Silence radio à la suite d’appels à l’aide

8 décembre 2021

Des courriels soumis en preuve à la coroner Géhane Kamel par Annick Lavoie, directrice de l'Association des établissements privés conventionnés (AEPC), témoignaient déjà, dès la mi-mars 2020, du désespoir et des embûches éprouvés par les membres de l'Association durant la première vague de la pandémie. En désespoir de cause et devant le mutisme du ministère de la Santé, madame Lavoie évoque pour la première fois le danger d’assister à une « hécatombe » dans les CHSLD du Québec.

À la question de la coroner à savoir « pourquoi ses appels répétés n'ont-ils pas été entendus en hauts lieux? », Mme Lavoie dit ne pas avoir de réponse à ce jour. Et pourtant, « les propriétaires gestionnaires des établissements privés conventionnés sont sur le terrain [...], il n'y avait pas quelqu'un de plus branché qu'eux autres», lance-t-elle.

Ces courriels révèlent, entre autres, que le MSSS a manifestement tardé à agir, malgré les demandes répétées d'aide urgente de la part des gestionnaires eu égard au manque d’équipement de protection, aux transferts de patients des hôpitaux vers les CHSLD, aux déplacements de personnel entre les établissements et aux ruptures de services en raison du manque d'employés.

En août 2020, le gouvernement Legault a confié à la commissaire à la santé et au bien-être le mandat d’évaluer la performance du système de santé durant la pandémie, en particulier l’offre de soins et de services aux aînés. La commissaire Joanne Castonguay a déposé début septembre un rapport préliminaire et son rapport final est attendu à la fin du mois. En ce qui a trait à l'enquête de la coroner, cette dernière entendra en janvier prochain de nouveaux témoins et n'écarte pas la possibilité de réentendre certains témoins.

Nonobstant le travail essentiel de Mmes Castonguay et Kamel, je demeure convaincu que des questions vont demeurer en suspens. Conséquemment, seule une enquête publique fera toute la lumière sur l’hécatombe dans les CHSLD lors de la première vague de la pandémie. C’est une question de dignité humaine pour les quelque 4000 personnes âgées décédées dans des circonstances tragiques dans les CHSLD du Québec au printemps 2020 à laquelle le gouvernement de François Legault ne peut se soustraire.

vigile.quebec tribune libre 8 décembre 2021

Garder le cap

8 décembre 2021

Dans sa chronique du 7 décembre intitulée « Le mort-vivant », Michel David décrit le Parti québécois (PQ) en ces termes : « Le problème est que le PQ ne semble plus avoir d’écho dans la population, de sorte qu’il donne l’impression d’être maintenu en vie de façon artificielle. Une sorte de mort-vivant. »

Or, parmi les nombreux commentaires qui ont suivi cette chronique, je retiens celui d’Yvon Pesant intitulé « Garder le cap » apprécié par plus d’une vingtaine de lecteurs: 

« S'il y a une réalité qui se devait d'être, qui aurait dû et qui se devrait toujours d'être, c'est l'indépendance du Québec. Sans le gouvernement canadien et la couronne britannique dans les jambes pour lui nuire plus qu'à l'aider à son plein épanouissement tant économique que culturel et social dans un environnement sain et libre de sa destinée.

On ne le dira jamais assez. Le Québec est riche de ses gens et de ses ressources. Et s'il y a un parti politique qui croit en la capacité du Québec de s'autodéterminer dans le respect d'autrui, à l'international Canada compris, comme dans le respect de son propre monde intérieur, immigrants compris, c'est bien du Parti québécois dont il s'agit.

Ne vous en déplaise , monsieur David. Et, pour tout vous dire, tant qu'à y être, plus je vois et plus j'entends parler Paul St-Pierre Plamondon, plus cet homme que je ne connaissais pas me plait parce que je trouve qu'il est intègre et qu'il a une bonne tête sur les épaules.

Et je ne vous parle même pas du nouveau logo du PQ que je trouve vraiment très beau et bien songé. Il nous invite à garder le cap comme société distincte. »

« S'il y a une réalité qui se devait d'être, qui aurait dû et qui se devrait toujours d'être, c'est l'indépendance du Québec. »

Un constat percutant qui vient transcender toutes les tergiversations stériles auxquelles Michel David fait allusion dans sa chronique. En réalité, c’est l’ « élève » qui donne une leçon de politique au « maître ».

M. Yvon Pesant nous ramène aux sources intarissables du mouvement souverainiste au Québec. Et, pour parvenir à notre statut de nation, le PQ incarne le seul « parti politique qui croit en la capacité du Québec de s'autodéterminer ».

Nonobstant la pente abrupte que devront escalader les partisans du mouvement souverainiste pour parvenir au sommet des ses ambitions, les appuis indéfectibles de partisans tel celui de M. Pesant constitue un souffle d’espoir qui ne peut que générer un pas de plus vers la réalisation du projet d’indépendance du Québec… et ce, malgré la valse-hésitation démobilisatrice de Michel David!

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/652365/le-mort-vivant

vigile.quebec tribune libre 7 décembre 2021

 


 

Violence lors des arrestations policières

6 décembre 2021

La kyrielle de commentaires acerbes eu égard à l’extrême violence manifestée récemment en direct sur les médias sociaux et le petit écran par certains policiers du Service de police de la ville de Québec (SPVQ) lors de certaines arrestations ont enflammé les internautes à la vitesse de l’éclair.

Pour sa part, dès son arrivée au pouvoir, la nouvelle administration du maire de Québec, Bruno Marchand, est plongée dans une situation pour le moins délicate. Pour l’instant, le nouveau maire a décidé de faire confiance à l’enquête interne du SPVQ déclenchée par le chef de police, Denis Turcotte. De son côté, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a confié les cas au Commissaire à la déontologie policière.

Nonobstant l’intervention du chef Turcotte à l’effet qu’il manque d’information sur les arrestations en question, notamment le contexte dans lequel elles sont intervenues, force est de constater d’une part la violence démesurée des policiers, et d’autre part, l’inadmissibilité de tels actes peu importe le contexte dans lequel ils ont été posés.

Quoiqu’il advienne dans les prochains jours, le SPVQ ressort entaché par ces événements inacceptables même si, dans les faits, il est opportun de penser que ces policiers ne comptent que pour une infime minorité des effectifs du SPVQ.

À mon avis, aux termes des enquêtes du Commissaire à la déontologie policière, le maire de Québec devra s’assurer que toutes les pistes ont été explorées, y compris, et surtout, le contexte dans lequel ces attaques musclées se sont déroulées.

quebechebdo tribune libre 6 décembre 2021
Le Soleil (version internet 7 décembre 2021 "La police de Québec ressort entachée"

Le souverainisme doit passer par le nationalisme

5 décembre 2021

D’entrée de jeu, je vous soumets cette définition du mot « nationalisme » tirée du Larousse : mouvement politique d'individus qui prennent conscience de former une communauté nationale en raison des liens (langue, culture) qui les unissent et qui peuvent vouloir se doter d'un État souverain.

Dans la foulée de cette définition, la Coalition avenir Québec (CAQ), souvent qualifiée de nationaliste, ne voudra jamais « se doter d’un État indépendant » compte tenu de son statut de parti fédéraliste. Seul le Parti québécois (PQ) peut conduire le Québec à un « État souverain » en raison de son statut de parti indépendantiste.

Depuis le début de son mandat, la CAQ de François Legault a posé des gestes qui mettent en lumière le nationalisme du Québec, notamment l’adoption de la loi sur la laïcité de l’État. Toutefois, ce même gouvernement continue de subventionner les Cégeps anglophones à même nos impôts, et à refuser d’implanter l’obligation, pour les francophones, de fréquenter un cégep français. À mes yeux, le chef de la CAQ se dresse comme un fédéraliste à saveur de nationalisme « mou ».

De son côté, le PQ s’affiche ouvertement comme un parti souverainiste dont la mission première est de conduire le Québec à son statut de pays via la fibre nationaliste, notamment en imposant l’obligation pour les étudiants francophones de fréquenter un cégep français et en exigeant des nouveaux immigrants qu’ils connaissent le français avant même leur arrivée au Québec.  

La différence fondamentale entre la CAQ et le PQ réside dans le fait que le nationalisme du PQ est la voie pour aboutir à l’indépendance du Québec tandis que les intentions nationalistes de la CAQ se frapperont toujours aux contraintes du gouvernement central, notamment sur le fameux transfert en santé, une saga qui dure depuis des lunes.

À mon avis, le PQ se doit d’aiguiser la fibre nationaliste des Québécois, particulièrement en santé, en éducation, en culture, en langue et en économie qui représentent les jalons essentiels sur lesquels doit s’appuyer le nationalisme du parti. Partant de là, la route sera toute tracée pour donner vie au projet d’indépendance du Québec.

quebechebdo Trbune libre-Débats 5 décembre 2021
vigile.quebec tribune libre 5 décembre 2021

Comment un subalterne peut-il engager son patron?

4 décembre 2021


À moins que je ne comprenne rien dans la nouvelle structure bicéphale de la direction du Canadien de Montréal, c’est Jeff Gorton, le nouveau vice-président exécutif des opérations hockey du Canadien, qui procédera à l’engagement du futur directeur général (DG) du Tricolore en compagnie du propriétaire de l’équipe, Geoff Molson. En d’autres termes, le subalterne participera à l’engagement de son propre patron.

Dans mon livre à moi, il aurait été beaucoup plus objectif pour Geoff Molson de s’allier quelques connaisseurs (anciens joueurs, chroniqueurs sportifs, etc…) sur le comité de sélection, quitte à consulter Jeff Gorton si nécessaire. Après tout, c’est Molson le grand patron du DG…à moins que je fasse erreur!

quebechebdo tribune libre 4 décembre 2021

Le PQ comme alternative à la CAQ?

3 décembre 2021

À l’occasion d’un congrès d’orientation du Parti québécois (PQ) qui se tiendra les 4 et 5 décembre à Trois-Rivières, le chef du parti, Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), fera la promotion du PQ comme seule alternative à la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault qui domine largement dans le dernier sondage Léger avec 46 % d’intention de vote contre 20 % pour le Parti libéral du Québec (PLQ)  et 13 % pour le PQ, nez à nez avec Québec solidaire (QS) en troisième position.

Aux yeux du chef du PQ, son parti « sera le véritable adversaire de la CAQ pour défendre la nation québécoise ». Lors du congrès, le PQ se présentera sous un nouveau jour en arborant un nouveau logo, et en dévoilant le slogan pour la prochaine campagne électorale : « Changeons d’avenir ». Toujours selon le chef du PQ, la popularité de François Legault est grandement attribuable à sa gestion de la pandémie, et les prochains mois feront place aux questions de fond dans l’espace public, notamment le déclin de la langue française, de la culture québécoise et de la place du Québec à l’international.

Parmi les propositions qui seront au menu, on retrouve l’octroi d’un financement aux cégeps et aux universités anglophones qui soit le reflet du poids démographique de la minorité historique anglophone, l’application de la loi 101 au cégep et l’obligation pour les immigrants de connaître le français avant leur arrivée au Québec.

Nonobstant la ferveur de PSPP envers la lutte au déclin du français, et la pertinence des mesures proposées pour y remédier, force est de constater que le fer de lance du PQ, soit l’indépendance du Québec, n’est pas du tout dans le paysage de la scène politique du Québec, notamment chez les jeunes.

Toutefois, je suis d’avis que le nationalisme « mou » de François Legault, notamment dans le projet de loi sur la nouvelle mouture de la loi 101, procure des provisions à PSPP eu égard à ses propositions sur la relance et la promotion du français au Québec.

Somme toute, à moins d’un miracle, le PQ, même s’il peut aspirer à faire des gains en octobre 2022, ne pourra dépasser plus de 20 % du suffrage populaire, tout en parvenant, peut-être, à se glisser comme troisième opposition officielle ou même deuxième advenant une déconfiture du PLQ.

vigile.quebec tribune libre 3 décembre 2021

So-So-So-Solidarité!

3 décembre 2021

La saga qui oppose les éducatrices en CPE et le personnel de soutien au gouvernement semble de plus en pus s’orienter vers un conflit sans fin dans lequel chaque partie se braque sur ses positions.

Pourtant, en ce qui a trait aux éducatrices qualifiées qui représentent 85 % du personnel des CPE en grève, les négociations ont, à toutes fins pratiques, abouti à une entente tacite sur les demandes salariales proposées par le gouvernement.

Or, ce qui achoppe, ce sont les conditions salariales des employés de soutien à qui le gouvernement offre 9,3 %, en toute équité avec ce qui a été offert à leurs pairs dans le secteur public alors que les syndicats demandent plutôt entre 13,6 % et 14,8 % d’augmentation.

Le déclenchement d’une grève générale illimitée dans 400 centres de la petite enfance du Québec entraine comme conséquence le fait que 43 000 enfants devront se faire garder par des grands-parents, des voisins ou des parents en télétravail tant et aussi longtemps que Québec et les syndiqués ne parviendront pas à une entente. À cet effet, l’appui massif des parents envers les éducatrices manifesté au début du conflit tend à s’amenuiser compte tenu de la durée illimitée que prend le conflit et qui rend la tâche des parents beaucoup plus complexe eu égard à la garde des enfants.

Actuellement, seuls les CPE membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la CSN, sont en grève illimité, deux autres syndicats ayant en main un mandat de grève générale illimitée. Or, pendant ce temps, des négociations sont en cours.

Dans ces circonstances, il m’apparaît aberrant de déclencher une grève générale illimitée en pleine négociation, des journées de grèves sporadiques feraient tout aussi bien l’affaire tout en permettant aux parents de souffler un peu… En bref, un peu de solidarité envers les parents sans nuire à la solidarité syndicale.

vigile.quebec tribune libre 3 décembre 2021

Pour une véritable politique de la natalité au Québec

3 décembre 2021

Selon les chiffres de l’Institut de la Statistique du Québec de 2021, il serait né 81 850 enfants au Québec en 2020. C’est 2,79 % de moins qu’en 2019. Avec 81 850 enfants pour une population estimée de 8,55 millions d’habitants au Québec en 2020, on obtient un taux de natalité de 9,57 naissances pour mille habitants (9,57 %). Il s’agit du taux de natalité le plus bas depuis 1900 et probablement de l’histoire du Québec. Pour illustrer une comparaison, les 8,5 millions d’habitants du Québec de 2020 ont produit un nombre similaire d’enfants que les 2,1 millions de Québécois de 1913. Par ailleurs, selon les statistiques du ministère de la Famille du gouvernement du Québec du 1er juillet 2020, 590 090 familles comptaient un seul enfant (45,8 %), 495 0500, 2 enfants (38.5 %) et 201 405, 3 enfants ou plus (15,6 %).

Des chiffres fort révélateurs qui illustrent clairement la baisse alarmante du taux de natalité au Québec (9,57 pour mille habitants), et le nombre élevé de familles ayant un ou deux enfants (85,3 %).Si la tendance se maintient, la population du Québec est condamnée à une baisse progressive alarmante.

Or, il existe peut-être une alternative à ce phénomène de baisse de la natalité au Québec, à savoir mettre sur pied une véritable politique de la natalité. Mais comment y arriver? À titre d’exemples, l’octroi d’un crédit d’impôt substantiel à la naissance d’un enfant pendant les 6 premières années de sa vie à tous les parents dont le revenu familial est inférieur à 60 000 $, offrir un autre crédit d’impôt pour les enfants durant leur passage en garderie, offrir des programmes subventionnés pour les enfants intéressés à s’inscrire à des activités sportives ou culturelles, établir la gratuité des transports en commun pour les familles à faible revenu, établir des normes universelles subventionnées favorisant l’adoption d’un enfant, etc…

En réalité, le Québec est mûr pour mettre sur pied une véritable politique de la natalité offrant des mesures incitatives permettant un climat social propice à la naissance des enfants, pour le plus grand bien de la nation québécoise.

vigile.quebec tribune libre 3 décembre 2021
Le Devoir 6 décembre 2021

CH: le recrutement, le maillon faible

2 décembre 2021

Après un début de saison catastrophique pour le Canadien de Montréal, soit 6 victoires en 23 sorties, il était écrit dans le ciel qu’un vent de changement soufflait dans les coulisses du propriétaire et président du CH, Geoff Molson. Sans grande surprise, le directeur général du Tricolore, Marc Bergevin, a été congédié de même que le responsable du recrutement Trevor Timmins et le vice-président principal affaires et communications, Paul Wilson.

Sans vouloir m’attribuer indument l’expertise nécessaire pour me prononcer sur les changements apportés par Geoff Molson, j’ai quand même pu observer durant les nombreuses années où j’ai suivi les matchs du CH au petit écran, et les commentaires des analystes entre les périodes, que l’opération recrutement d’une équipe de hockey professionnelle constitue ou son fer de lance ou son tendon d’Achille, dépendamment du flair des recruteurs pour dénicher de futurs talents pour évoluer dans la LNH.

Or, malgré les quelques bons choix du responsable du recrutement pour le CH, Trevor Timmins, notamment Alex Galchenuyk et Jesperi Kotkaniemi, lesquels, en passant, ne font plus partie du CH, le « faible » penchant de Timmins envers les espoirs québécois [et c’est un euphémisme] m’apparaît être en partie le maillon faible de la chaine décisionnelle du Tricolore.

La ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ) regorge de talents malheureusement recrutés par plusieurs équipes de la LNH autres que le Canadien. À partir du moment où le poste de responsable du recrutement chez le CH est vacant, je verrais d’un bon œil que les nouveaux dirigeants lorgnent du côté des recruteurs québécois qui ont en main l’expertise nécessaire pour dénicher les espoirs du Québec.

En bref, les nouveaux dirigeants devront placer dans leurs priorités le colmatage de la brèche profonde qui s’est formée dans l’organisation du CH depuis plusieurs années eu égard au recrutement, notamment en portant une attention toute particulière du côté des jeunes joueurs talentueux du Québec.

vigile.quebec tribune libre 1er décembre 2021

Patrick Roy, DG du CH?

1 décembre 2021

Les spéculations vont bon train concernant le choix du futur directeur général (DG) du Canadien de Montréal (CH). Selon toute vraisemblance, Mathieu Darche et Daniel Brière, seraient les deux favoris dans la course. Toutefois, le nom de Patrick Roy revient souvent dans les commentaires de certains chroniqueurs sportifs comme le choix le plus judicieux quoiqu’il ne semble pas, pour l’instant, sur la liste des prétendants du propriétaire du CH, Geoff Molson.

Tel qu’annoncé par M. Molson, une nouvelle structure hybride sera appelée à diriger le Tricolore, à savoir un DG appuyé d’un vice-président des opérations hockey en la personne de Jeff Gorton, réputé pour avoir un tempérament bouillant. Or, aux dires de Patrick Roy, il a déjà rencontré Jeff Gorton qui lui avait fait bonne impression et avec qui il ne verrait aucun problème à faire équipe.

Toutefois, une ombre se dresse au tableau de l’ex-gardien de but étoile du CH, à savoir son passage en tant qu’entraineur-chef et vice-président aux opérations hockey de l’Avalanche du Colorado qui lui avait promis un droit de regard sur les décisions hockey, ce qui, dans les faits, n’a jamais été respecté, le directeur général Joe Sakic occupant toute la place en ce domaine. Finalement, après trois saisons derrière le banc de l’Avalanche, Roy avait pris la décision de quitter l’organisation.

Pour revenir au CH, Geoff Molson a besoin d’un homme au tempérament fort dont la détermination est inébranlable, et Patrick Roy a tous les atouts pour répondre à ces conditions, De plus, depuis le début de sa carrière à titre de directeur général et d’entraineur-chef des Remparts de Québec, il a su enseigner la fierté, et le sens de l’effort et du dépassement à ses jeunes joueurs.   

Enfin et surtout, son expertise dans la LHJMQ lui a ouvert la porte lui donnant accès à toute une pépinière de joueurs talentueux qui, pour la plupart, ont été laissés de côté par le CH lors des séances de repêchage, une stratégie que Patrick Roy saura vite renversée.

À 56 ans, Patrick Roy a accumulé de nombreuses expériences dans les hautes sphères du hockey professionnel et junior majeur. Sa fougue s’est atténuée pour faire place à la sagesse. Toutefois, s.il s’avérait qu’il obtienne le poste de DG du CH, soyez assurés qu’une de ses exigences serait d’avoir les coudées franches devant le flamboyant Jeff Gorton.

Le Soleil (version internet) 1er décembre 2021
vigile.quebec tribune libre 1er décembre 2021
Journal Métro 5 décembre 2021