Raisonnement par l’absurde

Une résidente de Longueuil, Nathalia Akpa, collectionne, depuis trois ans, les photos d’affiches de commerces, de municipalités ou d’organismes qui contiennent des fautes de français. Depuis, elle dit en voir partout et trouve dommage que de plus en plus de commerces acceptent des affiches et enseignes publicitaires en se souciant peu de la qualité du français. «C’est venu me chercher, je trouvais que c’était un non-sens de permettre cela ». Elle en a même parlé à certains commerçants qui lui ont vite fait comprendre de se mêler de ses affaires.

Mme Akpa possède près de 200 photographies d’enseignes publicitaires contenant des fautes flagrantes et souhaite que les autorités politiques municipales et provinciales interviennent pour éviter que cette fâcheuse habitude de massacrer le français écrit se répande. «La loi 101 doit se doter d’un règlement par rapport aux affichages publics pour inciter les entreprises qui annoncent.»

Toutefois, du côté de l’Office de la langue française, le porte-parole, Jean-Pierre Leblanc, mentionne que rien dans la loi dit qu’on ne peut pas faire de fautes, et qu’en conséquence,  on ne peut obliger les gens à les corriger…Avec un raisonnement aussi saugrenu, on peut dormir tranquille, la langue française est bien protégée!

quebechebdo 17 juillet 2015
Le Journal de Québec 18 juillet 2015
 

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