Le vivre-ensemble, talon d’Achille de PSPP?
En mettant à l’avant-plan le glissement de position sur l’immigration, notamment de la part du chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), les Organisations unies pour l’indépendance (OUI Québec) envoient un signal d’alarme clair qui se répercute de plein fouet sur l’ensemble du mouvement souverainiste au Québec.
En réalité, paradoxalement, PSPP lève le drapeau rouge en guise de symbole de peur face à la croissance des immigrants au Québec d’une part, alors que les tenants du fédéralisme, au grand dam du chef péquiste, soulèvent le même drapeau rouge en lien avec la peur des répercussions de l’indépendance du Québec d’autre part. Autrement dit, PSPP utilise la peur comme arme de défense mais condamne violemment ceux qui la brandissent comme bouclier.
En revanche, la jeunesse du Québec a été longuement reconnue comme une frange de la société désintéressée par la politique y compris par ses ambitions indépendantistes. Or aujourd’hui, il faut applaudir cette nouvelle génération de jeunes qui prônent l’inclusion comme vecteur d’épanouissement de la société québécoise. Dans ce contexte, le PQ doit faire preuve d’ouverture et détricoter cette tendance revancharde envers les immigrants.
Si PSPP vise ultimement, comme il l’a annoncé depuis longtemps, un référendum sur la souveraineté du Québec lors d’un premier mandat, il lui faudra se mettre au diapason du Québec moderne en faisant preuve d’ouverture et non pas de fermeture envers les immigrants comme il le laisse malheureusement trop souvent transparaître dans ses sorties intempestives à l’égard de l’immigration, à défaut de quoi le vivre-ensemble risque de devenir pernicieusement son talon d’Achille pendant la campagne électorale imminente.
vigile.quebec tribune libre 28 mai 2026
Henri Marineau

