Le syndrome des cancérogènes
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la publication de l’article faisant mention des quelque 800 études alléguant que la consommation de viande rouge et de charcuterie pouvait être « probablement cancérogène » a eu l’effet d’une bombe sur les réseaux sociaux.
Il n’en fallait pas davantage pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne s’empresse de mettre un bémol sur l’étude publiée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), attestant que cette publication « ne demande pas aux gens d’arrêter de manger de la viande transformée, mais indique que réduire la consommation de ces produits peut réduire le risque de cancer colorectal ».
Mais que s’est-il donc passé entre la publication des données du CIRC et la mise au point de l’OMS? À mes yeux, la presse, principalement via ses titres sensationnalistes, a contribué grandement à installer un sentiment de panique auprès de la population, comme il est malheureusement souvent question lorsqu’un sujet aussi explosif se présente.
Peut-être serait-il opportun de filtrer davantage l’information avant de la publier sous des allures « mercantiles » qui ont pour effet de contribuer à susciter la vente des quotidiens impliqués dans la propagation de syndromes pour la plupart issus d’une information incomplète!
quebechebdo 31 octobre 2015
Henri Marineau

