Le clan David, même combat

Encore récemment vice-rectrice aux relations internationales, à la Francophonie et aux partenariats institutionnels à l'Université de Montréal et ex-sous-ministre adjointe responsable de l'enseignement supérieur au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport sous le gouvernement de Jean Charest, Hélène David, la sœur de Françoise, a décidé de faire le saut en politique sous la bannière du PLQ dans le comté d’Outremont.

Selon ses propos, le débat entourant la charte des valeurs a agi comme déclencheur : «Devant le climat de tension et de division qui se vit depuis plusieurs mois, je ne pouvais plus rester neutre et observatrice. Ce n'est pas possible de proposer à la population, sans qu'il y ait urgence de le faire, une discussion sur des questions aussi complexes dans un contexte aussi partisan et électoraliste.» Mme David a expliqué son choix de se joindre au PLQ, disant se reconnaître dans les valeurs de justice sociale et de protection des droits individuels chères au parti…un argument pour le moins «critiquable» compte tenu du triste bilan des neuf années du gouvernement Charest à ces chapitres, entre autres, par les allégations de collusion et de corruption dans le domaine de la construction.

De l’autre côté, Françoise David, cofondatrice de QS et députée de Gouin, sa position mitigée sur la charte des valeurs de même que sa propension quasi naturelle à adhérer aux valeurs du NPD en font presque une «alliée» avec sa soeur sur les plans idéologique et politique.

Dans mon livre, le discours emberlificoté de QS sur l’indépendance du Québec s’est révélé de façon cruciale lors de la dernière élection fédérale où nous avons pu assister à un vote massif des solidaires en faveur du NPD, contribuant de la sorte à la défaite du Bloc et, par ricochet, à une désaffectation de l’électorat envers le PQ. Même scénario relativement à la position de QS sur le projet de loi 60 où le parti de Françoise David rejoint celle du PLQ-Couillard.

Dans les faits, Françoise et Hélène David livrent un combat similaire sous deux chapeaux différents, à savoir entretenir des liens avec des attaches fédéralistes pour contrecarrer le projet d’indépendance du Québec. En ce sens, Hélène David a bien raison d’affirmer que sa candidature avec le PLQ ne remettra pas en question sa relation avec sa sœur puisque toutes les deux sont reliées idéologiquement à des partis politiques fédéralistes.

Quant aux électeurs du comté d’Outremont, Hélène David aura fort à faire pour convaincre les électeurs que le PLQ a vraiment changé alors que ses députés et leurs principaux dirigeants sont encore les mêmes.

quebechebdo 3 mars 2014
vigile.net tribune libre 3 mars 2014

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