Un débat idéologique

Il ne faut pas se surprendre si le vieux débat sur les subventions aux écoles privées refait surface dans la litanie des mesures de compressions mises sur la table par le gouvernement Couillard. Et ce n’est pas d’hier que les esprits s’échauffent lorsque ce sujet est abordé autour de la table.

Pour avoir œuvré plus de trente ans dans le réseau privé à divers postes, j’ai été à même de constater les critiques acerbes de certains tenants de l’abolition du réseau privé sous prétexte qu’il représentait une faille dans l’universalité des services à l’éducation et qu’il était réservé à une clientèle privilégiée.

Mais là où le bât blesse avec le plus d’acuité ressort des « supposées économies » que le gouvernement réaliserait s’il abolissait les subventions au secteur privé alors que, dans les faits, il lui en coûterait davantage pour chaque élève qui migrerait du privé au public.

De plus, pendant toutes ces années où j’ai circulé dans les corridors d’une école privée, il m’a été donné à maintes reprises l’occasion de rencontrer des parents qui faisaient le choix du privé et, par conséquent, de puiser dans leurs ressources financières pour y inscrire leur enfant sans pour autant nager dans l’opulence, loin de là.

Enfin, et ce n’est pas négligeable, j’ai pu constater l’effet positif de la saine concurrence entre les deux réseaux de l’éducation, particulièrement au niveau des structures d’encadrement des élèves que les écoles publiques ont mises de l’avant et cela, pour le plus grand bien de « tous » les élèves du Québec.

quebechebdo 1er octobre 2014
vigile.net tribune libre 1er octobre 2014

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