Paroles, des paroles, des paroles…

26 mars 2022

S’il fallait compter le nombre de menaces des pays membres de l’OTAN et de l’ONU envers la Russie depuis le début du conflit en Ukraine, nous atteindrions un nombre assez phénoménal. Quant aux sanctions économiques contre la Russie, force est de constater qu’elles n’ont pas réussi à stopper aucunement l’ardeur de Vladimir Poutine.

Encore récemment, les pays de l’OTAN, réunis à Bruxelles, ont promis d’aider davantage l’Ukraine pour faire face à l’armée russe mais ils veulent éviter toute escalade pouvant entraîner l’alliance atlantique dans une «guerre totale» contre la Russie. Pour sa part, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté une nouvelle résolution, non contraignante, qui «exige» de la Russie un arrêt immédiat de son offensive militaire en Ukraine.

Toutefois, le ton est monté d’un cran contre la Russie de la part du président américain Joe Biden qui a déclaré que l’OTAN «répondra» si Moscou utilise des armes chimiques en Ukraine. Encore faut-il se demander de quelle façon l’OTAN répondra!

Il m’apparaît évident que la pierre angulaire de ce non-interventionnisme des alliés s’appuie sur l’imminence d’une escalade pouvant entraîner les membres de l’OTAN dans une guerre contre le Russie.

Par ailleurs, pendant ce temps-là, les Ukrainiens subissent les bombardements de l’armée russe à tous les jours, des centaines de milliers de morts, principalement des civils, femmes et enfants, jonchent le sol, et le quart de la population s’est exilé.

De son côté, le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, s’est adressé aux élus de plusieurs pays, dont les États-unis, le Canada, le Royaume-Uni, la France, et, à chaque occasion, les élus, d’un bond, se sont tous levés pour applaudir à tout rompre le président ukrainien qui les suppliait de lui venir en aide de toute urgence.

Les belles paroles, les sanctions, les applaudissements ne réussiront pas à stopper l’armée rouge. Il faut plus que cela. Il faut des armes bien sûr, mais il faut surtout des bras… Nous en sommes là, messieurs les dirigeants, à vous de passer à l’action!

vigile.quebec tribune libre 26 mars 2022

Tramway: Marchand garde le cap

25 mars 2022

Décidément, le projet de tramway dans la Capitale nationale aura dû emprunter les montagnes russes à moultes occasions depuis son lancement par l’administration précédente. Aujourd’hui, c’est au tour du maire Bruno Marchand de goûter aux tergiversations pour le moins douteuses du gouvernement caquiste.

Cette fois-ci, l’enjeu tourne autour des rues partagées, notamment sur le boulevard René-Lévesque, contre lesquelles la CAQ s’oppose malgré toutes les études réalisées par la Ville. «Présentement, on a l’impression d’être dans Astérix et la Maison des fous, puis qu’à chaque fois qu’on arrive à destination, il y a toujours une étape plus loin», clame le maire.

Mais là où le bât blesse de façon outrancière, c’est au niveau des compétences pour lesquelles la CAQ se bat bec et ongles quand le gouvernement fédéral ose s’ingérer dans ses compétences alors que le gouvernement provincial interfère dans les compétences municipales sans coup férir dans le dossier du tramway.

De toute évidence, le maire n'a pas l'intention de renoncer aux rues partagées dans le projet de tramway d’autant plus que le conseil des ministres était au courant depuis juin dernier de ce scénario. Et pendant ce temps-là, le conseil municipal attend désespérément les décrets du gouvernement pour lui permettre de lancer les appels d’offres.

À mon avis, la CAQ ne «digère» pas l’attitude attentiste du maire Marchand eu égard au troisième lien entre Québec et Lévis, si cher à François Legault, le maire arguant qu’il n’avait pas l’intention de «signer un chèque en blanc» sans connaître au préalable les tenants et aboutissants.

En bref, dans toute cette saga, nous assistons à de la basse politicaillerie de la part de la CAQ qui, malheureusement pour elle, fait face, en la personne de Bruno Marchand, à un homme dont la droiture et la transparence font force de pierres d’assise depuis le début de son mandat à titre de maire de Québec.

quebechebdo tribune libre 25 mars 2022

Trudeau et Singh: une entente fragile

24 mars 2022

En négociant une entente avec le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, pour gouverner jusqu’en 2025, moyennant l’instauration d’un programme de soins dentaires pour les plus démunis et d’un régime universel d’assurance médicaments, le premier ministre libéral Justin Trudeau devrait assurer sa survie jusqu’à 2025.

Dans ces circonstances, deux questions me triturent les méninges : compte tenu que quatre budgets seront déposés par le gouvernement de Justin Trudeau d’ici 2025, qu’arrivera-t-il si, d’ici là, un élément inacceptable aux yeux des néo-démocrates apparaît dans un budget, compte tenu que l’entente prévoit que le NPD s’engage à ne pas faire tomber le gouvernement d’ici l’échéance de l’entente? En d’autres termes, le NPD marchera-t-il sur ses principes pour respecter l’entente ou la déchirera-t-il tout simplement?

Dans le même ordre d’idée, si l’on considère que le programme de soins dentaires pour les plus démunis et le régime universel d’assurance médicaments représente la pierre angulaire de l’entente aux yeux des néo-démocrates, comment l’entente réussira-t-elle à se maintenir dans l’hypothèse où les deux partis n’arrivent pas à s’entendre sur le contenu d’un ou des deux programmes?

Je ne possède pas de boule de cristal mais je demeure perplexe eu égard à la durée de vie de cette entente qui m’apparaît reposer sur des bases fragiles. Le NPD représente le troisième parti d’opposition aux Communes et le PLC, même minoritaire, n’en constitue pas moins le parti au pouvoir. Force est de constater que le rapport de force est pour le moins inégal. En bref, la véritable question demeure la suivante: jusqu’à quand l’entente tiendra-t-elle?


vigile.quebec tribune libre 24 mars 2022
Le Soleil 26 mars 2022

Les journalistes et les médias au banc des accusés

23 mars 2022

Le dernier coup de sonde du cabinet Edelman fait ressortir un sentiment marqué de méfiance envers les médias, notamment envers les journalistes. À ce titre, un Québécois sur deux craint que les professionnels de l’information tentent de l’induire en erreur en diffusant volontairement de fausses nouvelles. Une statistique qui donne froid dans le dos!

De surcroît, 56% des répondants québécois se disent préoccupés par le fait que les journalistes cherchent délibérément à les tromper en disséminant de l’information erronée ou largement exagérée, une augmentation substantielle de neuf points de pourcentage comparativement à 2021. De plus, l’expression fake news s’immisce partout aussitôt que le lecteur se sent contredit dans ses convictions.

Mince consolation, 62% des Québécois interrogés ont confiance aux médias traditionnels qui demeurent une meilleure source d’information que les moteurs de recherche (58%), les médias de marque (42%) et les médias sociaux (27%).
Mais comment interpréter ces piètres résultats eu égard à l’insatisfaction des lecteurs envers les journalistes et les médias? 

Personnellement, j’y vois deux causes qui ont suscité ce scepticisme quasi systémique à l’endroit des informations en général. D‘abord, le phénomène trumpiste qui a régné en roi et maître pendant quatre ans tout en faisant ses choux gras des fake news. Ensuite, la pandémie qui a fini par exacerber des milliers de Québécois dans les méandres contraignants des mesures sanitaires, sans compter les mouvements de va et vient constants de la cellule de crise qui ont contribué au scepticisme envers la crédibilité des décideurs.

Enfin, je suis d’avis que les médias dits traditionnels persistent à véhiculer une information journalistique de qualité de façon à ce que le lecteur puisse être informé adéquatement sur les événements qui se produisent quotidiennement dans la société… C’est son droit le plus élémentaire!

Le Soleil (version internet) 23 mars 2022

L’art de « se plaindre le ventre plein »

22 mars 2022

Aux yeux de la présidente du Quebec Community Groups Network (QCGN), Marlene Jennings, le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, a trouvé la «formule parfaite» pour «éradiquer» la minorité anglophone du Québec dans son projet de loi 96 amendé.

Marlene Jennings appelle à lutter contre la «fabulation» selon laquelle la langue française est «en danger» dans les milieux de travail alors que, de source sure, la proportion de travailleurs qui accordent une place prédominante au français au travail s’est effritée au Québec au fil des 15 dernières années, passant de 82% en 2006 à 79,7% en 2016. Du même souffle, Mme Jennings argue que l’abandon du projet d’agrandissement du cégep Dawson ainsi que le gel des programmes conduisant au diplôme d’études collégiales (DEC) ou encore à l’attestation d’études collégiales (AEC) en anglais prévu dans la version amendée du projet de loi 96 entraîneront des conséquences «pernicieuses» pour les communautés anglophones du Québec.

Or, depuis son adoption en 1977, la Charte de la langue française a été tellement décriée par les médias anglophones que plusieurs ont cru à la «répression linguistique». Certains anglophones du Québec sont encore convaincus d'être aujourd'hui «la minorité la plus maltraitée au Canada». Il existe toujours au sein d'une partie des anglophones une attitude de méfiance à l'égard des francophones, certains croyant que les francophones d'aujourd'hui cherchent à leur «faire payer la bataille des Plaines-d'Abraham», une perception qui s'oppose à celle des francophones qui, loin d'être persécutés, croient plutôt que les anglophones sont très bien traités au Québec et disposent de très nombreux droits et privilèges en matière linguistique, et que ce sont eux, les francophones, qui, en tant que minoritaires en Amérique du Nord, ont besoin d'être protégés.

En termes clairs, je suis plutôt d’avis que les anglophones du Québec auraient avantage à se déplacer quelque temps hors Québec pour réaliser les difficultés linguistiques des francophones qui y vivent… Peut-être réaliseraient-ils alors qu’ils ont tendance à «se plaindre le ventre plein»!

vigile.quebec tribune libre 22 mars 2022

Voter du bon bord

20 mars 2022

À une certaine époque, Maurice Duplessis avait l’habitude de dire : « Si vous voulez des subventions, votez du bon bord ». Or, il semble que ce slogan pour le moins bassement électoraliste soit revenu dans les cartons de notre premier ministre, François Legault, qui a invité les électeurs de Marie-Victorin à voter du bon bord, à savoir pour la candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ), Shirley Dorismond, lors de élections partielles du 11 avril.

Et pourtant, pendant la dernière campagne électorale, François Legault n’a cessé de clamer qu’il était temps de «faire de la politique autrement», notamment en respectant ses engagements auxquels ils renoncent sans vergogne depuis qu’il a pris le pouvoir à Québec. François Legault se démarque de plus en plus comme le champion des reculs et de l’improvisation. Il n’est donc pas surprenant de la part d’un homme qui a renoncé à ses idéaux et qui foule à répétition ses engagements, d’inviter les citoyens à voter du côté du pouvoir au lieu de le faire selon leurs convictions.

Notre premier ministre se targue d’être le protecteur du français tout en se refusant d’étendre la loi 101 au cégep, contribuant de la sorte à l’assimilation galopante du français, notamment dans la région métropolitaine de Montréal. Malgré sa promesse électorale, le fait qu’il ait renoncé à la réforme du mode de scrutin est révélateur de son attachement au pouvoir plutôt qu’aux citoyens et à la démocratie.

Les reculs de François Legault sont devenus monnaie courante pour les Québécois qui risquent de ressentir une déception croissante eu égard à son leadership. Toute la question est de savoir si les électeurs vont voter du bon bord tout en connaissant la propension du chef de la CAQ à ne pas respecter ses engagements…

Le Devoir 21 mars 2022

Fin de l’état d’urgence sanitaire, vraiment?

20 mars 2022

Le projet de loi 28, présenté par Christian Dubé pour mettre fin à l’état d’urgence sanitaire au Québec déclaré le 13 mars 2020 et renouvelé 103 fois depuis lors, laisse au gouvernement Legault « quelques » pouvoirs jusqu’au 31 décembre 2022.

À titre d’exemple, l’article 2 du projet de loi stipule que « les mesures prévues par décrets ou par arrêtés du ministre et qui sont en vigueur au moment où prend fin l’état d’urgence sanitaire le demeurent jusqu’au 31 décembre 2022 ». En termes clairs, tous les pouvoirs que le gouvernement s’est octroyés par décrets depuis deux ans restent valides pour encore neuf mois et demi, sauf ceux auxquels le ministre a renoncé ou va renoncer. Et ils sont nombreux, assure le ministre Dubé. Toutefois, le gouvernement dit vouloir se protéger d’une éventuelle sixième vague de contagion de COVID attendue possiblement à l’automne. Enfin, jusqu’au 31 décembre, le gouvernement se garde le droit de continuer à conclure des contrats de gré à gré sans passer par un processus standard d’appel d’offres, et dans certains cas, même pour une période de cinq ans.

Il y a quelque chose qui me turlupine les méninges dans ce projet de loi. En réalité, pourquoi le gouvernement ne met-il pas fin carrément à l’état d’urgence sanitaire puisque, dans le cas où une sixième vague se manifestait, le conseil des ministres serait tout à fait légitimé de voter un décret déclarant un second état d’urgence sanitaire au Québec sans coup férir? En réalité, le gouvernement Legault annonce-t-il la fin de l’état d’urgence sanitaire « pour satisfaire la galerie » tout en conservant sur ses tablettes le droit de contrôle sur d’éventuelles mesures sanitaires au moins jusqu’au jour du scrutin?

vigile.quebec tribune libre 19 mars 2022

La défense du français, une compétence provinciale

18 mars 2022

Au même moment où le projet de loi 96, loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français, est étudié en commission parlementaire à Québec, la ministre canadienne des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor a déposé son projet de loi pour «moderniser» celle sur les langues officielles adoptée en 1969.

Une lecture approfondie du projet de loi fédérale nous permet de constater que l’extension de la loi 101 aux fonctionnaires fédéraux et à toutes les entreprises œuvrant sur le territoire québécois n’apparaît nulle part. Devant cet état de fait, la ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Sonia Lebel, n’a pas manqué de ramener Ottawa à l’ordre en sommant la ministre Petitpas Taylor de laisser le Québec gérer la défense du français sur son territoire. «Ne vous mêlez pas de nos compétences. Sur le territoire du Québec, bas les pattes. On est capables de s’occuper de notre français et on va s’occuper de la minorité anglophone correctement, dans les règles et dans le respect de leurs droits. Alors, on n’a pas besoin de vous», a lancé Sonia Lebel à l’intention du gouvernement fédéral.

Par ailleurs, la nouvelle mouture présentée par Ginette Petitpas Taylor constitue un «recul marqué» par rapport à la version présentée par sa prédécesseure Mélanie Joly en juin 2021. À titre d’exemple, le projet de loi présenté par Mme Joly, mort au feuilleton avec les élections, reconnaissait «l’asymétrie» entre les situations du français et de l’anglais au Canada, une notion disparue du projet de loi de Mme Petitpas Taylor. D’ailleurs, la volte-face du fédéral, à quelques mois d’intervalle, soulève des questions à Québec voulant que le projet de loi de Mélanie Joly n’était pas simplement électoraliste pour aller chercher l’appui des minorités francophones hors Québec.

Enfin, sur plusieurs aspects, le projet de loi du fédéral sur les langues officielles enfreint le projet de loi 96 de Québec. Il est à souhaiter que si la pièce législative d’Ottawa est adoptée, Québec intente des recours juridiques.

Le Soleil 19 mars 2022

À l’école de la tablette

17 mars 2022

À Québec, tous les élèves des écoles primaires du centre de services des Premières-Seigneuries recevront un ordinateur portable en cinquième et sixième année d’ici juin pour une utilisation à la fois en classe et à la maison pour faire leurs devoirs. Dans ce centre de services scolaire, l’accès à un ordinateur à chaque élève vise notamment à «favoriser sa réussite», peut-on lire dans un message transmis aux parents.

Un constat inquiétant à tel point qu’on est en droit de se demander quel est le rôle de l’enseignant «à l’école de la tablette». Ne risque-t-il pas de se transformer en guide auprès des élèves dans leurs recherches à travers les méandres de la technologie? Et, par ricochet, où est passé la communication qui se crée entre l’enseignant et ses élèves dans un cours traditionnel? Dans un autre ordre d’idées, les devoirs à la maison ne deviendront-ils pas de simples copier-coller empruntés au portable? Dans cette foulée, comment les parents peuvent-ils s’assurer que leur enfant n’est pas en train de «voyager» dans des sentiers ludiques sur sa tablette au lieu de vaquer à ses devoirs?

Au risque de paraître pour un vieux grincheux déconnecté de l’évolution de la technologie, nonobstant le rôle de moteur de recherche que je consens à attribuer à la tablette électronique, je suis perplexe à l’effet que l’ordinateur portable puisse de quelque façon «favoriser la réussite de l’élève».

L’école demeure encore aujourd’hui un lieu privilégié gravitant autour d’un enseignant dont le rôle primordial est de communiquer des connaissances à des apprenants, à savoir des élèves. Aucune technologie, aussi sophistiquée soit-elle, n’arrivera à se substituer à l‘essentielle communication qui doit s’établir entre l’enseignant et ses élèves et qui parviendra le mieux à favoriser leur réussite.

quebechebdo tribune libre 17 mars 2022
Le Soleil (version internet) 17 mars 2022 
vigile.quebec tribune libre 17 mars 2022

Émouvant appel à l’aide de Zelensky

16 mars 2022

De président de l’Ukraine peu connu sur la scène géo-politique internationale, Volodymyr Zelensky est devenu, en l’espace de trois semaines, le chef d’État le plus médiatisé de la planète. Une notoriété due bien sûr au conflit qui sévit dans son pays contre la Russie, mais aussi et surtout, à son leadership et son charisme en tant que défenseur acharné de son pays et de ses habitants.

Si vous lisez son discours intégral prononcé devant le Parlement fédéral rempli à craquer, vous ne pouvez que ressentir toute la conviction qu’il met à dépeindre les désastres apocalyptiques auxquels les villes de l’Ukraine, une à une, sont confrontées, et toute l’empathie qu’il voue envers les civils qui sont bombardés jour et nuit depuis 21 jours.

Volodymyr Zelensky croit profondément à la puissance de l’aide internationale et ne manque pas de remercier chaleureusement les pays qui ont appuyé l’Ukraine depuis le début du conflit. Son appel à l’aide n’inspire pas la pitié mais le devoir qui incombe à l’Occident d’appuyer avec force ses demandes d’aide de toutes formes.

À cet effet, depuis plusieurs jours, il réclame l’instauration d’un corridor pour protéger l’espace aérien de l’Ukraine. Aucun pays, jusqu’à maintenant, ne s’est compromis dans ce projet, invoquant tous les dangers d’une escalade. Toutefois, je suis d’avis qu’il doit persister dans sa demande. Il en va de la survie de milliers de civils, principalement des femmes et des enfants.

Quoi qu’il en soit, le président de l’Ukraine ne se rendra jamais aux mains de Vladimir Poutine. C’est une question d’honneur et de patriotisme. À mes yeux, l’Ukraine survivra et sera un jour reconstruite…

Le Soleil (version internet) 16 mars 2022
vigile.quebec tribune libre 17 mars 2022