Rachel Bendayan, ministre des minorités linguistiques
Lors de son premier point de presse en tant que ministre fraîchement désignée des Langues officielles, Rachel Bendayan, députée d’Outremont, a argué que son rôle comme ministre était de s’assurer que «nous maintenions le bilinguisme…que la minorité anglophone au Québec soit protégée et que la minorité francophone hors Québec soit protégée». En revanche, après avoir négligé de répondre à l’égard du déclin du français au Québec, elle s’est finalement résignée, après une pléiade de critiques, à répondre timidement sur X que «c’est vrai que le français est en déclin au Québec» tout en s’empressant d’ajouter que «c’est aussi vrai que je suis là pour supporter les minorités linguistiques».
De toute évidence, Rachel Bendayan, dont le père est francophone et la mère anglophone, a littéralement raté son départ à titre de première défenderesse des deux langues officielles au Canada en empruntant plutôt le chemin du bilinguisme et en refusant de la sorte de s’attaquer au déclin du français au Québec. En termes clairs, encore une fois, le gouvernement libéral de Justin Trudeau intensifie ses efforts pour accentuer sa prédilection pour la minorité anglophone au Québec au détriment du déclin imminent du français.
vigile.quebec tribune libre 22 décembre 2024
Henri Marineau

