La conjointe de l’autre

La saga concernant les Productions J, propriété de Julie Snyder, et le gouvernement du Québec en ce qui a trait à la légitimité pour l’entreprise de Mme Snyder de bénéficier du crédit d’impôt remboursable pour la production cinématographique et télévisuelle a pris, aux dires de la productrice, des allures de vendetta.

Selon le gouvernement, l'entreprise de Mme Snyder ne serait pas « indépendante », parce que trop liée avec le réseau TVA. « Ce que fait le gouvernement, c’est d’insinuer que je ne suis que la conjointe de quelqu’un. Que si j’ai des contrats, c’est parce que je suis la compagne de quelqu’un d’autre. C’est super discriminatoire », réplique Julie Snyder.

Je formule l’hypothèse que Julie Snyder n’est pas la conjointe de Pierre Karl Péladeau. Dans ce cas, est-ce que le gouvernement Couillard aurait changé les règles malgré les intérêts de PKP dans Quebecor? Si la réponse est affirmative, le gouvernement devrait justifier le fait que les Productions J « sont trop liées » avec le réseau TVA. Par contre, dans l’hypothèse d’une réponse négative, il m’apparaîtrait clair que le conjoint de Mme Snyder devient la cause de la décision du gouvernement.

En termes clairs, Julie Snyder est-elle la victime d’une décision politique aux allures de vendetta de la part du gouvernement Couillard? Ou le gouvernement désire-t-il montrer patte blanche dans cette saga en jouant la carte de la justice envers les autres entreprises? En ce qui me concerne, j’aurais plutôt tendance à jouer la carte de la discrimination envers la conjointe de l’autre.

quebechebdo 29 avril 2015
vigile.net tribune libre 30 avril 2015
 

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