Le « méchant » populisme

18 septembre 2019

Devant la montée de la popularité du mouvement populiste en Europe et aux États-Unis, plusieurs « bien-pensants » s’érigent en défenseurs de la démocratie en traitant de tous les noms, notamment de fascistes, ceux qui se rangent derrière les leaders populistes. 

Or, dans son dernier livre publié le 5 septembre 2019 chez l’Éditeur Le cerf sous le titre Le nouveau monde populiste, le journaliste du journal Le Figaro, Alexandre Devecchio, insiste : « La mouvance populiste, loin de maudire la démocratie, entend la restaurer, en prenant au sérieux sa promesse inaugurale: permettre à un peuple de se gouverner par lui-même ».

Mais que s’est-il donc passé pour que la démocratie qui, selon la formule d’Abraham Lincoln, est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », cède peu à peu sa place au « méchant » populisme?

À mon sens, la réponse découle d’un glissement progressif des pouvoirs dévolus au peuple vers les classes dirigeantes de la société, d’où la résurgence de la mouvance populiste dont l’origine se veut un appel au retour à une véritable démocratie.

Aux yeux d’Alexandre Devecchio, « le populisme est le symptôme de la détresse des peuples. » Au risque d’être affublé du qualificatif de défaitiste, tant et aussi longtemps que le peuple se verra écarté du pouvoir, nous assisterons inéluctablement à l’arrivée au pouvoir de leaders populistes…

quebechebdo 18 septembre 2019
vigile.net tribune libre 19 septembre 2019

Loi 21: Trudeau ne ferme pas la porte à une intervention

17 septembre 2019

« Dans un pays libre, on devrait pouvoir respecter la liberté de religion…Nous ne fermons pas la porte à une intervention éventuelle parce que ce serait irresponsable qu’un gouvernement fédéral choisisse [d’écarter cette possibilité] », dixit le premier ministre Justin Trudeau, pressé de questions eu égard à la loi québécoise sur la laïcité de l’État.

De son côté, François Legault s’est montré ferme : « Je demande aux chefs des partis fédéraux de s’engager, pas juste pour l’instant, pour de bon, à ne jamais contester la loi qui interdit les signes religieux pour les personnes qui sont en autorité », parlant d’une « question de respect des décisions de l’Assemblée nationale du Québec ».

À mes yeux, je suis d’avis que l’ « accroc » à la Charte des droits et libertés en matière de liberté de religion frappe de plein fouet les convictions multiculturelles de Trudeau fils, héritier de son père, le parrain de cette même Charte et que, de facto, il ne pourra pas ne pas intervenir… après le scrutin du 21 octobre s’il demeure premier ministre.

 Toutefois, quoique plusieurs observateurs considèrent que la Loi 21 pourrait devenir la question de l’urne au Québec, il m’apparaît fort peu probable que Justin Trudeau déborde de sa position officieuse, à savoir qu’il « n’est pas en train de s’immiscer dans ce dossier pour l’instant », étant parfaitement conscient qu’il ne peut se permettre d’attaquer une loi qui rallie une grande majorité de Québécois.

vigile.net tribune libre 14 setembre 2019

English-Montreal, prélude à l’abolition des commissions scolaires?

16 septembre 2019

Le torchon brûle à la commission scolaire English-Montreal (CSEM). En effet, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, a reçu cette semaine un rapport « dévastateur » et « accablant » sur les lacunes de gouvernance à la CSEM. Le conseil des commissaires est profondément divisé, il y a confusion des rôles entre les élus et les administrateurs, et des doutes apparaissent dans l’utilisation de cartes de crédit et dans l’attribution de contrats par la Commission scolaire.

Un constat qui a fait dire à Jean-François Roberge qu’« on va prendre une action rapidement. Est-ce que ce seront des mesures correctrices, est-ce que ce sera un accompagnement, est-ce que ce sera une tutelle? On va avoir une de ces trois mesures qui sera prise, je ne peux pas vous dire laquelle en ce moment ».

À mes yeux, la table est mise pour préparer la mise en œuvre d’une promesse électorale de François Legault, à savoir de déposer un projet de loi réformant la gouvernance scolaire en abolissant les commissions scolaires qui seraient remplacées par des centres de services aux élèves.

Quoi qu’il en soit, force est de constater que le taux de participation anémique aux élections des commissaires n’a rien pour insuffler de la crédibilité à la gestion des commissions scolaires… Peut-être y-aurait-il lieu d’envisager une structure qui favorise d’abord le plein épanouissement des élèves qui fréquentent des écoles dont les gestionnaires ont à cœur la réussite scolaire de nos jeunes!

vigile.net tribune libre 14 septembre 2019
quebechebdo 16 septembre 2019

Nicole Gladu, mourir dans la dignité

14 septembre 2019

En regardant l’entrevue choc accordée à Anne-Marie Dussault par Nicole Gladu lors de l’émission 24/60 du 12 septembre sur le réseau RDI, j’ai été littéralement bouleversé par la qualité et la clarté des réponses de Mme Gladu aux questions d’Anne-Marie Dussault.

Toutefois, au-delà de cet aspect, on pouvait sentir ses efforts surhumains pour aller chercher au fond de ses poumons le souffle qui lui manquait avant de laisser sortir ses mots avec difficulté, des sons qui traduisaient toute la combativité dont elle avait dû faire preuve tout au long de ses années de lutte sans merci contre sa maladie dégénérative incurable.

Elle nous raconte avec émotion le sentiment de libération qu’elle a vécu à la suite de la décision de la juge Christiane Beaudoin de la Cour supérieure du Québec déclarant invalides des critères d’admissibilité des lois fédérale et provinciale portant sur la notion de fin de vie.

Nicole Gladu et Jean Truchon disposent maintenant de six mois pour se prévaloir de leur droit légitime de mettre fin à leurs souffrances. La maladie de Nicole Gladu a dégénéré grandement au cours des dernières années. La souffrance devient intolérable. Elle n’a plus rien à gagner à poursuivre le combat… Laissons-la maintenant mourir en toute dignité!

quebechebdo 14 septembre 2019
vigile.net tribune libre 15 septembre 2019

Aide médicale à mourir: une ouverture justifiée

12 septembre 2019

Grâce à la persévérance dont ont fait preuve Mme Nicole Gladu et M. Jean Truchon, deux Québécois atteints de maladies dégénératives incurables, la juge Christine Baudouin de la Cour supérieure du Québec vient d'élargir l'accès à l'aide médicale à mourir, en déclarant invalides des critères d'admissibilité des lois fédérale et provinciale, qui ont été jugés trop restrictifs et discriminatoires.

Les critères contestés sont les suivants: la Loi québécoise concernant les soins de fin de vie réserve l'aide médicale à mourir aux seules personnes «en fin de vie», alors que le Code criminel fédéral parle «d'une mort naturelle raisonnablement prévisible».

Dans un jugement fort attendu, la juge a tranché que ces exigences sont inconstitutionnelles car elles privent des gens comme Mme Gladu et M. Truchon de pouvoir bénéficier d’«une mort digne et sereine».

Du côté de la députée Véronique Hivon, la marraine de la Loi concernant les soins de fin de vie, elle se dit en accord avec les conclusions de la juge et voudrait que la loi soit modifiée pour refléter le jugement. La société a évolué, et «le consensus est encore plus fort». Elle croit que les Québécois sont prêts et veulent généralement que la loi soit élargie.

En bref, on ne peut que souscrire à une telle ouverture de la part de la justice. Il appartient maintenant aux deux paliers de gouvernements de procéder aux modifications de la loi qui s’imposent. 

quebechebdo 12 septembre 2019
vigile.net tribune libre 15 septembre 2019

Le climat au centre d’une grève générale

11 septembre 2019

Manifestement, le mouvement de lutte contre la crise climatique s’étend de plus en plus à bon nombre des sphères de la société qui viennent s’ajouter au mouvement des jeunes initié par la Suédoise de 16 ans Greta Thunberg. Quelque 400 organisations communautaires, des associations étudiantes et sept syndicats ont déjà adopté un mandat de grève « sociale » pour prendre part à un  mouvement mondial de grèves climatiques prévu pour le 27 septembre.

Les conséquences des changements climatiques, notamment la férocité des ouragans et des feux de forêt, les inondations suscitées par des pluies diluviennes font maintenant partie de notre décor. S’ensuivent des villes entières dévastées par des vents frôlant les 300 km/h, la destruction de forêts entières, et, plus que tout, des milliers de victimes emportées par ces fléaux monstrueux.

La campagne électorale s’amorce. Le thème de l’environnement sera un enjeu majeur. Les chefs des divers partis politiques iront de leurs « promesses » pour lutter contre la crise climatique. À cet égard, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté au Canada entre 2016 et 2017, selon le plus récent bilan officiel fédéral disponible. Les émissions du Québec ont elles aussi connu une hausse au cours de la même période.

Il est plus que temps que nos dirigeants cessent de se mettre la tête dans le sable et s’attaquent sérieusement à la transition énergétique. Pour ce faire, ils doivent ranger dans le placard leur double discours eu égard aux retombées économiques du pétrole et à la lutte aux changements climatiques… C’est une simple question de gros bon sens!

quebechebdo 11 septembre 2019
vigile.net tribune libre 15 septembre 2019
Le Soleil 16 septembre 2019

Le suicide, cancer de l’âme

10 septembre 2019

Une personne toutes les 40 secondes dans le monde met fin à ses jours, selon un rapport publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Quoique la très grande majorité des suicides se produisent dans des pays à revenu faible et intermédiaire, les pays à revenu élevé ont le taux le plus élevé de suicide soit 11,5 pour 100 000 habitants.

Les méthodes de suicide les plus courantes sont la pendaison, l’auto-empoisonnement par les pesticides et les armes à feu. Globalement, un peu plus de la moitié des personnes qui se suicident ont moins de 45 ans. Chez les 15-24 ans, c’est même la deuxième cause de décès, après les traumatismes dus aux accidents de la route.

Devant des chiffres aussi alarmants, il m’apparaît pertinent, voire essentiel, que la société s’interroge sur les causes qui poussent tant de personnes à s’enlever la vie. Sans posséder aucune expertise scientifique sur le portrait-type du suicidaire, je suis d’avis que le manque de repères constitue un des facteurs dominants de ceux qui souffrent du cancer de l’âme et qui passent à l’acte dans un geste ultime de désespoir.

Mais que faire pour redonner espoir à tous ces désespérés? Le psychosociologue et écrivain français réputé, Jacques Salomé, nous met sur une voie : « Quand j'entends dire que la vie est difficile, je bondis chaque fois. C'est l'existence qui est parfois difficile, qui peut être chargée de difficultés mais la vie est un miracle permanent. Et c'est cela qu'il faudrait enseigner aux enfants et peut-être aux parents. »

quebechebdo 10 septembre 2019

Qui est Boris Johnson?

9 septembre 2019

Personnage coloré s’il en est un, Boris Johnson, surnommé BoJo, ne laisse personne indifférent. Aussi ai-je cru intéressant de vous le faire connaître davantage en m’inspirant de Wikipédia dont voici quelques extraits :

Naissance et ancêtres

Boris Johnson naît le 19 juin 1964 à New-York. Sa naissance est enregistrée à la fois par les autorités américaines et le consulat britannique de la ville qui lui accordent la citoyenneté américaine et la citoyenneté britannique. Ses parents sont tous deux Britanniques. Il renonce à la nationalité américaine en 2016.

Son père, Stanley Johnson, se marie en 1963 à Charlotte Mary Offlow Fawcett en 1942 à Oxford, au Royaume-Uni, mère de Boris Johnson et de trois autres enfants. Il divorce à la fin des années 1980 et se remarie à Jennifer Kiff avec qui il a deux autres enfants.

Boris Johnson est l'aîné des quatre enfants d'une fratrie qui compte Rachel Johnson, journaliste un temps rédactrice en chef du magazine The Lady, née en 1965, Leo Johnson, réalisateur de cinéma et entrepreneur, né en 1967, et Jo Johnson, éditorialiste au Financial Times, né en 1971, député et plusieurs fois ministre conservateur.

Enfance

Après un séjour au Canada, la famille retourne en Grande-Bretagne en septembre 1964.  Enfant, Boris est calme et studieux. Il souffre de sérieux problèmes de surdité et doit subir, à l'âge de huit ans, plusieurs opérations, dont notamment l'implantation de drains transtympaniques. Il déclarera ensuite : « Lorsque j'étais un enfant, j'étais extrêmement boutonneux, extrêmement ringard et terriblement studieux. Mon idée d'une journée parfaite était de voyager à travers Londres par le métro pour visiter le British Museum. »

Eton et Oxford

Boris Johnson suit une scolarité à l'école européenne de Bruxelles, où il étudie les lettres classiques et la philosophie. Il y est élu président de l'Oxford Union, l'union des étudiants. De par ses origines et son parcours, il est généralement perçu comme un membre de l'upper class traditionnelle britannique.

Il se marie en 1987 avec Allegra Mostyn-Owen, mais le mariage ne dure pas un an et est annulé en 1993. Cette même année, il se marie avec Marina Wheeler, avocate puis conseillère de la reine, et fille du journaliste et producteur Charles Wheeler..

Carrière journalistique

Il commence sa carrière de journaliste comme correspondant stagiaire au Times, mais il est licencié au bout d'un an pour avoir falsifié une citation de son parrain. Après une courte période au Wolverhampton Express & Star, il rejoint The Daily Telegraph en 1987. Il est le correspondant pour l'Europe à Bruxelles de 1989 à 1994, puis rédacteur adjoint de 1994 à 1999. Il travaille également au The Spectator, magazine marqué à droite, d'abord comme chroniqueur politique entre 1994 et 1995, puis à partir de 1999 comme rédacteur. En décembre 2005, il intègre le cabinet fantôme avec la responsabilité de l'enseignement supérieur.

Ses articles font alors souvent sensation et créent la controverse. Les propos qu'il rapporte sont parfois sortis de leur contexte et utilisés par ses adversaires politiques. Ses papiers, qui dénoncent souvent les travers des responsables des institutions européennes, plaisent particulièrement à Margaretn Thatcher. Le Monde écrit à son sujet : « Ses papiers grinçants sur la Commission et sur son président Jacques Delors lui valent la célébrité. Il devient le porte-parole de l’euroscepticisme grâce à sa plume acerbe et à son humour. Il se régale en brocardant la normalisation européenne des préservatifs, stigmatise la « guerre » de Bruxelles « contre les chips britanniques saveur cocktail de crevettes ». Même si ses « scoops » sont souvent le fruit de son imagination – il prête faussement à M. Delors l’intention de se faire élire président de l’Europe –, il s’amuse à tirer les ficelles, fait scandale et devient la coqueluche des milieux conservateurs ».

Il est nommé, en 2004, pour un Briyish Academy Television Award. Il produit une série documentaire, The Dream of Rome, comparant l’Empire romain et l'Union européenne d'aujourd'hui, diffusée en 2006.

Parcours politique

Député à la Chambre des communes

En 1997, il est battu aux élections parlementaires dans la circonscription de Clwyd South. En 2001, Johnson réussit son entrée à la Chambre des communes. En novembre 2003, il est nommé vice-président du Parti conservateur, après une intense campagne.

Johnson est démis de ces postes dans le parti en novembre 2004 à la suite d'accusations de mensonges venues de Michael Howard au sujet d'une relation extra-conjugale de quatre ans qu'il aurait eue avec Petronelle Wyatt, la correspondante new yorkaise du Spectator et ancienne rédactrice-adjointe. Johnson tourna ces allégations en ridicule les décrivant comme « une pyramide inversée de fadaises » mais Howard avait renvoyé Johnson non à cause du fond de l'affaire elle-même mais parce qu'il pensait, au vu de ce qu'en disait la presse, que Johnson avait menti.

Maire de Londres

Il accède au poste de maire de Londres à la suite de l'élection du 1er mai 2008, battant le maire sortant, le travailliste Ken Livingstone, alors que l'élection semblait initialement perdue d'avance[9]. Il est réélu face à ce dernier quatre ans plus tard.

En 2013, Boris Johnson s'oppose au plafonnement des bonus des traders et banquiers européens en particulier ceux de la Cité de Londres. Il reprend plusieurs projets de son prédécesseur : des vélos en libre-service (surnommés les « Boris bike »), le projet Crossrail, des investissements dans les transports et lance un nouveau modèle de bus à impériale, modernes et écologiques. Sous sa mandature ont lieu des Jeux olympiques. Il jouit alors d'une popularité allant au-delà du simple Parti conservateur[9].

Il retrouve son siège de député lors des élections générales de 2015, sept ans après avoir décidé de quitter la Chambre des communes en raison de son élection à la mairie de Londres.

Meneur du mouvement pour le Brexit

Alors qu'une profession de foi — signée de sa main deux jours avant qu’il rallie la cause du Brexit — glorifiait l’« aubaine » que serait un vote en faveur du maintien dans l’Union et annonçait un « choc économique » en cas de Brexit[8], il fait volte-face et annonce, le 21 février 2016, qu'il souhaite la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. S'opposant ainsi à la majorité des personnalités du Parti conservateur, il devient le porte-parole officiel de la campagne du « Brexit ». À la suite du référendum du 23 juin 2016, à l'issue duquel une majorité de Britanniques se prononcent en faveur du départ du pays de l'UE, il apparaît comme un des grands gagnants du scrutin et fait figure de favori pour succéder au Premier ministre David Cameron, qui a annoncé son intention de démissionner avant le mois d'octobre. Mais il doit faire face à des critiques sur sa capacité à rassembler le parti, très divisé à l'issue de ce référendum, et renonce finalement à se présenter à l’élection à la direction du Parti conservateur.

Succession de Theresa May

En juin 2019, à la suite de la démission de Theresa May, il est candidat à l’élection à la direction du Parti conservateur. Il arrive nettement en tête des quatre premiers tours du vote des députés du parti et se qualifie pour le vote des adhérents à l’issue du cinquième tour, avec 160 suffrages. Contrairement à son adversaire, il promet de ne pas repousser le Brexit au-delà du 31 octobre 2019 et se dit prêt à ne pas régler la facture du Brexit (entre 40 et 45 milliards d'euros) si l'Union européenne n’accorde pas de meilleures conditions de sortie au Royaume-Uni[30].

Le 23 juillet 2019, le parti annonce qu'il a remporté le vote des adhérents avec 66,1 % des suffrages. Il succède à Theresa May en tant que Premier ministre le lendemain.

Premier ministre

Dans son premier discours au 10 Downing Sreeet, Boris Johnson réaffirme sa volonté de réaliser le Brexit au 31 octobre 2019. Son gouvernement, nommé le jour même, est composé en grande partie de personnalités eurosceptiques ; une dizaine de ministres de Theresa May ne sont pas reconduits dans leurs fonctions.

Le 1er août, sa majorité à la Chambre des communes se réduit à une voix à la suite de la victoire de Jane Dodds à une élection partielle. Il sollicite et obtient de la reine la suspension du Parlement jusqu’au 14 octobre suivant, ce qui pourrait rendre possible un Brexit sans accord avec l’UE ou conduire au renversement du gouvernement et à l'organisation d'élections anticipées.

Le 3 septembre, à la suite de la défection du député conservateur europhile Phillip Lee, qui rejoint les Lib Dems, Boris Johnson perd sa majorité absolue à la Chambre des communes.

vigile.net tribune libre 9 septembre 2019

Le tandem Andreescu / Bruneau

9 septembre 2019

Classée 152e mondiale le 1er janvier dernier, Bianca Andreescu amorce alors une irrésistible ascension qui l’a conduite aujourd’hui au 5e rang mondial avec sa victoire à Flushing Meadows sur Serena Williams.

J’ai observé avec beaucoup d’attention le déroulement du match sur le petit écran. Nonobstant la qualité et la variété des coups de l’athlète de 19 ans, j’ai été frappé par son extraordinaire pouvoir de concentration, notamment sur sa première balle de service qui s’est, à maintes reprises, converti en as contre une Serena Williams qui ne pouvait rien faire d’autre que de regarder passer la balle. 

Toutefois, par-delà son aplomb sans faille et ses vives réactions contre les coups de Serena, le caméraman nous a permis de scruter toute la communication non-verbale entre son entraineur, Sylvain Bruneau, et sa protégée, une communication qui créait l’illusion qu’il était à côté d’elle sur le terrain pour l’encourager… un regard qui lui disait : « Vas-y Bianca, t’es capable! »

Nul doute que le tandem Andreescu-Bruneau a contribué grandement à l’ascension vertigineuse de l’athlète de Mississauga grâce à une chimie indescriptible qui s’est développée entre les deux membres de l’équipe… Chapeau à vous deux pour votre détermination exemplaire!

quebechebdo 9 septembre 2019

C’est en forgeant qu’on devient forgeron

8 septembre 2019

J’ai connu un jour un directeur d’école qui, systématiquement, refusait d’engager un professeur légalement qualifié du fait qu’il n’avait pas d’expérience. Je lui avais alors rétorqué que, si les autres directeurs avaient la même attitude envers ce jeune professeur, ce dernier n’aurait jamais la chance d’obtenir un emploi qui lui aurait permis d’acquérir cette expérience que le directeur récalcitrant lui demandait pour l’engager…

Or, malgré le fait que le Parti vert atteint des chiffres jamais égalés auparavant dans les derniers sondages au Québec, le réseau TVA refuse d’inviter Elizabeth May à son Face è face électoral, alléguant que les invitations ont été faites aux «chefs des partis qui sont représentés au Québec».

Un critère paradoxal qui exclut Mme May d’un débat qui lui aurait peut-être permis de gagner des points auprès de l’électorat québécois et, qui sait, de faire élire un ou des députés au Québec. C’est en forgeant qu’on devient forgeron, dit le proverbe… Encore faut-il permettre au forgeron d’utiliser l’enclume!

quebechebdo 8 septembre 2019