Le cheminement d’un baby-boomer vers le vert!
Je suis né en 1947, soit dans les premières années de l'après-guerre et des baby-boomers. À cette époque, l'austérité et la pénurie des années de misère étaient balayées par un vent de libération et d'abondance. L'eau coulait à profusion des robinets et le climat suivait son cours normal. Pas question de pollution de l'eau ni de changements climatiques!
Avec le temps, j'ai assisté, comme témoin plutôt passif, à quelques sorties de scientifiques tentant de nous mettre en garde contre ces phénomènes émergents. J'ai vécu toute ma vie sans trop porter attention à ces cris d'alarme qui résonnaient plutôt comme des voix dans le désert à mes oreilles, puisque je ne percevais pas de signes tangibles de ces changements autour de moi.
Récemment, et plus particulièrement depuis que je me suis intéressé aux jeunes Québécois et à l'actualisation du projet de pays, j'ai proposé, dans la foulée de mon expérience personnelle et de mes lectures sur ce sujet, des pistes de solutions qui pourraient permettre la réalisation de notre souveraineté en créant une mobilisation générale autour de ce projet. Dernièrement, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'entrevue réalisée auprès de Vladimir Thézier, publiée sous le plume de Ouhgo sur la tribune libre de Vigile en date du 15 février 2011.
À la question: "Que devraient être les objectifs d'un mouvement vert souverain à court, moyen et long terme?", je me suis arrêté à la première partie de sa réponse:
"La dilapidation de la richesse, les effets de la crise économique mondiale, la marginalisation croissante du Québec par le gouvernement fédéral, et le caractère rétrograde des politiques canadiennes à l'égard du climat mettent à l'ordre du jour l'urgence de la souveraineté nationale. À court terme, ce qui est important est d'amorcer un dialogue franc avec les jeunes adultes québécois pour leur expliquer pourquoi ils peuvent et doivent réaliser la souveraineté sur la base d'un projet de pays et de société où l'humain vivrait en harmonie avec lui-même, ses semblables et son environnement."
Voilà, me suis-je dit, une réponse cohérente, une piste intéressante pavant une éventuelle voie pouvant rallier les Québécois de toutes générations confondues. C'est pourquoi, je suis maintenant ouvert à inclure, dans les pistes de solutions à notre cheminement vers la naissance du pays du Québec, une incitation à promouvoir le développement durable et la protection de notre environnement. Après tout, il n'y a pas de mal à se faire du bien!
vigile.net tribune libre 3 mars 2011
Henri Marineau

