Le syndicat est-il tenu de défendre ses membres à tout prix?

14 octobre 2021



C’est bien connu, le syndicat a pour ultime mandat de défendre ses membres. Toutefois, est-il tenu de les défendre en toutes circonstances? Telle est la situation actuelle vis-à-vis les syndiqués du personnel de la santé qui refusent de se faire vacciner malgré le décret du gouvernement sur l’obligation de la vaccination pour les travailleurs de la santé.



Actuellement, 95 % des membres syndiqués du personnel de la santé ont reçu leurs deux doses vaccinales. Selon les dernières données fournies par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), 4338 infirmières n’avaient pas reçu les deux doses de vaccin ou n’en avaient reçu qu’une seule. Cela équivaut à un peu plus de 5 % du nombre total de ses membres, qui s’élève à 80 500.



Par ailleurs, la FIQ entend contester devant les tribunaux la décision de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec de suspendre le permis de travail des infirmiers qui ne seront pas vaccinés le 15 novembre en utilisant l’argent des cotisations de leurs membres qui sont vaccinés à 95 %.



À titre d’illustration de la situation dans laquelle se retrouve actuellement la FIQ, un syndicat d’employés de chauffeurs d’autobus scolaires seraient-ils tenus de défendre un chauffeur pris en état d’ébriété au volant de son autobus rempli d’élèves, mettant en danger par le fait même la vie de ces jeunes?



Comme tout citoyen en démocratie, le personnel de la santé a des droits et des obligations et, parmi ces dernières, il a l’obligation d’offrir un climat sécuritaire auprès des patients et de ses collègues de travail, à défaut de quoi il devra assumer les conséquences de ses choix. Quant à la FIQ, je suis d’avis qu’elle devrait plutôt essayer de convaincre les récalcitrants à rentrer dans les rangs.

vigile.quebec tribune libre 14 octobre 2021
Le Soleil 16 octobre 2021

Le noeud gordien

12 octobre 2021

Le compte à rebours concernant la vaccination obligatoire du personnel de la santé tire à sa fin. En effet, le 15 octobre, tous les travailleurs de la santé devront avoir reçu leurs deux doses du vaccin contre la COVID à défaut de quoi les récalcitrants seront suspendus sans solde et, qui plus est, verront leur permis d’exercer suspendu, une décision de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et du Collège des médecins

Chez les infirmières, 4338 ne sont pas adéquatement vaccinées dont 2807 ne le sont pas du tout. À ce nombre s'ajoutent 5716 infirmières dont le statut vaccinal n'est pas encore connu pour des problèmes administratifs et qui seront contactées d'ici la date butoir pour clarifier leur situation.

Au moment d’écrire cet article, le plan de contingence du ministère de la Santé et des Services sociaux n’est pas encore connu. Toutefois, il m’apparaît utopiste d’espérer que le ministre Christian Dubé réussisse à combler plus de 4000 postes d’infirmières et d’infirmiers dans un délai aussi court.

Conséquemment, la suspension du personnel non-vacciné conjuguée à une pénurie de main d’œuvre déjà alarmante vont créer, en plus d’une augmentation de temps supplémentaire obligatoire (TSO), un accroissement des cas de délestage pour des patients déjà en attente d’un traitement ou d’une chirurgie.

Il existe peut-être un moyen moins lourd de conséquences de dénouer ce nœud gordien en exigeant que tous les travailleurs de la santé non-vaccinés se soumettent à un test de dépistage qui s’avère négatif à intervalle régulier de 3 ou 4 jours. Dans le cas d’un test positif, l’employé serait suspendu sans solde jusqu’à ce qu’il présente une preuve de vaccination complète.

vigile.quebec tribune libre 12 octobre 2021

Carey Price, l’être humain

9 octobre 2021

En rendant publique sa décision de se soumettre au programme d’aide destiné aux joueurs du circuit Bettman, le gardien de but étoile des Canadiens de Montréal de 34 ans, Carey Price, fait preuve de beaucoup de courage et d’humilité, d’abord de courage face aux tabous qui sont malheureusement encore très présents dans la société envers la santé mentale, ensuite, d’humilité en dévoilant derrière le super-héros la vulnérabilité de l’être humain.

Son épouse Angela, sur Instagram, a su, à mon avis, très bien résumer les circonstances qui entourent la décision de son mari : « Peu importe l'enjeu, nous espérons être en mesure de non seulement dire que la santé mentale est essentielle, mais aussi d'agir et de travailler en ce sens… Et c'est incroyablement important pour nous de montrer à nos enfants que demander de l'aide, et d'accepter qu'on soit aidé par d'autres, est non seulement O.K., mais encouragé en tout temps, peu importe les circonstances ».

En tant que pièce majeure sur l’échiquier de Marc Bergevin, Carey Price, en tant que gardien de but, est confronté à un stress constant. À cet effet, au cours de sa prolifique carrière, à combien d’occasions a-t-il réussi à exécuter l’arrêt-clé qui a transformé une défaite en victoire?

Un stress qui, avec le temps, s’attaque au système nerveux et crée des périodes d’anxiété qui nuisent à la concentration et à l’acuité des réflexes, deux éléments essentiels à la bonne performance d’un gardien de but.  

À mes yeux, Carey Price a pris une sage décision en privilégiant d’abord sa personne et sa famille, et je demeure convaincu qu’avec un solide encadrement, le numéro 31 reviendra encore plus fort devant le filet.

vigile.quebec tribune libre 9 octobre 2021
Le Soleil (version internet) 11 octobre 2021


 

Projet de loi 96: François Legault et le libre choix

9 octobre 2021

La commission parlementaire sur le projet de loi 96 a maintenant terminé ses travaux, et François Legault, malgré les nombreux appels de chercheurs et d’intellectuels à l’imposition du français au cégep, évoque le sacrosaint principe du libre choix en guise de motif à son refus d’imposer le français au cégep.  

Et pourtant, comment expliquer une telle résistance de la part du premier ministre du Québec quand on constate le recul du français au Québec particulièrement à Montréal, notamment dans les couronnes montréalaises?

Or, si le principe du libre choix est enfreint pour le personnel de la santé eu égard à l’obligation d’être vacciné en vertu des dangers de contamination dans les services de santé, pourquoi il n’en serait pas de même à l’égard de l’imposition du français au cégep en vertu de l’anglicisation inquiétante des étudiants francophones dans les cégeps anglophones?

Je suis d’avis qu’il considérer la place qu’occupent les cégeps dans le réseau scolaire québécois, soit des lieux où nos identités, notre trajectoire et notre environnement social se définissent. Conséquemment, il est tout à fait pertinent de créer un environnement où le français serait la norme.

Sur un autre plan, en diminuant le nombre de places dans les cégeps anglophones, comme le prévoit le projet de loi actuel, seuls les meilleurs élèves auraient accès aux cégeps anglais, ce qui apporterait comme conséquence que les étudiants moins performants se dirigeraient vers les cégeps francophones.

À mon avis, une erreur s’est produite lors de l’adoption de la loi 101. Il est temps de réparer maintenant cette erreur. Il est devenu prioritaire que le projet de loi 96 impose le cégep en français.

vigile.quebec tribune libre 9 octobre 2021

Les effets collatéraux de l’évolution

8 octobre 2021

Je suis un homme d’un certain âge, plutôt conservateur, attaché aux traditions, pour qui l’évolution, un terme qui devrait en théorie être relié au mieux-être, nous conduit souvent à vivre dans un stress déstabilisant.

Natif de la fin des années quarante, j’ai grandi dans un monde où les petites choses de la vie revêtaient toute leur importance. À titre d’exemple, je me rappelle que, vers l’âge de 12 ans, mon père m’avait acheté un vélo usagé qui m’avait comblé de bonheur. Imaginez-vous la même situation qui se produirait aujourd’hui et la réaction du jeune ado qui recevrait un tel « cadeau » pour son anniversaire!  

Les médias sociaux incarnent, à mon avis, un bel exemple d’ambivalence. En effet, bien que parfois positifs, les messages envoyés sur Facebook colportent souvent des attaques violentes et mesquines envers certaines personnes, notamment les élus. C’est sans compter la dépendance viscérale qu’ils développent, particulièrement chez les adolescents qui sont littéralement envoûtés par leur attrait qui les retient les yeux rivés sur leur petit écran pendant un nombre d’heures effarant.

En ces temps dits « modernes », la persévérance et l’effort ont été remplacés par la réussite sans effort, les échanges téléphoniques, par les messages électroniques, le personnel au service du client, par les guichets automatiques, les tables de mathématiques par les touches des calculatrices…

Évolution quand tu nous tiens!

vigile.quebec tribune libre 7 octobre 2021
Le Soleil 9 octobre 2021

Le jardin Norah et Romy, un espace de paix

7 octobre 2021

Le Jardin Norah et Romy», situé derrière les locaux de Deuil-Jeunesse à Charlesbourg, incarne un « espace de paix et de réflexion ». Quelle initiative touchante! « Ce projet a pu être réalisé [...] à un moment où j’avais le plus besoin de faire vivre [mes filles] à tout jamais », a exprimé la mère des jeunes filles, Amélie Lemieux. Un espace de paix qui vient jeter un baume apaisant sur la mort atroce des deux jeunes filles.

Le Jardin Norah et Romy a été créé à l’image des deux fillettes assassinées. « Il s’agit maintenant d’un lieu de recueillement pour les petits et grands de notre organisme qui traversent des moments souffrants… Cet espace de confidence et d’émotion redonne à chacun le droit de vivre son propre drame… La seule chose que la mort ne tue pas, ce sont les souvenirs et c’est l’amour. C’est ça qu’on voulait qui transparaisse ici. », exprime la présidente et fondatrice de Deuil-Jeunesse, Josée Masson. 

Grâce à ce projet d’une grande humanité, Norah et Romy revivent, les souvenirs se matérialisent pour créer un petit monde fidèle aux deux jeunes filles. Dorénavant, Amélie Lemieux pourra venir à son gré se recueillir dans ce havre de paix pour y rencontrer Norah et Romy.

Dans notre monde où la cruauté et la barbarie occupent une place importante dans les médias, le jardin Norah et Romy recrée l’espérance d’une vie où la belle naïveté de l’enfant exerce encore son charme bienfaisant. 

Le Soleil (version internet) 7 octobre 2021
vigile.quebec tribune libre 12 octobre 2021

Pierre Légaré ou le pourquoi des choses

6 octobre 2021

Pierre Légaré occupait une place à part dans la troupe des humoristes québécois. Ses jeux de mots et ses calembours recherchés servaient de passerelle lui permettant de poser sa question « existentielle » tordue sur la vie et ses travers à chacune des séquences de ses dialogues. Un pourquoi qui suscitait le rire mais aussi incitait à la réflexion.

L’humoriste prenait un malin plaisir à mettre le doigt sur les absurdités du quotidien et à critiquer habilement les comportements ainsi que le système de valeurs de notre société de consommation, avec dérision mais aussi avec une logique implacable.

Pierre Légaré n’a jamais débordé du style intellectuel qui l’a caractérisé tout au long de sa prodigieuse carrière dont un de ses projets Mots de tête lui a même valu de décrocher un record Guinness pour la plus courte émission télévisée au monde, et pour laquelle il était animateur et concepteur.

Son humour subtil, intelligent et pince-sans-rire lui a permis de se bâtir une clientèle dont la fidélité n’avait d’égal que le respect qu’elle lui a toujours voué. Pierre Légaré demeura à jamais une figure légendaire de l’humour québécois. 

En terminant, je laisse la parole à l’humoriste Guy Nantel : « Pour moi, c’est de l’intelligence pur. C’était vraiment ça. C’était tellement réfléchi, c’était toujours à point. [...] Son premier show, je pense que je n’ai jamais ri de même dans un spectacle d’humour. C’était toujours des lignes. Ce n’était pas une histoire qu’il racontait. Souvent, il passait d’une question à l’autre. Chaque ligne était travaillée. C’était une œuvre d’art, ce qu’il faisait. » 

Le Sioleil (version internet) 6 octobre 2021
Le Devoir 7 octobre 2021
vigile.quebec tribune libre 7 octobre 2021

Jacques Langlois, un maire au service des citoyens

5 octobre 2021

Je me souviens qu’étant à la fin de nos études collégiales Jacques Langlois et moi avions formé une équipe dans le but de réaliser un travail portant sur la psychologie. Nous avions obtenu une très bonne note, ce qui fit dire à Jacques que le mérite me revenait plutôt qu’à lui.

C’était beaucoup ça Jacques Langlois, un personnage simple, humble et conscient de l’importance d’une équipe de travail, des qualités qui l’ont suivi tout au cours de sa carrière politique, notamment à titre de maire de l’ancienne ville de Beauport entre 1984 et 2001, soit l’année des fusions municipales.

Aux yeux de Jacques Langlois, le citoyen était la raison d’être de son engagement en politique municipale. L’ex-maire de Beauport était amoureux de sa ville natale et de ses citoyens pour qui il vouait une générosité et une disponibilité sans borne.

Notaire de formation, il a été tour à tour maire de Beauport, président de l’Arrondissement de Beauport dans la nouvelle ville fusionnée, chef de l’opposition officielle de 2001 à 2004 avec l’Action civique de Québec, président de la Commission de la capitale nationale, entre 2005 et 2012,

Après les départs de Ralph Mercier de Charles bourg et d’Émile Loranger de l’Ancienne-Lorette, le décès de Jacques Langlois en 2020 marque la fin d’une époque sur la scène municipale en ayant été un des derniers maires de banlieue dans la grande région de Québec.

En terminant, je laisse la parole à son fils Hugo :« C’est une importante page d’histoire qui se tourne. Je trouve qu’il laisse un bel héritage. Mon père n’a jamais été trop vedette là-dedans et il a été très impliqué avec sa gang à Beauport. C’était un "fighter" mais aussi un chic type avec les caméramans, les journalistes et avec tout le monde, il était très accessible et je pense qu’il laisse un beau souvenir »

Note : Pandémie oblige, les funérailles de Jacques Langlois ont été célébrées le samedi 2 octobre 2021 en l’église Saint-Ignace-de-Loyola, 16 mois après son décès.  

vigile.québec tribune libre 5 octobre 2921

Une ixième rechute pour le F-A-Gauthier

4 octobre 2021

Décidément, le F-A-Gauthier n’a pas la vie facile. Il accumule tuile par-dessus tuile depuis sa construction il y a à peine six ans. La toute dernière, qui consiste à remplacer des pièces usées prématurément, a coûté 2,8 millions de dollars aux contribuables québécois. À cela s'ajoutent 740 000 $ pour la location d'un brise-glace pour assister le Saaremaa 1 venu en relève. Une somme qui s'ajoute à au moins 60 millions de dollars en coûts imprévus depuis la mise en service du traversier.

Quelque 200 000 passagers sont transportés annuellement par le traversier entre Baie-Comeau, Godbout et Matane. C’est également un lien névralgique pour le transport de marchandises et l’économie de l’Est-du-Québec. En décembre 2018, un bris majeur des propulseurs a forcé l’arrêt du F.-A.-Gauthier, trois ans et demi seulement après son inauguration. Les solutions temporaires se sont succédé. En désespoir de cause, la Société des traversiers du Québec (STQ) a dû se résoudre à acheter un autre traversier, le Saaremaa.

Selon un architecte naval d’expérience, John Stubbs, la Société des traversiers du Québec ne devrait plus gérer la construction de nouveaux navires. L’expert avait d’ailleurs prédit une explosion des coûts pour le navire F.-A.-Gauthier et avait dénoncé l’incompétence dans la gestion des projets de traversiers au Québec.

Des pièces usées prématurément, des coûts imprévus… Mais d’où vient le problème? De la Société des Traversiers? Des sous-contractants? Des fournisseurs? À mes yeux, une telle accumulation de rechutes ne peut provenir que du ressort de la STQ dont la gestion, de toute évidence, montre des lacunes importantes auxquelles elle ne peut se soustraire sans en assumer une large part d’imputabilité.

Le Soleil (version internet) 4 octobre 2021
vigile.quebec tribune libre 5 octobre 2021
Le Devoir 6 octobre 2021

Dans les coulisses de la magouille

4 octobre 2021

Introduction

Dans son livre intitulé La République assassinée de Daniel Johnson, l’auteur et ex-felquiste Pierre Schneider nous conduit habilement dans les coulisses de la magouille où GRC, RCMP, SQ et CIA fomentent des plans machiavéliques depuis la naissance du FLQ jusqu’à la mort de Daniel Johnson en passant par la crise d’octobre. 

Omniprésence de la CIA

Parmi les expériences les plus sordides menées par la CIA, on retrouve des expériences de lavage de cerveaux qui ont été appliquées à l’hôpital Royal Victoria et au Allen Memorial, affiliés à McGill.

« Pendant une quinzaine d’années, le Dr Cameron y menait le projet MK-Ultra de la CIA qui visait à effacer la mémoire d’un individu pour le remplacer par une nouvelle personnalité…Des patients pouvaient être plongés dans le sommeil pendant des semaines pendant qu’une bande sonore répétait le même message. » (pages 81-82) 

C’est sans compter l’infiltration systématique de tous les membres du FLQ par la CIA dès sa création en 1963, une saga qui aboutit à la crise d’octobre ’70… Et on connaît la suite!

Égalité ou indépendance

Le slogan « Égalité ou Indépendance » fait son petit bonhomme de chemin depuis quelques années. À cet effet, lors d’une rencontre avec Guy Bertrand, Daniel Johnson s’exprime ainsi :

« Écoute-moi bien Guy, je suis Irlandais et je connais mieux les Anglais que toi. Il faut que tu saches que l’Indépendance est considérée comme quelque chose d’odieux par les Anglais. Je vais donc proposer l’égalité entre les peuples canadiens-français et canadiens anglais et s’ils refusent, nous ferons alors l’indépendance. Ils porteront alors l’odieux de ce refus ». (page 148)

Appui indéfectible du général de Gaulle

À partir du « Vive le Québec libre! » du général de Gaulle avec, à ses côtés le premier ministre Johnson, sur le balcon de l’Hôtel de Ville de Montréal, le général n’a jamais failli eu égard à son appui indéfectible envers « son ami Johnson ».

« 17 mai 1967 : Johnson est accueilli à Paris avec tous les honneurs habituellement réservés aux chefs d’État souverains et indépendants. D’ailleurs, quand il s’adresse à lui chaleureusement, le chef de l’État français ne manque pas de l’appeler « Monsieur le président »…

Au cours des deux entretiens qui suivront, le premier ministre du Québec affirme à de Gaulle qu’il a besoin de son aide :

« Seul, je ne peux rien contre Ottawa ».

« Je suis prêt à vous donner un coup de main qui vous servira pour l’avenir », répond le général…

Ce qui a permis à de Gaulle de faire une fois de plus l’histoire. Car, malgré ce que prétendent le lendemain certains personnages.  le « Vive le Québec libre! » était bel et bien prémédité par de Gaulle, bien avant son arrivée en terre québécoise ». (pages 164-165)

Mort suspecte de Daniel Johnson

« J’étais (Jacqueline Bourgeois) dans un chalet avec la garde rapprochée de Daniel Johnson. Nous avons bu un dernier verre de scotch, Daniel Johnson et moi, avant de nous endormir dans la chambre qui lui était réservée. Durant la nuit, j’ai été malade comme jamais je ne l’avais été dans ma vie. J’ai vomi tripes et boyaux et j’ai pensé mourir avant de m’endormir à nouveau…Le lendemain matin, on me sort du lit où repose, inanimé, le premier ministre du Québec, et un de ses adjoints me conduit en vitesse à l’aéroport de fortune où je fus placé dans un petit avion en direction de Montréal.

« Tu n’es jamais venue ici et il vaut mieux pour toi de la fermer sinon… » » (page 132)

Jusqu’à ce jour, les circonstances exactes ayant causé la mort de Daniel Johnson n’ont jamais été connues…

vigile.quebec tribune libre 3 octobre 2021