La « transparence » de Stephen Harper

Officiellement, Stephen Harper allègue qu’une campagne électorale de 79 jours permet aux contribuables d’épargner de l’argent puisque les partis politiques ne pourront pas détourner les ressources gouvernementales ou parlementaires pour faire officieusement campagne. Conséquemment, si j’interprète correctement le premier ministre, il prétend ainsi faire preuve de transparence.

Une « transparence » qui, pourtant, laisse derrière le rideau des partis nationaux qui pourront dépenser 53 millions de dollars, au lieu de 25 millions, et des candidats qui pourront dépenser 213 000 $, au lieu de 100 000 $, des dépenses remboursables à 50 % ou 60 % par l’État, donc par les contribuables. Et, c’est sans compter sur les salaires qu’Élections Canada devra verser plus longtemps à ses travailleurs d’élection, ce qui pourrait faire gonfler la facture au-delà du demi-milliard, comparativement à une moyenne de 375 millions de dollars, une hausse de 125 millions, toujours assumée par les contribuables.

Et, la cerise sur le sundae, les sénateurs Mike Duffy, Patrick Brazeau et Pamela Wallin, qui avaient cessé de toucher leur salaire au moment de leur suspension, se voient éligibles pour recevoir à nouveau leur salaire à la dissolution du parlement… Transparent, M. Harper? Foutaise!

quebechebdo 3 août 2015
Le Journal de Québec 4 août 2015

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