Résidence à sécurité minimale
La résidence privée Sault-au-Récollet du boulevard Gouin à Montréal est certifiée par le gouvernement du Québec. Sur son site internet, les propriétaires spécifient que c'est une résidence six étoiles où la sécurité est assurée 24 heures sur 24.
Pourtant, le corps de Diane Paiement, 67 ans, une résidente de cet établissement, a été retrouvé en putréfaction, gisant sur le plancher de son appartement dix jours après son décès, la dernière capsule de médicaments prise par la sexagénaire remontant à dix jours.
C’est une infirmière de la résidence qui a téléphoné à la nièce de Mme Paiement, inscrite sur la liste des personnes à contacter en cas d'urgence, l’avisant que sa tante n’était pas venue manger depuis plusieurs jours, qu’elle n’était pas venue chercher ses médicaments à la pharmacie à deux reprises et qu’elle ne s’était pas présentée à un rendez-vous avec un médecin attitré à la résidence.
Des constats plutôt inquiétants qui auraient dû éveiller, voire même sonner l’alarme auprès des intervenants de la résidence. Au contraire, personne n’a réagi en allant frapper à la porte de la résidente pour s’informer de son état après des absences répétées à ses activités quotidiennes normales.
Un cas patent d’irresponsabilité professionnelle qui doit être sévèrement sanctionné par les autorités gouvernementales responsables avant que d’autres cadavres ne fassent les frais des employés de cette « résidence à sécurité minimale »!
quebechebdo 19 juillet 2015
Henri Marineau

