On a mis quelqu’un au monde…
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt le billet de Denise Bombardier paru dans Le Journal du 5 juin sous le titre Le début d’un temps nouveau… un texte empreint d’une véracité parfois inquiétante sur notre jeunesse d’aujourd’hui.
Un portrait réaliste sur une jeunesse qui «n’a plus les moyens de rêver», une jeunesse en déroute face à «une société vieillie, engoncée dans les privilèges des classes d’âge», une jeunesse grugée par l’inquiétude «constamment en train de s’adapter», des enfants-rois «mais d’un royaume où on les abandonne à eux-mêmes».
Dans la foulée de Denise Bombardier qui s’est inspirée de la chanson de Renée Claude écrite par Stéphane Venne, je ne peux m’empêcher d’associer le constat alarmant de Mme Bombardier à une autre chanson, à savoir celle de Serge Fiori, Un musicien parmi tant d’autres dont voici les derniers mots : «On a mis quelqu'un au monde, on devrait peut-être l'écouter.»
quebechebdo 5 juin 2014
Henri Marineau

