François sur les traces de Jean XXIII
On se souvient de la tempête soulevée par Jean XXIII, celui qu’on avait surnommé le « pape de transition », lors de la cure de rajeunissement de l’Église à l’occasion du Concile Vatican II. Il en va ainsi du pape François, perçu comme conservateur au début de son pontificat, qui est en train d’ébranler les colonnes du temple d’une Église déconnectée du monde contemporain.
Le défi de François est d’autant plus grand qu’il propose une scission avec les pontificats de ses deux prédécesseurs, soit Jean-Paul II et Benoît XIV, qui ont toujours prôné le respect des normes morales établies, en particulier sur les divorcés et les homosexuels. D’où les remous qu’il suscite auprès de la classe conservatrice épiscopale.
À mon sens, François joue son va-tout dans sa croisade pour la réunification de l’Église catholique. En proposant une modernisation de ses normes, François rejoint le pontificat de Jean XXIII, tous deux voulant insuffler à une Église en souffrance un vent de fraîcheur et de modernité essentiel à sa survie.
quebechebdo 15 octobre 2014
Le Journal de Québec 16 octobre 2014
Le journal Métro 16 octobre 2014
Henri Marineau

