L’affaire Yves Bolduc
Dans toute cette saga entourant l’affaire Yves Bolduc, une autre voix, soit celle de l’ex-ministre de la Santé libéral Claude Castonguay, exige la démission d’Yves Bolduc, alléguant le manque d’éthique de l’actuel ministre de l’Éducation, qui a empoché une prime incitative de 215 000 $ comme médecin lors de son séjour de 18 mois comme député de l’opposition.
Toutefois, l’argument qui m’irrite le plus de la part du ministre-médecin consiste à alléguer qu’il a agi selon les règles de l’entente signée au moment où il occupait le poste de ministre de la Santé, laquelle entente lui a permis de s’accaparer la clientèle orpheline de 1500 patients qu’il a dû flouer une fois revenu au gouvernement.
Et maintenant, le Dr Bolduc, ministre de l’Éducation, comme argument de défense, plaide le respect de l’entente. N’y-a-t-il pas là quelque chose comme un abus de pouvoir qui viole de façon scandaleuse l’esprit de cette entente ?
Une question essentielle qui mérite une réponse juste et équitable de la part du premier ministre Couillard qui a clamé partout au Québec lors de la campagne électorale qu’un gouvernement libéral ferait de la transparence et de l’intégrité ses priorités s’il était élu.
Eh bien, M. Couillard, l’heure est venue de passer de la parole aux actes si vous désirez avoir la crédibilité nécessaire pour faire accepter par la population les efforts budgétaires que vous vous apprêtez à lui proposer.
quebechebdo 8 juillet 2014
Henri Marineau

