PSPP, le soupe au lait
D’entrée de jeu, comprenez-moi bien, je suis un ardent souverainiste depuis l’émergence du mouvement indépendantiste au Québec au début des années ‘70. Toutefois, depuis quelques mois, notamment depuis le récit rocambolesque de la bataille des Plaines d’Abraham de la part de Mark Carney, le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), fait montre d’une susceptibilité et d’une intolérance dignes d’un soupe au lait quasi systémique. Au moindre commentaire qui se dissocie de ses convictions personnelles sur la pertinence de la souveraineté du Québec, le hérisson exhibe sans ambages ses piquants.
Et pourtant, dès son entrée à l’Assemblée nationale, PSPP est vite perçu comme un politicien qui fait de la politique autrement en faisant preuve de transparence et de respect envers les oppositions. Il acquiert rapidement une crédibilité sans réserve auprès de bon nombre de Québécois y compris de citoyens d’allégeances politiques différentes.
Or avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche et ses tarifs douaniers sur une pléiade de produits, les temps ont changé si bien que le discours souverainiste a été relégué dans le placard alors que PSPP n’a cessé d’entretenir la même stratégie référendaire, persistant à mettre en exergue la souveraineté pendant que les Québécois étaient plutôt tournés vers l’augmentation effarante du coût de la vie.
L’heure est au pragmatisme, M. St-Pierre Plamondon, et non au dogmatisme. Vous devez axer votre discours sur ce paradigme et vous ranger du côté des préoccupations des Québécois. Il est temps que le chef du PQ présente à l’électorat les propositions de son parti visant à réduire les impacts de l’augmentation effarante du panier d’épicerie. En termes clairs, rangez votre côté bourru et revêche, et redevenez le politicien serein et transparent de vos débuts en politique. Pour votre plus grand bien et celui des Québécois.
vigile.quebec tribune libre 29 avril 2026
Henri Marineau

