Retour du bon vieux duel entre le PQ et le PLQ
Selon le dernier sondage Léger, le Parti Québécois (PQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) se retrouvent nez à nez au sommet des intentions de vote, récoltant chacun 33% d’appui, un scénario qui s’explique en grande partie par la dégringolade de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui se retrouve à 9% des intentions de vote dans la cave du classement avec Québec solidaire (QS).
En somme, le PLQ a réussi à récolter les fruits du mécontentement des caquistes après huit ans de pouvoir du gouvernement de la CAQ de François Legault victime de l’usure du pouvoir, un phénomène qui se répète inéluctablement chez les partis qui sont au pouvoir pendant deux mandats consécutifs.
Par conséquent, je ne crois pas que l’arrivée de Charles Milliard ait eu quelque influence sur cette migration des caquistes chez les libéraux d’autant plus que, jusqu’à maintenant, le nouveau chef du PLQ n’a révélé quoi que ce soit sur sa plateforme électorale. En réalité, Charles Milliard arrive au bon moment à la bonne place dans un contexte où les Québécois ont grandement soif de changement.
En ce qui a trait au PQ, il plafonne depuis plusieurs mois entre 30% et 35% des intentions de vote malgré l’ombre qui émerge d’un référendum sur la souveraineté du Québec promis par Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) au cours d’un éventuel premier mandat, un engagement qui lui donne une échéance maximale de quatre ans, soit jusqu’en 2030.
Bien des pions peuvent bouger sur l’échiquier politique du Québec d’ici l’élection d’octobre 2026, notamment la montée du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans la grande région de Chaudière Appalaches, et la remontée de la CAQ sur les intentions de vote dans les sondages suite à la nomination de Christine Fréchette à titre de cheffe du parti comme tous les sondages le prédisent depuis les premiers coups de sonde de la course à la direction de la CAQ et, par ricochet, de première ministre jusqu’au déclenchement de la campagne électorale.
Bien malin celui ou celle qui peut s’aventurer sur des prédictions au soir du 5 octobre. Les sondages, c’est bien connu, représentent un portrait actuel des intentions des Québécois à huit mois de leur choix dans l’urne avant lequel une campagne électorale révélant les propositions des chefs sur leur plateforme électorale et la tenue de débat risquent de faire osciller l’aiguille dans bien des directions.
vigile.quebec tribune libre 3 avril 2026
Henri Marineau

