La marque de Québécor tatouée sur le coeur

En attendant les rapports d’enquêtes des commissaires à l’éthique et à la déontologie et au lobbyisme, on doit admettre que l’intervention du député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, dans le dossier de la possible vente du propriétaire des Studios Mel’s, Vision Globale, à un fonds américain Clearlake Capital, fait ressortir les écueils de l’inexpérience de PKP sur la scène politique.

Toutefois, à sa défense, force est de constater que le propriétaire de Québécor a toujours défendu, et ce bien avant qu’il soit élu député, les intérêts des entreprises québécoises. À ce chapitre, il n’est donc pas surprenant qu’il ne pouvait accepter que Vision globale passe entre les mains des intérêts américains.

Mais là où le bât blesse, c’est que la firme en question était déjà dans la mire de Québécor. À cet effet, PKP n’a pas tardé à se poser la question, à savoir s’il ne s’était pas placé en conflit d’intérêt, et il en a immédiatement avisé le commissaire à l’éthique.

Dans toute cette histoire, il faut retenir l’intervention du principal intéressé : « J’avoue qu’il s’agit d’un nouvel environnement pour moi ainsi que d’une nouvelle vie », parlant de la politique. Pierre Karl Péladeau a la marque de Québécor tatouée sur le cœur…Il devra apprendre à l’estomper et à se situer au-dessus de ses intérêts personnels s’il désire poursuivre sa carrière en politique.

Le Journal de Québec 12 octobre 2014
vigile.net tribune libre 12 octobre 2014 "L'erreur est humaine"

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