Le mirage de l’anglais intensif

Le dernier rapport de l’ENAP sur les perceptions des personnes interrogées sur l’implantation de l’anglais intensif en 6ième fait ressortir un degré de satisfaction élevé malgré quelques réticences envers les élèves en difficultés d’apprentissage.

Pour en arriver à de telles conclusions, les auteurs des sondages citent deux «raisons stratégiques majeures» justifiant l’augmentation des heures d’enseignement de l’anglais, à savoir l’ampleur de la demande pour ce type de programme et l’impératif de compter sur des individus bilingues dans une société qui aspire à la «prospérité économique».

À mon sens, il y a quelque chose de fondamentalement utopique dans le fait d’associer des enfants de 6ième année aux avantages du bilinguisme dans une société qui aspire à la prospérité économique. Il me semble que les apprentissages d’élèves de cet âge doivent être concentrés davantage sur des objectifs à leur portée, entre autres la langue maternelle, au lieu de les embrigader prématurément dans une démarche à saveur «économique».

Vivement un retour à la raison avant que nous perdions toute une génération d’élèves dans le mirage de l’anglais intensif!

quebechebdo 4 juin 2014
cyberpresse.ca 7 juin 2014

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