Le PQ à l’heure du choix…la coalition ou l’érosion

Avant la rentrée scolaire, je me rappelle qu’à titre de directeur de l’école, je rencontrais mon équipe de direction pour déterminer ensemble les priorités que nous entendions mettre de l’avant au cours de l’année scolaire.

Par la suite, je convoquais l’ensemble du personnel pour discuter avec lui de ces priorités, écouter leurs commentaires et suggestions, et finalement nous entendre sur le plan d’action que l’équipe de l’école allait présenter aux élèves lors de la rentrée scolaire.

Le 4 septembre 2012, l’ensemble des forces souverainistes du Québec, soit le Parti québécois, Québec solidaire et Option nationale, ont récolté 40% des suffrages exprimés, à savoir près de 1,5 million Québécois parmi les 3,7 millions d’électeurs qui se sont prévalus de leur droit de vote.

Toutefois, plus d’un mois s’est déjà écoulé depuis l’élection d’un gouvernement souverainiste au Québec et aucune déclaration n’est ressortie du cabinet des ministres quant à ses intentions concernant la démarche qu’il entend proposer aux tiers partis pour rallier les forces souverainistes du Québec.

Pourtant, la « directrice » devrait connaître certaines règles de l’art élémentaires quant au bon fonctionnement de « l’école parlementaire », la toute première consistant à rallier ses ouailles autour du projet politique qu’elle entend mettre sur la table pour soutenir le processus d’accès du Québec à son indépendance.

Voilà pourquoi Mme Marois se doit de sonner dans les meilleurs délais la cloche qui annonce la fin de la récréation et de convoquer tous les tenants souverainistes, de tous partis confondus, et de leur proposer un mode de coalition qui saura rallier les forces souverainistes au Québec.

Et pour y arriver, la nouvelle première ministre devra, à mon sens, dans un premier temps, élever le débat au-dessus de toute partisanerie électoraliste et descendre de sa « tribune parlementaire » pour enfin s’asseoir à la table de la nécessaire concertation avec ceux qui aspirent aux mêmes ambitions qu’elle prétend véhiculer, à savoir l’accession du Québec à son statut de pays.

Même si le nouveau gouvernement a agi jusqu’à maintenant dans le sens de ses engagements électoraux depuis le début de son mandat, il devra tôt ou tard être confronté, entre autres, à l’opposition féroce du chef des poules caquistes qui n’attend que l’occasion de caqueter dans le poulailler du pouvoir lors de la rentrée parlementaire qui risque d’être de courte durée.

À défaut de se soumettre à la stratégie de la concertation et de la coalition avec les autres partis souverainistes, le PQ devra assister impuissant à l’érosion progressive de son membership. En conséquence, Pauline Marois doit maintenant choisir entre la coalition ou l’érosion…et le temps presse car les loups sont à la porte de la bergerie!

quebechebdo 9 octobre 2012
vigile.net tribune libre 9 octobre 2012

 

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