L’école en otage

J’écoutais récemment le ministre de l’Éducation, François Blais, déplorer à outrance le vieil argument que nous ont servis ses prédécesseurs à l’effet que les élèves étaient pris en otages dans le conflit qui opposent le gouvernement aux enseignants. Un argumentaire qui sent la manipulation à plein nez et qui démontre encore une fois la carence des arguments du ministre, particulièrement lorsqu’il déclare que les coupures dans le système scolaire n’affecteront pas la qualité des services.

Pourtant, si on ne tient compte que de l’augmentation du nombre d’élèves par groupe, ajoutée aux élèves en difficulté d’apprentissage, une mesure soit dit en passant essentiellement économique, jumelée à un nombre d’heures de présence à l’école accru et ce, à salaire égal, nous obtenons la recette idéale d’un cocktail explosif qui aboutira nécessairement à une démobilisation dramatique du personnel enseignant.

Si nous ajoutons à ces faits l’appui des parents au personnel enseignant [un appui qui était souvent absent lors des derniers conflits] et du personnel de direction des écoles, il m’apparaît évident que c’est toute l’école qui est prise en otage, M. Blais, et je crois que vous devriez ranger votre vieille cassette dans le tiroir et faire preuve d’ouverture devant vos responsabilités qui consistent, entre autres et surtout, à assurer le plein développement des jeunes Québécois.

quebechebdo 1er octobre 2015
Le Journal de Québec 2 octobre 2015 (version abrégée)
vigile.net tribune libre 5 octobre 2015

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