Le mentorat en politique! Pourquoi pas ?

Depuis plus d'un mois que j'écris sur la tribune libre de Vigile et que je lis les articles qui y paraissent, et je suis heureux de constater, entre autres, l'intérêt de la génération montante pour la cause souverainiste, que ce soit chez les IPSO ou auprès du PI. De plus, j'ai été à même de constater à travers ces articles à quel point les modes d'expression des jeunes ont changé par rapport à la vieille garde, à savoir l'électronique, les pétitions, les manifestations populaires, les tribunes libres, etc…
Toutefois, en ce qui a trait au contenu, à part l'adhésion unanime à la souveraineté du Québec, les idées manquent parfois de profondeur. À cet effet, il me semble que les jeunes auraient avantage à inviter à leurs rencontres des "mentors" qui ne demandent pas mieux que de les écouter et leur faire part de leur expertise. Afin d'éviter toute équivoque sur la notion de mentorat, mes recherches m'ont conduit à cette définition: "D'étymologie grecque, le sens du mot "mentor" pourrait se résumer comme suit: un guide en qui on peut avoir confiance."
Curieusement, si je pousse plus loin mes recherches, les seules références concernant le mentorat en politique semblent intéresser les femmes: "Le mentorat est reconnu en éducation, dans le domaine du sport, dans le milieu des affaires et dans plusieurs autres secteurs où l'on se soucie de former une relève. Et en politique? Dans les partis, l'accompagnement personnalisé de la recrue par le politicien expérimenté se concentre souvent en période électorale. Mais les femmes intéressées à s'engager en politique souhaitent, comme de plus en plus d'hommes d'ailleurs, autre chose. Elles réclament une relation mentorale qui, au-delà du coaching axé sur des stratégies gagnantes à court terme, touche le savoir-vivre et le savoir-être en politique."
Dans cette ligne de pensée, il m'apparaîtrait téméraire de rejeter du revers de la main les hommes et les femmes qui ont contribué à semer le germe de la souveraineté au Québec! Dans le prolongement d'un de mes articles publié sur la tribune libre de Vigile en date du 10 février et intitulé "Les jeunes Québécois et l'actualisation du projet de pays: Une belle initiative!", j'apportais deux pistes de solution qui pourraient contribuer à enrichir les arguments des jeunes en faveur de l'actualisation de notre projet de pays:
-Donner à nos jeunes le goût de connaître leur histoire, leur langue et leur culture.
-Inviter tous les jeunes aux rassemblements populaires.
Dans le but de donner plus de poids et de crédibilté à l'argumentaire de ces jeunes engagés autour de notre projet de pays, je suggère une troisième piste de solution:
-Inviter les pionniers aux rassemblements populaires.
Comme dirait un vieux proverbe: "Dans le choc des idées, jaillit la lumière!"

vigile.net tribune libre 13 février 2011   

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