Une tempête dans un verre d’eau!

À mon sens, les critiques concernant le projet d'enseigner l'anglais de façon intensive en sixième année du primaire suscite de la part de certains ténors frileux une tempête dans un verre d'eau lorsqu'ils décrivent l'intention du gouvernement comme une véritable menace identitaire!
Comme l'a écrit Brigite Breton, éditorialiste au Soleil, dans son article du 3 mars, intitulé "Ni crime ni menace", "Aimer et préserver sa langue n'interdit pas d'en apprendre une seconde, voire plusieurs. Le Québec a la maturité pour revoir le mode d'enseignement de l'anglais, langue seconde, sans sacrifier l'enseignement du français, sans mettre en danger l'identité de la majorité francophone, sans perdre son âme…Nous ne vivons pas en vase clos. La mondialisation de l'économie, l'immigration, l'omniprésence des nouvelles technologies et des médias sociaux imposent deux défis majeurs mais non contradictoires aux Québécois francophones: maîtriser, protéger et promouvoir leur langue, mais aussi connaître l'anglais suffisamment pour évoluer dans un monde où il domine." Nier un tel constat, c'est se mettre la tête dans le sable!
Du même souffle, lors d'une entrevue réalisée au Soleil, Louise Marchand, la nouvelle présidente de l'Office québécois de la langue française, déclarait récemment que les immigrants et les anglophones verront l'importance de parler français au Québec si les francophones exigent d'être servis en français plutôt que de parler anglais pour "s'exercer".
Par ailleurs, il m'apparaît essentiel que ce nouveau programme ne vienne pas pénaliser les élèves en difficultés d'apprentissage, lesquels devraient en être exclus pour leur permettre de recevoir toutes les heures d'enseignement requises pour acquérir les notions des matières de base, en particulier la langue maternelle.

vigile.net tribune libre 4 mars 2011
quebechebdo 7 mars 2011

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