Jusqu’où iront les accommodements raisonnables?
Le Tribunal des droits de la personne a statué qu’offrir des coupes pour hommes ou pour femmes dans les salons de coiffure du Québec est discriminatoire pour les clients non binaires. Le Tribunal a condamné le salon Station10, à Longueuil, à verser 500 $ à une personne non binaire à qui l’on avait exigé de choisir entre une coupe « homme » ou « femme ».
Si nous poussons plus loin cette décision, faudra-t-il maintenant offrir des cours de coupes de cheveux « non-genrées » aux étudiants et étudiantes en coiffure? En réalité, la coupe de cheveux « non-genrée » existe-t-elle? En termes clairs, le Tribunal peut-il exiger d’une mercerie qu’elle détienne des vêtements non-genrés sans quoi elle risque d’être poursuivie? En bref, jusqu’où iront les accommodements raisonnables?
Beaucoup de questions, peu de réponses. Toutefois, le client lésé n’aurait-il pas pu laisser à la porte sa susceptibilité, s’asseoir sur la chaise du client et demander au coiffeur ou à la coiffeuse quelle coupe de cheveux il désirait? En agissant de la sorte, le salon de coiffure aurait fait preuve d’accommodement raisonnable sans soulever un tollé de commentaires transphobes et inutilement provocateurs sur les réseaux sociaux.
vigile.quebec tribune libre 20 février 2026
Henri Marineau

