Guy Turcotte, prise deux
On se souviendra des tollés de contestation suscités par le premier verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux dans l’affaire Guy Turcotte. Or les trois juges de la Cour d’appel, le plus haut tribunal du Québec, ont ordonné un nouveau procès dans l’une des causes les plus médiatisées de l’histoire judiciaire québécoise.
Selon la Cour, le juge de première instance a erré dans ses instructions au jury en omettant de l’inviter à distinguer l’état d’aliénation mentale causé par l’intoxication volontaire au lave-glace ingurgité par Guy Turcotte dans l’intention de se suicider, et celui lié à ses problèmes de santé mentale, à savoir son trouble d’adaptation évoqué par différents experts.
Dans l’hypothèse où il s’avérait que Guy Turcotte a assassiné ses deux enfants sous l’effet de l’intoxication au lave-glace, nul doute que le verdict de première instance serait fort différent. Sans avoir la prétention de connaître toutes les procédures judiciaires ayant conduit au premier verdict, j’ai toujours éprouvé un doute « raisonnable » sur les véritables circonstances qui ont conduit à cette sentence.
Conséquemment, je suis persuadé qu’un second procès viendra apporter un éclairage nouveau sur cette affaire qui met en cause le meurtre de deux enfants innocents dont la mémoire demeure encore fraîche dans une opinion publique laissée pour cause avec un goût amer.
quebechebdo 14 novembre 2013
Le Journal de Québec 15 novembre 2013
Le journal Métro 15 novembre 2013
Henri Marineau

