La vie publique au banc des accusés
Deux incidents récents viennent ajouter au cynisme ressenti par la population relativement aux épisodes scandaleux qui entourent la vie publique. D’un côté, le juge Marc Nadon retire un salaire de quelque 142 800 $, soit cinq mois sur une base annuelle de 342 800 $, sans avoir siégé à la Cour suprême. De l’autre, Yves Bolduc remettra 26 000 $ sur les 215 000 $ qu’il a touchés en primes pour les 1500 patients qu’il a rencontrés, et ce, pendant qu’il retirait son salaire de député à temps plein.
Deux cas qui démontrent clairement à quel point les contribuables sont en droit d’être désabusés d’un système pourri qui met en évidence l’incongruité frappante qui existe entre le discours officiel des politiciens qui se targuent d’arguments faisant appel aux valeurs de justice sociale, et les écarts de conduite outranciers auxquels ils sont confrontés dans leur vie professionnelle.
Comment voulez-vous, dans ces circonstances, faire confiance à nos hommes publics quand nous assistons à répétition à de telles comédies de bas étage dignes d’une farce monumentale ?
quebechebdo 31 juillet 2014
vigile.net tribune libre 31 juillet 2014
Henri Marineau

