, a consenti un prêt de 10 millions $, a subi des pertes financières au cours des deux dernières années. De plus, la Bourse NYSE American a récemment averti l’entreprise qu’en raison notamment de ces déficits, ses actions pourraient bientôt être retirées de la cote.

Et plus encore, des recherches nous apprennent que Birks est contrôlée par une série de firmes obscures constituées au Luxembourg, en Suisse et aux Bermudes, des pays considérés à divers titres comme des paradis fiscaux. À preuve, la société mère de ces entités est la fiducie Grande Rousse, domiciliée aux Bermudes, qui détient près de 76 % des actions de Birks. Selon un document réglementaire datant de 2016, un bénéficiaire ultime de Grande Rousse est Lorenzo Rossi dit Montelera, l’un des héritiers du célèbre producteur de vermouth Martini & Rossi et dont le fils, Niccolò Rossi, est président du conseil d’administration de Birks depuis 2017.

Décidément, Birks semble être dans les bonnes grâces du ministre Fitzgibbon. Peut-être y-aurait-il lieu de fouiller davantage cette « relation privilégiée »!  Qui sait?…

vigile.quebec 3 septembre 2020

Les réseaux « asociaux »

2 septembre 2020

Les réseaux sociaux incarnent aujourd’hui sans contredit le canal de communication privilégié, notamment chez les jeunes. Les messages qu’on y lit oscillent régulièrement entre mensonge et vérité au grand dam des utilisateurs qui se retrouvent très souvent en position de déséquilibre malsain.

S’ensuit un mouvement d'agitation intense, un maelstrom qui entraine les internautes irrésistiblement. Les esprits sont gonflés à bloc par un message qui, très souvent, traduit un malaise social duquel on doit se défaire pour aspirer au « bonheur quasi extatique ».

Et, dans ce monde sublimé, les utilisateurs ont la certitude que les réseaux « asociaux » représentent la porte d’entrée du savoir, communiquée par des gourous qui se délectent de l’idolâtrie dont on les encense. Les réseaux asociaux sont devenus aussi des tribunaux du peuple, lesquels accusent, condamnent et surtout détruisent des innocents, impuissants à affronter les barbares dépendants d’une technologie envahissante.

Les réseaux asociaux sont de plus des instruments malicieux qui exercent sur leurs ouailles une influence perverse. Imbus de la puissance de leur diffusion interplanétaire, ils transforment leurs victimes en robots serviles. Enfin, les réseaux asociaux sont des porte-voix qui claironnent la haine et la vengeance, les plus dévoyés se complaisant à emberlificoter les plus vulnérables.

En cette période de pandémie, nombreux sont ceux qui sont sous le joug de la fragilité et de la dépendance, un contexte des plus favorables, hélas, pour les « rois et maîtres » des réseaux asociaux!

vigile.quebec tribune libbre 2 septembre 2020
Le Soleil (version internet) 2 septembre 2020