Le masculinisme à l’assaut de la femme
J’ai regardé avec beaucoup d’attention le reportage intitulé « Mascus – les hommes qui détestent les femmes » présenté sur les ondes de RDI dans la série Les grands reportages jeudi le 30 avril à 20h. On y voit un jeune homme explorer à fond les influenceurs sur les avantages du masculinisme en lien avec la dégradation la plus ignoble des femmes qui agissent comme agentes inhibitrices à toutes formes de relations avec un homme, particulièrement à l’égard des relations sexuelles. En réaction à cette prémisse, le masculiniste se dresse pompeusement comme le défenseur tout désigné contre l’imposture des femmes et, comme les hommes sont généralement plus forts physiquement que les femmes, ils utilisent à outrance cet atout comme arme d’assaut contre les femmes.
Le masculiniste se donne comme point de repère sa force physique et, de ce fait, il s’inscrit à prix fort dans une « meute » pour la développer au maximum, lui conférant de la sorte une ascendance sécurisante sur la femme. L’homme incarne le roi et maître à la maison, la femme, sa servante entièrement dévouée. C’est la loi du plus fort qui prédomine
sans aucune manifestation de compromis de la part du maître de la maison. Et de surcroît, loin de rétrograder dans la société, le mouvement masculiniste ne cesse de prendre de l’ampleur auprès d’une certaine gente masculine assoiffée de pouvoir sur la femme.
Or il est de notoriété universelle que l’homme et la femme sont différents à bien des égards. Toutefois il est aussi reconnu que les différences entre les deux sexes peuvent cohabiter et même se compléter. À cet effet, l’éducation des garçons doit intervenir en amont à l’égard des effets pervers des comportements masculinistes, notamment le rejet de la femme. Il en va du mieux-vivre dans une société qui promeut haut et fort l’égalité entre les hommes et les femmes.
vigile.quebec tribune libre 9 mai 2026
Henri Marineau

