L’importance des racines québécoises

En lisant l’article de Stéphane Morneau paru dans la rubrique « Courrier des lecteurs » du journal Métro du 1er mai sous le titre « Les belles histoires des pays d’hier », je me suis particulièrement arrêté à ces questions de l’auteur : « Mais … pourquoi s’alourdir de l’œuvre de Claude-Henri Grignon? Pourquoi débourser pour les droits sur ses personnages fictifs alors qu’on pourrait, tout simplement, en créer d’autres? »

Dans cette foulée, Stéphane Morneau fait allusion aux cégépiens « qui n’apprécient jamais la lecture imposée de ce livre ». Par ailleurs, il est reconnu que notre jeunesse ne connaît pas ses racines et que la culture québécoise est disparue de leur monde imaginaire, au grand détriment des us et coutumes de leurs ancêtres.

À mes yeux, tant et aussi longtemps que les professeurs de littérature et, par ricochet, les cinéastes québécois, accorderont une place de choix aux oeuvres québécoises qui ont façonné notre société nord-américaine, le Québec francophone pourra maintenir ses racines bien vivantes dans les esprits des jeunes d’aujourd’hui. De « saliver » en voyant « Antoine Bertrand en méchant truand de l’Ouest au lieu de Curé Labelle » m’apparaît tomber dans la pure fiction que nos jeunes peuvent visionner à satiété sur les écrans.

Nos écoles demeurent encore des lieux du savoir où les racines d’un peuple doivent demeurer une priorité et non pas un espace fictif qui viendrait offrir à nos jeunes « un western québécois » pour le simple plaisir d’être « in ». Enfin, j’ajouterais qu’il appartient à l’enseignant de trouver une approche pédagogique propice à susciter l’intérêt de ses élèves pour ces chefs d’œuvre littéraires au lieu de succomber facilement dans le créneau d’une fiction sans aucune valeur pédagogique.

quebechebdo 2 mai 2015 

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