Le décrochage…chez les profs

« Quel beau métier vous exercez, deux mois de vacances durant l’été, deux semaines durant le temps des Fêtes, une semaine de relâche »…Pourtant, lorsqu’on demande à ces détracteurs s’ils changeraient de métier pour celui de l’enseignement, la réponse habituelle est non parce que, répliquent-ils, « je n’aurais jamais assez de patience! » Bizarre, n’est-ce pas?

Une récente étude menée par le Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante auprès de 1252 acteurs du réseau de l’éducation nous révèle que le taux de décrochage des profs qui ont moins de cinq ans d’expérience serait de près de 25 %…Une statistique plutôt alarmante!

La raison? Ces jeunes enseignants québécois décrochent parce qu’ils sont débordés et héritent des classes les plus difficiles, compte tenu qu’ils sont les derniers sur la liste d’ancienneté. Afin de pallier cette contrainte syndicale, le groupe de chercheurs propose de mettre sur pied un système de mentorat qui pourrait permettre d’épauler les jeunes profs dans leurs premières années en classe, une idée qui mériterait d’être exploitée.

Toutefois, dans la foulée des coupures en éducation, il faut s’attendre à ce que le phénomène du décrochage chez les jeunes enseignants se perpétue, au grand dam des élèves qui, encore une fois, seront pénalisés par la mouvance de leurs enseignants à l’intérieur d’une même année scolaire.

quebechebdo 13 octobre 2015

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