Une limousine pour Houda-Pepin?
Un nouveau chapitre vient d’être écrit dans la saga opposant Philippe Couillard à la députée de La Pinière Fatima Houda-Pepin. Voyons d’abord le récit des événements tels que racontés par Mme Houda-Pepin.
De l’aveu de l’ex-députée libérale, lors des dernières rencontres qu’elle a eues avec l’émissaire du chef du PLQ, le directeur de cabinet de Philippe Couillard, Jean-Louis Dufresne, dans le but avoué de lui faire endosser à tout prix la position du parti concernant les signes religieux dans le débat autour du projet de loi 60, lui aurait offert « une place réservée sur la banquette arrière d’une limousine. »
En termes clairs, selon sa version des faits, Mme Houda-Pepin s’est fait offrir sur un plateau d’argent l’assurance d’une place de choix au conseil des ministres d’un éventuel cabinet Couillard, si elle renonçait à vouloir modifier l’orientation du parti sur la neutralité religieuse de l’État, notamment axée sur l’absence d’interdit de porter des signes religieux.
Le réplique…Informé des allégations de marchandage de la députée, M. Dufresne a nié catégoriquement cette version des faits. « C’est complètement faux », a-t-il soutenu, lors d’un bref entretien, confirmant cependant avoir passé deux heures avec elle vendredi dernier, dans une ultime tentative de la convaincre de se rallier à la position préconisée par le chef du parti, tout en ajoutant que ça ne fonctionnait pas ainsi en politique, qu’on ne négociait pas les postes de ministre quand on était dans l’opposition…et le porte-parole du chef libéral Harold Fortin de renchérir pour dire que ce n’était pas le genre de M. Couillard de promettre des postes à des gens pour obtenir leur appui.
Parlant de « genre », est-il crédible d’envisager qu’une femme de principe comme Fatima Houda-Pepin qui a passé une trentaine d’années de sa vie à lutter contre l’intégrisme soit du « genre » à troquer ses convictions profondes contre une limousine ? Ou encore qu’elle ait pu tirer quelque avantage à inventer toute cette histoire ?
En ce qui me concerne, j’aurais plutôt tendance à croire la version de Mme Houda-Pepin qui traduit davantage un dernier effort de Philippe Couillard replié dans ses derniers retranchements pour tenter de ramener la « brebis égarée » dans le giron libéral.
En termes clairs, la traditionnelle mesquinerie politicailleuse libérale aura frappé le mur en Fatima Houda-Pepin dont les convictions auront eu raison de la bassesse du chef d’un parti qui n’en finit plus d’agoniser !
vigile.net tribune libre 23 janvier 2014
quebechebdo 23 janvier 2014
Henri Marineau

