Jody Wilson-Raybould refait surface

13 septembre 2021

À peine 9 jours avant le scrutin fédéral, l'ex-ministre de la Justice et procureure générale, Jody Wilson-Raybould, soutient dans un livre à paraître mardi le 14 septembre sous le titre Indian in the Cabinet, Speaking Truth to Power, que le premier ministre sortant Justin Trudeau aurait souhaité qu'elle mente concernant l’affaire SNC-Lavalin.

Rappelons les faits : le 7 février 2019, le Globe and Mail a publié un article citant des sources confidentielles selon lesquelles des pressions indues avaient été exercées par l’entourage du premier ministre sur la procureure générale du Canada. L’objectif de ces pressions? Que Jody Wilson-Raybould tente de convaincre la directrice des poursuites pénales de conclure un accord de poursuite suspendue avec SNC-Lavalin, ce à quoi, de toute évidence, Mme Wilson-Raibould n’a jamais consenti.

Sans grande surprise, le chef libéral nie en bloc la révélation de Mme Wulson-Raibould, arguant qu’il n’a jamais été question de lui demander de mentir dans cette affaire qui vient déstabiliser Justin Trudeau en fin de campagne. Toutefois, je suis d’avis que cette déclaration n’aura pas de grande influence sur le résultat du vote, l’électorat ayant déjà rangé cette histoire dans le placard.

vigile.quebec tribune libre 12 septembre 2021

La question qui tue

13 septembre 2021

Le moins qu’on puisse dire c’est que la modératrice du débat en anglais des chefs fédéraux, Shachi Kurl, présidente de la fondation de recherche et maison de sondage Angus Reid, a démarré le débat sur un terrain miné en posant la question suivante au chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet : «Vous niez que le Québec a des problèmes avec le racisme, mais vous défendez des lois comme la loi 96 [sur la protection du français]  et la loi 21 [sur la laïcité de l'État] qui marginalisent les minorités religieuses, les anglophones et les allophones. Le Québec est reconnu comme une société distincte, mais pour ceux qui sont à l’extérieur de la province, aidez-les s’il vous plait à comprendre pourquoi votre parti soutient aussi ces lois discriminatoires», avant de l’interrompre à plus d’une reprise lors de sa réponse.

Il n’en fallait pas davantage pour que le premier ministre du Québec, François Legault, ne sorte de ses gonds dès le lendemain du débat, estimant que « la nation québécoise [avait été] attaquée… dans ses compétences, dans ce qu’il y a de plus important, la langue française, dans ses valeurs votées démocratiquement, appuyées par une majorité de Québécois…Prétendre que de protéger le français c’est discriminatoire ou raciste, c’est ridicule».

En ce qui a trait à l’argumentaire de la modératrice, elle soutient que cette question cherchait à savoir pourquoi le parti de Jean-François Blanchet soutient ces lois discriminatoires, faisant ainsi allusion au jugement du juge Blanchard, et à informer les Canadiens à l’extérieur du Québec sur le « pourquoi » derrière l’appui à ces lois. 

Un exemple fort éclairant sur l’existence des deux solitudes au Canada, à savoir le Québec d’un côté et le Rest of Canada (ROC) de l’autre. La question de Shachi Kurl, est un exemple frappant de Quebec bashing à l’état pur. Le projet de loi 96 et la loi 21, sur la protection du français et sur la laïcité de l’État, sont des compétences du Québec…Quant au caractère discriminatoire de ces lois dénoncé par la « provocatrice », mettons cette « accusation » sur la méconnaissance de Mme Kurl eu égard à la culture québécoise!  

vigile.quebec tribune libre 12 septembre 2021

Le choix de François Legault

10 septembre 2021

Contre toute attente, au lendemain du débat des chefs où le chef du Parti conservateur du Canada (PCC), Erin O’Toole, avait annoncé le jour même qu’il déchirerait l’entente intervenue entre Justin Trudeau et le gouvernement du Québec sur les 6 milliards $ promis par les libéraux dans le dossier des garderies, François Legault souhaite la formation d’un gouvernement conservateur minoritaire.

Pour appuyer son choix, François Legault argue qu’Erin O’Toole est le seul des chefs de partis fédéraux à se montrer ouvert aux revendications du Québec, notamment au respect des champs de compétence du Québec et à l’obtention de nouveaux pouvoirs pour le Québec, particulièrement en immigration. S’ajoutent à cela, l’engagement du PCC à augmenter sans condition les transferts en santé, à transférer au Québec des pouvoirs en matière d'immigration, à ne pas contester la loi 21 et à assumer 40% de la facture, estimée à 10 milliards $, du futur tunnel Québec-Lévis.

Bref, aux yeux de François Legault, au lendemain du scrutin du 20 septembre, le pouvoir de négociation du Québec sera accru si c'est le Parti conservateur qui prend le pouvoir à Ottawa, Erin O’toole se posant en promoteur d'un fédéralisme décentralisé, et s’étant engagé à entreprendre des négociations sur une dévolution de pouvoirs au Québec dès les premiers 100 jours de son mandat à titre de premier ministre.

De toute évidence, François Legault a choisi les voies du nationalisme et de l’autonomisme incarnées par l’ouverture du PCC à l’obtention de nouveaux pouvoirs, plutôt que la facette centralisatrice du PLC et du NPD qui manifestent une propension inquiétante à vouloir souvent s’ingérer dans les compétences de Québec. De l’avis de François Legault, la force de négociation du Québec sera accru si c'est le Parti conservateur qui prend le pouvoir à Ottawa le 20 septembre… Une histoire à suivre!

Une ombre au tableau

Toutefois, une ombre, et non la moindre, se dessine au tableau. Comment réagiront les parents qui, depuis des mois, n’arrivent pas à dénicher une place en garderie pour leur enfant? Chose certaine, François Legault devra mettre les bouchées doubles s’il désire pallier le trou béant de 6 milliards promis par les libéraux et rejeté par les conservateurs… Un test crucial pour M. O’Toole sur sa promesse de négocier avec Québec, réitérée tout au cours de la campagne.

vigile.quebec tribune libre 10 septembre 2021

Réaction de Justin Trudeau aux livres brûlés

8 septembre 2021

Radio Canada a appris que le Conseil scolaire catholique Providence, qui regroupe 30 écoles francophones dans tout le sud-ouest de l’Ontario, a brûlé 5000 livres jugés néfastes pour les autochtones dans une cérémonie de «purification par la flamme» en 2019.

À cet effet, il m’apparaît important de citer la réaction du premier ministre libéral sortant, Justin Trudeau, à la divulgation de cette nouvelle : « Personnellement, [je ne suis] jamais d’accord à ce qu’on brûle des livres…  Ce n’est pas à moi, ce n’est pas aux non-autochtones, de dire aux autochtones comment ils devraient se sentir ou comment ils devraient agir pour faire avancer la réconciliation. Nous devons démontrer une compréhension de la tristesse, peut-être de la colère, que beaucoup d’entre eux éprouvent par rapport à la réconciliation et du travail que nous avons encore à faire. »

Arrêtons-nous sur ce segment de l’intervention de Justin Trudeau : « Ce n’est pas à moi, de dire aux autochtones comment ils devraient agir pour faire avancer la réconciliation. »  Ce qui laisse entendre que le fait de jeter au feu des milliers de livres devient une option qui pourrait favoriser la réconciliation. Une réflexion qui démontre, encore une fois, le sacrosaint culte que Justin Trudeau voue au multiculturalisme à outrance.

À mon avis, la réconciliation avec le passé des autochtones passe par le dialogue. On ne peut recréer le passé ni encore moins le faire disparaître par quelque cérémonie que ce soit. Il faut vivre avec lui tout en faisant en sorte qu’il ne se reproduise plus dans le cas où il fait ressortir des injustices.

Dans mon schème de pensée, un livre est un bien sacré qu’il faut protéger par tous les moyens. Sa destruction par le feu est un sacrilège et une ignominie inacceptables qu’il faut à tout prix condamner sans réserve, une attitude que Justin Trudeau n’a pas eu le courage de démontrer…

vigile.quebec 8 septembre 2021

Pierre Elliot Trudeau déclare la guerre aux nationalistes du Québec

8 septembre 2021

« Qu’est-ce que c’est que ces gens avec un petit esprit? I’ve been trying to put Quebec in its place and the place of Quebec is in Canada nowhere else.» -Pierre Elliott Trudeau. Le ton est donné. Le chef libéral Pierre Elliott Trudeau défiera les nationalistes québécois tout au long de sa campagne victorieuse de juin 1968.

Wikipédia

« Les résultats de l'élection [de juin 1968] sont scellés lorsque, le soir précédant le jour du scrutin, une émeute, que l'on baptisa le Lundi de la matraque, éclate lors du défilé de la Fête de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal. Protestant contre la présence du premier ministre au défilé, des partisans de l'indépendance du Québec crient : « Trudeau au poteau ! » en lui lançant des bouteilles et des pierres. Trudeau, qui n'avait jamais fait de service militaire et dont le courage avait en conséquence été remis en question par certains, tient tête aux émeutiers et refuse de fuir la violence malgré les insistances de son escorte de sécurité. Les images de Trudeau se tenant fermement devant les bouteilles lancées par les émeutiers sont diffusées à travers le pays et donnent une poussée encore plus grande aux libéraux parmi les Canadiens anglais qui voient désormais en lui le dirigeant idéal pour combattre la menace du séparatisme québécois. »

Campagne électorale fédérale de 2021
L’histoire se répètera-t-elle?

Régulièrement confronté à des manifestants antivaccins depuis le début de la campagne électorale, le premier ministre libéral sortant Justin Trudeau a réitéré le 6 septembre qu’il ne reculerait pas devant les menaces.

«Je ne veux pas reculer, je ne vais pas hésiter à continuer à me battre pour un Canada où les gens sont protégés, un Canada où les gens suivent la science, le Canada où l’on peut éviter d’autres confinements pour revenir à la vie normale», a soutenu Justin Trudeau lors de son point de presse en matinée à Welland, en Ontario.

https://www.journaldemontreal.com/2021/09/06/trudeau-ne-veut-pas-reculer-face-aux-manifestants-antivaccins-1

https://www.journaldequebec.com/2021/09/07/trudeau-vise-par-des-jets-de-gravier-lors-dun-deplacement-electoral

vigile.quebec tribune libre 7 septembre 2021

La santé mentale, l’espoir au bout du tunnel

2 septembre 2021

La santé mentale occupe une bonne partie du débat public par les temps qui courent, notamment le manque de ressources humaines et les délais interminables avant d’obtenir un rendez-vous avec un spécialiste.

Dans la foulée de ce débat, j’ai senti le besoin de vous faire part de mon expérience personnelle à laquelle j’ai été durement confronté au cours de l’année 2013 lorsqu’une dépression nerveuse sévère liée à des épisodes d’anxiété est venue changer ma vie et celle de ma conjointe.

Au moment où les premiers symptômes sont apparus, j’ai dû faire face à des commentaires inappropriés de la part de certaines de mes connaissances qui me laissaient entendre à mots couverts que je devais me ressaisir et reprendre le cours normal de ma vie, un tabou qui subsiste encore malheureusement aujourd’hui eu égard à la dépression nerveuse, une maladie mentale fort mal connue.

Et pourtant, chaque matin, je m’éveillais dans un monde où quelque chose d’incontrôlable s’était emparé de moi, une sorte de force d’attraction sournoise qui me maintenait prisonnier d’une nostalgie inextricable. Mes journées me semblaient interminables. Je dormais pour fuir ma triste réalité, et les réveils me confrontaient inévitablement à mon monde de désoeuvré où le temps s’était arrêté.

Or un jour où mes idées s’entremêlaient dans ma tête avec la vigueur d’un tsunami, ma conjointe m’a convaincu de me conduire à l’hôpital, plus spécifiquement à l’urgence en psychiatrie. Après toute une panoplie de tests et quelques rencontres avec des spécialistes, on a finalement décidé de me garder à l’hôpital où je fus conduit dans une chambre en psychiatrie avec deux autres patients qui occupaient déjà les lieux. Pris de panique le lendemain matin, on m’a conduit dans une chambre à occupation simple où je pouvais bénéficier d’une certaine intimité bienfaisante.

Après quelques heures, je suis sorti de ma chambre. Devant moi, un long corridor et, tout au bout, une porte close. C’est alors que j’ai réalisé que ma liberté m’avait été confisquée pour cause de maladie mentale sévère. Je suis retourné à ma chambre et je me suis étendu sur mon lit, les yeux rivés sur le plafond, le petit hamster s’étant remis à tourner dans sa cage…

Puis les jours, les semaines ont passé comme dans un scénario dans lequel je vivais le jour de la marmotte, une routine implacable qui me conduisait de ma chambre au corridor à la salle de télévision où les mêmes visages, aux mêmes heures, avaient les yeux braqués sur le petit écran.

Deux ou trois fois par semaine, je rencontrais mon médecin, une occasion que je savourais et qui me permettait d’échanger sur mes états d’âme et le fond de mes pensées, ces rencontres se terminant toujours sur l’ajustement de la médication qui, lentement, m’apportait de petites victoires qui agissaient lentement sur mon état d’esprit.

Finalement, après trois semaines d’hospitalisation, je reçus mon congé de l’hôpital,  je quittais enfin ce monde où le temps semble prisonnier d’une toile d’araignée, où le corridor était devenu mon espace vital au bout duquel une porte close me ramenait implacablement à la cruelle réalité.

Si j’ai cru pertinent de vous livrer humblement ce témoignage, c’est d’abord pour dénoncer les tabous entourant la dépression nerveuse, pour vous faire prendre conscience aussi du monde parallèle dans lequel la maladie mentale peut nous conduire malgré nous, mais surtout pour mettre en lumière que l’espoir est toujours présent au bout du tunnel pour autant que nous sommes bien entourés d’une équipe médicale compétente et d’une personne qui nous supporte dans l’évolution en dents de scie de notre maladie.

vigile.quebec tribune libre 2 septembre 2021
Le journal Métro 8 septembre 2021
Le Journal 12 septembre 2021

Le fiasco

31 août 2021

Les forces américaines entrent en Afghanistan le 7 octobre 2001 pour chasser du pouvoir les talibans, en raison de leur refus de livrer le chef d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, après les attentats du 11 septembre Vingt ans plus tard, les talibans reprennent le contrôle de l’Afghanistan et les États-Unis mettent un terme à leur plus longe guerre en quittant les lieux non sans avoir perdu 13 militaires américains dans un attentat-suicide, et après avoir déploré quelque   2500 morts et une facture de 2 313 milliards de dollars. En bref, on est revenu à la case départ… C’est le fiasco total!

Nonobstant le fait que le président américain Joe Biden continue à justifier sa décision de retirer les troupes américaines par son refus de faire perdurer plus longtemps cette guerre, il n’en demeure pas moins qu’il ne pouvait pas prévoir la fuite du pays du président afghan Ashraf Ghani et l’effondrement du gouvernement central et de l’armée régulière de l’Afghanistan, qui se sont effondrés en une dizaine de jours, une débâcle que Washington a admis ne pas avoir anticipée.

Somme toute, même si l’objectif de supprimer Ben Laden a été réalisé le 2 mai 2011, les soldats américains sont restés sur place, notamment pour former une armée afghane qui finalement a été mise en déroute. Pourquoi Washington a-t-il pris la décision de demeurer sur place une fois sa mission réussie? N’y-a-t-il pas, dans cette stratégie, l’ingérence viscérale des Américains qui se perçoivent à tort ou à raison comme les défenseurs désignés de la démocratie sur la planète?

Finalement, dans l’hypothèse où les Américains avaient quitté les lieux après la mort de Ben Laden, les talibans auraient probablement repris l’Afghanistan de toute façon. Toutefois, les États-Unis auraient épargné la vie de 2,500 personnes et la facture salée de 2 313 milliards de dollars aux contribuables américains

vigile.quebec tribune libre 31 août 2021

On devrait peut-être les écouter…

30 août 2021

Le mouvement de contestation contre les mesures sanitaires, notamment le passeport vaccinal et la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé, continue de faire des vagues. À cet effet, on pouvait lire sur certaines pancartes des manifestants «Non au passeport», «On exige un débat public» et «Liberté!». La foule compacte comprenait des personnes de tous âges, incluant de jeunes familles avec enfants.

Pendant ce temps, le premier ministre sortant Justin Trudeau peine à livrer son message sur la place publique, chahuté par des centaines de manifestants contre les mesures sanitaires, à tel point qu’un événement de campagne a dû être annulé à Bolton en Ontario, et qu’un point de presse a été retardé à Cambridge en raison des contestations.

« Oui, il y a des gens qui ont des perspectives extrêmement différentes, mais c’est pour ça que nous avons besoin d’entendre clairement pas juste les Canadiens qui rouspètent, mais tous les Canadiens qui vont s’exprimer en votant sur la direction que nous devons prendre en tant que pays», a déclaré le chef du parti Libéral du Canada… Mais, au fait, quels moyens Justin Trudeau entend-il prendre pour « entendre les Canadiens qui rouspètent »?

« Dans le choc des idées jaillit la lumière », nous rappelle un vieux proverbe. Je suis d’avis que cette saga ne fera que prendre de l’ampleur tant et aussi longtemps que les contestataires ne pourront s’exprimer sur leurs doléances dans un débat public, à défaut de quoi le fossé entre les parties risque de s’agrandir au profit d’une augmentation inquiétante du nombre de contestataires… 

vigile.quebec tribune libre 30 août 2021 


 

Une erreur de jugement de débutant

28 août 2021

D’entrée de jeu, rappelons qu’Yves-François Blanchet, dans une autre vie où il occupait le poste de ministre de l’Environnement dans le gouvernement Marois, dans un argumentaire en tergiversations approuva des forages pétroliers sur l’île d’Anticosti, et permit à la cimenterie McInnis d’être construite sans passer l’épreuve du BAPE.

Aujourd’hui, en pleine campagne électorale, le même Yves-François Blanchet, cette fois-ci à titre de chef du Bloc québécois, donne son avis « personnel » sur le projet de troisième lien reliant Québec et Lévis en lui prêtant des qualités écologiques « en évitant un détour à un nombre important de véhicules et avec un potentiel d’offre de transport collectif ». Un argumentaire qui a eu l’heur de froisser bien du monde sans pour autant lui garantir plus de votes à Québec, le projet est loin de faire l’unanimité, et encore moins sur la Rive-Sud et encore moins ailleurs au Québec

Et pourtant, fort d’une longue expérience en politique active, M. Blanchet aurait dû savoir qu’il parle à titre de chef du Bloc et qu’à ce titre, il doit garder son opinion personnelle dans sa poche. En bref, Yves-François Blanchet a commis tout simplement une erreur de débutant qu’il risque de trainer comme un caillou dans son soulier le reste de la campagne!

vigile.quebec tribune libre 27 août 2021

Où est la cohérence?

28 août 2021

La recommandation de la santé publique de retarder le retour au travail en présentiel pour tous les employés laisse perplexes, notamment les propriétaires de restaurants qui y voient une baisse de leur clientèle qui ne pourront retourner au travail, donc qui ne fréquenteront pas leur restaurant.

Or, depuis plusieurs mois, le gouvernement Legault encourage les Québécois de 12 ans et plus à recevoir leurs deux doses vaccinales et ainsi contribuer à ne pas engorger les urgences dans les hôpitaux. Dans cette foulée, ce même gouvernement a implanté le passeport vaccinal qui donne accès à leur propriétaire à certains lieux jugés non-essentiels, tels les restaurants.

En toute logique, le passeport vaccinal devrait permettre aux employés de se rendre travailler au bureau au même titre qu’il autorise un citoyen à prendre une bonne bouffe au restaurant.

Conséquemment, pourquoi alors ne pas encourager le retour au travail des doubles vaccinés puisqu’ils sont en théorie immunisés contre la Covid? Où est la cohérence entre l’incitation de la Santé publique à demeurer à la maison en télétravail et la permission de fréquenter un restaurant, et cela à des personnes qui sont toutes doublement vaccinées? À quoi sert le passeport vaccinal si ce n’est entre autres à pouvoir récupérer son lieu de travail en toute sécurité?… J’aimerais bien que quelqu’un me fournisse des réponses « cohérentes » à ces questions!

vigile.quebec tribune libre 27 août 2021
Le Soleil 28 août 2021